
Déclaration
de la Coordination des Forces Nationalistes Révolutionnaires
à l’occasion de l’An 1 de l’Accord global
17 décembre 2002 - 2003
Ce
gouvernement à majorité mobutiste-rebelle,
imposé par des forces étrangères, n'est pas le
nôtre!
Combattons
l'occupation continue du Kivu par les troupes rwandaises !
Empêchons
les agresseurs et rebelles de provoquer la guerre civile à Kinshasa
!
N'acceptons
jamais l'impunité pour les agents de Kagame et Museveni, pour
les criminels et génocidaires !
Préparons-nous
à faire triompher lors des élections
la ligne patriotique de Lumumba, Mulele et Kabila!
Unissons-nous
autour du Président Joseph Kabila
pour restaurer la souveraineté et la paix
et défendre le nationalisme de Mzee !
Introduction
1e
partie
Le
combat entre révolution et contre-révolution, entre nationalisme
et néocolonialisme : 1996 - 2003
De
la guerre de libération à la guerre d'agression
L'Accord
de Lusaka, le produit de l'agression
Mbeki
à Sun City : dépouiller Joseph Kabila de tout pouvoir…
L
'Accord global et inclusif de Pretoria… qui fragilise le Congo
et exclut le peuple
2e
partie
Sauver
tout l'héritage nationaliste de Mzee Kabila
1.
Le patriotisme doit triompher. Il n'y a pas de "réconciliation"
possible entre les nationalistes et les chefs rebelles et mobutistes,
partisans du néocolialisme.
2.
La paix se gagne ! Mobilisons-nous contre les tentatives de Kagame et
Museveni de continuer l'agression et l'occupation.
3.
Non à l'impunité ! Tous les patriotes doivent mener un
combat politique contre les forces néocoloniales du RCD, du MLC
et du MPR.
4.
Défendre la vie du Président Joseph Kabila, empêcher
un coup d'état militaire à Kinshasa.
Prenez
contact avec nous. Rejoignez-nous en signant cette Déclaration.
Premiers
signataires
En juillet 2003, les Etats-Unis et l'Afrique du
Sud ont réussi à imposer au peuple congolais un gouvernement
à soixante têtes et à majorité rebelle-mobutiste.
C’était le résultat des Accords de Pretoria, imposé
au Congo il y a exactement un an, le 17 décembre 2002.
Les forces étrangères avaient amené à Sun
City et Pretoria une majorité appartenant à vieille classe
politique pourrie, renforcée par quelques jeunes arrivistes,
pour décider de l'avenir du pays.
Contre l'avis de l'écrasante majorité du peuple congolais,
Bush et Mbeki ont placé à la tête de l'Etat des
hommes qui ont assassiné Lumumba, Mulele et Kabila, qui ont ruiné
et ravagé le pays sous Mobutu, qui ont aidé les agresseurs
rwando-ougandais dans leurs massacres et pillages !
Aucun patriote ne peut croire que des politiciens, qui en France ou
en Belgique seraient considérés comme des traîtres
et des criminels, vont apporter la paix, l'indépendance et la
souveraineté.
Les kabilistes ont fait des concessions humiliantes pour mettre fin
à la guerre. Tout le peuple est reconnaissant au président
Joseph Kabila pour avoir tout fait pour que la guerre d'agression cesse.
Mais rappelons aussi que l'Accord global et la Constitution de la Transition
affirment que si les troupes rwandaises et ougandaise ne quittent pas
le territoire congolais, toutes les autorités, du Président
jusqu'aux responsables locaux, ont le devoir de défendre par
les armes l'indépendance et la souveraineté du Congo.
La Coordination des Forces Lumumbistes, Mulelistes et Kabilistes appelle
toute la population nationaliste à défendre l'héritage
de Mzee, à dénoncer les mobutistes et rebelles partout
où ils pointent le nez, à se préparer à
les chasser comme des chiens lors des élections de 2005.
Retour
1e
partie
Le
combat entre révolution et contre-révolution, entre nationalisme
et néo-colonialisme : 1996 - 2003
De
la guerre de libération à la guerre d'agression
En apparence,
les Etats-Unis ont réalisé aujourd'hui la stratégie
qu'ils avaient fixée en 1996 pour le Congo. Ils voulaient éliminer
un Mobutu devenu encombrant et nuissible, et "renouveller"
leur personnel néocolonial au Congo. Lors de la marche des troupes
de l'AFDL, les Américains prônaient la formule : un gouvernement
composé d'un tiers de mobutistes, un tiers d'opposants-anciens
MPR et un tiers nationalistes. Le but était de minoriser à
tout prix les nationalistes, pour ensuite pouvoir les corrompre, marginaliser
ou éliminer.
A aucun moment, les Américains ont imaginé que les jeunes
soldats de Laurent Désiré Kabila, appuyés par les
alliés, pouvaient prendre Kinshasa et former un gouvernement
à majorité nationaliste. Depuis l'élection de Lumumba,
les Etats-Unis n'ont jamais accepté qu'un gouvernement nationaliste,
prennant au cœur les intérêts nationaux du Congo et
de ses masses populaires appauvries, puisse gouverner.
Juste avant la victoire de l'armée de libération de Mzee,
face au danger de voir s'installer un pouvoir nationaliste, les Etats-Unis
ont encore tenté d'imposer une Présidence à trois
têtes : une formule 1 + 1 + 1, un triumvirat composé de
N'gbanda, Kamanda et Kabila… Aujourd'hui nous avons la formule
'amélioré' de 1 + 4.
Déjà avant l'entrée victorieuse de Kabila à
Kinshasa, les Etats-Unis et l'opposition mobutiste ont combattu les
forces lumumbistes-kabilistes. Ils les ont taxés de "génocidaires"
des Hutu, alors que, selon les témoignages de Aldo Ajello, le
représentant de la Communauté Européenne et du
responsable américain Herman Cohen, tout le monde savait que
les tueries de Hutu au Congo étaient l'œuvre exclusive de
l'armée rwandaise.
Mzee Kabila, qui a très vite rétabli la sécurité
à Kinshasa, maîtrisé l'inflation et élaboré
un Plan Triennal réaliste pour la reconstruction du pays, a immédiatement
été calomnié comme "dictateur".
Or, il avait garanti qu'il y aurait des élections en 1999, et
il était décidé à les organiser…
Parce que les Etats-Unis savaient que Mzee Kabila était en train
de réussir et que l'écrasante majorité du peuple
le soutennait, Clinton a décidé de déclencher la
guerre d'agression du 2 août 1998.
Il était sûr que ses alliés rwandais et ougandais
allaient vaincre les FAC en quatre à cinq semaines.
Mais l'intervention de pays africains nationalistes, l'Angola, le Zimbabwe
et la Namibie a brisé l'élan des agresseurs. L'intervention
de la jeunesse kinoise dans les quartiers de Masina, Ndjili, Kimbanseke
et autres, puis des jeunes mai mai dans les territoires occupés,
a mis les agresseurs en échec.
La guerre de résistance s'est installée dans la durée.
Il y avait un équilibre relatif des forces.
Le jour de l'agression, le 2 août 98, l'opposition néocoloniale
au régime nationaliste s'est divisée en deux : une opposition
armée, dite 'rébellion' et en une opposition 'politique'.
Le peuple se rappelle qu'aux moments où les patriotes de Masina,
Ndjili et Kimbaseke s'attaquaient mains nues aux agresseurs et rebelles,
Tshisekedi a écrit dans un Mémorandum à l'ONU:
"Il n'y a aucune raison défendable d'envoyer à
la mort la jeunesse de notre pays dans le conflit pour un problème
politique principalement interne à la RDC qui peut être
résolu autour d'une table de négociation." Depuis
le 2 août 1998, les oppositions armée et non-armée
à Mzee Kabila ont entretenu des relations suivies et elles avaient
le même programme : éliminer Kabila et le pouvoir nationaliste.
