jeudi, août 19, 2004

Briefing 19 août 2004


1. la Monuc annonce la mise en place d’une commission d’enquête
2. Sadc: renforcement de la position congolaise
3. Réactions politiques au Congo
4. agitation mobutiste et thsisekediste

1. la Monuc annonce la mise en place d’une commission d’enquête

La Monuc a annoncé ce mercredi 18 août 2004 la mise en place d’une commission internationale d’enquête.
Kinshasa, 18.08.2004 Cette commission pilotée par le Conseil de sécurité de l’ONU est composée de 16 personnes dont quelques membres du personnel de la Monuc et est répartie en 5 groupes.
les résultats de l’enquête sur les droits de l’homme qui sera disponible d’ici la semaine prochaine.
| MMC

Kofi Annan propose au Conseil de sécurité de doubler les effectifs des casques bleus en Rdc
Kinshasa , 18.08.2004. Selon le plan proposé, 150 hommes supplémentaires seraient envoyés en Ituri et 3.550 au Nord et Sud-Kivu, des régions où les combats se poursuivent encore, et 3.500 au Katanga. Un bataillon de réserve de 950 hommes et un état-major seraient également installés dans l’Est du pays. Tandis qu’une force de réserve de 2.550 militaires doit être basée à Kinshasa
Si le Conseil de sécurité entérine cette proposition faite dans le rapport publié de Kofi Annan, la Mission des Nations Unie au Congo deviendrait la plus importante actuellement déployée par les Nations Unies sur la planète.
Kofi Annan demande donc au Conseil de sécurité d’augmenter de 13.020 militaires l’actuelle force de 10.300 hommes, dont 760 observateurs militaires, et de porter à 507 le nombre des policiers contre 140 actuellement.
le Secrétaire général demande aussi que cette force élargie soit dotée d’un nouveau concept d’opération « qui permettrait à ces casques bleus d’agir d’une part comme une force de dissuasion, d’autre part comme une force de réaction rapide capable d’agir dans 24 heures ».
(CP) | L’Observateur/Luc-Roger Mbala

Réunion jeudi du Conseil de sécurité sur le Burundi et la RDCongo
NEW YORK (Nations unies), 18 août (AFP) -
Cette réunion est prévue pour 19h30 GMT.. Elle a été demandée par le chef des opérations de maintien de la paix de l'Onu, Jean-Marie Guéhenno.

2. Sadc: renforcement de la position congolaise

Le 24ème sommet de la SADC félicite le Général Major Joseph Kabila pour les efforts déployés en vue de faire aboutir le processus de paix en RDC
Kinshasa , 18.08.2004. Grand Baie (île Maurice). Le 24ème sommet de la SADC tenu les 16 et 17 à Grand Baie, à l’île Maurice, a félicité le président Joseph Kabila pour les efforts qu’il ne cesse de déployer en vue de faire aboutir le processus de paix qu’il a lui-même enclenché en RDC. C’est ce qui ressort du communiqué final rendu public mardi à l’issue du sommet
Selon le communiqué, le sommet a déploré la persistance de troubles à l’Est de la RDC provoqués par des éléments armés rebelles bénéficiant d’appuis extérieurs, notamment les événements survenus à Bukavu, Kamanyola et à Minova ainsi que les récentes tueries du camp de Gatumba, au Burundi, et la tentative avortée du coup d’Etat du 10 juin 2004 à Kinshasa pour laquelle le sommet a félicité le gouvernement de la RDC pour l’avoir contrecarrée.
A cet égard, le communiqué indique que le sommet de la SADC ne tolérera aucun changement anticonstitutionnel dans un de ses Etats membres. Dans le même registre, le sommet a mandaté le président de l’organe « politique, défense et sécurité » de la SADC d’envoyer une mission d’évaluation sur le terrain pour discuter avec le gouvernement de la RDC et ceux des pays voisins de celle-ci en vue d’arrêter les modalités pratiques en faveur de la promotion de la paix et de la sécurité en RDC.
Bien plus, la mission ainsi sollicitée devra aussi définir les stratégies que la SADC devra mettre en place pour soutenir le processus de transition et l’organisation des élections démocratiques en RDC.
SADC : La candidature du Rwanda rejetée
Néanmoins, au cours de la conférence de presse tenue par le Premier ministre mauricien et nouveau président en exercice de la SADC, Paul Berenger, à l’issue de la cérémonie de clôture officielle du sommet, celui-ci a annoncé le rejet par le sommet de la candidature du Rwanda qui doit, selon le sommet, suivre certaines procédures, lesquelles n’ont pas été définies.
Joachim Chissano et Sam Nujoma réitèrent leur retrait de la vie politique dans leurs pays respectifs, au terme des élections qui seront organisées à la fin de cette année.
| MMC

