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Commémoration du 35ème anniversaire de la mort de Pierre Mulele

 

 

 

 

 

 

Analyse de la déclaration gouvernementale belge sur la Politique africaine

Le ministre des Affaires Etrangères de la Belgique a publié le 7 décembre 1999 une déclaration gouvernementale sur la politique étrangère de la Belgique. Une partie importante de cette déclaration concerne la région de l'Afrique centrale. Ludo Martens analyse cette partie de la déclaration gouvernementale.

Par Ludo Martens, 15 janvier 2000

Table de matières:

1) analyse de l'évolution et de la situation en Afrique et au Congo

1) analyse de l'évolution et de la situation en Afrique et au Congo

Cette déclaration est d'un niveau d'analyse très bas. Pas d'analyse ni des grands évènements, ni de leurs causes, ni des responsabilités des différentes forces au niveau nationale et internationale.
Est-ce l'incompétence et l'ignorance qui sont à la base de cette absence d'analyse ou est-ce l'acceptation de la domination impérialiste comme un fait naturel, inévitable, une donnée primaire?

La fin de la guerre froide et la "bonne gouvernance" en Afrique
La déclaration affirme que la fin de la guerre froide clôture aussi toute une période de la politique africaine occidentale pendant laquelle la tâche central, qui était de combattre l'influence soviétique et l'influence du socialisme.
Elle prétend aussi qu'à la fin de la guerre froide, l'Occident a mis l'accent sur la "bonne gouvernance" et le respect des "droits de l'homme". Et elle proclame que les premiers pas vers la démocratisation au Congo, étaient fort prometteurs.
Mais voyons la réalité en ce qui concerne la "bonne gouvernance" et les "droits de l'homme" depuis la fin de la "guerre froide" et cela aussi bien en Russie qu'au Congo.
Prenons d'abord le cas de l'ex-Union Soviétique. La restauration du capitalisme a amené une chute de la production de 60% entre '90 et '94 et également une chute des revenus réelles des travailleurs de 60%.

Bonne gouvernance?
Rien que pour l'année 92 l'inflation pour la Russie a été de 2500%. L'année suivante, en 1993 elle a été de 1000%. Tandis qu'en Ukraine elle a été de 10.000%. Toutes les épargnes des pensionnés, qui leur permettaient dans le système soviétique, de passer leurs vieux jours en tranquillité, ont été détruit en une année. Toutes les personnes âgés ont été plongé dans une misère affreuse.
Bonne gouvernance?
On a vu éclater un peu partout sur la territoire de l'ex-union Soviétique des guerres civiles nationalistes réactionnaires en Azerbeidjan, en Arménie, en Tadjikistan, en Tchétchénie, en Géorgie etc… Des guerres civiles qui ont déjà fait plus que 200.000 morts.
Défense de droits de l'homme?
La nouvelle démocratie russe s'est également concrétisé dans la multiplication d'organisations de la maffia. Il y a à l'heure actuelle plus de 5000 organisations criminels qui contrôlent 45% de l'économie de la Russie. La démocratie et les droits de l'homme grâce au règne de la maffia?
Entre 90 et 94 il y eu par rapport aux années 80-84 un surplus de mort en ex-Union Soviétiques de 1.700.000 personnes. Ce sont 1.700.000 personnes dont la vie a été sacrifiée sur l'autel de la restauration capitaliste. En général l'espérance de vie des hommes a chuté dans la période 90-94 comparée avec la période 80-84 de 64,2 ans à 58,2 ans. C'est-à-dire que chaque homme a en moyenne perdu 6 années de sa vie.
Et le capitalisme prétend assurer les "droits de l'homme"?

Un début de démocratisation depuis '90?
La déclaration gouvernementale affirme que la période de transition 1990-1997 au Congo a réalisé un début de démocratisation et de bonne gouvernance. C'est faire preuve d'aveuglement et de cynisme.
La Conférence Nationale souveraine est présentée comme une percée de la démocratisation au Congo. Or cette Conférence Nationale a été basée depuis le début sur la légalité et la continuité mobutistes. Mobutu est resté pendant toute cette période Président de la République et donc l'autorité supérieure du pays. La Conférence Nationale a recyclé tous les mobutistes en "démocrates". Ceux qui ont été les maîtres d'œuvre de tout le système de dictature, de la répression, et de la corruption, les Nguzu Karli Bond, les Iléos, les Kengo Wa Dondo, les Kamanda wa Kamanda ou les Mandundu sont devenus présidents de nouveaux partis soi-disant démocratiques..
La Conférence Nationale Souveraine et ses suites ont conduit à ce que l'autorité de Mobutu soit réaffirmé à la fin de la période de transition. Le 24 avril 1990 quand Mobutu s'est vu obligé de reprendre la démagogie sur la "démocratie", il était chancelant et pouvait être renversé. Mais à mesure que la transition avançait, Mobutu a repris les parcelles du pouvoir qu'il avait cédés. C'est Tshisekedi qui a le plus contribué à la restauration complète du pouvoir de Mobutu. En novembre '96 il est allé le saluer en France à St-Martin où il a fait une déclaration que désormais ils travailleraient main dans la main pour sauver le pays de "l'agression rwandaise". Et c'est Thsisekedi qui a fait acclamer le dictateur Mobutu en décembre 1996, par plus d'un million de kinois.
Et parlons de la soi-disant bonne gouvernance qui aurait commencé avec la Conférence National. Il faut savoir qu'à son début le Congo comptait 1.600.000 salariés. A la fin de la période de transition en 1996 le Congo avait perdu 600.000 emplois sur un total de 1,6 million. Le revenu annuel par habitant avait chuté de 295 $ à 133 $.