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L'Accord
de Lusaka, le produit de l'agression
En juin 1999,
les Etats-Unis et le Rwanda ont concentré des masses d'armes
nouvelles devant Mbuji Mayi et amené des milliers de soldats
en renfort. Ils ont placé Kabila devant le choix: ou bien signer
l'accord injuste et anti-congolais de Lusaka, ou bien assister à
la prise de Mbuyi Maji par les troupes de Kagame. Le contrôle
des diamants du Kasaï aurait permi à Kagame de payer sa
guerre jusu'à la prise de Kinshasa.
L'Accord de Lusaka est un document injuste, anti-congolais, imposé
par les Etats-Unis, l'Afrique du Sud et le Rwanda et basé sur
le mensonge que le Congo n'est pas la victime d'une agression, mais
qu'il y a un "conflit interne" entre "deux parties congolaises".
Kabila a dû signér ces accords inacceptables pour gagner
du temps.
Et très vite, on a assisté à un spectacle insolite:
les deux agresseurs, le Rwanda et l'Ouganda se sont livré une
première guerre sur le sol congolais. Ayant raté les diamands
du Kasaï, Kagame exigeait sa part de l'or et du diamant de la Province
Orientale et du Nord Kivu… Deux autres guerres entre agresseurs
ont suivi et le monde entier a pu vérifier ainsi que le Congo
était bel et bien la victime d'une agression flaggrante et d'une
occupation cruelle et d'un pillage monstre… A l'ONU, la grande
majorité des pays a apporté son soutien à la cause
de l'indépendace du Congo.
L’Accord de Lusaka imposait au Congo arbitrairement un "nouveau"
régime où les mobutistes et rebelles auront la majorité
: l'Accord de Lusaka constituait le programme d’un coup d’état
« parlementaire » contre le pouvoir nationaliste de Mzee
Laurent-Désiré Kabila.
Le International Crisis Group, est un groupe de recherches sur l'Afriquec
centrale patronné par de hautes personnalités des Etats-Unis
et de l'Union Européenne. Le 16 mars 2001, ce prestigieux groupe
d'analystesa avoué que l'Accord de Lusaka a été
imposé pour éliminer les nationalistes du pouvoir à
Kinshasa. Voici ce qu'il écrit : « Le Président
congolais a été contraint de signer l’Accord de
cessez-le-feu de Lusaka qui avait comme but de réaliser son écartement
du pouvoir ». « La configuration des discussions tracée
dans l’Accord de Lusaka a été dessinée expressément
pour renverser le régime de Laurent Kabila, le Président
de l’époque, en le forçant de négocier sur
une base d’égalité avec ses nombreux opposants.
Le même sort attend son fils Joseph, s’il entre dans le
Dialogue. »
A Lubumbashi, le Parlement nationaliste vota en août 2000 une
résolution déclarant l'accord de Lusaka caduc. Ca tournait
très mal pour les agresseurs et leur patron américain.
A ce dernier, il ne restait qu'un choix : assassiner le grand nationaliste
Kabila, comme ils ont assassiné, quarante années plus
tôt, Lumumba…
Aujourd'hui encore, le 17 décembre 2003, certains Congolais ne
veulent pas avouer et comprendre que l'Accord de Lusaka était
un accord injuste, anti-congolais, imposé par la force et le
chantage. Or, aujourd'hui, même des hommes de l'establishment
américain nous disent toute la vérité sur Lusaka
!
Ed Marek a été un officier des renseignements de l'armée
de l'air américain. Il a été un ennemi féroce
de Mzee Kabila et un partisan de l'agression du 2 août 1998.
Mais aujourd'hui il avoue simplement la vérité…Ed
Marek , Congo Vision, 6 janvier 2003, interviewé par Sylvestre
Ngoma : "L'Accord de Lusaka et celui de Prétoria de
2002 sont mauvais pour le peuple congolais. Les Accords légitiment
l'invasion rwandaise et ougandaise et l'occupation et je trouve cela
inacceptable. Ces Accords ne reconnaissent pas non plus qui ont été
les victimes de cette guerre, et les victimes, ce sont le peuple congolais
et l'état souverain du Congo.
Les soi-disant rebelles congolais ne sont pas des rebelles, mais des
bureaucrates cooptés par les gouvernements de l'Ouganda et du
Rwanda et utilisés par eux comme des marionnettes. Ils n'ont
pas de base populaire. Ce sont, à mes yeux, des traîtres
et leurs activités traîtresses ont provoqué l'agonie,
la mort, le déplacement de millions de Congolais. C'est abominable
que certains les reconnaissent comme une force politique au Congo, et
je suis choqué qu'ils ont trouvé des postes de responsabilité
dans le nouveau gouvernement de transition."
Après 4.000.000 de morts congolais, après des pillages
montant à des centaines de millions de dollars, tout patriote
reconnaît que son pays est agressé et qu'il faut par tous
les moyens obliger les agresseurs de partir inconditionnellement.
Le soi-disant "dialogue inter-congolais", a été
basé sur ce mensonge du "conflit interne" dont les
différentes forces congolaises étaient invitées
à "dialoguer" pour un partage du pouvoir.
Après l'assassinat de Mzee Kabila, qui était la force
motrice du mouvement nationaliste, Joseph Kabila se trouvait dans une
situation de faiblesse. Il n'avait plus les moyens de continuer la résistance
armée à l'agression et il a dû se battre essentiellement
sur le terrain de la lutte diplomatique, il a dû accepter de négocier
dans le cadre de l'accord injuste de Lusaka. Retour
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Mbeki
à Sun City : dépouiller Joseph Kabila de tout pouvoir…
C’est
bel et bien un coup d’état « parlementaire »
que Mbeki a organisé en mars-avril 2002 à Sun City en
Afrique du Sud, en rassemblant une majorité de mobutistes, de
rebelles et d'opposants au nationalisme. Les participants ont été
sélectionnés par des hommes politiques étrangers
comme Masire. Les seuls élus par le peuple, les présidents
des CPP, ont été écartés. En Afrique du
Sud, différents services secrets ont approché les participants,
beaucoup d'argent a été dépensé pour acheter
les consciences. La mise sous tutelle étrangère s'exprimait
aussi dans le refus d'organiser le Dialogue à Kinshasa, où
le peuple pouvait observer et contrôler le déroulement.
On comprend pourquoi les impérialistes ne voulaient pas que ce
"Dialogue" ait à Kinshasa, le peuple affamé
ne devait pas voir comment se comportaient ceux qui parlaient en ce
nom : pour cette comédie de "dialogue entre Congolais",
Américains et Européens ont déboursé au
total 14 millions dollars !
Pendant 44 jours, le RCD, le MLC et une partie de l’opposition
ont tenté de faire table rase de toutes les institutions congolaises
que Mzee Kabila a laissées.
Fort de l'appui des Etats-Unis et de l'Afrique du Sud, le RCD s'est
montré particulièrement arrogant. Ruberwa a osé
dire à la Commission politique : « L’armée
rwandaise restera au Congo tant qu’elle le voudra. Elle n’a
pas été vaincue par une autre armée. »
Il a aussi annonçé que les massacres de Kasika et de Makobola
et toutes les autres tueries resteront impunies ! Il dit le 1 avril
: « Nous ne nous reconnaissons ni de massacres, ni de crime
de guerre ».
A Sun City, on a "dialogué" sous le chantage permanent
des rebelles et de leurs alliés de l'opposition. Le RCD-Rwanda
se disait prêt à relancer la guerre d’agression sous
prétexte d’un « soulèvement congolais »,
juste comme le 2 août 1998. Ruberwa a dit : « Si les
travaux venaient d’accoucher d’une souris, il appartient
au peuple congolais d’user de toutes sortes de pressions pour
se rendre justice ».
D'ailleurs, dans la nuit du 11 au 12 avril, l’UDPS annonçait
à Sun City que si Joseph Kabila reste à la tête
du Congo, elle prendra « l’engagement ferme et solennel
de procéder à la création d’une branche armée
afin d’accélérer la réalisation de ses objectifs
» ! C'est lors du dialogue "inter-congolais" en
Afrique du Sud que Tshisekedi a eu, à Johannesburg, des discussions
intenses avec deux des plus proches collaborateurs de Kagame: Mazimhaka
et Karegaya. C'est là aussi qu'il annonça que ses partisans
avaient décidé de prendre les armes…. Le peuple
congolais voulait la paix, Tshisekedi voulait lancer une nouvelle "rébellion"
au Kasaï avec l'aide du Rwanda…
Selon le Plan que Mbeki a soumis à Sun City, Joseph Kabila pouvait
« conférer les distinctions honorifiques, octroyer la remise
des peines aux prisonniers, recevoir les lettres d’accréditation
et signer les lois ». Textuellement !
