En juillet 2003, les Etats-Unis et l'Afrique du Sud ont réussi
à imposer au peuple congolais un gouvernement à soixante
têtes et à majorité rebelle-mobutiste.
C’était le résultat des Accords de Pretoria,
imposé au Congo il y a exactement un an, le 17 décembre
2002.
Les forces étrangères avaient amené à Sun
City et Pretoria une majorité appartenant à vieille classe
politique pourrie, renforcée par quelques jeunes arrivistes, pour
décider de l'avenir du pays.
Contre l'avis de l'écrasante majorité du peuple congolais,
Bush et Mbeki ont placé à
la tête de l'Etat des hommes qui ont assassiné Lumumba,
Mulele et Kabila, qui ont ruiné et ravagé le pays
sous Mobutu, qui ont aidé les agresseurs rwando-ougandais dans
leurs massacres et pillages !
Aucun patriote ne peut croire que des politiciens, qui en France ou en
Belgique seraient considérés comme des traîtres et
des criminels, vont apporter la paix, l'indépendance et la souveraineté.
Les kabilistes ont fait des concessions humiliantes pour mettre fin à
la guerre. Tout le peuple est reconnaissant au président Joseph
Kabila pour avoir tout fait pour que la guerre d'agression cesse.
Mais rappelons aussi que l'Accord global et la Constitution de la Transition
affirment que si les troupes rwandaises et ougandaise ne quittent pas
le territoire congolais, toutes les autorités, du Président
jusqu'aux responsables locaux, ont le devoir de défendre par les
armes l'indépendance et la souveraineté du Congo.
La Coordination des Forces Lumumbistes, Mulelistes et Kabilistes
appelle toute la population nationaliste à défendre l'héritage
de Mzee, à dénoncer les mobutistes et rebelles partout où
ils pointent le nez, à se préparer à les chasser
comme des chiens lors des élections de 2005.
1e partie
Le combat entre révolution et contre-révolution, entre nationalisme
et néo-colonialisme : 1996 - 2003
De la guerre de libération
à la guerre d'agression
En apparence, les Etats-Unis ont réalisé aujourd'hui la
stratégie qu'ils avaient fixée en 1996 pour le Congo. Ils
voulaient éliminer un Mobutu devenu encombrant et nuissible, et
"renouveller" leur personnel néocolonial au Congo. Lors
de la marche des troupes de l'AFDL, les Américains prônaient
la formule : un gouvernement composé d'un tiers de mobutistes,
un tiers d'opposants-anciens MPR et un tiers nationalistes. Le but était
de minoriser à tout prix les nationalistes, pour ensuite pouvoir
les corrompre, marginaliser ou éliminer.
A aucun moment, les Américains ont imaginé que les jeunes
soldats de Laurent Désiré Kabila, appuyés
par les alliés, pouvaient prendre Kinshasa et former un gouvernement
à majorité nationaliste. Depuis l'élection de Lumumba,
les Etats-Unis n'ont jamais accepté qu'un gouvernement nationaliste,
prennant au cœur les intérêts nationaux du Congo et
de ses masses populaires appauvries, puisse gouverner.
Juste avant la victoire de l'armée de libération de Mzee,
face au danger de voir s'installer un pouvoir nationaliste, les Etats-Unis
ont encore tenté d'imposer une Présidence à trois
têtes : une formule 1 + 1 + 1, un triumvirat composé de N'gbanda,
Kamanda et Kabila… Aujourd'hui nous avons la formule 'amélioré'
de 1 + 4.
Déjà avant l'entrée victorieuse de Kabila à
Kinshasa, les Etats-Unis et l'opposition mobutiste ont combattu les forces
lumumbistes-kabilistes. Ils les ont taxés de "génocidaires"
des Hutu, alors que, selon les témoignages de Aldo Ajello, le représentant
de la Communauté Européenne et du responsable américain
Herman Cohen, tout le monde savait que les tueries de Hutu au Congo étaient
l'œuvre exclusive de l'armée rwandaise.
Mzee Kabila, qui a très vite rétabli la sécurité
à Kinshasa, maîtrisé l'inflation et élaboré
un Plan Triennal réaliste pour la reconstruction du pays, a immédiatement
été calomnié comme "dictateur".
Or, il avait garanti qu'il y aurait des élections en 1999, et il
était décidé à les organiser…
Parce que les Etats-Unis savaient que Mzee Kabila était en train
de réussir et que l'écrasante majorité du peuple
le soutennait, Clinton a décidé de déclencher la
guerre d'agression du 2 août 1998.
Il était sûr que ses alliés rwandais et ougandais
allaient vaincre les FAC en quatre à cinq semaines.
Mais l'intervention de pays africains nationalistes, l'Angola, le Zimbabwe
et la Namibie a brisé l'élan des agresseurs. L'intervention
de la jeunesse kinoise dans les quartiers de Masina, Ndjili, Kimbanseke
et autres, puis des jeunes mai mai dans les territoires occupés,
a mis les agresseurs en échec.
La guerre de résistance s'est installée dans la durée.
Il y avait un équilibre relatif des forces.
Le jour de l'agression, le 2 août 98, l'opposition néocoloniale
au régime nationaliste s'est divisée en deux : une opposition
armée, dite 'rébellion' et en une opposition 'politique'.
Le peuple se rappelle qu'aux moments où les patriotes de Masina,
Ndjili et Kimbaseke s'attaquaient mains nues aux agresseurs et rebelles,
Tshisekedi a écrit dans un Mémorandum à l'ONU: "Il
n'y a aucune raison défendable d'envoyer à la mort la jeunesse
de notre pays dans le conflit pour un problème politique principalement
interne à la RDC qui peut être résolu autour d'une
table de négociation." Depuis le 2 août 1998, les
oppositions armée et non-armée à Mzee Kabila
ont entretenu des relations suivies et elles avaient le même programme
: éliminer Kabila et le pouvoir nationaliste.
L'Accord de Lusaka, le produit
de l'agression
En juin 1999, les Etats-Unis et le Rwanda ont concentré des masses
d'armes nouvelles devant Mbuji Mayi et amené des milliers de soldats
en renfort. Ils ont placé Kabila devant le choix: ou bien signer
l'accord injuste et anti-congolais de Lusaka, ou bien assister à
la prise de Mbuyi Maji par les troupes de Kagame. Le contrôle des
diamants du Kasaï aurait permi à Kagame de payer sa guerre
jusu'à la prise de Kinshasa.
L'Accord de Lusaka est un document injuste, anti-congolais, imposé
par les Etats-Unis, l'Afrique du Sud et le Rwanda et basé sur le
mensonge que le Congo n'est pas la victime d'une agression, mais qu'il
y a un "conflit interne" entre "deux parties congolaises".
Kabila a dû signér ces accords inacceptables pour gagner
du temps.
Et très vite, on a assisté à un spectacle insolite:
les deux agresseurs, le Rwanda et l'Ouganda se sont livré une première
guerre sur le sol congolais. Ayant raté les diamands du Kasaï,
Kagame exigeait sa part de l'or et du diamant de la Province Orientale
et du Nord Kivu… Deux autres guerres entre agresseurs ont suivi
et le monde entier a pu vérifier ainsi que le Congo était
bel et bien la victime d'une agression flaggrante et d'une occupation
cruelle et d'un pillage monstre… A l'ONU, la grande majorité
des pays a apporté son soutien à la cause de l'indépendace
du Congo.
L’Accord de Lusaka imposait au Congo arbitrairement un "nouveau"
régime où les mobutistes et rebelles auront la majorité
: l'Accord de Lusaka constituait le programme d’un coup d’état
« parlementaire » contre le pouvoir nationaliste de Mzee Laurent-Désiré
Kabila.