Kabila pire que Mobutu?
La déclaration gouvernementale affirme que ces trois dernières années la situation au Congo, Rwanda et Burundi s'est gravement détériorée. C'est un raccourci qui falsifie complètement le contenu des trois étappes très différentes que le Congo a parcouru entre octobre 1996 et décembre 1998. Parlons d'abord de la période octobre 1996 - 17 mai 1997. Pendant la "transition" la volonté populaire était de chasser Mobutu et les Mobutistes. Pendant 6 à 7 ans le peuple a constaté que ses dirigeants soi-disant démocratiques n'étaient pas capable de chasser Mobutu et le Mobutisme et qu'ils n'en avaient nullement l'intention.
C'est la lutte armée de libération menée par les forces de Kabila et ses alliés rwandais, ougandais et angolais qui a permis de réaliser le vieux rêve du peuple congolais: chasser le Mobutisme. Par cet acte Kabila a acquis une légitimité démocratique et populaire indéniable. Or les "démocraties" occidentales ne considèrent comme démocrates que ceux qui acceptent d'être leur marionnettes.
C'est pour cette raison que immédiatement a commencé une campagne haineuse et dénigrante contre le nouveau régime nationaliste. Kabila a été accusé d'un génocide des hutus. Tout congolais sait que si des hutus ont été massacrés pendant la campagne de l'AFDL c'était l'œuvre de l'armée rwandaise.
Kabila a été accusé d'être dictateur. Or c'est lui et lui seul, qui s'est montré capable de chasser le dictateur et la dictature qui a régné pendant plus de 30 ans. L'Occident le traite de "dictateur" parce qu'il a mis fin à la "démocratie" de la Conférence Nationale, mais cette "démocratie" a justement éternisé le règne de Mobutu!

Le terme bonne gouvernance est réservé par l'Occident à ses marionnettes.
Kabila a hérité un pays complètement ruiné mais, l'Occident a immédiatement organisé une boycott économique, a refusé de donner l'aide qui était vitale pour la simple survie de la population. L'Occident a voulu empêcher que Kabila réussisse la bonne gouvernance qu'il avait promis.
Mais, contre toute attente, pendant la première année du régime nationaliste, Kabila a réalisé 4 miracles. D'abord il a restauré la sécurité des citoyens. En 3 à 4 mois Kabila a mis fin aux activités des bandits et des ex-FAZ, qui tuaient et volaient. Ensuite l'Etat, qui n'existait plus au début de 1997, a été rétabli et a commencé de fonctionner à nouveau. Trois: l'inflation qui certaines années montait jusqu'à 500 et 1000% a été maîtrisé. L'argent, avait une valeur réelle. Et quatrièmement, Kabila a réussi de insouffler un nouveau esprit nationaliste, un esprit patriotique, un esprit de fierté d'être congolais à une population qui a été droguée par l'obscurantisme et la démagogie mobutiste.

