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Contrairement a Claire Short et Louis Michel, Robin Cook reconnait la responsabilite du Rwanda dans le génocide au Congo

Par A.R. Lokongo, 2 novembre 2003

L’ancien Ministre Britannique des Affaires Étrangères, Robin Cook, ne garde plus sa langue dans la poche dépuis qu’il a démissioné comme Président de la Chambre des Députés du Parlement de sa Majesté la Reine Elizabeth II.
Monsieur Cook a démissioné de son poste juste avant l’attaque contre l’Irak par la coalition Anglo-Américaine parcequ’il était convincu que Saddam Hussein ne réprésentait aucun danger majeur pour son pays, la Grande Bretagne. Il était par conséquent unutile pour le gouvernement de Tony Blair de suivre servilement l’Administration Bush dans son aventure en Irak.

Il vient de publier ses memoires dans un livre intutilé «The Point of Departure – Le Point de Départ» où il porte un régard très critique sur la politique étrangère du Premier Ministre Tony Blair, charactérisée par les rélations que son gouvernement noue avec les dictateurs et les régimes qui baffouent les droits de l’homme à travers le monde; une administartion qui, selon lui, n’hésite pas à fournir des armes aux États voyoux (la Grande Bretagne est le deuxième plus grand marchand d’armes au monde après les États-Unis d’Amérique).
Monsieur Cook a déclaré: «L’Amérique est une puissance militaire sans concurrence. Dans dix ans, la dépense militaire des États-Unis surpassera celle de la moitiée de tous les autres pays du monde mis ensemble. L’Amérique n’a pas nécessairement besoin des alliés comme la Grande Bretagne. Je préconise même que les pays du Sud se liguent ensemble avec l’Union Européenne pour contrer cette force massive.»

Au cours de la cérémonie de son livre à City University, à Londres, le 29 octobre 2003, nous lui avons posé la question de savoir «si un tribunal penal international pour le Congo sera établi compte tenu des preuves irréfutables d’un génocide de plus de 5 millions de Congolais par la coalition rwando-ougando-burundaise, avec la complicité des soit-disant rebelles Congolais et Rwando-Congolais; du pillage systematique des resources naturelles et minérales du Congo par les envahisseurs non-invités et les multinationales occidentales; ainsi que de la présence continue des troupes Rwandaises et Ougandaises sur le sol Congolais».
Nous avons ajouté que ces trois pays pauvres n’auraient pas eu le courage d’envahir et d’occuper le Congo pendant six ans sans l’aval de l’unique superpuissance dans le monde – comme vous l’affirmiez tout de suite là – et de son allié principal, la Grande Bretagne. S’agit-il donc d’une guerre par procuration au Congo?

Par ailleurs, le Conseil de Sécurité de l’ONU, dont l’unique tâche est de sauvegarder les intérêts des pays les plus puissants de ce monde, n’est pas lui nécessairement un exemple de leadership, lorsqu’il ignore l’appel des organisations de droit de l’homme (l’International Rescue Committee qui a annoncé un génocide de 4.7 millions de Congolais dépuis le 2 août 1998, entre autres); et autorise sans remords que la partie du rapport du Panel des Nations Unis Sur l’Exploitation des Resources Naturelles et Minérales de la République Démocratique du Congo qui expose le role des multinationales occidentales et les compagnies Rwando-Ougandaises dans le pillage systematique des richesses du Congo, soit gardée secrète «pour ne pas entraver le processus de paix» au pays de Patrice Lumumba, de Pierre Mulele et de Laurent Désiré Kabila. Cette révélation a été faite par l’Independent, un quotidien de Londres dans son édition du 27 octobre 2003.

Il y a également une opposition farouche au sein du Conseil de Sécurité de l’ONU - notamment de la part de la Grande Bretagne et des États-Unis qui soutiennent la coalition rwando-ougando-burundaise - contre l’établissement d’un tribunal pénal international pour le Congo. Si tel est le cas, de quel processus de paix parle-t-on au Congo?
«Le Rwanda,» a répondu Monsieur Cook, « porte certe une très grande responsabilité dans les événements qui ont eu lieu au Congo [dépuis le 2 août 1998]. Mais cette responsabilité doit être perçue dans le contexte du génocide de 1994. Toutes les forces étrangères doivent se rétirer du Congo. Le Congo doit être re-creé comme un état souverain, un état de droit. Le peuple Congolais a, par conséquent, besoin d’une force internationale et non unilatérale [j’ai cité l’opération Artémis (des Français) ou la Monuc (des Américains)?] capable d’imposer la paix au Congo et faire aboutir le processus en cours.»