3. Réactions politiques au Congo

Les parlementaires Maï-Maï : maintenant lemême Kanyengere, ancien député mobutiste, qui a il y a une semaine lancés des mensonges contre Muller Ruhimbika, cite Masunzu ...
Kinshasa , 18.08.2004.
S. Kanyengere Lwaboshi, représentant de cette entité au Bureau du Sénat,
Indiquant que les réfugiés banyamulenge massacrés sont venus, non pas de Bukavu, mais d’Uvira, où il n’y pas eu de guerre.
Les autres Banyamulenge, restés à Uvira comme Masunzu, n’ont jamais été inquiétés. En outre, les patriotes Maï–Maï ne comprennent pas comment les assaillants ont pu opérer sans être inquiétés, pendant quatre heures du temps dans ce camp des réfugiés placé à quelque 3 Km de la frontière Congolaise entre deux camps militaires burundais. Ceci porte à croire que cette opération a été savamment planifiée, selon la même source, alors qu’à la frontière avec le Burundi sont positionnés les soldats Congolais issus de différentes composantes et entités. Selon certaines indiscrétions, le prénommé Colonel José, responsable du Bureau 1, 2 et 3, est un munyamulenge délégué par Patrick Masunzu à ce poste frontalier, qui pouvait bien empêcher le carnage de ses frères.
| Le Communicateur

Me Kamanda wa Kamanda dénonce le schéma d’Azarias Ruberwa
Pour Me Kamanda wa Kamanda, ministre de la Recherche scientifique du gouvernement de transition : »Aucun Congolais ne souhaiterait souscrire au schéma que préconise Azarias Ruberwa »
Kinshasa , 18.08.2004. M. Kamanda, également président du Front commun des nationalistes, a également accusé « certains pays » de chercher à s’opposer à la transition en République démocratique du Congo (RDC): « L’effervescence qui continue à régner à l’est de notre pays s’explique par le fait que l’aboutissement (de la transition, ndlr) ne correspondrait pas aux intérêts de certains « pays de la région », a-t-il dit
Dernier ministre des Affaires étrangères du régime Mobutu, M. Kamanda wa Kamanda a estimé que la déclaration du vice-président Ruberwa « jette une nouvelle lumière sur les événements que le pays a connus, en particulier les actes de déstabilisation menés par les officiers insurgés Laurent Nkunda et Jules Mutebusi, issus de l’ex-rébellion pro-rwandaise du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD, présidé par M. Ruberwa).
| La Référence Plus /AFP

4. agitation mobutiste et thsisekediste

Congoindependant.com : le Congo humilié sur fond de silence assourdissant de Joseph Kabila
19 Aout 2004
Où est passé Joseph Kabila pendant que ses collègues du Rwanda et du Burundi menacent l’intégrité du Congo ? Les chefs d’Etat rwandais et burundais ont déclaré urbi et orbi leur volonté d’infliger au Congo des bosses et des plaies sous prétexte de pourchasser leurs opposants armés respectifs. En dépit de la gravité de la situation, le président congolais continue à afficher son mutisme légendaire et laisse à Mova Sakani et Kudura Kasongo, respectivement ministre de l’Information et Presse et porte-parole à la présidence, le soin de croiser le fer avec ce que les Congolais appellent la « coalition rwando-burundaise ». Des voix commencent à s’élever pour poser des questions sur la loyauté de Kabila junior dont le passé reste toujours un sujet tabou pour ses compatriotes.
« C’est ça un président de la République ? ». Il n’est plus rare d’entendre ce genre de réflexion pour le moins désinvolte dans les conversations entre Congolais. (…)
Les réactions informelles fusent. « Le moment est venu pour que la population congolaise se prenne en charge face à l’indolence des dirigeants en place », nous confie un universitaire qui ajoute : « La maison Congo est en danger du fait qu’elle est dirigée par un étranger ».
Le Congo menacé de l’intérieur
Un membre de la représentation au Benelux d’un parti politique nous dit : « Le Congo n’est pas menacé de l’extérieur. Le danger se trouve à l’intérieur avec tous ces dirigeants civils et militaires aux origines mystérieuses qui tiennent la direction de nos institutions de transition au nom de la « libération » et de l’Accord global et inclusif ». Un commerçant du Quartier Matonge de Bruxelles d’enchaîner en exprimant sa surprise face à « l’excès de zèle » du Rwanda. « Les « Banyamulenge » sont-ils des Congolais ou des Rwandais ? », s’est-il interrogé avant d’ajouter : « De quoi se mêle Kigali dans une affaire où l’on ne déplore aucune victime de nationalité rwandaise ? ». (..)
Joseph et Paul
Dans certains cercles de la diaspora congolaise de Belgique, on cherche à comprendre les motivations de la « passivité » présidentielle. On rappelle une « brève » parue dans la rubrique « Confidentiel » de l’hebdomadaire « Jeune Afrique/L’Intelligent » qui révélait que Kabila jr et Paul Kagame avaient des conversations régulières au téléphone. Comme pour enfoncer le clou, un ancien conseiller d’un ministre congolais dit : « Lors des rencontres qui ont eu lieu entre Kabila et Kagame notamment en Afrique du Sud et au Kenya, Joseph préférait être seul lors des têtes-têtes avec son homologue rwandais. Alors que ce dernier avait toujours son conseiller Patrick Mazimhaka à ses côtés ». Pour d’autres, le mutisme de « Joseph » serait motivé tout simplement par « son passé de citoyen rwandais » aux côtés notamment du James Kabarebe,
(…)
Lors de sa récente rencontre à Bruxelles avec des officiers et sous-officiers ex-Faz, l’ancien ministre de la Défense Honoré Ngbanda Nzambo Ko Atumba avait rappelé l’urgence pour le Congo de se doter d’une « armée forte et républicaine pour libérer le territoire national ». Au-delà de la réputation sulfureuse que charrie l’ancien conseiller spécial de Mobutu Sese Seko, l’idée émise prend un relief tout particulier à travers les événements de Gatumba. Doter le Congo d’une armée dissuasive semble devenir une priorité nationale partagée au sein de l’opinion. Est-ce le cas au sein de l’espace présidentiel ? En tous cas, les menaces venues de Kigali et de Bujumbura ont suscité un sentiment de révolte auprès des Congolais. Selon certaines sources, Joseph Kabila et son entourage seraient les « principaux obstacles » à cette ambition. (…)
Chris Dakua

