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Kabila enterre définitivement la démagogie mobutiste

Par A.R. Lokongo, 29 septembre

Pour le Président de la République Démocratique du Congo, le Général Major Joseph Kabila, les Congolais doivent vite passer à l'essentiel: la tenue au Congo des prémières éléctions libres, transparentes et démocratiques. De telles éléctions n'ont pas eu lieu au Congo dépuis l'assassinat combien sauvage de Patrice Emery Lumumba, le prémier leader Congolais à être démocratiquement élu - une éléction sabotée par les puissances occidentales ˆ les mêmes puissances qui ˆ à travers l'orchestration d'une guerre d'agression - ont porté atteinte au processus de démocratisation mis en cours par Feu Mzee Laurent Désiré Kabila. Ce processus a été etouffé dans l'oeuf par les mêmes puissances qui craigaient la victoire des nationalistes à l'issue de la tenue de telles éléctions.

Face à un passé honteux et indigne au peuple Congolais, Joseph Kabila qui reconnait dans le peuple la seule source de légitimité du pouvoir, entend bien lever l'équivoque. Que le peuple soit desormais rassuré que le processus de démocratisation est irreversible et la transition demeure une étape bien définie, bien fixé par rapport à sa durée et à ses objectifs et doit donc aboutir aux éléctions. Le Congo s'entend à ce que la communauté internationale assume en apportant son soutien total à ce processus sans plus tergiverser!

En effet, dans une interview accordée au quotidien britannique The Guardian, et publiée dans son édition du 25 septembre 2003, Joseph Kabila a déclaré: «Pendant plus de 15 ans, Mobutu a presque tenu le même discours: nous ne disposons pas d'une bonne infrastructure routière, donc nous ne sommes pas à mesure d'organiser des éléctions dans ce pays. Moi je ne vais jamais tenir le même langage, Ça serait vraiment irrésponsable de ma part.»
Pour le Chef de l'État Congolais, il n'y a plus d'excuses pour aller aux éléctions. «On observe un libre mouvement du peuple Congolais de l'est à l'ouest du pays, de l'ouest à l'est, du nord au sud. Les familles jadis séparées par cinq ans de guerre sont desormais reunifiées. Le processus de pacification en cours suit son bon train et l'économie connait plus ou moins un certain décollage.» Mais y a ˆt-il encore des obstacles à surmonter avant d'atteindre le but ultime de la transition? «Oui, », réconnait le plus jeune des chefs d'État Africains. «Nous ne sommes pas encore completement sortis de la brousse [ou des ténèbres]. Il y a encore des ombres qui se dissimulent dérrière nous. Mais le processus de paix et de réunification du pays est irreversible. Le pays est désormais réunifié.

Et quelles sont ces ombres auxquelles Joseph Kabila fait allusion? Soyons honnêtes et lucides. Le peuple a été exclus et pris en otage pendant quatre décénnies de démagogie et de kléptocratie sous Mobutu et ses opposants bidons; et il risque maintenant d'être encore pris en otage par la volonté manifeste de certains acteurs, tant politiques que militaires, qui veulent le distraire, le faire perdre du temps, s'assurer une source de revenu, récuperer les biens mal acquis, s'arroger une immunité de fait sur les crimes contre l'humanité et la haute trahison contre «leur pays» (un tribunal pénal international s'impose), voir la transition se prolonger pendant qu'ils se font fortune au sein d'un gouvernement de transition éléphantesque «made in America via South Africa», remplis des mandataires non élus, où se côtoient des pilleurs, des criminels, des marionnettes Congolais et Rwando-Congolais à la solde de l'étranger, à savoir la coalition anglo-americano-rwando-ougando-burundaise.

Et les agresseurs du Grand Congo Démocratique à la recherche de l'or, du diamant, du bois, du coltan, de belles femmes et des terres à occuper ont certainement trouvé du lait et du miel au Congo. Profitant de la complicité de certaines puissances bien connues, ils ne s'attendent pas à lâcher prise en dépit des multiples accords qu'ils ont signés avec le Congo.