Le International Crisis Group, est un groupe de recherches sur l'Afriquec
centrale patronné par de hautes personnalités des Etats-Unis
et de l'Union Européenne. Le 16 mars 2001, ce prestigieux groupe
d'analystesa avoué que l'Accord de Lusaka a été imposé
pour éliminer les nationalistes du pouvoir à Kinshasa. Voici
ce qu'il écrit : « Le Président congolais a été
contraint de signer l’Accord de cessez-le-feu de Lusaka qui avait
comme but de réaliser son écartement du pouvoir ».
« La configuration des discussions tracée dans l’Accord
de Lusaka a été dessinée expressément pour
renverser le régime de Laurent Kabila, le Président de l’époque,
en le forçant de négocier sur une base d’égalité
avec ses nombreux opposants. Le même sort attend son fils Joseph,
s’il entre dans le Dialogue. »
A Lubumbashi, le Parlement nationaliste vota en août 2000 une résolution
déclarant l'accord de Lusaka caduc. Ca tournait très mal
pour les agresseurs et leur patron américain. A ce dernier, il
ne restait qu'un choix : assassiner le grand nationaliste Kabila, comme
ils ont assassiné, quarante années plus tôt, Lumumba…
Aujourd'hui encore, le 17 décembre 2003, certains Congolais ne
veulent pas avouer et comprendre que l'Accord de Lusaka était un
accord injuste, anti-congolais, imposé par la force et le chantage.
Or, aujourd'hui, même des hommes de l'establishment américain
nous disent toute la vérité sur Lusaka !
Ed Marek a été un officier des renseignements de l'armée
de l'air américain. Il a été un ennemi féroce
de Mzee Kabila et un partisan de l'agression du 2 août 1998.
Mais aujourd'hui il avoue simplement la vérité…Ed
Marek , Congo Vision, 6 janvier 2003, interviewé par Sylvestre
Ngoma : "L'Accord de Lusaka et celui de Prétoria de 2002
sont mauvais pour le peuple congolais. Les Accords légitiment l'invasion
rwandaise et ougandaise et l'occupation et je trouve cela inacceptable.
Ces Accords ne reconnaissent pas non plus qui ont été les
victimes de cette guerre, et les victimes, ce sont le peuple congolais
et l'état souverain du Congo.
Les soi-disant rebelles congolais ne sont pas des rebelles, mais des bureaucrates
cooptés par les gouvernements de l'Ouganda et du Rwanda et utilisés
par eux comme des marionnettes. Ils n'ont pas de base populaire. Ce sont,
à mes yeux, des traîtres et leurs activités traîtresses
ont provoqué l'agonie, la mort, le déplacement de millions
de Congolais. C'est abominable que certains les reconnaissent comme une
force politique au Congo, et je suis choqué qu'ils ont trouvé
des postes de responsabilité dans le nouveau gouvernement de transition."
Après 4.000.000 de morts congolais, après des pillages montant
à des centaines de millions de dollars, tout patriote reconnaît
que son pays est agressé et qu'il faut par tous les moyens obliger
les agresseurs de partir inconditionnellement.
Le soi-disant "dialogue inter-congolais", a été
basé sur ce mensonge du "conflit interne" dont les différentes
forces congolaises étaient invitées à "dialoguer"
pour un partage du pouvoir.
Après l'assassinat de Mzee Kabila, qui était la force motrice
du mouvement nationaliste, Joseph Kabila se trouvait dans une situation
de faiblesse. Il n'avait plus les moyens de continuer la résistance
armée à l'agression et il a dû se battre essentiellement
sur le terrain de la lutte diplomatique, il a dû accepter de négocier
dans le cadre de l'accord injuste de Lusaka.
Mbeki à Sun City : dépouiller
Joseph Kabila de tout pouvoir…
C’est bel et bien un coup d’état « parlementaire
» que Mbeki a organisé en mars-avril 2002 à Sun City
en Afrique du Sud, en rassemblant une majorité de mobutistes, de
rebelles et d'opposants au nationalisme. Les participants ont été
sélectionnés par des hommes politiques étrangers
comme Masire. Les seuls élus par le peuple, les présidents
des CPP, ont été écartés. En Afrique du Sud,
différents services secrets ont approché les participants,
beaucoup d'argent a été dépensé pour acheter
les consciences. La mise sous tutelle étrangère s'exprimait
aussi dans le refus d'organiser le Dialogue à Kinshasa, où
le peuple pouvait observer et contrôler le déroulement. On
comprend pourquoi les impérialistes ne voulaient pas que ce "Dialogue"
ait à Kinshasa, le peuple affamé ne devait pas voir comment
se comportaient ceux qui parlaient en ce nom : pour cette comédie
de "dialogue entre Congolais", Américains et
Européens ont déboursé au total 14 millions dollars
!
Pendant 44 jours, le RCD, le MLC et une partie de l’opposition ont
tenté de faire table rase de toutes les institutions congolaises
que Mzee Kabila a laissées.
Fort de l'appui des Etats-Unis et de l'Afrique du Sud, le RCD s'est montré
particulièrement arrogant. Ruberwa a osé dire à la
Commission politique : « L’armée rwandaise restera
au Congo tant qu’elle le voudra. Elle n’a pas été
vaincue par une autre armée. »
Il a aussi annonçé que les massacres de Kasika et de Makobola
et toutes les autres tueries resteront impunies ! Il dit le 1 avril :
« Nous ne nous reconnaissons ni de massacres, ni de crime de
guerre ».
A Sun City, on a "dialogué" sous le chantage permanent
des rebelles et de leurs alliés de l'opposition. Le RCD-Rwanda
se disait prêt à relancer la guerre d’agression sous
prétexte d’un « soulèvement congolais »,
juste comme le 2 août 1998. Ruberwa a dit : « Si les travaux
venaient d’accoucher d’une souris, il appartient au peuple
congolais d’user de toutes sortes de pressions pour se rendre justice
».
D'ailleurs, dans la nuit du 11 au 12 avril, l’UDPS annonçait
à Sun City que si Joseph Kabila reste à la tête du
Congo, elle prendra « l’engagement ferme et solennel de
procéder à la création d’une branche armée
afin d’accélérer la réalisation de ses objectifs
» ! C'est lors du dialogue "inter-congolais" en Afrique
du Sud que Tshisekedi a eu, à Johannesburg, des discussions intenses
avec deux des plus proches collaborateurs de Kagame: Mazimhaka et Karegaya.
C'est là aussi qu'il annonça que ses partisans avaient décidé
de prendre les armes…. Le peuple congolais voulait la paix, Tshisekedi
voulait lancer une nouvelle "rébellion" au Kasaï
avec l'aide du Rwanda…
Selon le Plan que Mbeki a soumis à Sun City, Joseph Kabila pouvait
« conférer les distinctions honorifiques, octroyer la remise
des peines aux prisonniers, recevoir les lettres d’accréditation
et signer les lois ». Textuellement !
Le véritable pouvoir était aux mains d’un Conseil
d’Etat «l’autorité exécutive la plus
élevée en ce qui concerne les questions de la Transition
et des élections». Il s’occupait du «
processus de l’unification du territoire et des armées des
belligérants ». Il comprenait quatre membres. D'abord
le président Joseph Kabila, dépouillé
de l'essentiel de son pouvoir et qui perdait aussi le commandement suprême
de l'armée ! Ensuite, un vice-président du RCD, Onosumba
ou Ruberwa, chargé du ministère de la défense, de
l'intérieur et des services de sécurité! Rappelons
que Kagame fût, à l'époque, également "vice-président",
mais il disposait de l'armée et des services secrets et était
le véritable homme fort du Rwanda…
Les deux autres membres du Conseil d'Etat étaient Bemba pour le
MLC et un Premier ministre qui devait appartenir à l’opposition.
Pour Mbeki et Kagame, ce serait Tshisekedi.
Le International Crisis Group, a affirmé que Kagame voulait obtenir,
à travers le Plan Mbeki, "un contrôle large sur
la vie politique et militaire congolaise"… D'ailleurs,
Mbeki avait d'abord soumis son plan "pour approbation au gouvernement
rwandais. Il satisfaisait d'ailleurs les aspirations du RCD 'au-delà
de leurs espérances."