André Atundu, un proche de Ngbanda comparait devant la Cour de sûreté de l'Etat
KINSHASA, 17 août (AFP) - L'opposant congolais André Alain Atundu Liongo a comparu mardi devant la Cour de sûreté de l'Etat à Kinshasa sous l'accusation d'avoir tenté de comploter contre les institutions de la République démocratique du Congo (RCD), a constaté un correspondant de l'AFP.
M.Atundu, président de la Convention pour la démocratie et la république (CDR, opposition) est poursuivi pour avoir fait une "proposition non agréée de former un complot dans le but de changer le régime constitutionnel" établi en RDC. Il est détenu depuis deux mois.
Le 3 juin, au lendemain de la prise de la ville de Bukavu par des soldats insurgés issus de l'ex-rébellion pro-rwandaise du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), M. Atundu a, dans une déclaration télévisée, appelé des leaders politiques congolais à "relever le défi de l'histoire...".
M. Atundu a exercé pendant plusieurs années de hautes charges publiques sous le régime du président Mobutu sésé Seko.
Radio Okapi du 18 août a donné largement la parole aux avocats de Atundu

UDPS : Les Premiers Responsables des massacres des Congolais au Camp de Gatumba au Burundi sont les Animateurs de la Transition au Congo
Réf. : RBL/UDPS/DE/051/19/08/2004
ce communiqué commence avec une longue liste de résolution et de citations de resolutions du Dialogue intercongolais que je vous épargne ensuite on dit:

Questions :
- Les Animateurs de la Transition sont chargés d’exécuter ces Résolutions. Qu’en ont-ils fait ?
- Qu’est devenue la feuille de route présentée dernièrement par le Cabinet du Président de la République ?
4. Conclusion :
1) Les Premiers Responsables de nos Compatriotes Congolais au Camp de Gatumba, au Burundi, sont les Animateurs de la Transition au Congo, en commençant par Hypolite Kanambe, alias Joseph Kabila.
2) Les Congolais doivent apprendre à analyser un problème objectivement et à le résoudre par sa cause première et profonde et non à vouloir traiter uniquement les conséquences de cette cause première et profonde tout laissant la cause première et profonde intacte. Fermer les yeux sur la cause première et profonde et ne traiter que les conséquences, c’est comme un médecin qui se contente d’administrer aux malades des aspirines pour faire baisser la température sans traiter la cause de la hausse de la température (pneumonie, malaria, méningite….. C’est aussi comme celui qui traite un abcès en changeant des sparadraps sans crever l’abcès, évacuer le pus, analyser le pus au laboratoire pour identifier la nature du microbe, nettoyer et désinfecter l’intérieur et administrer un traitement qui tue le microbe (agent causal).
3) Chercher à rejeter toujours nos malheurs sur les autres est une attitude puérile, enfantine. Prenons-nous en charge, analysons la cause première et profonde de nos malheurs, traitons cette cause sans complaisance. Nous préparerons ainsi un avenir meilleur à nos enfants, bref à la toute la postérité. Parmi les Congolais tués dans le camp de Gatumba se trouvent peut-être les membres des familles de ceux qui défendent les Animateurs de la Transition et ne tolèrent pas les critiques contre eux. Peuvent-ils dire qu’ils aiment les membres de leurs familles ? Pourquoi organisent-ils le deuil alors ? En quoi assurent-ils leur postérité ?
4) L’UDPS/BELUX exige le désarmement de ces groupes armés (forces négatives) et l’application du plan DDDRR (désarmement, démobilisation, démilitarisation, rapatriement, réinsertion…).
5) L’UDPS/BELUX exige une enquête indépendante pour trouver les auteurs de ces massacres et des sanctions contre eux.
Fait à Bruxelles, le 18 août 2004.
Dr François Tshipamba Mpuila
Représentant