Le véritable pouvoir était aux mains d’un Conseil
d’Etat «l’autorité exécutive la
plus élevée en ce qui concerne les questions de la Transition
et des élections». Il s’occupait du «
processus de l’unification du territoire et des armées
des belligérants ». Il comprenait quatre membres.
D'abord le président Joseph Kabila, dépouillé de
l'essentiel de son pouvoir et qui perdait aussi le commandement suprême
de l'armée ! Ensuite, un vice-président du RCD, Onosumba
ou Ruberwa, chargé du ministère de la défense,
de l'intérieur et des services de sécurité! Rappelons
que Kagame fût, à l'époque, également "vice-président",
mais il disposait de l'armée et des services secrets et était
le véritable homme fort du Rwanda…
Les deux autres membres du Conseil d'Etat étaient Bemba pour
le MLC et un Premier ministre qui devait appartenir à l’opposition.
Pour Mbeki et Kagame, ce serait Tshisekedi.
Le International Crisis Group, a affirmé que Kagame voulait obtenir,
à travers le Plan Mbeki, "un contrôle large sur
la vie politique et militaire congolaise"… D'ailleurs,
Mbeki avait d'abord soumis son plan "pour approbation au gouvernement
rwandais. Il satisfaisait d'ailleurs les aspirations du RCD 'au-delà
de leurs espérances."
Le Plan Mbeki était un plan américano-rwando-sud-africain
pour marginaliser les nationalistes et placer le pouvoir aux mains des
rebelles et de leurs alliés «opposants politiques».
Rappelons
qu'aussi bien le MLC que le RCD-Goma "étaient venus
à Sun City avec comme agenda commun et prioritaire de faire remplacer
Joseph Kabila pendant la transition".
Mais Jean-Pierre Bemba, l'homme des Ougandais, pouvait difficilement
accepter la prédominance du RCD-Rwanda sur le Congo. Il changeait
de tactique et se ralliait à Joseph Kabila… dans l'intention
de devenir l'homme fort du Congo !
Une nouvelle proposition rallia la majorité des délégués.
Joseph Kabila restait Président, chef de l'état et commandant
suprême des forces armées. Bemba devenait Premier ministre,
chef du gouvernement et président du conseil des ministres.
Cette formule obtint le soutien de la Communauté européene,
mais étaient combattue par les Etats-Unis qui voyaient l'influence
de Kagame au Congo mise en cause…
Le front Kabila-Bemba contre l'ennemi principal a affaibli et marginalisé
le RCD et le Rwanda. Les nationalistes l'ont soutenu, tout en gardant
la plus grande méfiance envers le criminel qu'est le chef de
bandes armées Bemba. Il n'y avait pas lieu de parler d'un "Front
pour la Patrie" avec un homme co-responsable pour la mort
de plus de 3.500.000 Congolais. Retour en haut
L'Accord
global et inclusif de Pretoria… qui fragilise le Congo et exclut
le peuple
Puis, le
duo Mbeki-Bush est revenu en force avec une nouvelle formelle : 1 plus
4. Un Président et quatre vice-présidents. La proposition
1 plus 4 a été imaginée par Kagame et endossée
par Mbeki et les Américains et Britanniques. C'est une formule
jamais vue dans l'histoire politique, elle a été inventée
pour installer des conflits permanents à la direction du Congo,
ce qui fragilisera encore plus un Etat déjà extrêmement
faible. Il s'agit aussi d'imposer un gouvernement très divisé
entre des intérêts opposés, ce qui rend très
facile aux puissances hostiles au Congo nationaliste de recruter des
agents à la tête de l'Etat. La formule 1 + 4 est le garant
d'incessantes luttes d'intérêt, de coups bas, de sabotages,
elle facilitera l'infiltration d'agents secrets de toutes les puissances
hostiles au Congo indépendant.
Un petit exemple récent le montre bien. Début décembre
2003, l'ANR a voulu arrêter Hubert Ollangue, haut personnage du
MLC, au Grand Hôtel où il occupait quatre chambres. Membre
des institutions de la transition, ce personnage a coûté
en trois mois 20.000 dollars à l'état… Aux Kinois
appauvris et affamés, ce détail montre bien la réalité
de la "démocratie" néocoloniale… En fait,
Ollangue, un des chef du MLC, est un haut officier de Sassou se faisant
passer comme citoyen de la R.D.C. Il a dirigé des soldats de
Sassou sur le front de l'Equateur. Il donnait des ordres aux haut responsables
du MLC. Lorsque l'ANR venait l'arrêter, il a téléphoné
à Bemba qui envoya sa garde. Elle a violemment tabassé
les agents de l'ANR et les a illégalement amené à
la maison de Bemba. Or, Bemba est vice-président et l'ANR est
un des services de la République qu'il doit soutenir et protéger.
Mais Bemba a eu un comportement qui le rend absolument indigne pour
son rang. Cet exemple montre comment "1 + 4" facilite
les manœuvres et complots de pays hostiles, in casu Brazzaville
où Sassou Ngouesso espère que son homme, Bemba, prendra
un jour le pouvoir à Kin !
L'Etat congolais est déjà extrêmement faible et
fragilisé. Ceux qui ont voulu installer la confusion totale au
sommet de l'Etat avec 1 président et 4 vice-présidents,
avaient l'intention de créer les conditions de son effondrement.
Alors les forces étrangères pourront s'emparer sans résistance
des milliards de dollars qui dorment dans le sous-sol congolais.
Il faut dire aussi que les négociateurs du gouvernement ont fait
preuve d'une incompétence grave en acceptant qu'il y ait deux
fois plus de rebelles que de représentants du gouvernement légal
et légitime de Kinshasa ! Les rebelles n'ont pratiquement aucun
soutien populaire, mais ils ont deux fois plus de vice-présidents,
ministres et parlementaires que le pouvoir nationaliste. Il est invraisemblable
que le gouvernement a accordé une double représentation
à la rébellion qui est responsable pour la mort de 4.000.000
Congolais et le pillage des richesses nationales pour un montant de
10 milliards de dollars, selon le commissaire général
du gouvernement, le professeur Twaremba.
En général, l'Union Européenne comprend que le
Congo, complètement ravagé par Mobutu d'abord et par la
guerre d'agression-occupation rwando-ougandaise ensuite, est devenu
un Etat extrêmement fragile. Elle n'est pas pour la formule 1
+ 4, elle comprend qu'actuellement seul Joseph Kabila est capable de
réaliser la stabilité dont le Congo a besoin pour relancer
son économie.
La classe politique américaine est divisée en deux tendances:
l'une comprend la nécessité d'une stabilité que
seul Joseph Kabila peut assurer. Elle est consciente que les rebelles
sont des criminels dont le peuple ne veut pas. Elle est prête
à sacrifier ces individus impopulaires. Elle prend ses distances
du régime belliciste de Kagame et s'oppose à la continuation
des agressions et des pillages au Congo.
L'autre tendance
craint l'émergence d'un régime nationaliste fort et veut
continuer à affaiblir le pouvoir de Joseph Kabila. D'où
sa préférence pour la formule 1 + 4.
Aux Etats-Unis, il y a toujours des forces qui verraient d'un bon œil
que des troubles éclatent à Kinshasa, créant ainsi
un prétexte pour une intervention décisive des forces
de l'ONU - c'est-à-dire des Etats-Unis - dans les affaires intérieures
congolaises.
En plus, aux Etats-Unis, les partisans de la division du Congo, jugé
"trop grand pour être bien géré"
restent toujours très actifs. Ils continuent à nourrir
les tendances séparatistes au Bas-Congo, au Kasai, au Katanga
et au Kivu.