Monsieur Cook n’a pas touché, comme attendu, à la question rélative à l’établissement un tribunal penal international pour le Congo. Mais il n’a pas non plus epargné Paul Kagame le «sweetie» – le chouchou - de Claire Short, «l’oeil etl’oreille de l’Amérique» dans la région des Grands Lacs, comme l’a décrit Madeleine Albright, l’anciènne Sécrétaire d’État Américaine sous Bill Clinton.
Rappellons que cette question a été tout simplement qualifiée d’«une bonne idée» par le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires Étarngères Belge, Louis Michel, dans une interview qu’il a accordée au magazine parisien Jeune Afrique – L’Intelligent.
«Oui, c’est une belle idée,» s’est confié Louis Michel à Jeune Afrique – L’Intelligent, «mais qu’est ce qui est plus urgent? Construire un État pour donner un avenir aux populations ou faire chasse aux criminels? On ne peut pas toujours faire les deux. Si cela risque de faire imploser le processus en cours, je dis non.»

Helas! L’opinion Congolaise à l’étranger ne croyait pas à ses oreilles à entendre le même Louis Michel qui s’est plaint dans une interview coordée à l’Agence Belga (interview publié aussi par le quotidien Le Soir) que ses ennemis voulaient sa mort politique tout simplement parcequ’«il a déclaré qu’il ne voulait pas que les criminelles accedent au pouvoir en Europe». Or aujourd’hui, les criminelles Congolais issus de la guerre d’agression ont été hissé au sommet même de l’État Congolais. Cela ne pose aucun problème à Louis Michel car au dessus de la tête du peuple Congolais, est suspendue «une épée de Damocles».
Comme si Louis Michel intimait au peuple Congolais l’ordre de faire un choix claire: ne pas demander que soit institué un tribunal penal international pour le Congo de peur de faire imploser le processus de paix.

L’histoire, par contre, prouve que dans tous les pays soumis aux atrocités dues à la guerre d’occupation, il n’y a pas eu de paix, ni de réconciliation sans justice. Certains pays occidentaux continuent de poursuivre et punir jusqu’à ce jour, les collabos de la Deuxième Guerre Mondiale. Le Japon, l’allemagne et l’Irak ont été punis pour avoir occuper d’autres pays. Pourquoi le Congo doit-il rester une exception? C’est donc Louis Michel et consort (le Conseil de Sécurité de l’ONU y compri) qui protègent les criminelles Rwandais, Ougandais et Burundais (Museveni, Kagame et Buyoya en premier lieu), Congolais et Rwando-Congolais (issus de cette guerre d’aggression). C’est là où le bas blesse.

La déclaration de Louis Michel coincide avec l’annonce par le Rwanda et l’Ouganda de leur «volonté» de normaliser leurs rélations avec le Congo de Patrice Lumumba, de Pierre Mulele et de Laurent Désiré Kabila. Le peuple Congolais est certe condamné à vivre avec ses voisins agresseurs dans la région des Grands Lacs et la normalisation des rélations sur le plan sécuritaire et économique s’impose. C’est un accident de l’histoire. Mais cette normalisation ne doit pas tendre vers l’instauration de l’impunité dans la Région des Grands Lacs comme le suggère indirectement Louis Michel.
L’établissement d’un tribunal pénal international pour le Congo et la facture de guerre ne sont pas tout simplement de bonnes idées! C’est un droit fondamental du peuple Congolais à qui justice doit être faite.