Le Plan Mbeki était un plan américano-rwando-sud-africain
pour marginaliser les nationalistes et placer le pouvoir aux mains des
rebelles et de leurs alliés «opposants politiques».
Rappelons qu'aussi bien le MLC que le RCD-Goma "étaient
venus à Sun City avec comme agenda commun et prioritaire de faire
remplacer Joseph Kabila pendant la transition".
Mais Jean-Pierre Bemba, l'homme des Ougandais, pouvait difficilement accepter
la prédominance du RCD-Rwanda sur le Congo. Il changeait de tactique
et se ralliait à Joseph Kabila… dans l'intention de devenir
l'homme fort du Congo !
Une nouvelle proposition rallia la majorité des délégués.
Joseph Kabila restait Président, chef de l'état et commandant
suprême des forces armées. Bemba devenait Premier ministre,
chef du gouvernement et président du conseil des ministres.
Cette formule obtint le soutien de la Communauté européene,
mais étaient combattue par les Etats-Unis qui voyaient l'influence
de Kagame au Congo mise en cause…
Le front Kabila-Bemba contre l'ennemi principal a affaibli et marginalisé
le RCD et le Rwanda. Les nationalistes l'ont soutenu, tout en gardant
la plus grande méfiance envers le criminel qu'est le chef de bandes
armées Bemba. Il n'y avait pas lieu de parler d'un "Front
pour la Patrie" avec un homme co-responsable pour la mort de
plus de 3.500.000 Congolais.
L'Accord global et inclusif de
Pretoria… qui fragilise le Congo et exclut le peuple
Puis, le duo Mbeki-Bush est revenu en force avec une
nouvelle formelle : 1 plus 4. Un Président et quatre vice-présidents.
La proposition 1 plus 4 a été imaginée par Kagame
et endossée par Mbeki et les Américains et Britanniques.
C'est une formule jamais vue dans l'histoire politique, elle a été
inventée pour installer des conflits permanents à la direction
du Congo, ce qui fragilisera encore plus un Etat déjà extrêmement
faible. Il s'agit aussi d'imposer un gouvernement très divisé
entre des intérêts opposés, ce qui rend très
facile aux puissances hostiles au Congo nationaliste de recruter des agents
à la tête de l'Etat. La formule 1 + 4 est le garant d'incessantes
luttes d'intérêt, de coups bas, de sabotages, elle facilitera
l'infiltration d'agents secrets de toutes les puissances hostiles au Congo
indépendant.
Un petit exemple récent le montre bien. Début décembre
2003, l'ANR a voulu arrêter Hubert Ollangue, haut
personnage du MLC, au Grand Hôtel où il occupait quatre chambres.
Membre des institutions de la transition, ce personnage a coûté
en trois mois 20.000 dollars à l'état… Aux Kinois
appauvris et affamés, ce détail montre bien la réalité
de la "démocratie" néocoloniale… En fait,
Ollangue, un des chef du MLC, est un haut officier de Sassou se faisant
passer comme citoyen de la R.D.C. Il a dirigé des soldats de Sassou
sur le front de l'Equateur. Il donnait des ordres aux haut responsables
du MLC. Lorsque l'ANR venait l'arrêter, il a téléphoné
à Bemba qui envoya sa garde. Elle a violemment tabassé les
agents de l'ANR et les a illégalement amené à la
maison de Bemba. Or, Bemba est vice-président et l'ANR est un des
services de la République qu'il doit soutenir et protéger.
Mais Bemba a eu un comportement qui le rend absolument indigne pour son
rang. Cet exemple montre comment "1 + 4" facilite les
manœuvres et complots de pays hostiles, in casu Brazzaville où
Sassou Ngouesso espère que son homme, Bemba, prendra un jour le
pouvoir à Kin !
L'Etat congolais est déjà extrêmement faible et fragilisé.
Ceux qui ont voulu installer la confusion totale au sommet
de l'Etat avec 1 président et 4 vice-présidents, avaient
l'intention de créer les conditions de son effondrement. Alors
les forces étrangères pourront s'emparer sans résistance
des milliards de dollars qui dorment dans le sous-sol congolais.
Il faut dire aussi que les négociateurs du gouvernement ont fait
preuve d'une incompétence grave en acceptant qu'il y ait deux fois
plus de rebelles que de représentants du gouvernement légal
et légitime de Kinshasa ! Les rebelles n'ont pratiquement aucun
soutien populaire, mais ils ont deux fois plus de vice-présidents,
ministres et parlementaires que le pouvoir nationaliste. Il est invraisemblable
que le gouvernement a accordé une double représentation
à la rébellion qui est responsable pour la mort de 4.000.000
Congolais et le pillage des richesses nationales pour un montant de 10
milliards de dollars, selon le commissaire général du gouvernement,
le professeur Twaremba.
En général, l'Union Européenne comprend que le Congo,
complètement ravagé par Mobutu d'abord et par la guerre
d'agression-occupation rwando-ougandaise ensuite, est devenu un Etat extrêmement
fragile. Elle n'est pas pour la formule 1 + 4, elle comprend qu'actuellement
seul Joseph Kabila est capable de réaliser la stabilité
dont le Congo a besoin pour relancer son économie.
La classe politique américaine est divisée en deux tendances:
l'une comprend la nécessité d'une stabilité que seul
Joseph Kabila peut assurer. Elle est consciente que les rebelles sont
des criminels dont le peuple ne veut pas. Elle est prête à
sacrifier ces individus impopulaires. Elle prend ses distances du régime
belliciste de Kagame et s'oppose à la continuation des agressions
et des pillages au Congo.
L'autre tendance craint l'émergence d'un régime
nationaliste fort et veut continuer à affaiblir le pouvoir de Joseph
Kabila. D'où sa préférence pour la formule 1 + 4.
Aux Etats-Unis, il y a toujours des forces qui verraient d'un
bon œil que des troubles éclatent à Kinshasa, créant
ainsi un prétexte pour une intervention décisive des forces
de l'ONU - c'est-à-dire des Etats-Unis - dans les affaires intérieures
congolaises.
En plus, aux Etats-Unis, les partisans de la division du Congo, jugé
"trop grand pour être bien géré"
restent toujours très actifs. Ils continuent à nourrir les
tendances séparatistes au Bas-Congo, au Kasai, au Katanga et au
Kivu.
Une tendance importante du pouvoir américain continue à
considérer Kagame comme son principal chien de garde pour contrôler
l'Afrique centrale. En mars 2003 Kagame a reçu un accueil exceptionnel
à Washington, reçu par tous les plus grands: Bush, Cheney,
Rumsfeld et Rice. Washington a fait placer Kagame parmi les meilleurs
gestionnaires de l'Afrique, ce qui lui donnera accès à de
nouveaux crédits. Kagame a encore voulu améliorer son image
de "chien de garde" des Etats-Unis en soutenant à fond
la guerre d'agression criminelle contre l'Irak.
2e partie
Sauver tout l'héritage nationaliste de Mzee Kabila
La Coordination des Forces Nationalistes Révolutionnaires,
fidèle à l'héritage de Lumumba, Mulele et Kabila,
met en avant quatre tâches cruciales pour
restaurer et sauvegarder l'indépendance, la souveraineté,
l'unité et la paix au Congo.
1. Le patriotisme doit triompher.
Il n'y a pas de "réconciliation" possible entre les nationalistes
et les chefs rebelles et mobutistes, partisans du néocolialisme.
Les grands mobutistes avaient pris la fuite devant la révolution
populaire du 17 mai 1997, emportant les fortunes colossales qu'ils ont
amassées. Les chefs du MPR ont investi une partie de leurs fonds
dans la rébellion-agression. Certaines grandes vedettes du MPR
sont devenues chefs de la rébellion-agression : l'ancien premier
ministre MPR, Lunda Bululu, actuellement MLC, a été
à la tête du RCD-Rwanda et le général
Ilunga Shamanga le chef de l'armée rebelle.
