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Après le passage de Louis Michel vient le beau temps?

Par Antoine Roger Lokongo, 7 octobre

L’un des objectifs de la transition au Congo est bel et bien de remettre le peuple au travail. Pour atteindre cet objectif, le rétablissement de l’autorité de l’Etat Congolais comme pourvoyeur de la justice, de la santé, de l’éducation, de la sécurité et de l’administration publique, bref l’Etat dans toutes ses fonctions régaliennes, s’avère nécessaire.

C'est pourquoi le peuple Congolais ne peut que se féliciter du dédoublement de la coopération belge à court terme en RDC, annoncé par le ministre belge des affaires étrangères Louis Michel, lors de son tout premier voyage au Congo depuis que les institutions de la transition censée conduire la RDC vers les élections qui ont été établies.

Avec une augmentation de 40 millions du budget de la coopération belge avec le Congo, rien que pour les années 2004 et 2005, l’ancienne puissance coloniale vient de concrétiser sa volonté de placer le Congo au premier rang des bénéficiaires de sa coopération avec les pays de l’Afrique. Nous tenons à rendre hommage à cette action de la Belgique.

L’aide belge restera conditionnée à l’évolution du processus de transition qui doit conduire à l’organisation d’élections d’ici deux ans. C’est exactement ça la priorité du Président Joseph Kabila.

Mais Louis Michel ne se limite pas là. Il recommande à la République Démocratique du Congo un chemin déjà battu: il faut que le Congo de Patrice Lumumba, de Pierre Mulele et de Laurent Désiré Kabila adopte “l’économie libérale du marché”, donc le capitalisme, qui seule pourrait offrir au Congo un avenir radieux. Michel demande cela après que le Congo a été écrasé depuis 118 années par l’appareil d’Etat capitaliste oppresseur et parasitaire. Unétat mis en place d’abord par Léopold II dans la terreur sanglante qui a coûté plusieurs millions de morts; et ensuite maintenu pendant toute la période coloniale où chaque révolte et émeute était réprimée dans le sang. Et puis toujours gardé en place après l’indépendance par Mobutu qui régnait sur son Zaïre comme un “Léopold II indigène”. En d’autres termes, une machine d’oppression du peuple aux mains d’une minorité infime de bourgeois qui se sont mis au service de l’impérialisme et des intérêts étrangers; et dont l’unique objectif consistait à conquérir et à répartir les postes dans l’appareil de l’Etat néocolonial compradore au dépourvu du peuple.

Un ami belge écrivait dans une lettre: “Il faut que les belges apprennent par coeur le discours de Patrice Lumumba devant le Roi Baudouin le jour de l’indépendance. Pour qu'il puissent exister des relations sur pied d'égalité et sur base d’avantages mutuels entre le Congo et la Belgique. En d'autres mots: il faut que la Belgique fasse le contraire ce qu'elle a fait dans le passé. Et pour commencer, il faudrait que la Belgique, au lieu de mener un procès-théâtre hypocrite sur l'assassinat de Lumumba, commence à penser sérieusement sur un dédommagement au peuple congolais, pas seulement pour l'assassinat de Lumumba, mais bien pour tant d'injustices que ce peuple a du subir.” Il a raison

Ceci dit, nous lançons aussi un appel urgent à la Belgique de cesser de servir comme base arrière aux anciens Mobutistes. Nous disons donc “oui” à l’aide financière belge, “mais” une condition posée à cette aide, notamment l’adoption par le Congo d’un capitalisme incontrôlé et sans merci, se heurte définitivement à l’héritage cher aux Congolais leur légué par Patrice Emery Lumumba, Pierre Mulele et Laurent Désiré Kabila: il s’agit de l’édification d’une politique et d’une économie nationale indépendante et autocentrée.

En effet, une re-lecture assidue et sérieuse de notre histoire entre 1885 et 1997 démontre que “l’économie libérale du marché” - étroitement liée à l’impérialisme qui n’hésite pas de recourir au militarisme s’il le faut pour sécuriser ses intérêts - est à la source de notre malheur. C’est justement là où se justifie cette guerre d’agression nous imposée injustement par la coalition anglo-américano-rwando-ougando-burundaise; avec la complicité de ses laquais Congolais et le soutien des multinationales étrangères – belges entre autres – et qui vient de coûter la vie à plus de 5 millions de Congolais innocents et entraîné le pillage systématique de nos richesses naturelles et minérales.

“Ventre affamé n’a pas d’oreilles,” dit-on. Nous sommes bien obligés de remercier l’aide nous donné après 5 année de guerre d’agression. Mais cette guerre tragique nous a été injustement imposée! Nous refusons donc de compromettre notre souveraineté politique et économique acquise au prix du sang et que nous allons toujours défendre parce que nous sommes harcelé de tous les côtés à cause de nos propres richesses.

C’est pourquoi, nous peuple Congolais, sous l’égide de notre Chef de l’Etat, le Général Major Joseph Kabila réclame non seulement le concours de la communauté internationale pour la ténue des élections dans un délai déterminé (deux ans). Mais nous réclamons aussi l’établissement d’un tribunal pénal international pour la République Démocratique du Congo qui s’occupera de juger les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et crimes économiques perpétrés depuis le 2 août 1998 dans notre pays.

La solution définitive face à l’exploitation chronique du peuple Congolais passe par la ligne politique définie, adoptée et mise en pratique par Feu Mzee Laurent Désiré Kabila, à savoir : “L'Etat mobutiste avait une seule mission: faire primer les intérêts des grands pays sur l'intérêt national. Le caractère répressif de cet Etat était nécessaire pour permettre aux intérêts étrangers de prospérer. La mission de l'AFDL était de mettre fin à cet Etat compradore qui était la courroie de transmission des directives de l'étranger. Cet Etat compradore a trop duré. (…) Quand nous nous sommes emparés du pouvoir d'Etat, la finalité était que le peuple gouverne sur son sol. Pour que le peuple gouverne, il faut l'organiser. Le peuple doit être organisé pour qu'il assume seul ses responsabilités. Nous devons créer un Etat populaire, un Etat du peuple, un Etat qui pense d'abord et avant tout aux intérêts du Congo. A un moment, Léopold II avait son Etat du Congo pour chercher le caoutchouc. Si vous n'alliez pas en chercher, on vous amputait, vous deveniez manchot. La chicote était quotidienne. Ils ont pillé, pillé. Ils sont partis et nous avons eu droit à un autre Etat, celui-là avec des Congolais à la tête mais ils étaient des agents d'autres puissances. Sa mission était de réprimer toujours, partout. Nous venons de prendre le pouvoir pour créer un Etat du peuple et nous disons qu'il faut confier le pouvoir au peuple. Nous savons qu'ils feront beaucoup de tentatives pour récupérer leur Etat, surtout par le biais des partis politiques qu'ils cautionnent. Le peuple doit être vigilant.”

“Sur le plan économique et sociale, il faut garantir et élever le niveau de vie des masses laborieuses, développer l’économie nationale en s’inspirant des expériences scientifiques en cours dans le monde, planifier et contrôler la production nationale, se prendre en charge, impliquer tout le peuple dans l’exercice du pouvoir, ouvrir les portes de la connaissance et de la culture à tous les enfants du peuple sans distinction de tribu ou de sexe”. Ainsi parla Mzee dans ses discours sur les CPP en 1999.
Les oeuvres de Mzee Laurent Désiré Kabila parlent pour elles-mêmes.

 

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