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Témoignage: Vivre pour le Congo, mourir pour le Congo

Par A.R. Lokongo

Il se passe bien des choses en Grande Bretagne qui ont des rétombés direct sur la République Démocratique du Congo. L'industrie de téléphones cellulaires, plus particulièrement, commence à faire des victimes par milliers dans le pays de Shakespeare. Des cas de cancer sont diagnosés et la plus part des victimes sont atteints de ce fléau tout simplement parcequ'ils vivent à proximité des mâts, c'est -à- dire des pylônes téléphoniques installés au dessus des immeubles dans lesquels ils travaillent ou ils habitent, et qui emettent des radiations suscptibles de causer le cancer.

C'est ainsi que «MastSanity», une organisation britannique qui milite pour les installations éloignées des pylônes téléphoniques, c'est-à-dire loin des milieux résidentiels, a organisé une marche a Trafalguar Square, au centre de ville de Londres, non loin du Palais de Buckingham et de 10 Downing Street, la résidence officiel du Prémier Ministre, et -ironie de l'histoire - à proximité des ambassades de l'Ouganda, du Rwanda (qui partagent les mêmes locaux) et l'Afrique du Sud, trois agresseurs du Grand Congo Démocratique, le 8 mars dernier; une marche qui a régroupé plus de 1.000 personnes pour protester contre cet état de choses, alerter le gouvernement du danger que répresente les pylônes téléphoniques installés dans les viscinités des milieux résidentiels, surtout pour les enfants.

En tant que journaliste Congolais et activiste, une fois invité (nous avions rencontré l'un des organisateurs par coïncidence lors de la grande marche du 15 février pendant laquelle 2 million de personnes ont convergé sur Londres pour dire «Non» à la guerre contre l'Iraq. Nous avions pri part à cette marche dans le cadre de Hewa Bora - Free Congo Campaign et la tragédie congolaise a été bel et bien mise en lumière), nous sommes montés au créneau pour rappeller aux manifestants, au public et quelques parlementaires et membres du gouvernement ayant répondu à l'appel de «MastSanity» que l'industrie des téléphones cellulaires a déjà fait plus de 5 millions de victimes au Congo.

«Ces innocents massacrés par la coalition anglo-américano-rwando-ougando-burundaise, avec la complicité de certains lèche-bottes Congolais et les multinationales occidentales, orientales et d'autres basées en Afrique du Sud - 98% des companies listées dans la Bourse de Johannesbourg sont des firmes étrangères et non pas Sud Africaines,» avons-nous déclaré, «sont victimes de la guerre du coltan, ce minerai précieux défini par le Pentagone Américain comme très stratégique, et à partir duquel les téléphones cellulaires et les ordinateurs sont fabriqués - le Congo à lui seul régorge de 80% des réserves mondiales du coltan. »

«Aujourd'hui, vous alertez votre gouvernement sur le danger que répresente les pylônes téléphoniques radio-actifs pour la santé de la population britannique,» avons-nous poursuivi, «et je crois que votre gouvernement va certainement agir. Mais au Congo, ceux qui se sont rendus coupables d'un génocide de plus de 5 millions de Congolais, victimes de la guerre du coltan jouissent d'une impunité totale. D'autres seront même bientôt au gouvernement de transition.»

«Chaque fois que vous allumer vos téléphones cellulaires, souillés du sang des Congolais, souvenez-vous des 5 millions de Congolais, victimes de la guerre du coltan,» avons-nous conclu. Notre intervention a été reprise par deux chaînes de télévision locales.

D'autre part, nous avions participé le 27 février à l'évaluation de la Commission Parlementaire Britannique chargée de la Vente des Armes Stratégiques par la Grande Bretagne pour l'Exercice 2001. Le Ministre des Affaires Étrangères Jack Straw a révélé à cette occasion que l'Afrique du Sud, le Rwanda, l'Ouganda, le Burundi, l'Angola, l'Éritrée, la Sierra Leone, la Somalie, le Sudan et la Tanzanie ont béneficié de ces exports.

Ironiquement, aucune licence d'exports n'a été réjétée sur bases des deux principaux critères de choix de ces «marchés» qui réposent sur la volonté des partenaires Africains de privilègier «le respect des droits de l'homme» et le «development intégrale». D'ailleurs, la Grande Bretagne exporte des manilles et des fers utilisés par les forces de l'ordre dans plusieurs pays Africains pour la torture.

«La Grande Bretagne,» a révélé Jack Straw, «a vendu des armes à l'Angola. Il y a eu guarantie que ces armes ne seraient pas transferrées en RDC.» En même temps, le gouvernement du Prémier Ministre Tony Blair a vendu des vehicules blindées à l'Ouganda, pays reconnu comme l'un des agresseurs du Grand Congo Démocratique, mais ce même gouvernement a pourtant imposé des sanctions contre le Zimbabwe au mois de mai 2000, pour s'être engagé «dans une aventure combien coûteuse» en République Démocratique du Congo. MR Straw a justifié le soutien militaire au gouvernement quasi fragile du Président Ahmed Tejan Kabbah contre les rebelles en Sierra Leone en ces termes: «Quelquefois, nous usons de la force en dehors d'une solution négotiée pour eviter l'escalation du conflict.». Si tel est le cas, pourquoi la Grande Bretagne qui est une partie intégrale de la communauté internationale n'a pas usé de la force pour contraindre les agresseurs à quitter le Congo? A notre avis, c'est peut être à cause de toutes ces contradictions que la dernière phase de la session s'est tenue en huit-clos.

Mais c'est un programme réalisé par Canal4 et auquel nous avions pri part qui nous a convaincu que le monde ne tourne pas autour des États -Unis d'Amérique - soyons précis - autour de l'administration Bush en place.