Aujourd'hui, nous trouvons 15 mobutistes "gros calibre"
dans le gouvernement. Ensemble avec les agents rwandais, ils dominent
le RCD-Rwanda : l'ancien bras droit de Mobutu, Banza Mukalay,
est au gouvernement pour le RCD, son complice Ondekane,
MPR-FAZ, est ministre de la "Défense", Joseph
Mudumbi, MPR et membre du noyau dur pro-rwandais, gère
le Portefeuille.
Le MLC est le plus grand dépotoir de mobutistes. Il a placé
Tambwe Mwamba, François Mwamba, José Endundu, Omer
Egwake et José Engwanda dans le nouveau
gouvernement. Du côté "Opposition", nous
trouvons également une belle brochette de grand mobutistes : Nzuzi
wa Mbombo, Kisimba Ngoy, Diomi Ndongala, Kamanda wa Kamanda…Trente
et un mobutistes et rebelles constituent la majorité du gouvernement…
Le peuple, qui a jubilé lorsque Kabila a mis fin à 37 années
de règne de Mobutu et des mobutistes, s'exclame aujourd'hui : "Ces
gens qui ont tout détruit, vont encore revenir nous commander ?
Nous n'en voulons plus !"
Le peuple doit prendre courage et être déterminé à
imposer sa volonté contre les nombreux défenseurs du néocolonialisme
placés aujourd'hui à la tête de l'Etat par les Etats-Unis
et leurs alliés sud-africains et rwandais.
La grande leçon de l'histoire congolaise, payée avec le
sang de nos héros et le sang de millions de simples Congolais,
est celle-ci : jamais les puissances impérialistes n'ont accepté
que le Congo soit indépendant et souverain et ils ont toujours
utilisé des traîtres congolais pour imposer leur domination.
L'histoire amère du Congo nous apprend qu'il ne peut jamais y avoir
"réconciliation" et "consensus"
entre les partisans de l'indépendance et les laquais du néocolonialisme.
En 1959-60, il y avait un semblant d'unité entre les jeunes politiciens
qui réclamaient l'indépendance. Mais en réalité
une lutte acharnée s'est développée dès le
4 janvier 1959 entre les partisans de l'indépendance politique
et économique, (Lumumba, Mulele, Mpolo, Mbuyi, Kashamura
et Gizenga) et ceux qui se contentaient d'une "indépendance"
purement formelle et qui se positionnaient déjà pour être
une bourgeoisie compradore, servant les intérêts étrangers.
Des hommes comme Iléo, Delvaux, Bolikango, Kamitatu, Mobutu
et Kasavubu étaient déjà des agents du colonisateur
belge et ils ont mené une campagne virulente contre Lumumba.
Dix jours avant l'indépendance, le 19 mai 1960, Kasavubu fut nommé
formateur par le colonisateur. Dans le gouvernement qu'il a formé,
il n'y avait aucun membre du MLC-Lumumba, ni du PSA Mulele-Gizenga ! C'était
déjà un gouvernement d'agents néocoloniaux recrutés
dans l'Abako, le PNP, le Conakat, le PUNA et le MLC-Kalonji.
Et tous ces hommes ont soutenu l'agression belge du 10
juillet 1960 contre le Congo nationaliste de Lumumba !
Tous ces laquais du néocolonialisme faisaient des discours sur
la "réconciliation entre frères"… mais ils
ont exécuté Lumumba, Mpolo et Okito, ils ont assassiné
Antoine Tshimanga, Emmanuel Nzuzi, Mbuyi, Finant, Muzungu, Elengesa et
tant d'autres patriotes révolutionnaires…
En 1968, Bomboko s'est rendu à Brazza pour que les autorités
livrent le grand patriote Pierre Mulele à Mobutu.
Bomboko claironna que Mobutu voulait la "réconciliation"
avec Mulele, Bengila et les autres nationalites révolutionnaires.
Mais au camp Kokolo, les hommes de Mobutu ont coupé Mulele, vivant,
en morceaux : ils lui ont arraché les yeux, coupé les bras
et les jambes…
En 1973, Mobutu a assassiné le vice-président du PRP, Gabriel
Yumbu, l'adjoint de Laurent Kabila. En 1985, le secrétaire
général du PRP, Kibwe Cha Malenge, fut
exécuté…
Ainsi, nous savons ce que le mot "réconciliation"
veut réellement dire dans la bouche des mobutistes…
Plus récemment, dès la victoire des forces nationalistes
le 17 mai 1997, nous avons entendu les Tshisekedi, les Kengo wa Dondo
et les Tambwe Mwamba dénoncer "l'exclusion"
et la "nouvelle dictature" et prôner la "réconciliation"
et "l'union nationale". Après le 2 août
1998, ces messieurs se sont alliés à Kagame et Museveni
dans leur effort de renverser le pouvoir nationaliste. Quelle "réconciliation"
ont connu ces millions de Congolais, morts sous les coups des agresseurs
et leurs rebelles-mobutistes? Les chefs rebelles et mobutistes ont jubililé
au moment de l'assassinat de Mzee Kabila : où était alors
leur fameuse "réconciliation"?
Aujourd'hui, avec le retour des mobutistes et l'arrivée des rebelles,
nous assistons à une nouvelle phase dans la lutte acharnée
entre la grande bourgeoise congolaise qui est au service des puissances
impérialistes, et les masses congolaises dont les nationalistes
révolutionnaires sont les porte-parole.
Les paroles hypocrites d'un Bemba ou d'un Ruberwa sur
la "réconciliation" ne doivent pas faire oublier
que ces messieurs traitent Joseph Kabila comme un criminel!
En effet, Ruberwa a déclaré en juin 2003
au représentant de la Communauté Européenne : "Nous
sommes d'accord que les criminels de guerre doivent être traduits
en justice. Or, cela concerne principalement Kinshasa qui est le principal
responsable de la crise en Ituri". Bemba aussi a déclaré
qu'il est "évident que Kinshasa est responsable des tueries
en Ituri à cause de son soutien aux milices lendu." Les
deux groupes de rebelles nient donc que l'agression continue des troupes
de Kagame est l'unique cause des troubles sanglantes en Ituri. Ils continuent
à soutenir Kagame et à combattre Joseph Kabila comme ils
ont combattu Mzee.
Bemba a également déclaré : "Avec
Joseph Kabila, la Communauté internationale a créé
un monstre. Nous demandons des sanctions personnalisées contre
lui.".Un monstre, il faut l'abattre…
Il n'y a pas de doute : pour le MLC et le
RCD-Rwanda, Joseph Kabila est l'homme à éliminer pour qu'ils
puissent arracher le pouvoir suprême et restaurer intégralement
le régime néocolonial anti-populaire que le Congo a subi
sous Mobutu…
Leur "réconciliation" est un
mot qu'ils utilisent pour endormir le peuple et tromper sa vigilance.
Il ne peut y avoir de "réconciliation" entre
le bien et le mal, entre le bon Dieu et le diable !
Néanmoins, les nationalistes révolutionnaires
acceptent le mot "réconciliation" dans un sens
précis : à condition que tous les soldats rwandais quittent
le territoire congolais, les nationalistes cesseront la lutte armée
contre les traîtres à la Patrie, pour se situer au niveau
de la lutte politique pacifique. C'est la forme de la lutte qui change,
mais pas son objectif. Les nationalistes révolutionnaires considèrent
que la lutte politique est le meilleur moyen pour dénoncer et marginaliser
les criminels qui ont servi de main-d'œuvre aux agresseurs, qui ont
aidé à tuer 4.000.000 compatriotes et à piller des
richesses du Congo pour des centaines de millions de dollars.