Kabila oui, Kabila non
La déclaration gouvernementale dit : "Nous devons soutenir les forces qui aident à réaliser les conditions d'une stabilité structurelle, d'un développement durable et d'un combat contre la pauvreté."
Eh bien, en une année toute la population congolaise a pu constaté que Kabila était en train de réaliser effectivement une stabilité structurel qu'il avait commencé un développement qui pouvait être durable et qu'il a réussi les premiers pas de la lutte contre la pauvreté en arrêtant l'inflation.
C'est l'agression rwando-ougandaise, déclenchée avec l'aide des Etats-Unis, qui a complètement détruit toute possibilité de stabilité structurel, de développement durable et de combat contre la pauvreté. Cette guerre a fini par détruire un pays qui était déjà complètement à terre.
En effet, quand ces Etats-Unis ont vu que Kabila était en train de réussir, ils ont décidé de réagir et de renverser le régime nationaliste.
Ce sont les Etats-Unis qui ont préparés la guerre d'agression contre le Congo nationaliste par l'intermédiaires de leurs marionnettes le Rwanda et l'Ouganda. Le 2 août 1998 il y a eu un coup d'Etat qui avait pour but de tuer Kabila comme on a tué en '61 Lumumba. Il a échoué. Ensuite avec des avions détournés, plusieurs milliers de soldats rwandais et ougandais ont débarqué à Kitona dans le but de prendre la ville de Kinshasa.
L'impérialisme ne veut pas une stabilité structurel, un développement durable et un combat contre la pauvreté au Congo, sur une base nationaliste, sur la base de la mobilisation de la population pour qu'elle assume sa propre destiné de façon souveraine et indépendante.
L'analyse de l'agression rwando-ougandaise n'est pas difficile à faire: la vérité saute aux yeux. Les organisations réunis dans le Centre National de la Coopération au Développement l'ont fait sans difficultés. Si le nouveau gouvernement Verhofstadt refuse de reconnaître les vérités évidents c'est parce qu'il y a trop d'intérêts en jeu. Reprenons les vérités que le CNCD reconnaît et qui aurait dûs être le point de départ de la nouvelle politique congolaise de la Belgique: "Le Rwanda, l'Ouganda et leurs alliés rebelles traitent l'Est du Congo comme un arrière pays dont-il s'agit de plus en plus d'exploiter les ressources. Ce véritable pillage à grande échelle prend différentes formes:
La délocalisation des équipements industriels au profit des pays agresseurs.
Le pillage des richesses nationales comme l'or, le diamant, le café, le bois, qui sont exportées via le Rwanda et l'Ouganda.
L'exploitation de minerais rares dont le sous-sol du Kivu est particulièrement riche est le monopole du Rwanda et met en jeu différentes multinationales occidentales.
La guerre déclenchée au Congo via la Rwanda et l'Ouganda, via les mouvements rebelles, est bien devenue aussi une guerre pour l'appropriation des richesses du pays.
Le rôle des Etats-Unis dans la région n'est aujourd'hui plus contestée par personne: que ce soit en soutien à la victoire du Président Kabila: et de ses alliés de l'époque ou que ce soit en appui dans la deuxième guerre du Congo visant à se débarrasser du Président Kabila. Agissant par acteurs interposés, les USA évoque couramment l'idée d'un Congo ingouvernable remplacé par un certain nombre de mini-Etats ou d'un pouvoir central affaibli sur lequel les pays voisins exerceraient une sorte de protectorat. Il s'agit bel et bien ici d'un politique de balkanisation. L'accès aux richesses stratégiques du Congo en serait facilité. Il est connu que depuis Léopold II, les USA ont toujours été associé à une forme de mainmise sur le matières premières congolaises.
Cette politique des USA semble pour le moment mise en échec par la cohésion du peuple congolais autour de l'idée de l'unité du pays et de l'affirmation de sa totale souveraineté sur l'ensemble du territoire. Mise en échec également par l'évolution politique du mouvement rebelle rejeté par la population et qui va de division en division éprouvant de plus en plus de difficultés à trouver une quelconque cohésion."

