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La politique africaine des Etats-Unis pour le siècle en cours n'augure pas bon pour la RDC

Par A.R. Lokongo, 21 octobre 2003

Nous sommes au 21eme siècle, un siècle expressément dénommé «Le Siècle Américain», ou c’est le nouvel ordre mondial «unilatéralement» dicté par les Américains qui régit le monde. Le discours de Bill Clinton à 0heure de l’an 2000 en dit tout «Le monde entier adopte de plus en plus notre façon de voir et de faire les choses, donc notre culture,» a-t-il déclaré. Mais jusqu’alors, depuis le début du troisième millénaire l’expérience nous enseigne que sans le respect de la souveraineté, de l’identité culturelle voire même religieuse de chaque nation et de chaque état, «Le Siècle Américain» sera encore plus sanglant que les autres «siècles européens». L’attaque du 11 Septembre en dit volume.

La nouvelle politique Africaine des États-Unis stipule que depuis la Conférence de Berlin, ce sont les puissances européennes qui ont dominé l’Afrique politiquement et économiquement, la subjuguant et exploitant ses ressources minérales et naturelles jusqu’à la moelle épinière (comme si ces richesses n’ont pas Afflués vers les États-Unis, sans mentionner la traite des esclaves). Et parce que ces ressources y abondent encore, l’unique superpuissance (Les États-Unis d’Amérique) qui se veut le gendarme du monde ne cache pas son intention de régenter l’Afrique car son heure de s’accaparer de la part du lion des richesses minérales et naturelles de l’Afrique, se dit-elle, a sonné. Le pétrole le long de la côte Atlantic, à l’ouest et au nord de l’Afrique (parce que l’exploitations pétrolière en Irak s’annonce meurtrière), le bois précieux, les minerais au bassin du Congo et en Afrique australe, la faune et la flore en Afrique de l’est, etc., sont visés par les multinationales militaristes du pays de l’Oncle Sam.

Sous prétexte de combattre le terrorisme en Afrique, les États-Unis envisagent tout de suite là de transférer leurs bases militaires établies en Europe pendant la guerre froide vers l’Afrique. Selon Oxford Analytica, un «think tank» britannique, ils ont déjà signé des accords avec le Cameroun, le Gabon, le Nigeria, le Togo, le Ghana, la Guinée Equatoriale, le Bénin et la Côte d’Ivoire (la plus part riches en pétrole) pour l’utilisation de leurs espaces aériens par les forces américaines moyennant une aide biltérale accrue. Les bases militaires Américaines sont déjà établies au Kenya, en Ouganda, au Rwanda et en Djibouti. D’autres bases militaires Américaines sont envisagées au Maroc et en Algérie.

Selon le Général James Jones, commandant suprême des Forces Américaines en Europe (Eucom), cité par un reportage de la BBC du 18 septembre 2003, il y a nécessité d’attaquer sans tarder ce qu’il a qualifié de «larges territoires incontrôlés et ingouvernables de l’Afrique.» Mais qui a crée ce désordre, n’est pas les mêmes puissances et les mêmes multinationales devenues militaristes qui ont toujours profité du chaos en Afrique d’après le vieux principe de «diviser pour mieux régner»?

Cette déclaration du Général Jones ne fait-elle pas écho au plan américain pour diviser le Congo quand les États-Unis ont lancé leurs alliés, leurs «états clients» l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi dans une guerre destructive contre le pays de Patrice Lumumba, de Pierre Mulele et de Laurent Désiré Kabila?

