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Le gouvernement de transition mis en épreuve: Museveni et Kagame avouent publiquement maintenir leurs troupes au Congo

Par A.R. Lokongon, le 15 octobre 2003

Pendant que la mise en place de toutes les institutions de la transition en République Démocratique du Congo est chose faite en vue des élections libres et transparentes, et que tous les espoirs sont permis quant à la fin de la guerre et la réunification totale de notre pays, Museveni et Kagame et certains de leurs maîtres à l'étranger digèrent mal le fait que ce beau et riche pays est en train d'echapper lentement mais surement à leur emprise après six ans d'occupation, de terreur, et de pillage dont ils sont responsables.

En effet, à l'issue de sa rencontre avec le Vice Premier Ministre et Ministre Belge des Affaires Étrangères Belge, Louis Michel, au Palais Présidentiel de Nakasero à Kampala, Museveni a déclaré devant la presse nationale et internationale qu'il maintient encore un bataillon de l'armée Ougandaise à Bundibugyo, au nord-est de la République Démocratique du Congo tout près de la frontière avec l'Ouganda parceque, a-t-il estimé, «cette région congolaise demeure incontrolable à cause de la présence résiduelle de quelques éléments de l'ADF, une rébellion Ougandaise qui sont entrain de s'y régrouper».
«Ceci dit, nous nous sommes définitivement rétirés après cinq ans d'opération, et nous ne rédéployerons jamais nos troupes en RDC.»

Museveni qui s'est félicité de la bonne marche du gouvernement de transition au Congo, a ajouté: «La formule actuelle du gouvernement de transition est bonne. Le Vice-Président Sud Africain Jacob Zuma qui a facilité les pourparler [à Pretoria] m'a téléphoné pour m'informer que les choses vont bon train au Congo et nous sommes tous satisfaits. Tout le monde qui est intéréssé à l'avenir du Congo doit aussi être intéréssé à la tenue des élections et non [au soutien] aux seigneurs de guerre.»

A moins que les Congolais soient dupes pour ne pas voir que les déclarations de Museveni selon lesquelles il a «totalement» rétiré ses troupes du Congo demeurent fallacieuses, Cet homme est connu pour son habitude de dire très souvent une chose et son contraire. Que veut-il dire par maintenir un bataillon seulement à à Bundibugyo? Mon dictionnaire encyclopédique Hachette me dit qu'un bataillon signifie: «une subdivision d'un régiment d'infanterie groupant plusieurs compagnies». Ou mieux encore au sens figuré du mot: «troupe nombreuse et peu disciplinée». Alors de combien de troupes Museveni parle-t-il?
Faut-il croire à Museveni quand il déclare que «tout le monde qui est intéréssé à l'avenir du Congo doit aussi être intéréssé à la tenue des élections et n
on [au soutien] aux seigneurs de guerre?» Absolument pas!

Selon Le quotidien belge Le Soir dans son édition du 24 septembre 2003, Museveni a beau laissé derrière lui un bon réseau de seigneurs de guerre qu'il continue d'approvisioner en armes pour que ces derniers continuent à piller les richesses du Congo pour son compte, plus particulièrement à Mongwalu riche en or où opère «son» commandant Jérôme. Les troupes Ougandaises sont aussi à Kamango et à Bunduguya en Ituri. La question que l'on se pose est celle de savoir si ces troupes ne sont pas réellement derrières tous ces massacres commis sans rétenue en Ituri.

Paul Kagame a, à son tour, confirmé d'une manière voilée la présence continue de ses troupes au Congo. Ce qui est dejà connue par tous les Congolais. Dans une interview accordée à notre conseur Colette Braeckman du quoitien belge Le Soir, le 13 octobre 2003, le dictateur de Kigali a confirmé: «Nous avons été aménés à intervenir au Congo lors de plusieurs guerres pour régler les problèmes qui nous concernaient.» Et le problème que Kagame evoque encore aujourd'hui, c'est toujours le même alibi: la présence au Congo des Interahamwe responsables du génocide de 1994 au Rwanda. Le même génocide qu'il continue d'utiliser comme fond de commerce pour que ça lui attire l'aide financières des pays riches et lui gagne les votes.