Les nationalistes et les hommes du néocolonialisme peuvent aussi
se "réconcilier" dans une acceptation commune
d'élections démocratiques. Mais la vigilance doit être
maintenue, parce que les mobutistes et rebelles ont l'habitude
de régner par la force, la terreur, la corruption et la manipulation.
Ils n'ont jamais voulu des élections où les masses peuvent
réellement imposer leurs intérêts et leurs représentants
authentiques.
Tous les patriotes doivent se mobiliser sans relâche pour dénoncer
les "rebelles" responsables de l'agression et du génocide
et leurs alliés mobutistes. Seule la mobilisation de toutes les
masses populaires et de tous les intellectuels patriotiques pourra assurer
que les rebelles et mobutistes soient rejetés par le peuple tout
entier lors des élections.
Aucun Congolais, et surtout aucun intellectuel, ne doit trahir la mémoire
des 4.000.000 victimes, pour quelques poignées d'argent que distribuent
aujourd'hui les chefs du RCD, du MLC et du MPR !
Tout en dénonçant les traîtres, les nationalistes
révolutionnaires saluent les anciens chefs de la rébellion,
comme Zaïdi Ngoma, Wamba dia Wamba, Etienne Ngangura et d'autres
qui ont demandé pardon au peuple et qui se sont engagés
dans la lutte contre l'agression-occupation.
2. La paix se gagne ! Mobilisons-nous
contre les tentatives de Kagame et Museveni de continuer l'agression et
l'occupation.
Depuis le 2 août 98, nous entendons Kagame nier un jour que ses
troupes opèrent au Congo, pour l'écouter le lendemain justifier
sa présence militaire en RDC en utilisant mensonges et prétextes.
Il n'y a pas de doute qu'il persévéra dans l'occupation
et le pillage.
En prévision de l'application de l'Accord Inclusif, Kagame a pris
des mesures pour simplement changer la forme de l'agression: elle est
menée maintenant par des officiers rwandais qui encadrent des troupes
composées de Hutu rwandais et de mercenaires congolais. Mais à
chaque moment crucial, l'armée rwandaise intervient directement
pour leur "venir en aide".
D'ailleurs le Rapport du Conseil de Sécurité sur les pillages
du Congo, N° S/2002/1146 du 16 octobre 2002 disait déjà
dans son Point 16 : "Sylvain Mbuki a réorganisé
l'armée du RCD. Il a intégré de larges groupes de
soldats rwandais dans l'Armée Nationale Congolaise (ANC) et dans
les Local Defense Forces. La plupart des unités de l'ANC ont des
officiers rwandais. Beaucoup de soldats hutu de l'Armée rwandaise
n'ont pas quitté le Congo. Ils ont reçu de nouvelles uniformes
congolaises et ils ont été versés dans l'ANC".
Mbuki est un des principaux agents de Kagame. C'est lui
qui a annoncé le 3 août 1998 : "Au nom des troupes
gouvernementales, nous dénonçons le régime. Nous,
l'armée de la RDC, nous avons pris la décision d'enlever
le pouvoir au Président Kabila". Ainsi donc, la soi-disant
"rébellion" a d'abord été présentée
comme un coup d'état ! C'est une honte nationale que cet individu,
un des principaux collaborateurs de Kagame et de James Kabarebe, commandera
désormais l'armée de terre !
Le troisième Rapport de l'ONU affirme aussi : "Un grand
nombre de passeports congolais ont été donnés à
des officiers rwandais qui restent dans des endroits stratégiques";
"Des Hutu rwandais qui servaient dans l'APR ont reçu des uniformes
congolais et ont été intégrés comme des Hutu
congolais" dans l'armée rebelle… Onusumba
déclara vouloir intégrer 40.000 soldats rebelles dans les
FAC… Il est évident que l'intention est d'envoyer des milliers
de soldats rwandais à Kinshasa pour préparer un coup d'état.
Et un porte-parole du RCD a dit le 9 novembre 2002 que Joseph Kabila est
un "charognard" et un "pilleur"
et que le peuple doit "se soulever" contre son pouvoir
"fasciste"!
Le général Habyarimana, ancien ministre
de la Défense de Kagame, a pris la fuite le 29 mars 2003 et il
a confirmé ces informations : "Tous les principaux cadres
du RCD sont des Rwandais. Leurs véhicules et moyens logistiques
viennent de Kigali. La Banque Mondiale donne des fonds pour démobiliser
les Interahamwe, mais beaucoup de ces Hutu ont été versés
par Kagame dans l'APR et envoyés au Congo. Les officiers que le
RCD intégrera dans l'armée congolaise seront presque tous
des Rwandais."
Le 8 juin 2003, le RCD-APR ont occupé Kanyabayonga
et quatre autres localités du Nord Kivu avec l'appui de 3 hélicoptères
lance-flammes rwandais, ensuite ils ont occupé Lubero et ont marché
sur Butembo et Béni. Cette opération
montre parfaitement les liens réels entre le RCD-Rwanda et l'armée
de Kagame
Lé dernier rapport de l'ONU affirme que la guerre
d'agression et d'occupation par l'armée rwandaise continue de plus
fort. Voici quelques extraits de la partie censuée… mais
que certaines forces opposées à la guerre ont divulgés…
Nous citons intégralement certaines révélations de
ce rapport.
"7. La stratégie rwandaise consiste à
mettre de grandes parties de territoires à l'Est du Congo sous
son influence et contrôle, spécialement dans les provinces
du Nord et Sud Kivu."
"8. L'APR joue encore un rôle important
mais très discret dans les opérations de l'Armée
Nationale Congolaise (RCD), y compris dans ses structures de commandement
et de contrôle. … Ceci est accompli à travers plusieurs
officiers rwandais qui sont commandants des brigades et à travers
l'officier de liaison qui assure la coordination avec l'APR."
"9. Dans l'Est de la RDC, les camps d'entraînements
de l'APR restent actifs. L'APR est responsable pour la formation dans
le domaine des Renseignements et dans les fonctions de commandement et
contrôle."
"13. La milice de Serufuli
est utilisée comme un instrument pour faciliter la déstabilisation
et de bloccage effective de la réunification."
Le point 14 cite une lettre datée du 30 juin 2003
de Serufuli, adressée à James Kabarehe: "Je soutien
votre excellente idée d'assurer la sécurité et la
bonne cohabitation inter-ethnique dans notre province du Nord Kivu par
le déploiement de vos éléments à travers toute
la province et l'imposition de notre politique dans le territoire de Lubero
et de Beni."
Ajoutons que ce rapport note que l'Ouganda continue aussi
ses ingérences au Congo. Le point 48 dit que pour l'Ouganda, "le
contrôle de l'Ituri, jadis un des districts les plus prospères
du Congo, est l'objectif primaire."
Le rapport de l'ONU affirme aussi que le MLC, qui est
inféodé aux régimes ougandais et brazzavillois, continue
à recevoir, à Kinshasa, des armes !
Le point 57 dit: "La direction du MLC a reçu à
Kinshasa des livraisons clandestines d'armes par bateau à partir
de Brazzaville début août 2003, renforçant son propre
arsennal."
Depuis le début de l'agression, Kagame n'a trouvé
que deux "arguments" pour justifier la justifier :
il s'agit de la présence d'Interahamwe et des massacres de Tutsi
congolais.
Le Rapport de l'ONU du 16 octobre 2002 cite dans son Point 68, un témoin
Interahamwe : "Depuis deux ans, nous ne nous battons pratiquement
plus avec l'armée rwandaise. Ils ne sont pas ici pour nous traquer,
comme ils prétendent. J'ai vu comment ils creusent l'or et le coltan".
Selon la nouvelle Constitution, toute opération
de l'armée rwandaise au Congo sous prétexte de "traquer
les Interahamwe" devra désormais être traitée
comme un acte d'agression et combattu comme telle.
