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Le budget de la MONUC correspond-t-il vraiment au travail abattu sur le terrain jusqu'à ce jour?

Par A.R. Lokongo, 24 octobre 2003

Avec un budget de $650 millions de dollars par an, dont $200 millions de dollars consacrés uniquement à la logistique (d’après les révélations du quotidien belge Le Soir dans son édition du 22 octobre 2003), le bilan du travail abattu par la MONUC depuis son déploiement dans notre pays reste mitigé.

Que dire de ces tueries de Kisangani perpétrées par les troupes d’occupation Rwandaises et leurs alliés du RCD-Goma pendant lesquelles les Congolais ont été égorgés comme des chèvres sous la barbe même de la MONUC?

Pourquoi 13,000 personnes demeurent encore entassés dans des tentes dans le principal camp de déplacés à Bunia dans une situation humanitaire macabre et empêchées de regagner leurs villages et leurs maisons pillés par les differentes miliciens pour renouer avec la culture de leurs champs abandonnés parce que les conditions sécuritaires sont loin d’être réunies? A présent ils observent, surpris, ces colonnes de militaires étrangers, Pakistanais et Bangladais, s’enfoncer sur les routes du Sud, à l’opposés des territoires ravagés du nord de l’Ituri. Et les miliciens, poussés par le Rwanda et l’Ouganda à se méfier du gouvernement de Kinshasa, observent tranquillement ce déploiement annoncé d’avance, ce qui leur permet d’évacuer avec quiétude, au su et au vu de tous, leurs arsenaux d’une place à une autre.

Comment expliquer que jusqu’à ce jour, la Monuc n’a pu rapatrier que 2.500 combattants Hutu Rwandais alors qu’elle estime à 14,000 le nombre de ces combattants qui peuplent encore les forêts de l’est du Congo occupé depuis 1998 par le Rwanda?
Quand est ce que la MONUC va renforcer sa présence militaire jugés encore très négligeable par Amnesty International, au Nord Kivu, au Maniema, au Sud Kivu et au Nord Katanga pour empêcher les nouveaux massacres d’être commis?
Pourquoi la MONUC garde un silence de mort face aux dénonciations de la présence flagrante des troupes Ougandaises, Rwandaises voire Burundaises sur le sol Congolais?

A présent, l’essence, le matériel lourd, tous les produits manufacturés sont importés de l’Ouganda, des produits sans doute trop chers pour la majorité de la population Congolaise au moment ou à Kinshasa, on parle du redécollage effectif de l’économie et de la maîtrise de l’inflation!

Face à toutes ces questions qui demandent des réponses immédiates et urgentes, la MONUC par la bouche de son chef, William Swing estime que «L’ONU a poursuivi un déploiement «utile» en Ituri, notamment en direction des principaux gisements d’or (de Kilo-Moto entre autres) de la région «afin de faire revenir les investisseurs étrangers».
Et pourtant, depuis que son mandat a été changé, la MONUC n’intervient que trop tardivement en dehors de Bunia après que les massacres aient déjà été commis, plus particulièrement au nord et nord-est de l’Ituri où la sécurisation permettrait aux milices d’être cantonnés puis désarmés et aux déplacés de regagner leurs villages.

Et comme l’illusion ne dure pas, la MONUC, par la bouche de son chef William Swing, vient de révéler ses vraies intentions. Les mines d’or de l’Ituri représentent des enjeux stratégiques. Après tout, selon Le quotidien Le Monde dans son édition du 21 octobre 2003, le géant américain Anglogold est sur le point de débourser $1,5 milliard de dollar américains pour absorber Ashanti Goldfield (une entreprise de droit ghanéenne contrôlée par des Britannique et dirigée par un certain Désiré Sangara) pour ainsi exploiter à sa place les mines d’or de Kilo-Moto. Mais avant cela, le contentieux opposant Ashanti Goldfield et Okimo (Office d’or de Kili-Moto, une société publique Congolaise ayant également pignon sur rue à Mongwalu) sur l’acquisition de Kilo-Moto devrait être reglé. Le contentieux porte sur le contrat bilatéral entre les deux compagnies orifères. Ashanti revendique 86%. Okimo affirme en detenir 51%. Ashanti revendique 8,000km2 comme taille de concession, Okimo estime qu’Ashanti n’a droit qu’à 2,000km2. Ashanti est également accusé d’avoir entretenu des liens étroits avec les autorités ougandaises qui soutenaient la rébellion au Congo, voire d’avoir financé et coordonné la guerre à partir de son bureau en Ouganda, dirigé par Ashley Lassen, un ancien général de l’armée ghanéenne.