Intitulé « L'Amérique au banc des accusés: Les États-Unis ont-ils droit d'attaquer l'Iraq? Par quoi est ce qu'ils sont motivés?». Tel dans une salle de tribunal, une audience à charactère international - y compris une délégation Américaine venue de St Louis - a porté plainte contre l'administration Bush, qui, de son côté a été défendue par Richard Pearl, Conseiller spécial du Président George W. Bush en matière de sécurité et ancien Sous-Sécrétaire d'État sous Ronald Reagan.

L'un après l'autre, les intervenants ont fustigé la politique étrangère américaine de «pre-emptive strike» - attaque à priori, c'est-à-dire «d'aller attaquer l'ennemi chez lui avant qu'il nous attaque à priori» ainsi que «l'impérialisme déguisé» que prône l'administration Bush pour mettre la main sur les matières prémières - que ça soit les minerais en République Démocratique du Congo ou le pétrole au Moyen Orient - sous prétexte de combattre soit le terrorisme, soit enrayer les programmes des armes de destruction massives amorcés par les états dits «voyoux» -souvenez-vous de la liste des ces états dits «voyoux» tel que publiée par George W. Bush au lendemain de l'attaque du 11septembre.

Rappellons que sous Reagan (dans les années 1980), pendant que Richard Pearl était Sous-Sécrétaire d'État, Saddham Hussein était un allié uncontournable des Américains contre l'Iran. Les Américains ont fermé les yeux quand Saddham poisonait les Kurdes avec des armes de destruction massive, quand Mobutu pillait son pays et reduisait ses compatriotes à des simples cobayes. Mais ajourd'hui, l'Iraq ne réprésente aucun danger à l'Amérique. Pas du tout.

«C'était la Guerre Froide,» s'est justifié Richard Pearl. Mais alors pourquoi ce qui était justifiable hier devient injustifiable aujourd'hui? Et qu'arriverait-il si chaque nation du monde appliquait la politique de «pre-emptive strike», face à l'Amérique elle-même tel que le ménace la Corée du Nord? Quel serait l'état des rélations internationales, la paix mondiale, l'avenir de la Charte de l'ONU et de la loi internationale? La stabilité de l'Amérique elle-même et celle du monde ne serait-elle pas ménacée? Notre planète ne serait-il pas inhabitable quand tout le monde ferait recours à la course aux armes de destruction massive (sauf une Afrique déjà subjuguée?!) pour se proteger? Rappellons que dépuis 1945, les États-Unis ont déjà bombardé 40 pays sans déclaration de guerre et contre la loi internationale. C'est ça qu'on appelle «l'unilatéralisme».

Les intervenants ont dénoncé le soutien aveugle des États-Unis et de la Grande Bretagne (deux pays qui disposent des arsenaux nucléaires et des armes de destruction massive dix fois plus fort et plus dangereux que tous les autres arsenaux dont dispose tous les autres puissances nucléaires dans le monde) au régime Israélien qui baffouent toutes les résolutions de l'ONU en ce qui concerne son occupation du territoire palestinien; le réfus de l'administration Bush de payer ses contributions à l'ONU, la seul plateforme viable où les nations peuvent se concerter; le réfus de l'administration Bush de se soumettre aux injonctions de la Cour Pénale Internationale ˆ peu importe, les Américains peuvent se féliciter du soutien d'un criminel comme Paul Kagame dans cet acte de sabotage de la loi internationale et de la charte de l'ONU. Mais nous estimons qu'il ne peut y avoir une loi pour les Américains et une autre loi pour le reste de l'humanité!

A la fin de compte le verdict était clair. 56% contre 44% des participant ont voté contre la guerre en Iraq, confirmant q'une telle attaque serait un masquage de l'impérialisme américain déguisé au Moyen Orient pour s'emparer du pétrole Irakien, qu'une telle géopolitique destabiliserait la stabilité internationale et provoquerait une course aux arméments nucléaires et engendrerait d'autres terroristes.Frustré pour ne pas être donné la parole, nous avions choisi - comme d'ailleurs l'a fait Hanan Ashrawi, anciènne menbre du cabinet de Yasser Arafat - de parler à l'impromtu, surtout que nous nous sommes assis juste derrière la délégation américaine. Nous avions rappélé impromtu et d'un temps à l'autre à cette délégation et à l'audience que les États-Unis et la Grande Bretagne, pour leur part sont en train de sponsoriser le terrorisme en République Démocratique Congo, une façon de nous faire le 11 Septembre, et que la CIA, par la façon dont elle a éliminé Emery Patrice Lumumba et Laurent Désiré Kabila, s'est clairement identifiée comme une organisation terroriste. C'était difficile pour les éditeurs du programme d'effacer ça, et donc nos interventions improptu ont été enregistré. Les amis qui ont suivi le programme un jour après nous l'ont confirmé et nous ont récommandé la prudence!

A la fin du programme, nous avions abordé Richard Pearl pour lui dire qu'au Congo, les États-unis nous font une guerre injuste «by proxi», c'est-à-dire par Rwandais, Ougandais, Burundais, Sud Africains et quelques laquins Congolais interposés, avec comme objectif, s'emparer d'immenses richesses naturelles et minérales dont regorge le Congo, le partioner pour mieux l'exploiter.

Nous lui avons dit que l'adminstration Bush ressemble à quelqu'un qui brandit un marteau, et qui par conséquent voit des clous partout (la loi du plus fort, la force aveugle et sauvage). Il n'a pas dit mot, et son garde corps nous a fait signe de nous réculer sinon.

 

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