Une tendance importante du pouvoir américain continue à
considérer Kagame comme son principal chien de garde pour contrôler
l'Afrique centrale. En mars 2003 Kagame a reçu un accueil exceptionnel
à Washington, reçu par tous les plus grands: Bush, Cheney,
Rumsfeld et Rice. Washington a fait placer Kagame parmi les meilleurs
gestionnaires de l'Afrique, ce qui lui donnera accès à
de nouveaux crédits. Kagame a encore voulu améliorer son
image de "chien de garde" des Etats-Unis en soutenant à
fond la guerre d'agression criminelle contre l'Irak. Retour
en haut
2e
partie
Sauver tout l'héritage nationaliste de Mzee Kabila
La Coordination
des Forces Nationalistes Révolutionnaires, fidèle à
l'héritage de Lumumba, Mulele et Kabila, met en avant quatre
tâches cruciales pour restaurer et sauvegarder l'indépendance,
la souveraineté, l'unité et la paix au Congo.
1.
Le patriotisme doit triompher. Il n'y a pas de "réconciliation"
possible entre les nationalistes et les chefs rebelles et mobutistes,
partisans du néocolialisme.
Les grands
mobutistes avaient pris la fuite devant la révolution populaire
du 17 mai 1997, emportant les fortunes colossales qu'ils ont amassées.
Les chefs du MPR ont investi une partie de leurs fonds dans la rébellion-agression.
Certaines grandes vedettes du MPR sont devenues chefs de la rébellion-agression
: l'ancien premier ministre MPR, Lunda Bululu, actuellement MLC, a été
à la tête du RCD-Rwanda et le général Ilunga
Shamanga le chef de l'armée rebelle.
Aujourd'hui, nous trouvons 15 mobutistes "gros calibre"
dans le gouvernement. Ensemble avec les agents rwandais, ils dominent
le RCD-Rwanda : l'ancien bras droit de Mobutu, Banza Mukalay, est au
gouvernement pour le RCD, son complice Ondekane, MPR-FAZ, est ministre
de la "Défense", Joseph Mudumbi, MPR et membre du noyau
dur pro-rwandais, gère le Portefeuille.
Le MLC est le plus grand dépotoir de mobutistes. Il a placé
Tambwe Mwamba, François Mwamba, José
Endundu, Omer Egwake et José Engwanda dans le nouveau gouvernement.
Du côté "Opposition", nous trouvons
également une belle brochette de grand mobutistes : Nzuzi wa
Mbombo, Kisimba Ngoy, Diomi Ndongala, Kamanda wa Kamanda…Trente
et un mobutistes et rebelles constituent la majorité du gouvernement…
Le peuple, qui a jubilé lorsque Kabila a mis fin à 37
années de règne de Mobutu et des mobutistes, s'exclame
aujourd'hui : "Ces gens qui ont tout détruit, vont encore
revenir nous commander ? Nous n'en voulons plus !"
Le peuple doit prendre courage et être déterminé
à imposer sa volonté contre les nombreux défenseurs
du néocolonialisme placés aujourd'hui à la tête
de l'Etat par les Etats-Unis et leurs alliés sud-africains et
rwandais.
La grande leçon de l'histoire congolaise, payée avec le
sang de nos héros et le sang de millions de simples Congolais,
est celle-ci : jamais les puissances impérialistes n'ont accepté
que le Congo soit indépendant et souverain et ils ont toujours
utilisé des traîtres congolais pour imposer leur domination.
L'histoire amère du Congo nous apprend qu'il ne peut jamais y
avoir "réconciliation" et "consensus"
entre les partisans de l'indépendance et les laquais du
néocolonialisme.
En 1959-60, il y avait un semblant d'unité entre les jeunes politiciens
qui réclamaient l'indépendance. Mais en réalité
une lutte acharnée s'est développée dès
le 4 janvier 1959 entre les partisans de l'indépendance politique
et économique, (Lumumba, Mulele, Mpolo, Mbuyi, Kashamura et Gizenga)
et ceux qui se contentaient d'une "indépendance" purement
formelle et qui se positionnaient déjà pour être
une bourgeoisie compradore, servant les intérêts étrangers.
Des hommes comme Iléo, Delvaux, Bolikango, Kamitatu, Mobutu et
Kasavubu étaient déjà des agents
du colonisateur belge et ils ont mené une campagne virulente
contre Lumumba.
Dix jours avant l'indépendance, le 19 mai 1960, Kasavubu fut
nommé formateur par le colonisateur. Dans le gouvernement qu'il
a formé, il n'y avait aucun membre du MLC-Lumumba, ni du PSA
Mulele-Gizenga ! C'était déjà un gouvernement d'agents
néocoloniaux recrutés dans l'Abako, le PNP, le Conakat,
le PUNA et le MLC-Kalonji.
Et tous ces
hommes ont soutenu l'agression belge du 10 juillet 1960 contre le Congo
nationaliste de Lumumba !
Tous ces laquais du néocolonialisme faisaient des discours sur
la "réconciliation entre frères"… mais
ils ont exécuté Lumumba, Mpolo et Okito, ils ont assassiné
Antoine Tshimanga, Emmanuel Nzuzi, Mbuyi, Finant, Muzungu, Elengesa
et tant d'autres patriotes révolutionnaires…
En 1968, Bomboko s'est rendu à Brazza pour que les autorités
livrent le grand patriote Pierre Mulele à Mobutu.
Bomboko claironna que Mobutu voulait la "réconciliation"
avec Mulele, Bengila et les autres nationalites révolutionnaires.
Mais au camp Kokolo, les hommes de Mobutu ont coupé Mulele, vivant,
en morceaux : ils lui ont arraché les yeux, coupé les
bras et les jambes…
En 1973, Mobutu a assassiné le vice-président du PRP,
Gabriel Yumbu, l'adjoint de Laurent Kabila. En 1985, le secrétaire
général du PRP, Kibwe Cha Malenge, fut exécuté…
Ainsi, nous savons ce que le mot "réconciliation"
veut réellement dire dans la bouche des mobutistes…
Plus récemment, dès la victoire des forces nationalistes
le 17 mai 1997, nous avons entendu les Tshisekedi, les Kengo wa Dondo
et les Tambwe Mwamba dénoncer "l'exclusion"
et la "nouvelle dictature" et prôner la "réconciliation"
et "l'union nationale". Après le 2 août
1998, ces messieurs se sont alliés à Kagame et Museveni
dans leur effort de renverser le pouvoir nationaliste. Quelle "réconciliation"
ont connu ces millions de Congolais, morts sous les coups des agresseurs
et leurs rebelles-mobutistes? Les chefs rebelles et mobutistes ont jubililé
au moment de l'assassinat de Mzee Kabila : où était alors
leur fameuse "réconciliation"?
Aujourd'hui, avec le retour des mobutistes et l'arrivée des rebelles,
nous assistons à une nouvelle phase dans la lutte acharnée
entre la grande bourgeoise congolaise qui est au service des puissances
impérialistes, et les masses congolaises dont les nationalistes
révolutionnaires sont les porte-parole.
Les paroles
hypocrites d'un Bemba ou d'un Ruberwa sur la "réconciliation"
ne doivent pas faire oublier que ces messieurs traitent Joseph Kabila
comme un criminel! En effet, Ruberwa a déclaré en juin
2003 au représentant de la Communauté Européenne
: "Nous sommes d'accord que les criminels de guerre doivent
être traduits en justice. Or, cela concerne principalement Kinshasa
qui est le principal responsable de la crise en Ituri". Bemba
aussi a déclaré qu'il est "évident que
Kinshasa est responsable des tueries en Ituri à cause de son
soutien aux milices lendu." Les deux groupes de rebelles nient
donc que l'agression continue des troupes de Kagame est l'unique cause
des troubles sanglantes en Ituri. Ils continuent à soutenir Kagame
et à combattre Joseph Kabila comme ils ont combattu Mzee.
Bemba a également déclaré : "Avec Joseph
Kabila, la Communauté internationale a créé un
monstre. Nous demandons des sanctions personnalisées contre lui.".Un
monstre, il faut l'abattre…
Il n'y a
pas de doute : pour le MLC et le RCD-Rwanda, Joseph Kabila est l'homme
à éliminer pour qu'ils puissent arracher le pouvoir suprême
et restaurer intégralement le régime néocolonial
anti-populaire que le Congo a subi sous Mobutu…
Leur "réconciliation"
est un mot qu'ils utilisent pour endormir le peuple et tromper sa vigilance.