A la question de savoir s’il a rencontré en Afrique beucoup de personalité qui ont l’étoffe d’hommes d’État, ou qui pourraient le devenir, Louis Michel a répondu par l’affirmative.
«Oui, et ce ne sont pas nécessairement ceux qui ont le pouvoir. Mais la progression de Joseph Kabila m’a impressionné. Le seul problème de Kabila, c’est qu’il ne communique pas assez. Bemba, dans son style, semble en avoir l’étoffe. On verra. En fin, parmi les jeunes, je trouve que certains sont impresssionants. C’est notamment le cas d’Olivier Kamitatu, le Président de l’Assemblée Nationale, ou d’Antoine Ghonda, le nouveau ministre des affires Étrangères. Le Chef de la diplomatie rwandaise, Charles Murigande, l’est aussi. Tout comme Pierre Buyoya au Burundi.»

Nous disons «Merci beaucoup» à Monsieur Louis Michel, Il sait vraiment scruter les âmes politiques en Afrique et livrer ses préférences. Trois Mobutistes au Congo et leurs deux alliés Rwandais et Burundais lui impressionnent le plus. «On verra», conclut-il. On verra quoi? Il appartient au peuple Congolais à travers les urnes et avec bien sûre, le soutien matérielle de la Belgique (anciènne puissance coloniale) de se choisir librement ses dirigeants indépendammant des impressions de Louis Michel. Malheureusement Louis Michel (par mesure de pragmatisme?) a déjà émi ses doutes quant à la tenue des éléctions dans deux ans au Congo.

Pourquoi d’ailleurs blâmer les forces externes alors que le climat poilitique au Congo même fait de plus en plus preuve d’une simple «chorégraphie»?
Comment allons-nous nous faire respecter comme une nation si nous ne voulons pas ou si nous sommes incapables de défendre nos propres intérêts au profit des intérêts étrangers pour nous contenter des miettes?

La gestion financière pendant cette transition laisse beaucoup à désirer. Les «rebelles» n’ont pas encore apporté l’argent qu’ils ont accumulé pendant six ans de guerre. Ils n’ont pas non plus déclaré les dettes qu’ils ont contractées de la part des parténaires de l’ombre. Les nouvelles lois votées par le nouveau parlement non-elu sont l’expression d’un simple «fiat» aux caprices du FMI, de la Banque Mondiale et des multinationales parceque certains acteurs Congolais ne voient que le montant de bénéfices qu’ils vont tirer après le partage du gâteau. On rédoute une privatisation en vitesse et par la fénêtre des sociétés minières Congolaises.

Certaines actions dites d’éclat ont pu être observées principalement en ce qui concerne la réunification du pays. Evidemment, il s’agit d’actions à même de plonger toute une nation dans l’illusion la plus dangereuse. A l’est, il existe encore des camps d’entrainement illegaux entretenus par les anciens belligerents, les troupes Rwandaises et Ougandaises comme l’ont confirmé les vaillants resistansts Mai-Mai, et des caches d’armes partout. Les exactions, les pillages, les viols et les massacres battent encore leur plein. Le peuple du Nord Kivu reclame des commandant des regions militaries non-issus du RCD-Kigali.

Les incidents survenus à Rutsuru où la Monuc a été empêchée par le gouverneur Eugène Serifuri à la solde du Rwanda de mener ses investigations et vérifications sur les informations faisant état de la présence des troupes Rwandaises à l’est en parlent volume. Si demain la Monuc sera autorisée, ce sera parceque, les Rwandais et les Interahamwe qui occupent les camps militaires de Rumangabo et Katale se seront déguisés en civiles et la Monuc n’aura qu’à nier les faits. Tout comme les trois officiers du RCD-Kigali. Ils descendront bel et bien à Kinshasa dès que Joseph Kabila aura signé dans le cardre de la loi sur l’amnistie, une amnistie générale au profit des assassins de Feu Mzee Laurent Désiré Kabila et ceux qui ont commis des massacres à Kisangani «au nom du processus de paix». Esperons que ce jour n’arrivera pas. La reunification du pays n’instutie pas l’impunité.

Face à tous ces enjeux, Joseph Kabila doit bien identifier les flatteurs autour de lui qui ne lui disent pas tout ce qui se passe en coulisse, pour qu’il continue toujours à privilégier le bien-être de l’écrasante majorité du peuple Congolais meurtrie par 37 ans de dictature et six ans de guerre d’aggression lui injustement imposée.

 


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