A ce propos, les FAC ne peuvent plus permettre que les milices du RCD-Rwanda
fonctionnent comme un instrument "congolais" de la
politique belliciste de Kagame. Rappelons qu'en avril 2003, la Monuc avait
réuni à Lubero plus de 3.000 Interahamwe
qui acceptaient de rentrer au Rwanda. Mais le RCD a mené des attaques
dans le but de disperser ces hommes et d'empêcher leur rapatriement.
La Monuc a dénoncé à ce propos le RCD.
Fin mars 2003 encore, Mazimhaka, le bras droit de Kagame,
a déclaré : "Nous soutenons politiquement l'offensive
du RCD et nous le soutiendrons militairement si nécessaire en raison
de l'alliance entre Kabila et les Interahamwe." C'est dire que
Kigali continuera a utiliser le prétexte des Interahamwe pour mener
des opérations au Congo.
Le rapport de décembre 2003 de l'ONU confirme
que cette tactique de l'utilisation d'Interahamwe pour justifier l'agression
permanente, continuera : "47. Le Rwanda renforce de façon
délibérée les ex-FAR - Interahamwe en infiltrant
des officiers de l'APR dans les unités ex-Far - Interahamwe."
Nous pouvons aussi nous attendre à ce que Kagame,
pour pouvoir revenir "officiellement" au Congo, organisera
lui-même des massacres de Tutsi congolais.
En mars 1999, un chef de village, Samson Muhizi, a déjà
accusé les Rwandais d'avoir organisé un masscre chez lui,
en faisant passer les agresseurs pour des "maï maï".
Les provocations de ce genre ont été nombreuses.
A la mi-avril 2003 encore, l'armée rwandaise a poussé à
des affrontements à Bukavu entre Mudundu 40 et le RCD, deux groupes
armés qu'elle contrôle. Kagame organise ainsi des provocations
sanglantes pour accréditer la thèse que le Kivu est ingouvernable
sans la présence "pacificatrice" de l'armée
rwandaise ! Lorsque les bandes de Mudundu 40, majoriairement composées
de Bashi, ont attaqué Bukavu le 5 avril 2003, neuf attaquants ont
été arrêtés. Ils ont avoué que l’attaque
était faite sur ordre de Kigali et que l'intentiion était
de tuer sélectivement des Tutsi. Un officier du banyamulenge a
pris la parole lors de l'enterrement de soldats banyamulenge tombés
dans les combats : "Je rend hommage aux enfants tombés.
Le coup avait été préparé par nos alliés…".
Tous les patriotes du Kivu doivent être vigilants
envers les intrigues et complots de Kagame. Nous encourageons tous les
Tutsi nés au Congo à suivre l'exemple de Müller
Ruhimbika qui a dénoncé l'agression des la première
semaine, et du commandant Masunzu qui combat par les
armes les troupes de Kagame depuis janvier 1999.
Depuis mai 2003, des contacts fructueux ont été
noués à Minembwe entre les Banyamulenge de Masunzu et Aron,
et les principaux chefs maï maï. Ces liens doivent être
renforcés pour le combat politique et militaire, jusqu'à
ce que le dernier soldat rwandais soit chassé du territoire congolais.
S'il faut continuer à s'opposer par tous les moyens àl'occupation
continue par l'armée rwandaise à l'Est, il faut aussi dénoncer
les hommes politiques congolais qui restent "fidèles"
aux agresseurs ! Les extrémistes parmi les rebelles et opposants
continuent à dire publiquement qu'ils préparent le renversement
par les armes du régime nationaliste de Kinshasa.
Ainsi, la représentation de l’Alliance pour la Sauvegarde
du Dialogue en Europe, ASD en sigle, avait signé en novembre 2002
un véritable manifeste de guerre civile. Ce texte est signé
par l'UDPS (Tshipamba Mpuila), par le RCD
(Kitenge Yesu), par l'URR (le tristement célèbre
Tshimbombo Mukuna), le CDD (Nyindu Kitenge) et par le
DPTN (Likiyo Lompela).
L’UDPS et autres y avouent avoir travaillé pour le compte
des Rwandais et de la rébellion déjà avant le déclenchement
de la guerre d’agression le 2 août 1998. En effet dans leur
déclaration publiée le 29 novembre 2002 Réf. ASD/E/DE/1/008/2,
ils déclarent: « Le nouvel ordre institutionnel, le schéma
1 plus 4, est le couronnement du combat de l’opposition armée
et politique. C’est la victoire des forces démocratiques
sur celles de l’oppression et de la dictature ». Décidés
à prendre le pouvoir par la guerre, l’UDPS et ses alliées
du RDC, véritables mandataires des intérêts des Rwandais,
sont déterminés à démanteler les FAC …
"Le pouvoir maffieux de Kinshasa…garde jusqu'ici une attitude
belliqueuse et provocatrice. L'objectif est d'incorporer les autres factions
dans l'armée actuelle de Kabila, les FAK, les Forces Armées
Kabilistes, composées de milices privées (Mai Mai, Interhamwe,
ALIR et ex-Far – génocidaires) et abusivement appelées
FAC - Forces Armées Congolaises." Le RCD et L'UDPS annoncent
finalement leur volonté de prendre coûte que coûte
le pouvoir à Kinshasa par la force et avec le concours du Rwanda:
« A la longue, une crise de forte intensité ne peut pas
être évitée ». « Les conséquences
désastreuses de l’aggravation de la crise nécessitant
une solution urgente, radicale et définitive, l’ASD prendra
devant l’opinion nationale les responsabilités que lui impose
l’histoire ».
Une année plus tard, ces traîtres au Congo
maintiennent toujours cette position pour laquelle ils devraient être
poursuivis pour haute trahison, selon la Constitution de la transition
! Voici ce que le nouveau rapport de l'ONU de décembre 2003, dit.
"17. Des rapports indiquent que Etienne Tshisekedi prépare,
avec le soutien et sur les conseils du Rwanda, le lancement une rébellion
au Kasaï oriental pour déstabiliser le Gouvernement d'Union
Nationale. La Rébellion de Tshisekedi fait part d'un plan d'ensemble
du Rwanda pour déstabiliser le Gouvernement dans le but de continuer
d'excercer le contrôle sur les deux Kivu et peut-être aussi
de faire rentrer l'APR en RDC." Les points 19 et 20 du rapport
mentionnent que depuis juillet 2003 quarante deux cadres de Tshisekedi
reçoivent de l'entraînement en Afrique du Sud, pays qui fournit
aussi les armes.
La Coordination des Forces Lumumbistes, Mulelistes
et Kabilistes exprime son total accord avec la position défendue
par le Chef de l'Etat, le 30 juin : "La réunification,
la pacification du pays, la restauration de l’intégrité
territoriale et le rétablissement de l’autorité de
l’Etat sur l’ensemble du territoire national ne sont pas négociables.
C’est une question de souveraineté, et par conséquent,
aucune transaction n’est concevable, nous avons le devoir d’aller
jusqu’au bout."
Ceci implique que tous les membres des futures FAC, y compris les anciens
rebelles, ont le devoir de traquer et d'éliminer tous les soldats
rwandais que continueront à opérer en territoire congolais,
y compris dans les rangs de l'armée du RCD-Rwanda.
Ceci implique également que les milices de Serufuli et autres doivent
être immédiatement démantelées et les ressortissants
rwandais dont elles regorgent, renvoyés chez Kagame.
Selon la Constitution, les hommes du RCD-Rwanda ont désormais le
devoir de combattre toute présence rwandaise au Congo. Ici aussi,
une certaine forme de "réconciliation" est possible
entre les nationalistes et leurs adversaires, "réconciliation"
sur base de l'acceptation commune de la Constitution qui stipule dans
son article 6: "Toutes les autorités centrales, provinciales
et locales ont le devoir de sauvegarder l'intégrité de la
République, la souveraineté et l'unité nationale,
sous peine de trahison ou de haute trahison." Selon la Constitution,
tout acte posé par les rebelles du RCD-Rwanda pour saboter la défense
du pays contre les troupes rwandaises, doit donc être puni comme
un acte de trahison.