Il ne peut y avoir de "réconciliation" entre
le bien et le mal, entre le bon Dieu et le diable !
Néanmoins,
les nationalistes révolutionnaires acceptent le mot "réconciliation"
dans un sens précis : à condition que tous les soldats
rwandais quittent le territoire congolais, les nationalistes cesseront
la lutte armée contre les traîtres à la Patrie,
pour se situer au niveau de la lutte politique pacifique. C'est la forme
de la lutte qui change, mais pas son objectif. Les nationalistes révolutionnaires
considèrent que la lutte politique est le meilleur moyen pour
dénoncer et marginaliser les criminels qui ont servi de main-d'œuvre
aux agresseurs, qui ont aidé à tuer 4.000.000 compatriotes
et à piller des richesses du Congo pour des centaines de millions
de dollars.
Les nationalistes et les hommes du néocolonialisme peuvent aussi
se "réconcilier" dans une acceptation commune
d'élections démocratiques. Mais la vigilance doit être
maintenue, parce que les mobutistes et rebelles ont l'habitude de régner
par la force, la terreur, la corruption et la manipulation. Ils n'ont
jamais voulu des élections où les masses peuvent réellement
imposer leurs intérêts et leurs représentants authentiques.
Tous les patriotes doivent se mobiliser sans relâche pour dénoncer
les "rebelles" responsables de l'agression et du
génocide et leurs alliés mobutistes. Seule la mobilisation
de toutes les masses populaires et de tous les intellectuels patriotiques
pourra assurer que les rebelles et mobutistes soient rejetés
par le peuple tout entier lors des élections.
Aucun Congolais, et surtout aucun intellectuel, ne doit trahir la mémoire
des 4.000.000 victimes, pour quelques poignées d'argent que distribuent
aujourd'hui les chefs du RCD, du MLC et du MPR !
Tout en dénonçant les traîtres, les nationalistes
révolutionnaires saluent les anciens chefs de la rébellion,
comme Zaïdi Ngoma, Wamba dia Wamba, Etienne Ngangura et d'autres
qui ont demandé pardon au peuple et qui se sont engagés
dans la lutte contre l'agression-occupation. Retour
en haut
2.
La paix se gagne ! Mobilisons-nous contre les tentatives de Kagame et
Museveni de continuer l'agression et l'occupation.
Depuis le
2 août 98, nous entendons Kagame nier un jour que ses troupes
opèrent au Congo, pour l'écouter le lendemain justifier
sa présence militaire en RDC en utilisant mensonges et prétextes.
Il n'y a pas de doute qu'il persévéra dans l'occupation
et le pillage.
En prévision de l'application de l'Accord Inclusif, Kagame a
pris des mesures pour simplement changer la forme de l'agression: elle
est menée maintenant par des officiers rwandais qui encadrent
des troupes composées de Hutu rwandais et de mercenaires congolais.
Mais à chaque moment crucial, l'armée rwandaise intervient
directement pour leur "venir en aide".
D'ailleurs le Rapport du Conseil de Sécurité sur les pillages
du Congo, N° S/2002/1146 du 16 octobre 2002 disait déjà
dans son Point 16 : "Sylvain Mbuki a réorganisé
l'armée du RCD. Il a intégré de larges groupes
de soldats rwandais dans l'Armée Nationale Congolaise (ANC) et
dans les Local Defense Forces. La plupart des unités de l'ANC
ont des officiers rwandais. Beaucoup de soldats hutu de l'Armée
rwandaise n'ont pas quitté le Congo. Ils ont reçu de nouvelles
uniformes congolaises et ils ont été versés dans
l'ANC".
Mbuki est un des principaux agents de Kagame. C'est lui qui a annoncé
le 3 août 1998 : "Au nom des troupes gouvernementales,
nous dénonçons le régime. Nous, l'armée
de la RDC, nous avons pris la décision d'enlever le pouvoir au
Président Kabila". Ainsi donc, la soi-disant "rébellion"
a d'abord été présentée comme un coup d'état
! C'est une honte nationale que cet individu, un des principaux collaborateurs
de Kagame et de James Kabarebe, commandera désormais l'armée
de terre !
Le troisième Rapport de l'ONU affirme aussi : "Un grand
nombre de passeports congolais ont été donnés à
des officiers rwandais qui restent dans des endroits stratégiques";
"Des Hutu rwandais qui servaient dans l'APR ont reçu des
uniformes congolais et ont été intégrés
comme des Hutu congolais" dans l'armée rebelle…
Onusumba déclara vouloir intégrer 40.000 soldats rebelles
dans les FAC… Il est évident que l'intention est d'envoyer
des milliers de soldats rwandais à Kinshasa pour préparer
un coup d'état. Et un porte-parole du RCD a dit le 9 novembre
2002 que Joseph Kabila est un "charognard" et un
"pilleur" et que le peuple doit "se soulever"
contre son pouvoir "fasciste"!
Le général
Habyarimana, ancien ministre de la Défense de Kagame, a pris
la fuite le 29 mars 2003 et il a confirmé ces informations :
"Tous les principaux cadres du RCD sont des Rwandais. Leurs
véhicules et moyens logistiques viennent de Kigali. La Banque
Mondiale donne des fonds pour démobiliser les Interahamwe, mais
beaucoup de ces Hutu ont été versés par Kagame
dans l'APR et envoyés au Congo. Les officiers que le RCD intégrera
dans l'armée congolaise seront presque tous des Rwandais."
Le 8 juin 2003, le RCD-APR ont occupé Kanyabayonga et quatre
autres localités du Nord Kivu avec l'appui de 3 hélicoptères
lance-flammes rwandais, ensuite ils ont occupé Lubero et ont
marché sur Butembo et Béni. Cette opération montre
parfaitement les liens réels entre le RCD-Rwanda et l'armée
de Kagame
Lé
dernier rapport de l'ONU affirme que la guerre d'agression et d'occupation
par l'armée rwandaise continue de plus fort. Voici quelques extraits
de la partie censuée… mais que certaines forces opposées
à la guerre ont divulgés… Nous citons intégralement
certaines révélations de ce rapport.
"7.
La stratégie rwandaise consiste à mettre de grandes parties
de territoires à l'Est du Congo sous son influence et contrôle,
spécialement dans les provinces du Nord et Sud Kivu."
"8.
L'APR joue encore un rôle important mais très discret dans
les opérations de l'Armée Nationale Congolaise (RCD),
y compris dans ses structures de commandement et de contrôle.
… Ceci est accompli à travers plusieurs officiers rwandais
qui sont commandants des brigades et à travers l'officier de
liaison qui assure la coordination avec l'APR."
"9.
Dans l'Est de la RDC, les camps d'entraînements de l'APR restent
actifs. L'APR est responsable pour la formation dans le domaine des
Renseignements et dans les fonctions de commandement et contrôle."
"13.
La milice de Serufuli est utilisée comme un instrument pour faciliter
la déstabilisation et de bloccage effective de la réunification."
Le point
14 cite une lettre datée du 30 juin 2003 de Serufuli, adressée
à James Kabarehe: "Je soutien votre excellente idée
d'assurer la sécurité et la bonne cohabitation inter-ethnique
dans notre province du Nord Kivu par le déploiement de vos éléments
à travers toute la province et l'imposition de notre politique
dans le territoire de Lubero et de Beni."
Ajoutons
que ce rapport note que l'Ouganda continue aussi ses ingérences
au Congo. Le point 48 dit que pour l'Ouganda, "le contrôle
de l'Ituri, jadis un des districts les plus prospères du Congo,
est l'objectif primaire."
Le rapport
de l'ONU affirme aussi que le MLC, qui est inféodé aux
régimes ougandais et brazzavillois, continue à recevoir,
à Kinshasa, des armes !
Le point 57 dit: "La direction du MLC a reçu à
Kinshasa des livraisons clandestines d'armes par bateau à partir
de Brazzaville début août 2003, renforçant son propre
arsennal."
Depuis le
début de l'agression, Kagame n'a trouvé que deux "arguments"
pour justifier la justifier : il s'agit de la présence d'Interahamwe
et des massacres de Tutsi congolais.