2) Trois thèses fondamentales dans le document gouvernemental

Thèse 1: "les parties importantes de l'Afrique sont caractérisé par l'instabilité et par des conflits violents."
Cette instabilité et ces conflits sont présentés comme des désastres et des catastrophes naturels. Il n'y a aucune analyse des causes économiques et politiques de l'instabilité et des conflits qui caractérisent l'Afrique. Parlons d'abord de l'instabilité qui caractérise le Congo depuis 1960. L'instabilité au Congo a commencé avec le renversement du gouvernement Lumumba et l'assassinat du premier ministre. Depuis 1960, la caractéristique principale du Congo est d'être dominé par l'Occident, d'être sous la domination économique, financière et politique des forces de l'impérialisme. Comme cette domination a pour but essentiel d'assurer les profits maximaux aux multinationales extérieures au Congo, elle doit nécessairement entrer en contradiction violente avec les aspirations et les besoins des grandes masses pauvres.
Il ne pourra jamais y avoir de stabilité structurelle au Congo aussi longtemps que ce pays reste sous la domination économique, financière, politique et militaire de l'impérialisme. L'impérialisme, pour régner au Congo, a besoin d'un socle congolais. Elle a besoin de s'appuyer sur une bourgeoisie dépendante, antipatriotique, qui est prêt à s'enrichir à côté de la bourgeoisie occidentale aux dépenses des masses populaires du pays.
L'histoire a prouvé que cette mince couche de grands bourgeois inféodés aux intérêts occidentaux doit nécessairement utiliser une violence souvent extrême vis-à-vis des masses populaires. On l'a vu sous Adoula à partir de 61, sous Tshombé à partir de 64, sous Mobutu à partir de 65, sous le multimobutisme à partir de 90.
Quand il faut gérer un pays de 50 million d'habitants vivant dans la pauvreté, le gérer de façon à assurer le maximum de profit aux multinationales étrangères et à une mince couche de grands bourgeois congolais, la violence anti populaire est nécessairement permanente.
Regardons maintenant les trois types de conflits fondamentalement différents que nous rencontrons au Rwanda et au Congo entre 1990 et 1999.
Depuis 1961 régnait au Rwanda une couche de grands bourgeois se réclamant de l'idéologie "hutiste", elle exploitait de façon féroce la grande masse de la population paysanne hutu et discriminait la population dite tutsi. Contre cette oppression et discrimination s'est levé le Front Patriotique Rwandais. Il a mené le combat contre le régime de Habyarimana sur un plate-forme démocratique et nationaliste. Le régime s'est lancé dans un des crimes les plus monstrueux de ce siècle: l'extermination de un million de Tutsi et de Hutu avec le soutien actif ou tacite de l'impérialisme français et de belge. Après la victoire du Front Patriotique on a vu que dans le nouveau régime, très vite une nouvelle minorité de bourgeois tutsi s'est emparés de tous les pouvoirs dans l'arme, dans l'économie et dans l'appareil de l'Etat. Elle constitue une couche très mince des éléments bourgeois vendus à l'Occident et s'enrichissant avec son soutien.
En 1996-1997 nous avons vu un autre conflit violent en Afrique centrale, la lutte de l'AFDL. C'était un mouvement de libération anti-mobutiste pour le peuple congolais et une lutte antifasciste en ce qui concerne la participation rwandaise et angolaise. Le Rwanda avait le devoir de mettre fin à la concentration des forces fascistes hutistes à ses frontières. Et l'Angola avait un intérêt vitale à renverser Mobutu qui a toujours été le protecteur de l'UNITA.
A propos de cette lutte violente antimobutiste, les forces impérialistes se sont divisés, les américains soutenant l'effort pour en finir avec la dictature de Mobutu. Ils avaient l'espoir de pouvoir construire après le départ de Mobutu, un régime néo-coloniale, en gardant l'essentiel du personnel mobutiste, sous leur contrôle. La France plus liés au régime de Habyarimana, et au régime de Mobutuest restée aux côtés de Mobutu jusqu'à la fin. Elle a eu des contradiction importantes avec l'impérialisme américain pendant la marche de l'AFDL.
Aujourd'hui nous nous trouvons au Congo devant un conflit armée d'un tout autre caractère. La guerre déclenché le 2 août 1998 est essentiellement une guerre américaine dont le but est de mettre les mains sur les immenses richesses du sous-sol congolais et de briser la politique nationaliste de Kabila. Nous sommes en face d'une agression armée provoquée et entretenue par l'impérialisme américain dans le but d'empêcher que les richesses de Congo soient entre les mains des congolais et profitent en premier lieu à la population congolaise.

Thèse 2: "Le gouvernement belge intensifiera ses efforts en Afrique centrale pour relever les nouveaux défis dans le domaine de la maîtrise des conflits et de la construction de la paix."
Cette thèse part d'un préalable: la domination économique, politique, financière et militaire de l'Occident sur l'Afrique centrale sera maintenue et la grande bourgeoisie africaine, qui est liée à l'Occident et lui sert de socle, sera soutenue et défendue. Or ce sont là deux principales sources de tous les conflits et de toutes les guerres en Afrique.
Dans ces conditions, la politique de la Belgique consiste à maîtriser, contrôler, limiter ou briser les conflits qui sont inévitables. Est inévitable la lutte entre les fractions de la bourgeoisie et de la petite bourgeoisie congolaises qui chacune essaie de s'emparer des postes clés dans l'appareil de l'Etat pour s'enrichir au maximum dans un temps aussi bref que possible. Ces luttes prennent souvent la forme de putchs militaires ou d'insurrections. C'est à l'intention de ces classes et fractions de classes que le gouvernement belge tient son discours sur la "réconciliation" et la "démocratisation". Pour consolider la domination étrangère, l'Occident à intérêt que les différents fractions de la bourgeoisie congolaise s'entendent et acceptent des règles du jeu communs, qu'elles acceptent les règles de partage du pouvoir et de l'alternance du pouvoir. La "démocratie" signifie que les différentes fractions de la bourgeoisie peuvent s'enrichir à tour de rôle pourvu qu'ils défendent ensemble cette démocratie néo-coloniale contre toute tentative de la masse populaire de se débarrasser de la domination étrangère.
Ensuite il y a un second type de conflits inévitables, des confits plus fondamentaux que l'Occident doit maîtriser. Il s'agit du conflit entre les masses populaires et la domination étrangère. La "démocratie" doit pouvoir empêcher les masses populaires de lutter et de se soulever pour leur survie et pour l'indépendance de leur pays. L'Occident a deux stratégies pour y réussir. D'abord une stratégie de violence, pour briser par la force armée et par les forces policières toute tentative de soulèvement révolutionnaire de la population du Congo.
C'est à ce propos que le gouvernement belge propose à l'avenir de faire profiter le gouvernement congolais de son expérience en ce qui concerne la réforme du système policier. Or nous savons qu'en Belgique la police unique vers lequel notre pays a évolué est une police anti-populaire, extrêmement centralisée, disposant de moyens sophistiqués et de méthodes perfectionnés pour contrôler, espionner et mater la population.
Ensuite il y a une seconde méthode pour maîtriser le conflit qui naît nécessairement de l'oppression de la masse par l'impérialisme, c'est la méthode politique et psychologique. Cette méthode est axé sur les notions de "démocratie" et "d'Etat de droit". Il s'agit d'organiser des élections soi-disant démocratiques dans des conditions où l'argent, le soutien étranger et l'appui de certaines forces rétrogrades nationales déterminent l'issu. Des élections de ce type sont le meilleur moyen pour légitimer la dictature néo-coloniale et le pouvoir de la grande bourgeoisie inféodée à l'impérialisme.
Les masses opprimées et exploitées peuvent "librement" voter pour une multitude de partis qui représentent les intérêts de l'impérialisme, de la grande bourgeoisie locale et de certaines forces de la petite-bourgeoisie. Si après ces "élections démocratiques", les masses osent s'insurger contre les conditions de vie devenues impossibles, la répression violente et l'intervention militaire auront une "légitimité" internationale.