Comme pour justifier la présence des troupes Rwandaises au Congo jusqu'à ce jour, après six ans d'occupation Rwandaise, le gouvernement de Paul Kagame par la bouche de son ministre des Affaires Étrangères, a eu l'audace d'accuser Kinshasa, c'est à dire le gouvernement de transition, le 14 octobre 2003, de continuer à armer les Interahamwe qui opèrent encore au Congo et qui constituent un danger pour la sécurité du Rwanda. C'était à l'occasion de la visite à Kigali du Sous-Sécrétaire d'État Americain aux Affairres Africaines Walter Kansteiner. Vraiment ça ne mord plus!

Ayant du vent sous la poupe à la suite des résultats «indiscutablement pas contestables» de l'élection présidentielle ˆ selon Louis Michelle ˆ en dépit du désaveu de certains observateurs européens; c'était un Paul Kagame qui arborait une moustache pareille à celle d'Adolphe Hitler (il est évidemment le Hitler de l'Afrique Centrale) qui a déclaré sans remords à une question lui posée par Colette Braeckman; celle de savoir, quels sont ses sentiments à l'égard des millions de victimes de la guerre au Congo! «Je suis absolument désolé pour tous ces civils innocents, victimes de „l'absence d'un état effectif au Congo, qui ont été pris au milieu de toutes ces guerres.»

Dans l'interview, le «sweetie» (chouchou) de Clare Short et des Américains prétend non seulement de «réfuser d'être dicté une politique quelconque à partir de l'extérieur», mais aussi qu'il n'aurait aucun problème à rencontrer prochainement le Président Joseph Kabila, qu'il avait d'ailleurs invité à son prestation de serment.
«Nous sommes prêts à collaborer avec le gouvernement de transition au Congo afin de régler les problèmes qui nous affectent, comme la présence des Interahamwe qui ont même voulu venir perturber notre processus électoral. Il faut aussi que la Monuc fasse son travail de désarmement, de repatriement.»

Face à toutes ces déclarations récidivantes de Museveni et de Kagame, le gouvernement de Kinshasa ferait bon de construire un monument en memoire de plus de 5 millions de Congolais massacrés, d'autres entérrés vivants, par la coalition rwando-ougando-burundaise, soutenue par les puissances étrangères bien connues et avec la complicité de certains Congolais et Rwando-Congolais bien connus, pour qu'à chaque fois que les grands dignitaires de marque rendent visite à notre pays, ils puissent aussi s'y incliner et déposer les gerbes de fleurs comme ils le font au Rwanda devant le monument consacré au génocide de 1994.
Les procedures de dédomagement au profit du peuple Congolais et l'établissement d'un tribunal pénal international pour le Congo, comme le Chef de l'État, le Général Major Joseph Kabila l'a appélé de tous ses voeux du haut de la tribune des Nations Unies, s'imposent.

Le gouvernement doit aussi déjouer tous les plans d'infiltration rwando-ougando-burundaise au sein des Forces Armées Congolaises (FAC); ainsi que l'implantation massive de leurs peuples au Congo montés par les envahisseurs pour le Nord et le Sud Kivu, le Nord du Katanga, le Maniema et la Province Orientale. Ils n'ont pas encore laché prise. Et les fermiers blancs chassés du Zimbabwe qui affluent déjà en Tanzanie voisine sont certainement à la recherche des terres à occuper.

Mais les aggresseurs du Congo de Patrice Lumumba, de Pierre Mulele et de Laurent Désiré Kabila n'auront pas le dernier mot en lieu et place du peuple Congolais pour qui la liberté n'a pas de prix. Ces envahisseurs doivent déjà se sentir confondus par la clairvoyance du Président Joseph Kabila. C'est un grand pas déjà! Vive le Congo vainqueur!

Le peuple ne doit jamais se laisser distraire par tous les «revenants Mobutistes», qualifiés d'une «bouillabaisse de politicailleurs à la recherche des postes alors que les enjeux sont encore graves au pays» par Feu Mzee Kabila lui meme; ce panier de crabes issus de la soit-disante CNS convoqué par Mobutu, du régime compradore et kléptocratique vieux de 37ans et des marionnettes de l'agression anglo-américano-rwando-ougando-burundaise.

Nous devons toujours nous souvenir de cette sagesse nous léguer par Feu Mzee Laurent Désiré Kabila, le Soldat du Peuple que nous n'oublierons jamais, et qui, s'addressant un jour aux masses devant le corps diplomatique accrédité à Kinshasa, n'a pas hésité de déclarer ceci, avec cette sourire qui disait tout: «Ils m'ont dit: on va collaborer comme avant [comme à l'époque Mobutiste!]. Je leur ai répondu: Je veux bien. Mais où est le peuple dans tout ça?!» A bon attendeur, salut!

 


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