Le Rapport de l'ONU du 16 octobre 2002 cite dans son Point 68, un témoin
Interahamwe : "Depuis deux ans, nous ne nous battons pratiquement
plus avec l'armée rwandaise. Ils ne sont pas ici pour nous traquer,
comme ils prétendent. J'ai vu comment ils creusent l'or et le
coltan".
Selon la
nouvelle Constitution, toute opération de l'armée rwandaise
au Congo sous prétexte de "traquer les Interahamwe"
devra désormais être traitée comme un acte d'agression
et combattu comme telle.
A ce propos, les FAC ne peuvent plus permettre que les milices du RCD-Rwanda
fonctionnent comme un instrument "congolais" de la
politique belliciste de Kagame. Rappelons qu'en avril 2003, la Monuc
avait réuni à Lubero plus de 3.000 Interahamwe qui acceptaient
de rentrer au Rwanda. Mais le RCD a mené des attaques dans le
but de disperser ces hommes et d'empêcher leur rapatriement. La
Monuc a dénoncé à ce propos le RCD.
Fin mars 2003 encore, Mazimhaka, le bras droit de Kagame, a déclaré
: "Nous soutenons politiquement l'offensive du RCD et nous
le soutiendrons militairement si nécessaire en raison de l'alliance
entre Kabila et les Interahamwe." C'est dire que Kigali continuera
a utiliser le prétexte des Interahamwe pour mener des opérations
au Congo.
Le rapport
de décembre 2003 de l'ONU confirme que cette tactique de l'utilisation
d'Interahamwe pour justifier l'agression permanente, continuera : "47.
Le Rwanda renforce de façon délibérée les
ex-FAR - Interahamwe en infiltrant des officiers de l'APR dans les unités
ex-Far - Interahamwe."
Nous pouvons
aussi nous attendre à ce que Kagame, pour pouvoir revenir "officiellement"
au Congo, organisera lui-même des massacres de Tutsi congolais.
En mars 1999, un chef de village, Samson Muhizi, a déjà
accusé les Rwandais d'avoir organisé un masscre chez lui,
en faisant passer les agresseurs pour des "maï maï".
Les provocations de ce genre ont été nombreuses.
A la mi-avril 2003 encore, l'armée rwandaise a poussé
à des affrontements à Bukavu entre Mudundu 40 et le RCD,
deux groupes armés qu'elle contrôle. Kagame organise ainsi
des provocations sanglantes pour accréditer la thèse que
le Kivu est ingouvernable sans la présence "pacificatrice"
de l'armée rwandaise ! Lorsque les bandes de Mudundu 40, majoriairement
composées de Bashi, ont attaqué Bukavu le 5 avril 2003,
neuf attaquants ont été arrêtés. Ils ont
avoué que l’attaque était faite sur ordre de Kigali
et que l'intentiion était de tuer sélectivement des Tutsi.
Un officier du banyamulenge a pris la parole lors de l'enterrement de
soldats banyamulenge tombés dans les combats : "Je rend
hommage aux enfants tombés. Le coup avait été préparé
par nos alliés…".
Tous les
patriotes du Kivu doivent être vigilants envers les intrigues
et complots de Kagame. Nous encourageons tous les Tutsi nés au
Congo à suivre l'exemple de Müller Ruhimbika qui a dénoncé
l'agression des la première semaine, et du commandant Masunzu
qui combat par les armes les troupes de Kagame depuis janvier 1999.
Depuis mai 2003, des contacts fructueux ont été noués
à Minembwe entre les Banyamulenge de Masunzu et Aron, et les
principaux chefs maï maï. Ces liens doivent être renforcés
pour le combat politique et militaire, jusqu'à ce que le dernier
soldat rwandais soit chassé du territoire congolais.
S'il faut continuer à s'opposer par tous les moyens àl'occupation
continue par l'armée rwandaise à l'Est, il faut aussi
dénoncer les hommes politiques congolais qui restent "fidèles"
aux agresseurs ! Les extrémistes parmi les rebelles et opposants
continuent à dire publiquement qu'ils préparent le renversement
par les armes du régime nationaliste de Kinshasa.
Ainsi, la représentation de l’Alliance pour la Sauvegarde
du Dialogue en Europe, ASD en sigle, avait signé en novembre
2002 un véritable manifeste de guerre civile. Ce texte est signé
par l'UDPS (Tshipamba Mpuila), par le RCD (Kitenge
Yesu), par l'URR (le tristement célèbre Tshimbombo Mukuna),
le CDD (Nyindu Kitenge) et par le DPTN (Likiyo Lompela).
L’UDPS et autres y avouent avoir travaillé pour le compte
des Rwandais et de la rébellion déjà avant le déclenchement
de la guerre d’agression le 2 août 1998. En effet dans leur
déclaration publiée le 29 novembre 2002 Réf. ASD/E/DE/1/008/2,
ils déclarent: « Le nouvel ordre institutionnel, le
schéma 1 plus 4, est le couronnement du combat de l’opposition
armée et politique. C’est la victoire des forces démocratiques
sur celles de l’oppression et de la dictature ». Décidés
à prendre le pouvoir par la guerre, l’UDPS et ses alliées
du RDC, véritables mandataires des intérêts des
Rwandais, sont déterminés à démanteler les
FAC … "Le pouvoir maffieux de Kinshasa…garde jusqu'ici
une attitude belliqueuse et provocatrice. L'objectif est d'incorporer
les autres factions dans l'armée actuelle de Kabila, les FAK,
les Forces Armées Kabilistes, composées de milices privées
(Mai Mai, Interhamwe, ALIR et ex-Far – génocidaires) et
abusivement appelées FAC - Forces Armées Congolaises."
Le RCD et L'UDPS annoncent finalement leur volonté de prendre
coûte que coûte le pouvoir à Kinshasa par la force
et avec le concours du Rwanda: « A la longue, une crise de
forte intensité ne peut pas être évitée ».
« Les conséquences désastreuses de l’aggravation
de la crise nécessitant une solution urgente, radicale et définitive,
l’ASD prendra devant l’opinion nationale les responsabilités
que lui impose l’histoire ».
Une année
plus tard, ces traîtres au Congo maintiennent toujours cette position
pour laquelle ils devraient être poursuivis pour haute trahison,
selon la Constitution de la transition ! Voici ce que le nouveau rapport
de l'ONU de décembre 2003, dit. "17. Des rapports indiquent
que Etienne Tshisekedi prépare, avec le soutien et sur les conseils
du Rwanda, le lancement une rébellion au Kasaï oriental
pour déstabiliser le Gouvernement d'Union Nationale. La Rébellion
de Tshisekedi fait part d'un plan d'ensemble du Rwanda pour déstabiliser
le Gouvernement dans le but de continuer d'excercer le contrôle
sur les deux Kivu et peut-être aussi de faire rentrer l'APR en
RDC." Les points 19 et 20 du rapport mentionnent que depuis
juillet 2003 quarante deux cadres de Tshisekedi reçoivent de
l'entraînement en Afrique du Sud, pays qui fournit aussi les armes.
La Coordination
des Forces Lumumbistes, Mulelistes et Kabilistes exprime son total accord
avec la position défendue par le Chef de l'Etat, le 30 juin :
"La réunification, la pacification du pays, la restauration
de l’intégrité territoriale et le rétablissement
de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire
national ne sont pas négociables. C’est une question de
souveraineté, et par conséquent, aucune transaction n’est
concevable, nous avons le devoir d’aller jusqu’au bout."
Ceci implique que tous les membres des futures FAC, y compris les anciens
rebelles, ont le devoir de traquer et d'éliminer tous les soldats
rwandais que continueront à opérer en territoire congolais,
y compris dans les rangs de l'armée du RCD-Rwanda.
Ceci implique également que les milices de Serufuli et autres
doivent être immédiatement démantelées et
les ressortissants rwandais dont elles regorgent, renvoyés chez
Kagame.