Thèse 3: "La stabilité structurelle axige des structures politiques dynamiques et représentatives qui sont capables de gérer pacifiquement les processus de changement."
Les "processus de changement" sont un autre terme pour la "globalisation" ou, pour parler plus clairement, de la récolonisation.
L'Occident exige la libéralisation des importations, permettant ainsi à la production du monde impérialistes d'écraser et d'éliminer les industries et les entreprises congolaises.
L'Occident exige des conditions optimales pour des investissements occidentaux en Afrique, et elle impose en même temps des programmes de privatisation. Ce qui revient à dire que les noyaux essentiels de l'économie nationale et les richesses du sous-sol retombent aux mains des multinationales étrangères, comme du temps de la colonie. L'Occident impose les diktats du FMI qui déterminent la politique budgétaire du gouvernement. L'Occident prône un démantèlement progressif des Etats africaines ce qui rend impossible toute résistance organisée des opprimés contre la mainmise de l'impérialisme et contre la ré colonisation. Et finalement l'impérialisme impose des formes de recolonisation militaire. L'Occident veut former des unités d'élite dans différentes armées africaines, unités qu'il pourra utiliser dans des opérations de maintien de l'ordre et d'intervention contre des mouvements sociaux et contre des mouvements insurrectionnels. Ces forces africaines deviendront une force des mercenaires au service des intérêts de l'Occident.
Voilà les "changements" qu'il fut pouvoir "gérer pacifiquement" grâce à … la démocratie! La bourgeoisie belge et européenne sait parfaitement qu'une "stabilité structurelle" durable au Congo est impossble dans les conditions de la domination néo-coloniales. C'est pourquoi elle se prépare à la répression et à des interventions militaires.
Nous touchons ici à l'essentiel de la "démocratie"telle qu'elle est prôné par l'impérialisme en Afrique. Il s'agit d'une mascarade de démocratie dont les acteurs sont uniquement des éléments de la grande bourgeoisie locale et d'une fraction de la petite-bourgeoisie qui veut se hisser au niveau des grands bourgeois. C'est une démocratie qui sert à faire passer toutes les mesures de recolonisation voulues par l'impérialisme, tout en empêchant les masses populaires de se révolter et de lutter contre la trahison nationale.
En fait, un stabilité structurelle n'est possible qu'à condition que les pays africains reconquièrent leur indépendance et leur souveraineté et qu'ils soient capables d'utiliser les richesses de leurs sous-sols et de leurs terres, d'utiliser le potentiel humaine qui est le leur, au profit d'un développement autocentré axé sur les besoins des populations pauvres. Il n'y aura de stabilité structurel qu'au moment où les pays africains et le Congo auront la froce de traiter d'égal à égal avec les pays occidentaux dans des rapports basés sur le principe des avantages réciproques.