Arnaud Zajtman, un correspondant de la BBC en Ituri a écrit dans le journal français, le Monde: «Contrairement à leur engagements, les groupes armés qui ont endeuillé l’Ituri n’ont pas fourni les listes de leurs effectifs en vue d’un cantonnement. Les Nations Unies laissent au gouvernement congolais le soin d’organiser cette périlleuse opération – une “bombe à retardement”, selon une fonctionnaire de l’ONU – et de mettre en place une solution politique durable. Les Nations Unies envisagent aussi de “projeter” des troupes avant la fin de l’année vers d’autres villes de l’Ituri. Mais pour l’heure, 3,000 km2, soit moins de 5% de la province sont couverts par ce déploiement terrestre au cours duquel, selon Abu Thiam, porte-parole militaire de la MONUC, les casques bleus “n’ont vu aucun milicien armé!”»

N’est pas ça se moquer de la population congolaise longtemps martyrisée au moment ces «Internationals» - comme on appelle les troupes de l’ONU au Kosovo - se la coulent douce? Ce n’est donc pas une surprise que leur belle vie de luxe attire le courroux des Kosovars qui ne voient aucun changement dans leur vie quotidienne depuis la «libération». Les Kosovars descendent déjà dans les rues pou réclamer le départ des «internationals». Et que dire de l’Irak où il n’y a pas un trésor publique car les Américains disposent de l’argent comme ils le veulent, et où l’insécurité est plus pire qu’au temps de Saddam Hussein? Les Irakiens désormais «libérés» demandent des explications.

Même au Kenya, plusieurs femmes Massaï, violées et laissées engrossées par les troupes britanniques stationnées au pays de Mwai Kibaki dans le cadre de la coopération militaire, réclament non seulement que justice soit faite, mais aussi des compensations financières pour qu’elles soient en mesure de prendre soin de leurs enfants nés de ces actes de viols, d’autant plus qu’elles ont toutes été répudiées par leurs maris.

Entre temps, pendant que les choses stagnent au Congo, comme pour rivaliser l’opération Artémis des Français, les Britanniques, eux, viennent de financer «une force africaine d’interposition pour la paix», composée uniquement des Mozambicains, au Burundi voisin, avec comme objectif: désarmer les rebelles Burundais qui y entravent le processus de paix.

Les Congolais ne doivent plus se faire d’illusion. Nous devons prendre au sérieux cette interpellation de son Excellence Robert Mugabe, Président de la République du Zimbabwe aux participants à la Consultation Nationale de 2000: «Je vous remercie pour avoir conçu cette idée de vous réunir et de concevoir l’avenir de votre pays. Permettez que je vous dise qu’il vous revient à vous et à vous seul de décider pour l’avenir et la destinée de votre pays… Nous n’avons rien à nous imposer sur vous, ni à vous imposer un leadership à notre manière. Nous, nous sommes-là tout simplement pour vous appuyez à décider sur votre avenir. Mais qui êtes-vous peuple Congolais? Vous êtes plus de 200 tribus. Que cela vous aide vous tous, hommes, femmes, jeunes et vieux à vous liguer pour adopter une position commune vis-à-vis de votre avenir. Cette diversité des tribus constitue une richesse culturelle. Je voudrais dire que vous ne considérez pas d’abord vos tribus, mais considérez-vous d’abord que vous êtes Congolais au-delà de vos appartenances ethniques et que vous ne puissiez pas profiter de la diversité des tribus pour créer des divisions, mais plutôt pour réaliser ces rêves: un seul Congo, un seul gouvernement, un président et non à la division.»

Pour y aboutir, nous devons suivre le chemin nous tracée par Mzee Laurent Désiré Kabila, qui, à l’occasion du toast offert aux participants de la Consultation Nationale à la Cité de L’OUA, les a exhortés en ces termes:
«Vous devez comprendre que maintenant les anciennes formes de pensées, les anciens concepts de stricturer les institutions de la République sont absolument révolus. Il faut maintenant vous habituer à de nouvelles conceptions des choses qui vont permettre au Congo d’avancer…»

 


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