Selon la Constitution, les hommes du RCD-Rwanda ont désormais
le devoir de combattre toute présence rwandaise au Congo. Ici
aussi, une certaine forme de "réconciliation" est
possible entre les nationalistes et leurs adversaires, "réconciliation"
sur base de l'acceptation commune de la Constitution qui stipule dans
son article 6: "Toutes les autorités centrales, provinciales
et locales ont le devoir de sauvegarder l'intégrité de
la République, la souveraineté et l'unité nationale,
sous peine de trahison ou de haute trahison." Selon la Constitution,
tout acte posé par les rebelles du RCD-Rwanda pour saboter la
défense du pays contre les troupes rwandaises, doit donc être
puni comme un acte de trahison. Retour en haut
3.
Non à l'impunité ! Tous les patriotes doivent mener un
combat politique contre les forces néocoloniales du RCD, du MLC
et du MPR.
Le RCD et
MLC sont nés en tant qu'organisations de traîtres à
la Patrie, mises sur pieds par Kagame et Museveni. Sans le soutien militaire
et financier du Rwanda, le RCD et le MLC auraient depuis longtemps été
vaincus par les FAC et les maï maï et chassés par toute
la population des autres territoires occupés.
Les dirigeants du MLC ont joué la carte rwandaise au début
de l'agression, pour se ranger ensuite sous les ordres de Museveni.
Récemment, ce dernier a encore déclaré : "Nous
avons soutenu des hommes comme Jean-Pierre Bemba pour qu’ils mettent
sur pied leur propre capacité. Lui a été le seul
capable de créer une force crédible. Nous avons aussi
tenté une coalition des forces de Bemba avec celles de l’Est,
de l’Ituri et du Nord-Kivu. Hélas, elles n’ont pas
su s’entendre."
Avec les millions de dollars gagnés grâce aux pillages
du Congo, Kagame et son RCD achètent maintenant des "opposants
aux deux Kabila" comme Tshisekedi, Kisombe, Tala Ngai, Boffasa
Djema et Katebe Katoto…
Au début de l'agression, le mobutiste Tambwe Mwamba, du MLC,
a déclaré à Kigali : "Je suis un des concepteurs
de la rébellion."… Le MLC a publié une
déclaration disant : "Nous avons pris les armes pour
un idéal. Après l'Accord inclusif nous continuerons par
des moyens politiques le combat pour le même idéal."
Le MLC et le RCD ont donc soutenu les agresseurs et sacrifié
4.000.000 de compatriotes pour un "idéal" qu'ils poursuivent
toujours… Cet "idéal" s'appelle simplement :
la restauration du régime néocolonial du temps de Mobutu
auquel les dirigeants du MLC comme ceux du RCD et du MPR sont toujours
fidèles.
Notons que le pillage des richesses, organisé par le Rwanda et
l'Ouganda et leurs agents congolais, continue jusqu'aujourd'hui. Les
points 30, 31 et 32 du Rapport de l'ONU de décembre 2003 mentionnent
que la "Congo Holding Development Compagny, qui s'occupe de
l'exploitation et de la vente de l'or, du coltan, du cassitérite
et de diamands, a été créé par Félicien
Ruchacha Bikumu et Gertrude Kitembo. Cette dernière a récemment
été nommée ministre de la Poste et des Télécommunications
à Kinshasa." Le rapport ajoute que des documents internes
du RCD-G parlent du CHDC comme de "notre entreprise".
Et il continue : "Le mari de madame Kitembo, monsieur Wa Ngera
Rukangira, est un conseiller du Président rwandais."
Aucun Congolais
qui veut honorer la mémoire des 4.000.000 de compatriotes morts
sous les coups de l'agression-rébellion, ne peut se "réconcilier"
avec les criminels et leur accorder l'immunité.
Les chefs rebelles et leurs patrons Kagame et Museveni sont des criminels
comme l'Europe en a connu lors de l'agression-occupation nazie en 1940-45.
En France, des traîtres qui ont collaboré avec l'occupant,
ont été exécutés et, 50 ans plus tard, d'autres
étaient encore recherchés, arrêtés et condamnés
! Au Congo, ce sont principalement les Etats-Unis, l'Afrique du Sud
et le Rwanda qui veulent imposer ces criminels à la tête
de l'état et de l'armée contre la volonté populaire.
En France, le général Pétain a été
un héros national de la première guerre mondiale. Mais
il a collaboré avec les agresseurs nazis en 1939-44 et a été
fusillé, comme des centaines d'autres collaborateurs. Cinquante
années après la guerre, la justice française arrête
encore des traîtres pour les juger et emprisonner. Mais aujourd'hui
au Congo, la "communauté internationale" a
imposé des traîtres et des agents rwandais à la
tête de l'Etat. Le Congo occupé a connu beaucoup plus de
morts que la France occupée. Mais là où, en France,
les grands collaborateurs ont été fusillés, au
Congo on les a imposés à la tête de l'Etat !
En Europe, celui qui nie le génocide des Juifs, commis il y a
un demi-siècle, va en prison. Mais au Congo, où nous avons
eu le plus grand génocide de l'histoire récente, les puissances
étrangères ont imposé à tous les niveaux
de l'Etat des criminels responsables de ce génocide ! C'est cela
le fond de l'Accord "inclusif" de Pretoria. Ceci est humainement
intolérable pour tous les patriotes qui continueront la lutte
politique pour démasquer ces criminels.
Mais aujourd'hui, même aux Etats-Unis, le vent tourne. Les crimes
des agresseurs et rebelles sont tellement répugnants qu'il est
impossible d'en cacher plus longtemps le caractère criminel et
barbare. Le 7 juillet 2003, dans une déclaration capitale devant
le Conseil de Sécurité de l'ONU, l'ambassadeur des Etats-Unis,
Richard Williamson, a utilisé des termes extrêment violents
et rares, pour dénoncer le MLC et son chef, Bemba.
Voici en quels termes l'ambassadeur américain a annoncé
la mort politique qui attend Bemba et une partie des responsables de
sa bande… "Le conflit sanglant au Congo est tragique.
Les pires actes imaginables, comme le cannibalisme, y ont été
commis. On estime que plus de trois millions de personnes sont mortes
à cause de cette guerre. Les chefs des différentes fractions
n'ont pas été capables de mettre fin à la brutalité
excessive de leurs troupes. Le mépris de la vie est révoltant,
les histoires de décapitations répugnantes. Nous avons
écouté les descriptions d'actes de torture, de viols,
de tueries et de cannibalisme de la part du MLC avec dégoût
et avec une profonde tristesse.
Ces actes cruels faisaient partie d'une campagne systématique
et horrifiante d'atrocités contre les civils. Nous exprimons
notre condamnation de ces actes horrifiants. Il y a eu un procès,
mais le gouvernement des E.U. est très déçu de
la façon inappropriée avec laquelle Jean-Pierre Bemba
et le MLC ont traîté les procès des suspects de
ces atrocités. Ces procès étaient biaisés,
il y a eu un mépris pour la nature grave de ces crimes, personne
n'a été accusée de crimes contre l'humanité
et de crimes de guerre."
Jean-Pierre
Bemba et le MLC sont ainsi accusés officiellement de crimes contre
l'humanité et de crimes de guerre!
Nous lançons un appel à former des équipes spécialisées
qui enquêteront sur tous les crimes économiques et tous
les crimes de sang que les mobutistes ont commis de 1960 à 1997,
et cela en partant des Rapports des Assassinats et des Biens Mal Acquis
de la CNS.
Nous appelons également à créer une Commission
d’Enquête pour réunir toutes les preuves sur les
crimes politiques et économiques et sur les crimes de sang commis
par les chefs rebelles.
Ces deux dossiers pourront servir devant un Tribunal congolais spécial
constitué sous la Troisième République. Comme lors
de la Conférence Nationale rendre imprescriptibles les crimes
économiques et de sang perpétré par les rebelles
et leurs complices infiltrés dans les rouages du pouvoir à
Kinshasa.
La Coordination
des Forces Nationalistes Révolutionnaires salue la position défendue
par le Chef de l'Etat, le 30 juin : "La justice, indépendante
et égale pour tous, jouera pleinement son rôle pour mettre
fin à l’impunité qui stimule les comportements anti-sociaux
et pour attribuer juste réparation aux victimes". Il
a affirmé qu'il n'y aura jamais d'amnistie pour "les
crimes de guerre, les crimes de génocide et les crimes contre
l’humanité".