3) L'agenda du peuple congolais et celui du gouvernement belge

Celui qui veut la paix doit dénoncer les agresseurs
Le gouvernement Verhofstadt promet de pratiquer une politique plus active et plus cohérente envers l’Afrique et le Congo.
Sa politique va se faire en deux phases : d'abord une phase de ´partenariat vers la paix ™ aussi longtemps que la guerre continue, ensuite une phase de ´partenariat dans la paix et la stabilité structurelle ™. Pendant cette période de guerre nous observerons l'attitude du gouvernement et du peuple congolais et ses objectifs et ensuite nous allons les comparer aux objectifs du gouvernement belge.
Voyons d’abord quels sont les objectifs essentiels du peuple et du gouvernement congolais aussi longtemps que dure la guerre. Ces objectifs se trouvent dans la Résolution 1234 du Conseil de Sécurité, adoptée le 9 avril 1999.
La résolution de l’ONU rappelle ´le principe de l'inviolabilité des frontières nationales des Etats africains ™. Elle rappelle ensuite ´le droit naturel de légitime défense individuelle et collective ™. Plus loin elle ´réaffirme que tous les Etats ont l'obligation de respecter l'intégrité territoriale, l'indépendance politique et la souveraineté nationale de la République Démocratique du Congo … et qu'ils sont notamment tenus à s'abstenir de recourir à la menace ou à l'emploi de la force. Tous les Etats doivent s'abstenir de toute ingérence dans les affaires intérieures des autres Etats." Le Conseil de sécurité de l'ONU ´déplore … que des forces d’Etats étrangers demeurent en République du Congo dans des conditions incompatibles avec les principes de la Charte des Nations Unies et demande à ces Etats de mettre fin à la présence de ces forces non-invités et de prendre immédiatement des mesures à cet effet."
On comprend que le peuple et le gouvernement congolais commencent à être énervés puisqu'il y a une décision formelle qui date depuis presque neuf mois, mais les ´forces non-invitées ™ n’ont pas encore bougé d’un pouce. Au contraire, les agresseurs ont encore renforcé leur présence militaire et augmentée la quantité de leurs armes lourdes.
Aujourd’hui, l'objectif principal du peuple congolais et du gouvernement est donc de mettre les agresseurs dehors.
Tout dépend de cela. En effet, depuis une année on constate que la ´rébellion ™ est une fiction, qu’elle est tellement divisée qu’au moment où les agresseurs doivent se retirer, elle s'effondrera complètement. Alors, dès que les agresseurs auront quitté le territoire congolais, il sera facile de réaliser une entente nationale sur des questions clés qui sont la tenu des élections dans un délai rapproché et l'adoption d'un projet de constitution et sa soumission à un référendum national.
Le peuple congolais qui poursuit ces objectifs, n'ignore pas que les agresseurs ont pu mépriser une résolution formelle de l'ONU parce qu'ils ont le soutien des Etats-Unis. Les Congolais savent que les Etats-Unis soutiennent les agresseurs dans leurs refus d’appliquer la résolution 1234 et qu’ils laissent durer l'agression et le pillage du Congo. Ils le font dans l’intention d’imposer un débat national où le gouvernement Kabila sera mis en minorité et où on pourra renverser le gouvernement nationaliste par une sorte de coup d'Etat parlementaire. Ils font aussi durer cette guerre d'agression pour réaliser la partition de fait du Congo. Et font durer l’occupation pour que l'ONU puisse s'installer au Congo dans des conditions qui permettent aux Américains de s'ingérer dans les affaires intérieures du Congo et d’isoler Kabila et son gouvernement.
Mais tout le peuple congolais comprend que si les agresseurs s'installent dans la durée, le Congo se retrouvera dans la situation de l'Angola et aura une guerre qui n'en finit pas et qui causera des destructions et des morts innombrables. C'est une perspective que le peuple veut éviter à tout prix. Le peuple comprend qu'il lui faudra concentrer toutes ses forces pour bouter dehors les agresseurs et pour réaliser ce que la Résolution de l'ONU a décidé : le départ des ´forces non-invitées ™.
Il y a un accord de plus en plus large parmi les Congolais sur quatre points décisifs. D’abord, il faut renforcer l'armée nationale. Puis, il faut intensifier la guerre populaire dans les territoires occupés. Ensuite, il est nécessaire de mener une campagne pour l’éveil patriotique pour que la population soutienne l'armée et les Forces d’autodéfense populaire et qu'elle se prépare à l'éventualité que les agresseurs fassent des nouvelles percées dans l'avenir. Et finalement, il faut renforcer l'unité de tous les patriotes congolais autour du président Kabila parce qu'il est le seul garant, dans les conditions actuelles, de l'unité, de l'indépendance et de la souveraineté du Congo. Kabila est en effet le moteur principal pour la mobilisation militaire et politique de toutes les forces vives du Congo qui veulent mettre fin à l’agression et l’occupation.