La politique étrangère américaine au Congo a donc été caractérisée par la déstabilisation, depuis l’assassinat de Patrice Lumumba, ordonné par le Président Américain David Eisenhower jusqu’à nos jours. Lumumba, Mulele et Kabila représentaient une menace pour les intérêts occidentaux parce qu’ils prônaient un Congo vraiment indépendant et souverain, affranchi de toute tutelle étrangère et maître de son propre destin. Pour contrecarrer le nationalisme Congolais, il fallait donc inventer «des hommes forts» comme Mobutu ou lancer des «guerres d’agression sauvages» contre notre pays (plus de 5 millions de Congolais massacrés, les richesses du Congo systématiquement pillées). Mobutu a servi 9 président américains (de Eisenhower à Bill Clinton), mâté ses compatriotes presque comme à l’époque de la traite des esclaves, s’est approprié les richesses du pays, s’est ingéré aux affaires intérieures de ses voisins et détruit complètement l’État Congolais pour son compte et le compte des intérêts occidentaux.
C’est pourquoi, réagissant sur les nouvelles de la mort de Mobutu à «Khabila», un quartier chic de Rabat au Maroc, Mzee Laurent Désiré Kabila a déclaré: «Mobutu a apporté avec lui dans sa tombe beaucoup de secrets [destructifs] pour ce pays». La guerre d’agression est venue sans tarder.

Ludo Martens dans son livre «Kabila et la Révolution Congolaise: Néocolonialisme ou Panafricanisme?» explique comment Madame Marina Ottaway, co-directrice du Projet «Démocratie et État de Droit»,
témoignant devant la sous-commission de l’Afrique du Sénat Américain le 8 juillet 1999, a déclaré que «l’état n’existe plus au Congo, ce qui justifie l’agression de l’Ouganda, du Rwanda et du Burundi pour protéger leurs intérêts».

Et on n’est pas au bout du tunnel car Joseph Kabila ne sera pas un autre Mobutu. Il marche déjà sur les pas de Lumumba. Mulele et Laurent Désiré Kabila. Tous les contrats qu e le gouvernement a signé au nom du peuple Congolais avec le FMI et la Banque Mondiale; et avec les multinationales telles que De Beers, American Mineral Fields, First Quantum, Georges Forrest, New world Alloys Ltd et Nova Mining, TSM Enterprise, Sprl, Congo Mineral Development (CMD), Exaco, que sais-je encore…? sont rendus publiques comme le stipule le nouveau code minier. Il faur maintenant que le RCD et le MLC rendent compte de leur gestion du territoire sous leur occupation pendant six ans, que cet argent afflue au trésor publique pour financer les objectifs de la transition, payer les fonctionnaires dans le cadre du SMIG et soulager tant soit peu la misère du peuple. Remettre le peuple au travail nécessite une paix durable. Les gens ne peuvent pas cultiver leurs terres au moments ou les miliciens et les troupes d’occupation font encore ravage. On e mange pas les minerais, on ne boit pas le pétrole. C’est pourquoi Feu Mzee Laurent Désiré Kabila dans sa politique de «se prendre en charge», a privilégier d’abord l’agriculture.
Il n’y aura pas question de l’utilisation par les États-unis des bases militaires Congolais pour leurs intérêts stratégiques.

L’hégémonie économique et militaire des Américains est rejetée par les peuples partout à travers le monde, comme ils ont rejeté le colonialisme européen. L’Irak semble devenir un deuxième Vietnam. Depuis que le Président Bush a déclaré la victoire en Irak, 101 soldats américains ont été tués (apart les 11 qui se sont suicidés), plus de 1. 500 blessés par les résistants Irakiens contre l’occupation – selon USA Today. Les combattants palestiniens commencent à viser les Américains après un attentat qui a coûté la vie à trois diplomates Américains récemment. En effet, s’adressant à la Conférence des États Islamiques, le Premier Ministre Malésien Mahathir, a rappelé que «les 1,3 milliards de musulmans du monde détiennent un torchon politique, économique et financier assez important pour nous transformer en une puissance militaire. Mais pour devenir puissant, nous devons aussi user de nos têtes. Non à la vengeance et à la violence aveugle.».

En Bolivie, les masses appauvris ont manifestés contre la mondialisation, les plans d’austérité imposés par la Banque Mondiale et le Fond Monétaire International et l’exportation du gaz naturel et autres ressources naturelles vers les États-Unis à leur dépourvu et ont forcé le Président Gonzalo Sanchez de Losada – l’homme des Américains et avocat du marché libre - à démissionner.
N’oublions pas non plus que la Chine devient petit à petit une superpuissance, un autre son de cloche; et la Corée du Nord et l’Iran veulent traiter avec le reste du monde qu’à leurs propres termes

Le périple Africain du Président Georges W. Bush a provoqué plusieurs manifestations contre la politique africaine des États-Unis dans tous les pays où il a rendu visite.

