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Jean-Pierre joue le trouble-fête dans la Transition (*)Le MLC (Mouvement pour la libération du Congo) de J.P. Bemba abuse de son pouvoir pour saboter l'ex composante gouvernement et susciter un mécontentement social. Georges Alves Trois mois après l'installation du gouvernement de transition, le bilan semble être globalement positif, du moins à Kinshasa. La majorité des Congolais continuent à apporter crédit à cette institution censée conduire la RDC à des élections démocratiques en 2004. Il convient toutefois de relever quelques couacs si l'on veut réellement se rendre compte de la situation actuelle au Congo. Des nombreux fonctionnaires de l'Etat restent impayés depuis l'entrée en vigueur de la transition. On assiste aussi à une multiplication des missions de service à l'étranger de certains membres du gouvernement triés au volet. Des frais de mission exorbitants sortent des caisses de l'Etat sans qu'il y ait un véritable contrôle. C'est ainsi que le ministre de la Défense, le RCD-Goma Jean Pierre Ondekane, qui a accompagné le ministre belge des Affaires Etrangères, Louis Michel, et son collègue de la Coopération, Mark Verwilghen, à leur retour du voyage en Afrique centrale, séjourne depuis près d'un mois en Belgique. Les médias en parlent peu. Il serait officiellement venu en Belgique pour suivre les officiers congolais en formation dans ce pays. Son ex allié du MLC, devenu entre temps Président du Parlement de la Transition, Olivier Kamitatu, a lui aussi bénéficié de mêmes largesses pendant plus au moins deux semaines, même s'il faut retenir à l'actif de ce dernier un travail plus consistant et palpable auprès des institutions belges dont le Parlement et les ministères des Affaires Etrangères. Il importe finalement de signaler que les frais des missions à l'étranger pour un ministre de la RDC équivalent à plus ou moins 1000 à 1500 $ US par jour. Ceux des directeurs et autres hauts fonctionnaires des ministères varient entre 600 et 1000 $ US. L'ex camp gouvernemental fait les frais L'ex camp gouvernemental fait les frais de cette gestion partisane des caisses de l'Etat. Le Vice-Président Abdoulaye Yerodia Ndombasi devait représenter le Chef de l'Etat, le Général-Major Joseph Kabila, le lundi 27 octobre 2003 , aux cérémonies de la clôture du dialogue national centrafricain à Bangui, en République Centre-Africaine. Il s'est vu annuler son voyage non sans avoir poireauté cinq heures durant à l'aéroport de N'djili. Pour toute explication à ce qui semble bien être ici un sabotage, le ministère du Budget aurait avancé l'argument selon lequel il n'y aurait pas d'argent dans les caisses de l'Etat. Explication un peu trop courte quand on sait qu'au même moment Jean-Pierre Bemba, le patron du MLC, se rendait à Kampala, en Ouganda, pour un voyage privé et des contacts informels avec son mentor, l'agresseur du Congo, Yoweri Museveni. Fidèle à ses habitudes, Joseph Kabila ne s'est pas précipité pour réagir à cet affront et à bien d'autres visant le pouvoir nationaliste congolais. On connaît la patience et le calme du fils Kabila. Mais une chose est vraie, le jeune Chef de l'Etat congolais, qui a accepté de céder les portefeuilles de l'Economie, des Finances et du Budget au MLC, ne laissera pas Jean-Pierre Bemba et ses hommes gérer le Congo comme ils l'ont fait de la partie Nord-Est du pays qu'ils ont occupée durant ces cinq dernières années. (*) Article paru dans le site de notre section belge www.deboutcongolais.be.tf |
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