3. Non à l'impunité
! Tous les patriotes doivent mener un combat politique contre les forces
néocoloniales du RCD, du MLC et du MPR.
Le RCD et MLC sont nés en tant qu'organisations de traîtres
à la Patrie, mises sur pieds par Kagame et Museveni. Sans le soutien
militaire et financier du Rwanda, le RCD et le MLC auraient depuis longtemps
été vaincus par les FAC et les maï maï et chassés
par toute la population des autres territoires occupés.
Les dirigeants du MLC ont joué la carte rwandaise au début
de l'agression, pour se ranger ensuite sous les ordres de Museveni. Récemment,
ce dernier a encore déclaré : "Nous avons soutenu
des hommes comme Jean-Pierre Bemba pour qu’ils mettent sur pied
leur propre capacité. Lui a été le seul capable de
créer une force crédible. Nous avons aussi tenté
une coalition des forces de Bemba avec celles de l’Est, de l’Ituri
et du Nord-Kivu. Hélas, elles n’ont pas su s’entendre."
Avec les millions de dollars gagnés grâce aux pillages du
Congo, Kagame et son RCD achètent maintenant des "opposants
aux deux Kabila" comme Tshisekedi, Kisombe, Tala Ngai, Boffasa
Djema et Katebe Katoto…
Au début de l'agression, le mobutiste Tambwe Mwamba, du MLC, a
déclaré à Kigali : "Je suis un des concepteurs
de la rébellion."… Le MLC a publié une déclaration
disant : "Nous avons pris les armes pour un idéal. Après
l'Accord inclusif nous continuerons par des moyens politiques le combat
pour le même idéal."
Le MLC et le RCD ont donc soutenu les agresseurs et sacrifié
4.000.000 de compatriotes pour un "idéal" qu'ils poursuivent
toujours… Cet "idéal" s'appelle simplement : la
restauration du régime néocolonial du temps de Mobutu auquel
les dirigeants du MLC comme ceux du RCD et du MPR sont toujours fidèles.
Notons que le pillage des richesses, organisé par le Rwanda et
l'Ouganda et leurs agents congolais, continue jusqu'aujourd'hui. Les points
30, 31 et 32 du Rapport de l'ONU de décembre 2003 mentionnent que
la "Congo Holding Development Compagny, qui s'occupe de l'exploitation
et de la vente de l'or, du coltan, du cassitérite et de diamands,
a été créé par Félicien Ruchacha Bikumu
et Gertrude Kitembo. Cette dernière a récemment été
nommée ministre de la Poste et des Télécommunications
à Kinshasa." Le rapport ajoute que des documents internes
du RCD-G parlent du CHDC comme de "notre entreprise".
Et il continue : "Le mari de madame Kitembo, monsieur Wa Ngera
Rukangira, est un conseiller du Président rwandais."
Aucun Congolais qui veut honorer la mémoire
des 4.000.000 de compatriotes morts sous les coups de l'agression-rébellion,
ne peut se "réconcilier" avec les criminels et leur accorder
l'immunité.
Les chefs rebelles et leurs patrons Kagame et Museveni sont des criminels
comme l'Europe en a connu lors de l'agression-occupation nazie en 1940-45.
En France, des traîtres qui ont collaboré avec l'occupant,
ont été exécutés et, 50 ans plus tard, d'autres
étaient encore recherchés, arrêtés et condamnés
! Au Congo, ce sont principalement les Etats-Unis, l'Afrique du Sud et
le Rwanda qui veulent imposer ces criminels à la tête de
l'état et de l'armée contre la volonté populaire.
En France, le général Pétain a été
un héros national de la première guerre mondiale. Mais il
a collaboré avec les agresseurs nazis en 1939-44 et a été
fusillé, comme des centaines d'autres collaborateurs. Cinquante
années après la guerre, la justice française arrête
encore des traîtres pour les juger et emprisonner. Mais aujourd'hui
au Congo, la "communauté internationale" a imposé
des traîtres et des agents rwandais à la tête de l'Etat.
Le Congo occupé a connu beaucoup plus de morts que la France occupée.
Mais là où, en France, les grands collaborateurs ont été
fusillés, au Congo on les a imposés à la tête
de l'Etat !
En Europe, celui qui nie le génocide des Juifs, commis il y a un
demi-siècle, va en prison. Mais au Congo, où nous avons
eu le plus grand génocide de l'histoire récente, les puissances
étrangères ont imposé à tous les niveaux de
l'Etat des criminels responsables de ce génocide ! C'est cela le
fond de l'Accord "inclusif" de Pretoria. Ceci est humainement
intolérable pour tous les patriotes qui continueront la lutte politique
pour démasquer ces criminels.
Mais aujourd'hui, même aux Etats-Unis, le vent tourne. Les crimes
des agresseurs et rebelles sont tellement répugnants qu'il est
impossible d'en cacher plus longtemps le caractère criminel et
barbare. Le 7 juillet 2003, dans une déclaration capitale devant
le Conseil de Sécurité de l'ONU, l'ambassadeur des Etats-Unis,
Richard Williamson, a utilisé des termes extrêment
violents et rares, pour dénoncer le MLC et son chef, Bemba.
Voici en quels termes l'ambassadeur américain a annoncé
la mort politique qui attend Bemba et une partie des responsables de sa
bande… "Le conflit sanglant au Congo est tragique. Les
pires actes imaginables, comme le cannibalisme, y ont été
commis. On estime que plus de trois millions de personnes sont mortes
à cause de cette guerre. Les chefs des différentes fractions
n'ont pas été capables de mettre fin à la brutalité
excessive de leurs troupes. Le mépris de la vie est révoltant,
les histoires de décapitations répugnantes. Nous avons écouté
les descriptions d'actes de torture, de viols, de tueries et de cannibalisme
de la part du MLC avec dégoût et avec une profonde tristesse.
Ces actes cruels faisaient partie d'une campagne systématique et
horrifiante d'atrocités contre les civils. Nous exprimons notre
condamnation de ces actes horrifiants. Il y a eu un procès, mais
le gouvernement des E.U. est très déçu de la façon
inappropriée avec laquelle Jean-Pierre Bemba et le MLC ont traîté
les procès des suspects de ces atrocités. Ces procès
étaient biaisés, il y a eu un mépris pour la nature
grave de ces crimes, personne n'a été accusée de
crimes contre l'humanité et de crimes de guerre."
Jean-Pierre Bemba et le MLC sont ainsi accusés
officiellement de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre!
Nous lançons un appel à former des équipes
spécialisées qui enquêteront sur tous
les crimes économiques et tous les crimes de sang que les mobutistes
ont commis de 1960 à 1997, et cela en partant des Rapports des
Assassinats et des Biens Mal Acquis de la CNS.
Nous appelons également à créer une Commission
d’Enquête pour réunir toutes les preuves sur
les crimes politiques et économiques et sur les crimes de sang
commis par les chefs rebelles.
Ces deux dossiers pourront servir devant un Tribunal congolais
spécial constitué sous la Troisième République.
Comme lors de la Conférence Nationale rendre imprescriptibles les
crimes économiques et de sang perpétré par les rebelles
et leurs complices infiltrés dans les rouages du pouvoir à
Kinshasa.
La Coordination des Forces Nationalistes Révolutionnaires
salue la position défendue par le Chef de l'Etat, le 30 juin :
"La justice, indépendante et égale pour tous, jouera
pleinement son rôle pour mettre fin à l’impunité
qui stimule les comportements anti-sociaux et pour attribuer juste réparation
aux victimes". Il a affirmé qu'il n'y aura jamais d'amnistie
pour "les crimes de guerre, les crimes de génocide et
les crimes contre l’humanité".