Hélas! Cette même politique a été critiquée par Madeleine Albright, l’ancienne première Sécrétaire d’État sous Bill Clinton à Paris. Madame Albright venue présenter son autobiographie intitulée «Madame la Sécrétaire:Un Mémoir», a déclaré dans une interview qu’elle a accordée à la Chaîne Europe 1 que «la politique étrangère des États-Unis sous Georges W.Bush n’est pas bon ni pour les États-Unis, ni pour le reste du monde.» Elle a cité comme exemple concret, «le chaos qui règne en Irak».
«Je suis vraiment désolée que le chaos règne vraiment là-bas [en Irak]. Nous ne sommes pas à mesure de prédire ce qui va vraiment se passer. Deux à trois américains sont tués par jours. Tous les terroristes pourraient profiter de ce chaos pour venir tuer les Américains.»

Qui s’attendait à de telles déclarations de la part de la toute puissante ancienne Sécrétaire d’État Américaine qui oublie que la politique africaine de son gouvernement est à l’origine du chaos que connaît le Congo aujourd’hui; elle qui a qualifié Kagame alors en pleine guerre d’agression contre le Congo, en ces termes: «Paul Kagame est pour les États-Unis ce que la prunelle est pour l’oeil?!»

Le Ministre Français des Affaires Étrangères a quant à lui critiqué «l’unilatéralisme» dans la politique étrangère américaine dans une interview qu’il a accordé au quotidien britannique, The Guardian le 18 octobre 2003, estimant que «agir de façon unilatérale et envisager la force militaire comme solution à toutes les problèmes ne peut garantir un nouvel ordre mondial avec des résultats escomptés. Au contraire ça donne libre cours à un «vertigo global», c’est à dire à la résistance, libère les frustrations longtemps encaissées et donne raisons à des mouvements terroristes comme Al Qaida de passer à l’action.»
Paraphrasant presque Karl Marx, MR De Villepin estime qu’un autre chemin est possible (Selon Marx, un autre monde est possible).
«Ma vison c’est d’une communauté globale des nations, des peuples, des cultures et des religions qui traitent les uns et les autres avec respect , justice et égalité.»

Au Congo, nous demandons exactement d’être traité comme tels. Mais quoique l’on fasse, le nationalisme Congolais n’est pas fragilisé même après le hissement inopiné des criminelles au sommet de l’État. C’est pourquoi nous avons toujours rendus un vibrant hommage aux vaillants combattants et résistants Maï-Maï qui incarnent tout le peuple Congolais en lutte. Hommage aussi aux forces vives sinistrées de Beni et de Butembo qui ont marché récemment pour protester contre l’occupation anglo- américano- rwando-ougando- burundaise, à l’occasion du périple africain de Bush. Ils ont par là démontrer qu’ils lutteraient jusqu’au dernier goutte de leur sang pour sauvegarder l’intégrité territoriale de notre pays et sa souveraineté nationale et q’ils ne se laisseront jamais soudoyés par qui que soit qui. Grâce à eux, nous nous sentons rassurés que notre lutte depuis la révolte des baonis jusqu’à ce jour n’a pas été vaine, et que tous les sacrifices que nous avons consentis pour sauver la mère patrie en danger n’ont pas non plus été vains. Ils continuent à nous inspirer dans notre lutte de chaque jour ici à Londres où, grâce à notre activisme, l’opinion publique devient de plus en plus sensible au drame Congolais.

La solution à tous les malheurs du Congo passe par la politique prônée par Patrice Lumumba et Laurent Désiré Kabila, c’est-à-dire: que les compte sur ses propres efforts en plus de la coopération économiquement et politique entre les Africains eux-mêmes. Les pays riches ne sont pas devenus riches à cause de l’économie du marché libre mais à cause de l’exploitation du Congo entre autres.
Au nom de nos deux leaders assassinés presque dans les mêmes circonstances par les mêmes forces, faisons du Congo un État de droit, vraiment indépendant, souverain et prospère, où il fait bon vivre pour tous.

 


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