Partenariat avec qui?
Voyons maintenant la politique que le gouvernement belge se propose d'adopter pendant cette période de guerre au Congo.
Il a l’intention de libérer plus de moyens financiers pour satisfaire les besoins les plus urgents dans les domaines où la situation est catastrophique, les domaines social et économique.
Deux : le gouvernement belge veut développer un partenariat avec ´les acteurs congolais de la paix ™, pour ´la maîtrise de conflits ™ et pour ´l’organisation de concertations dans les zones de conflits ™.
Cela implique que le gouvernement belge s'oppose aux objectifs du peuple et du gouvernement congolais, qu’il ne veut apporter aucune aide aux efforts du gouvernement et du peuple congolais pour mettre dehors l'agresseur dans les délais les plus courts.
L'effort du gouvernement belge ira aux soi-disant ´acteurs de la paix ™, c'est le soutien aux forces qui parlent de la ´paix ™ dans un esprit de capitulation et qui paralysent les efforts de défense. C'est un soutien aux forces qui disent soutenir ni Kabila, ni les rebelles et qui veulent profiter de la guerre d'agression pour renverser Kabila et le gouvernement de salut public pour les remplacer par un gouvernement du type Conférence nationale souveraine. Cette politique "ni les rebelles, ni Kabila" contribue à paralyser l'effort de guerre et à faciliter la progression des agresseurs.
Ensuite, le gouvernement belge affirme qu'il va libérer financiers pour soutenir ´des acteurs qui défendent les droits de l'homme™. Mais si le gouvernement belge veut réellement défendre les droits de l'homme au Congo, il est évident que la principale action à entreprendre est de soutenir les forces qui veulent mettre les agresseurs hors du Congo. Puisque les violations flagrantes et révoltantes des droits de l'homme sont essentiellement liées à l'agression et à l'occupation des territoires congolais. A l’Est du pays, les occupants rwandais et ougandais tuent, massacrent, affament la population, détruisent les installations industrielles et les infrastructures, pillent les richesses du pays, sabotent les soins médicaux et les campagnes de vaccination et causent des morts par dizaines de milliers. Comment le gouvernement belge peut-il ne pas soutenir le gouvernement légal du Congo dans ses efforts pour libérer le pays et mettre fin à ces violations criantes des droits de l'homme criantes ?
Le gouvernement belge prétend soutenir les forces qui défendent un ´ Etat de droit ™. Mais alors il lui faut soutenir la principale force qui défend l'Etat de droit au Congo, c’est-à-dire le gouvernement légal. N’est-ce pas évident qu’il ne peut pas y avoir un ´Etat de droit ™ dans un pays occupé qui a perdu son indépendance et sa souveraineté ? C'est le gouvernement de Kabila qui se bat pour le premier principe d'un Etat de droit : ne pas être soumis à l'agression, à l'occupation et au pillage de ses richesses.

De l'aide piégée
Après la première phase du partenariat, viendra une seconde, lorsque la paix sera rétablie. Le gouvernement belge se propose à ce moment d'augmenter de façon substantielle la coopération et le soutien financier au Congo.
Il promet son soutien au processus de reconstruction, mais il s’agit d’un soutien conditionnel, marqué par une tendance très nette à l'ingérence dans les affaires intérieures du Congo. Le gouvernement belge se propose de ´la réconciliation nationale ™ et ´l’institutionnalisation de la démocratie ™. Dans le langage de l'Occident, cela signifie réconciliation entre les nationalistes et les différents partis pro-occidentaux qui ont fait le beau temps sous le mobutisme. Or la revendication du peuple congolais pour l’après-guerre n'est pas du tout une ´réconciliation ™ mais la tenue d'élections démocratiques qui donneront une majorité qui gouvernera sur base d’un programme précis soutenu par le peuple.
Quant à ´l’institutionnalisation de la démocratie ™, le peuple congolais craint fort que l’Occident dictera une fois de plus quelles sont les formes de ´démocratie ™ qui conviennent en Afrique. Concrètement : une démocratie faite à la taille des forces pro-impérialistes, à la taille de ceux qui ont de l'argent et qui ont des relations à l'étranger. Une démocratie où la masse pauvre de la population est exclue. Or, le gouvernement congolais actuel est à la recherche de formes de démocratie populaire, adaptées à la réalité congolaise et il a fait les premières expériences dans l’organisation de Comités du pouvoir populaire.
Ensuite le gouvernement belge veut soutenir les ´efforts pour une intégration régionale ™. Or, le principe essentiel du gouvernement congolais est celui de l'indépendance nationale du Congo, de la collaboration et avec les pays qui respectent cette indépendance et qui s'abstiennent de s'ingérer dans les affaires intérieures du Congo. Aujourd’hui la formule ´intégration régionale ™ est prônée par les Etats-Unis, par le Rwanda et par l'Ouganda pour pouvoir rattacher, dans le domaine économique, les provinces du Kivu et la Province Orientale à l’Ouganda et au Rwanda.
Troisièmement, le gouvernement belge se propose de libérer des moyens financiers pour aider à ´réformer le secteur de la sécurité ™ au Congo. Plus particulièrement la Belgique propose de vendre la capacité et l'expertise belges dans le domaine des ´réformes de la police et de la justice ™. On sait que ces réformes en Belgique ont renforcé le caractère répressif et anti-populaire des services policiers qui sont maintenant concentrés dans une police unique pratiquement incontrôlable.