La Coordination des Forces Nationalistes Révolutionnaires
appelle toutes les organisations et tous les intellectuels patriotes à
réunir des témoignages sur les crimes commis par les rebelles
et agresseurs. C'est une partie essentielle du combat politique que tous
les nationalistes mèneront pendant la Transition contre les criminels
du RCD-Rwanda et du MLC. Les rebelles qui ont commis des crimes doivent
être jugés devant la justice congolaise.
La Coordination estime aussi que pendant la transition, nous devons revenir
sur un des rares acquis de la Conférence Nationale et Souveraine
: les dossiers "Biens mal acquis" et "Assassinats".
Monsengwo, Mobutu et le MPR ont délibérément empêché
le traitement de ces dossiers, quoique des témoignages accablants
aient été réunis contre des dinosaures du parti-état.
Rouvrir ces dossiers est essentiel pour mettre fin à la longue
tradition d'impunité.
4. Défendre la vie du
Président Joseph Kabila, empêcher un coup d'état militaire
à Kinshasa.
Le Président Kabila a accepté le partage du pouvoir avec
les rebelles comme le prix à payer pour la paix et la réconciliation.
Or, le Congo n'a aucune garantie que Kagame se pliera à la paix
et la réconciliation. On se rappelle comment Kagame a pris le pouvoir
au Rwanda. D'abord Fred Rwygema, le principal dirigeant du FPR, patriote
et anti-impérialiste, a été tué au début
de la guerre par des hommes de Kagame. En 1993 il y a eu les Accords d'Arusha
qui ont permis à Kagame d'avoir des centaines de soldats à
Kigali. Cela lui a facilité la prise de pouvoir en juillet 94.
Le grand journaliste Jean-Pierre Mugabe, Tutsi rwandais patriote, a publié
des témoignages qui montrent que c'est Kagame qui a fait abattre
l'avion de Habyarimana, sacrifiant ainsi des centaines de milliers de
Tutsi pour s'emparer du pouvoir.
Aux yeux de Kagama, la façon dont le "partage du pouvoir"
a été imposé à Kinshasa, montre que le
camp nationaliste est faible. Kagame complotera pour éliminer le
noyau nationaliste qui reste encore à la tête de l'Etat congolais.
Des Banyamulenge anti-Kagame ont mis en garde leurs compatriotes : "Nous
avons des contacts avec des éléments du RCD. Ils nous ont
dit que le RCD amènera à Kinshasa beaucoup d'officiers rwandais
qui se feront passer pour Congolais. Kagame reste fidèle à
son schéma de 1994 lors de la prise du pouvoir à Kigali.
Là aussi, il avait pu 'légalement' introduire 600 militaires
qui lui ont facilité la prise de pouvoir. Il faudra vérifier
l'origine de tous les militaires que le RCD présentera pour être
intégrés dans les FAC."
Dans l'Accord de Pretoria, les Etats-Unis et l'Afrique
du Sud ont imposé "un partage intégral et solidaire
des responsabilités dans l'armée." C'est une position
de soutien à l'agresseur rwandais. Jamais dans l'histoire on a
vu un pays attaqué, pillé et ruiné par un agresseur,
démanteler ses propres forces de défense pour créer
une nouvelle armée "intégralement partagée"
avec l'agresseur ! Toute politique militaire est conçue en fonction
des adversaires les plus probables. L'armée de Kagame,
épaulée par les Etats-Unis, est sans conteste l'ennemi numéro
un du Congo indépendant. Comment le Congo peut-il "partager"
son armée avec des forces inféodées à son
adversaire militaire principal ?
Kabarebe a déclaré que le RCD possède
maintenant "une armée de qualité, qui est de loin
supérieure aux FAC". Mais qui ignore que Kabarebe, à
travers Sylvain Mbuki et les officiers rwandais qui commandent le RCD,
est le véritable commandant en chef de l'armée du RCD ?
Kabarebe créera des prétextes lui permettant d'utiliser
son "armée qui est supérieure aux FAC"
pour faire un coup d'état.
Le 3 juin, Ruberwa a confirmé cela en déclarant
: "Nous connaissons les forces et faiblesses du gouvernement.
S'il continue à distraire l'opinion, nous en tirerons toutes les
conséquences" - en langage clair : nous réglerons
l'affaire par les armes !
Le coup d'état que préparent Kagame et le RCD-Rwanda
aura comme principal objectif l'assassinat du Président Joseph
Kabila. Il y a une indication très claire dans ce sens : cinq organisateurs
de l'assassinat de Mzee Kabila, condamnés à mort lors du
procès, ont maintenant été engagés par le
RCD!
M. Xavier Ciribanya Cirimwami a été nommé
Gouverneur du Sud-Kivu. Les Kivutiens l'appellent "Monsieur 19".
Il est le numéro 19 sur la liste des condamnés à
mort dans le procès Mzee Kabila. Ensuite, le major Bora,
ancien de la DSP et du SARM, a été promu par Kagame chef
d'état-major chargé des opérations. Bora a été
un des principaux exécutants de l'assassinat de Mzee !
Deux autres condamnés à mort dans le procès Mzee
Kabila, Birindi et de Bahati, ont été
nommés lieutenant-colonel par le RCD-Rwanda. Le dernier condamné
que se trouve maintenant chez Kagame est Ilala Bakhri,
dit L'Héritier, Libanais et financier de l'assassinat…
Le désordre qui doit suivre l'assassinat de Joseph
Kabila, permettra à Kagame d'avoir les mains libres au Kivu et
de faire éclater le Congo.
Le fait que Kagame ose engager en son service cinq coupables de l'assassinat
du Président congolais dans "son" Kivu, est
une indication qu'il fut effectivement un des principaux organisateurs
du crime du 16 janvier 2001… et que le président Joseph Kabila
est sans doute sa prochaine cible…
Mzee Kabila a créé les CPP
et les Forces d'Autodéfense Populaire, pour que
le peuple prenne en charge son propre développement et sa propre
sécurité. Il faut que tous les nationalistes se mobilisent
et organisent la vigilance pour que le peuple puisse protéger le
président Joseph Kabila et assurer ainsi l'avenir nationaliste
du Congo.Kinshasa
17 décembre 2003
La Coordination des Forces Nationalistes Révolutionnaires
/ Lumumba - Mulele - Kabila
La Coordination est ouverte à tous les partis nationalistes
révolutionnaires, à toutes les organisations et associations
patriotiques, à tous les individus qui partagent ses opinions.
Elle souligne l'urgence pour tous les partis et toutes les organisations
nationalistes et révolutionnaires de s'unir dans un seul Parti
nationaliste fidèle à tout l'héritage de Lumumba,
Mulele et Kabila et travaillant selon une même ligne et les mêmes
principes dans toutes les provinces parmi les travailleurs, les fonctionnaires,
les intellectuels, la jeunesse et surtout parmi les masses paysannes de
l'intérieur.
Prenez
contact avec nous. Rejoignez-nous en signant cette Déclaration.
Premiers signataires :
1. Mayengo Kulonda et Jean-Paul Ilopi Bokanga
: Association des Ecrivains Révolutionnaires - 081 700 55 48
2. Kazanga Henri : Cadre de Concertation des Groupes
Religieux et Culturels, a.s.b.l. - 081 50 44 574
3. Jimmy Kikomi : Mouvement Socialiste Congolais
4. Issa Désiré : syndicat OTRAC
5. Gaston Otete Mboyo : Parti des Patriotes Lumumbistes
Authentiques
6. Tshishimbi : Front Patriotique Drapeau Rouge
7. Jean-Baptiste Nkoy : Rassemblement du Peuple pour
le Socialisme
8. Jorge Alves, Bruxelles, co-responsable des sites
www.deboutcongolais.info et www.deboutcongolais.be
9. Jean-Jacques Ngangweshe (Paris) et Mani Kisui
Junior, (Bruxelles) : Bureau d'Etude du Congo
10. Pius Katongola Mukenge : Cercle d'études M.L.
Joe Slovo - Front Congolais de Socialistes