Preuves? Ils maintiennent leurs troupes d'occupations à l'est du Congo, y renforcent leur présence militaire (le Rwanda au Nord et au Sud Kivu, au nord du Katanga, au Maniema et à Kisangani, le Burundi à Uvira et dans la plaine de la Ruzizi et l'Ouganda à Mongwalu riche en or et où opèrent leur commandant «Jérôme» et ses miliciens Lendu qu'il approvisionne en armes, ainsi qu'à Kamango et à Bunduguya (en Ituri) et continuent de fomenter de nouvelles rébellions «congolaises» (ayant à leurs têtes des hommes qui sont condamnés à mort pour avoir participé à l'assassinat du Président Laurent Désiré Kabila) afin de dissimuler les pillages et les massacres. Au même moment, l'Ouganda vient de signer un accord avec l'ONU qui permet à la Monuc d'utiliser les bases militaires Ougandaises pour acheminer son équipement militaire au nord-est du Congo. L'accord a été signé entre le Sous-Sécrétaire Général de l'ONU et James Wapakhabulo, le ministre des Affaires étrangères Ougandais, et paraphé par le sécrétaire général de l'ONU Kofi Annan, lui même le 15 septembre 2003, au siège de de l'ONU à New York.

Par ailleurs, les militaires français et européens se sont félicités de la réussite technique de l'opération Artemis sensée avoir pacifié Bunia. Mais qu'est ce que Artemis a réglé sur le fond? Le quotidien belge Le Soir, dans un article signé Colette Braeckman et publié dans son édition du 24 septembre 2003 a révèlé que les armes continuent à affluer en Ituri et que dans la ville de Bunia, 12,000 citadins qui n'osent pas regagner leurs maisons pillées, campent toujours près de l'aéroport dans des conditions jugés très précaires et la ville est toujours divisée en quartiers ethniquement séparés, donc en quartiers Hema et quartiers Lendu. «La Monuc a hérité beaucoup de limites de l'opération Artemis» a conclu Colette Braeckman.

D'après l'AFP, les militaires français et européens qui se sont félicité de la cooperation technique de l'Ouganda n'ont pas hésité à transferer ou à laisser une bonne partie de leur équipement militaires à l'armée Ougandaise en signe de «THANK YOU». Comment se fait-il que tout ce monde, y compri l'ONU, fait confiance à l'Ouganda et s'attend à ce que ce dernier joue un franc jeu en République Démocratique du Congo après l'avoir aggressée?

Pourquoi, bien que présent à New York, Paul Kagame et Yoweri Museveni n'ont pas personnellement signé la «déclaration de principes sur le bon voisinage, le respect de souveraineté, l'intégrité territoriale, l'absence d'action portant atteinte à la stabilité et l'intégrité nationale de son voisin» entre la République démocratique du Congo, le Rwanda, l'Ouganda et le Burundi en marge de l'Assemblée générale des Nations unies?

Pourquoi Kofi Annan n'a pas exercer des pressions sur ses deuf frères Tutsi pour qu'il signe cette «declaration de principe?»

Au Congo, il y a certainement tant de défis qui restent encore à être rélévés comme l'a reconnu le Président Joseph Kabila dans son interview avec The Guardian; car les ennemis du peuple Congolais multiplient obstacles et stratégies pour torpiller le processus de paix et de démocratisation en République Démocratique du Congo. Mais ils trouveront le peuple Congolais sur leur chemin! Ils finiront par partir. On va les répérer partout où ils se trouvent. La communauté internationale est prise à temoin. Le salut de l'Afrique, quoi que l'on fasse, partira du Congo de Patrice Lumumba, de Pierre Mulele, de Laurent Désiré Kabila et de Joseph Kabila.

Mais nous interpellons une fois de plus ce même peuple Congolais ˆ la jeunesse surtout - à s'assumer, à ne pas applaudir n'importe quel démagogue, à toujours reconnaître, et à savoir distinguer les acquis de la Révolution du 17 Mai incarnés par le leadership de Joseph Kabila qui ont tant soit peu allegé la misère; des gâchis de la kléptocratie Mobustiste et de la guerre d'agression incarnés par les revenants Mobutistes (ils reviennent les mains dans les poches, la tête haute comme si rien ne s'est passé! Où est l'argent qu'ils ont pillé pendant 32 ans?) et les pilleurs (où est l'argent qu'ils ont pillé pendant cinq ans?), criminels et marionnettes Congolais et Rwando-Congolais à la solde de l'étranger, à savoir la coalition anglo-americano-rwando-ougando-burundaise; en d'autres termes savoir distinguer ses vrais amis de ses vrais ennemis à l'intérieur tout comme à l'extérieur du pays avant de s'exprimer par les urnes. L'avenir de notre pays dépendra du choix que chacun de nous aura à opérer.

 

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