4) Comment juger la nouvelle politique du gouvernement libéral, social-démocrate et écologiste vis-à-vis du Congo ?
Il faut se rappeler que pendant les dernières années de Mobutu, la Belgique s'était pratiquement retirée des affaires congolaises et que pendant les deux premières années du gouvernement, la Belgique a participé au boycott économique de ce pays.
Le Congo était déjà détruit à la fin de la période mobutiste. A la sortie de la guerre actuelle, le Congo sera véritablement ruiné. Il aura besoin de partenariats avec des pays étrangers, entre autres occidentaux, partenariats basés sur des relations d'égalité, sans ingérence et basées sur le principe des avantages réciproque.
Il est clair que le peuple et le gouvernement congolais sont très bien disposés par rapport à la Belgique. Les mauvais souvenirs de l'exploitation et l'oppression coloniale se sont dissipés à la mesure que le temps est passé et surtout à mesure que le mobutisme à crée une misère et une oppression qui ont dépassé les affres de la colonisation. De cette colonisation, le peuple congolais veut retenir aujourd'hui surtout la construction des routes, d'infrastructures, d'entreprises, d'écoles, d'infrastructures médicales etc. En plus, depuis 35 ans le peuple congolais a fait l'expérience que des puissances comme la France et les Etats-Unis forment une plus grande menace pour le Congo que la Belgique qui est un petit pays affaibli. Il n'y a pas de doute que la décision du gouvernement belge de se montrer plus actif vis-à-vis du Congo et de libérer des moyens plus substantiels sera bien accueillie.
Cette nouvelle politique est surtout l’œuvre des deux forces qui sont entrées récemment au gouvernement.
Il y a d'abord les écologistes qui depuis 1990 s'opposent à Mobutu et au Mobutisme et qui ont soutenu les efforts de la Conférence Nationale souveraine. Parmi les écologistes, il y a des responsables qui sont prêts à écouter sans préjugés les forces nationalistes qui veulent reconstruire le Congo.
D'autre part, il y a les libéraux qui, au nom de l'intérêt du patronat belge, ont été les premiers a exiger que la Belgique renoue avec le Congo. Il faut dire que les partis libéraux en Belgique sont les seuls à avoir la nostalgie coloniale. Ils ont toujours été les défenseurs les plus acharnés de l'œuvre coloniale et celui depuis Léopold II jusqu'en 1960. Ce sont les libéraux qui ont soutenu avec force les sécessions du Katanga et du Sud-Kasaï. Ils se sont acharnés le plus contre le gouvernement de Lumumba. Ce sont les partis libéraux qui, en '94 déjà, voulaient renouer avec Mobutu.
Mais quelle que soit la motivation idéologique et financière des libéraux pour intensifier les relations avec le Congo, il n'y a pas de doute que le gouvernement et le peuple congolais soutiendra tout rapprochement entre le Congo et la Belgique.
L'intérêt nouveau pour le Congo sera concrétisé dans trois domaines.
D'abord, le nouveau gouvernement a décidé d’augmenter le budget de l'aide au développement pour le Congo, le Rwanda et le Burundi. Deuxièmement, le gouvernement a décidé de renforcer les sections administratives qui s'occupent de l'aide au développement de ces trois pays. Et troisièmement, des mesures organisationnelles spéciales sont prises : le gouvernement nommera un émissaire spécial qui sera chargé de diriger et de coordonner les efforts de la Belgique en Afrique centrale. Cet émissaire sera assisté par un expert de la coopération hautement qualifié qui devra renforcer les capacités de la Belgique d’analyser les problèmes de la région.
Faisons une dernière remarque. Le peuple et le gouvernement congolais ont en général beaucoup d'illusions sur la marge de manœuvre dont dispose la Belgique dans les conditions internationales d'aujourd'hui. En effet, le nouveau gouvernement situe sa nouvelle politique africaine dans le cadre plus globale de l'Europe, de l'Occident et des institutions financières internationales comme le FMI.
Le gouvernement belge soutient avec beaucoup de force le sommet Europe-Afrique qui aura lieu dans l'année 2000 et espère qu'une ´politique européenne plus actives et cohérente ™ sera définie dans les années à venir pour l'Afrique en général et l'Afrique centrale en particulier. Ensuite le gouvernement belge souligne qu’après le rétablissement de la paix au Congo, il faudra une plus grande coopération et coordination au sein de la communauté internationale pour ce qui concerne l'aide au Congo. Le mot ´communauté internationale ™ signifie ici : l'Europe et les Etats-Unis.
Troisièmement, le gouvernement belge prône une concertation avec les institutions financières internationale dont le FMI pour ´définir la conditionnalité de l'aide budgétaire à apporter à l'avenir aux pays de l'Afrique centrale ™.
Et finalement la Belgique soutient les mesures de recolonisation militaires qui sont préparées aujourd'hui aussi bien par les Etats-Unis que par la France. Le programme gouvernemental appuie explicitement les initiatives qui s'appellent African Crisis Response Initiative, pour ce qui concerne les Etats-Unis et le projet appelé Renforcement de la capacité africaine du Maintien de la Paix, organisé et financé par la France.