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Criminalité en RD Congo: deux poids, deux mesures

Mani Junior Kisui, Bruxelles - 25 octobre 2003

Vendredi, 17 octobre dernier, quelque 40 auteurs de vols à main armée et d'assassinats commis au cours des derniers mois à Kinshasa ont été présentés au ministre de l'Intérieur de la RDC, Théophile Mbemba. Cette présentation constitue, semble-t-il, le premier aboutissement d'une série d'opérations "coup de poing" lancées fin septembre par le même ministère de l'Interieur du gouvernement de transition pour stopper la vague de criminalité qui a sévi en août et septembre dans la capitale congolaise.

Parmi les malfaiteurs arrêtés figurent les meurtriers d'un haut responsable de la Direction générale des impôts (DGI), mutilé puis assassiné avant que ses agresseurs n'incendient sa maison. Chose promise, chose due, le ministre Théophile Mbemba a remis, à la même occasion, une prime de 5.000 USD promise à toute personne qui fournirait des informations permettant d'appréhender les malfaiteurs, à l'unité de la police qui a arrêté les assassins présumés du haut responsable de la DGI.

Il est vrai que les malfrats doivent répondre de leurs forfaits devant la justice, et le cas échéant subir la rigueur de la loi. Malheureusement, on constate que la loi frappe uniquement les menus fretins sans appuis : les malfaiteurs qui terrorisent la ville de Kinshasa avec ses 10 millions d'habitants seront châtiés avec raison. Cependant, on oublie que leurs crimes sont enfantés par la terreur, la misère et le chaos engendrés par les crimes de ceux qui ont transformé, au nom de la démocratie, le pays en une prison à ciel ouvert pour le peuple. Les brigands qui nuisent à une partie de la population sont arrêtés, seront jugés et sans aucun doute punis, c'est une bonne chose. Mais ceux qui dévorent tout un peuple, menacent même son existence en tant que nation, ne sont jamais inquiétés et encore moins punis. Il semble que la réconciliation et la concorde nationales ne peuvent être obtenues qu'à ce prix-là. Et quel prix ! Les champions des droits de l'homme et autres professions de foi du genre exigent même une amnistie sur les crimes de guerre pour permettre à certains seigneurs congolais de la guerre de siéger dans les institutions importantes de la république.

Si on doit gracier les responsables de la mort de plus de 4 millions de Congolais, de quel droit, pensent certains, doit-on poursuivre les autres malfaiteurs, de quelque espèce qu'ils soient ? Pourquoi tous les malfaiteurs ne bénéficieraient-ils des effets de cette réconciliation nationale, les petits criminels y compris ?

Quand les bourreaux de la nation, auteurs des crimes de haute trahison les plus odieux, qui enfantent d'autres crimes, ont droit à l'impunité, la punition infligée aux petits malfaiteurs, que les cours et tribunaux condamnent chaque jour pour de moindres délits, n'est ni plus ni moins qu'un assassinat judiciaire, comme le signifiait un révolutionnaire français en son temps. Si ceux qui condamnent un peuple à l'esclave, ne sont jamais inquiétés et encore moins punis comme le sont les autres citoyens coupables; si la sévérité de la justice est inversement proportionnelle au crime commis et à la faiblesse de son auteur, il faut alors avouer que les Congolais sont encore aussi loin de la liberté que le soleil l'est de la terre. Les Congolais ont encore l'âme et la mentalité des esclaves, refusant d'assumer leur révolte pour se libérer. Et un esclave qui refuse d'assumer sa propre révolte pour se libérer, ne mérite pas que l'on s'apitoie sur son sort, disait Thomas Sankara. Il faut le laisser souffrir.

 


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