La Coordination
des Forces Nationalistes Révolutionnaires appelle toutes les
organisations et tous les intellectuels patriotes à réunir
des témoignages sur les crimes commis par les rebelles et agresseurs.
C'est une partie essentielle du combat politique que tous les nationalistes
mèneront pendant la Transition contre les criminels du RCD-Rwanda
et du MLC. Les rebelles qui ont commis des crimes doivent être
jugés devant la justice congolaise.
La Coordination estime aussi que pendant la transition, nous devons
revenir sur un des rares acquis de la Conférence Nationale et
Souveraine : les dossiers "Biens mal acquis" et "Assassinats".
Monsengwo, Mobutu et le MPR ont délibérément empêché
le traitement de ces dossiers, quoique des témoignages accablants
aient été réunis contre des dinosaures du parti-état.
Rouvrir ces dossiers est essentiel pour mettre fin à la longue
tradition d'impunité. Retour en haut
4.
Défendre la vie du Président Joseph Kabila, empêcher
un coup d'état militaire à Kinshasa.
Le Président
Kabila a accepté le partage du pouvoir avec les rebelles comme
le prix à payer pour la paix et la réconciliation. Or,
le Congo n'a aucune garantie que Kagame se pliera à la paix et
la réconciliation. On se rappelle comment Kagame a pris le pouvoir
au Rwanda. D'abord Fred Rwygema, le principal dirigeant du FPR, patriote
et anti-impérialiste, a été tué au début
de la guerre par des hommes de Kagame. En 1993 il y a eu les Accords
d'Arusha qui ont permis à Kagame d'avoir des centaines de soldats
à Kigali. Cela lui a facilité la prise de pouvoir en juillet
94. Le grand journaliste Jean-Pierre Mugabe, Tutsi rwandais patriote,
a publié des témoignages qui montrent que c'est Kagame
qui a fait abattre l'avion de Habyarimana, sacrifiant ainsi des centaines
de milliers de Tutsi pour s'emparer du pouvoir.
Aux yeux de Kagama, la façon dont le "partage du pouvoir"
a été imposé à Kinshasa, montre que
le camp nationaliste est faible. Kagame complotera pour éliminer
le noyau nationaliste qui reste encore à la tête de l'Etat
congolais.
Des Banyamulenge anti-Kagame ont mis en garde leurs compatriotes : "Nous
avons des contacts avec des éléments du RCD. Ils nous
ont dit que le RCD amènera à Kinshasa beaucoup d'officiers
rwandais qui se feront passer pour Congolais. Kagame reste fidèle
à son schéma de 1994 lors de la prise du pouvoir à
Kigali. Là aussi, il avait pu 'légalement' introduire
600 militaires qui lui ont facilité la prise de pouvoir. Il faudra
vérifier l'origine de tous les militaires que le RCD présentera
pour être intégrés dans les FAC."
Dans l'Accord
de Pretoria, les Etats-Unis et l'Afrique du Sud ont imposé "un
partage intégral et solidaire des responsabilités dans
l'armée." C'est une position de soutien à l'agresseur
rwandais. Jamais dans l'histoire on a vu un pays attaqué, pillé
et ruiné par un agresseur, démanteler ses propres forces
de défense pour créer une nouvelle armée "intégralement
partagée" avec l'agresseur ! Toute politique militaire
est conçue en fonction des adversaires les plus probables. L'armée
de Kagame, épaulée par les Etats-Unis, est sans conteste
l'ennemi numéro un du Congo indépendant. Comment le Congo
peut-il "partager" son armée avec des forces inféodées
à son adversaire militaire principal ?
Kabarebe a déclaré que le RCD possède maintenant
"une armée de qualité, qui est de loin supérieure
aux FAC". Mais qui ignore que Kabarebe, à travers Sylvain
Mbuki et les officiers rwandais qui commandent le RCD, est le véritable
commandant en chef de l'armée du RCD ? Kabarebe créera
des prétextes lui permettant d'utiliser son "armée
qui est supérieure aux FAC" pour faire un coup d'état.
Le 3 juin, Ruberwa a confirmé cela en déclarant : "Nous
connaissons les forces et faiblesses du gouvernement. S'il continue
à distraire l'opinion, nous en tirerons toutes les conséquences"
- en langage clair : nous réglerons l'affaire par les armes !
Le coup d'état que préparent Kagame et le RCD-Rwanda aura
comme principal objectif l'assassinat du Président Joseph Kabila.
Il y a une indication très claire dans ce sens : cinq organisateurs
de l'assassinat de Mzee Kabila, condamnés à mort lors
du procès, ont maintenant été engagés par
le RCD!
M. Xavier Ciribanya Cirimwami a été nommé Gouverneur
du Sud-Kivu. Les Kivutiens l'appellent "Monsieur 19".
Il est le numéro 19 sur la liste des condamnés à
mort dans le procès Mzee Kabila. Ensuite, le major Bora, ancien
de la DSP et du SARM, a été promu par Kagame chef d'état-major
chargé des opérations. Bora a été un des
principaux exécutants de l'assassinat de Mzee !
Deux autres condamnés à mort dans le procès Mzee
Kabila, Birindi et de Bahati, ont été nommés lieutenant-colonel
par le RCD-Rwanda. Le dernier condamné que se trouve maintenant
chez Kagame est Ilala Bakhri, dit L'Héritier, Libanais et financier
de l'assassinat…
Le désordre qui doit suivre l'assassinat de Joseph Kabila, permettra
à Kagame d'avoir les mains libres au Kivu et de faire éclater
le Congo.
Le fait que Kagame ose engager en son service cinq coupables de l'assassinat
du Président congolais dans "son" Kivu, est
une indication qu'il fut effectivement un des principaux organisateurs
du crime du 16 janvier 2001… et que le président Joseph
Kabila est sans doute sa prochaine cible…
Mzee Kabila
a créé les CPP et les Forces d'Autodéfense Populaire,
pour que le peuple prenne en charge son propre développement
et sa propre sécurité. Il faut que tous les nationalistes
se mobilisent et organisent la vigilance pour que le peuple puisse protéger
le président Joseph Kabila et assurer ainsi l'avenir nationaliste
du Congo.Kinshasa
17
décembre 2003
La
Coordination des Forces Nationalistes Révolutionnaires / Lumumba
- Mulele - Kabila
La Coordination est ouverte à tous les partis nationalistes
révolutionnaires, à toutes les organisations et associations
patriotiques, à tous les individus qui partagent ses opinions.
Elle souligne l'urgence pour tous les partis et toutes les organisations
nationalistes et révolutionnaires de s'unir dans un seul Parti
nationaliste fidèle à tout l'héritage de Lumumba,
Mulele et Kabila et travaillant selon une même ligne et les mêmes
principes dans toutes les provinces parmi les travailleurs, les fonctionnaires,
les intellectuels, la jeunesse et surtout parmi les masses paysannes
de l'intérieur. Retour en haut
Prenez
contact avec nous. Rejoignez-nous en signant cette Déclaration.
Premiers
signataires :
1. Mayengo Kulonda et Jean-Paul Ilopi Bokanga : Association des Ecrivains
Révolutionnaires - 081 700 55 48
2. Kazanga Henri : Cadre de Concertation des Groupes Religieux et Culturels,
a.s.b.l. - 081 50 44 574
3. Jimmy Kikomi : Mouvement Socialiste Congolais
4. Issa Désiré : syndicat OTRAC
5. Gaston Otete Mboyo : Parti des Patriotes Lumumbistes Authentiques
6. Tshishimbi : Front Patriotique Drapeau Rouge
7. Jean-Baptiste Nkoy : Rassemblement du Peuple pour le Socialisme
8. Jorge Alves, Bruxelles, co-responsable des sites www.deboutcongolais.info
et www.deboutcongolais.be
9. Jean-Jacques Ngangweshe (Paris) et Mani Kisui Junior, (Bruxelles)
: Bureau d'Etude du Congo
10. Pius Katongola Mukenge : Cercle d'études M.L. Joe Slovo -
Front Congolais de Socialistes
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