Briefing du 30 août 2004
1. Débat interne dans le RCD
- Les membres du RCD de Kinshasa appellent à une réunion de clarification
- Rcd : « La gestion du parti doit changer »
- Mathieu Ntolo Mutatay, défenseur de Ruberwa
2. La visite de Mbeki
- Compte rendu du gouvernement
- Thabo Mbeki se rendra lundi à Kinshasa
- La semaine de tous les enjeux
3. ancien mobutiste parle au Potentiel
- Konde Vila-ki-Kanda, président du Groupe parlementaire de l’Opposition politique et dirigeant de la démocratie chrétienne au Potentiel
4. Pendant qu’ils exigent la libération de Atundulu, l’agitation mobutiste contre Kabila continue à partir de Bxl où se trouvent Kengo et Ngbanda.
- Plaidoyer dans le Potentiel pour Atundu
- Congondependant.com continue à employer “Etienne Kabila” pour attaquer Kabila
- Congoindependant.com essait d’opposer Mbuze Mabe à Kabila
-----------------------------------------------------------------------------------
Document intéressant: nous avons publiée la traduction du kirundi du débat entre Masunzu, Ruhimbika, Ruberangabo, Nkunda et Ruberwa sur la BBC du 21 août.
-----------------------------------------------------------------------------------
1. Débat interne dans le RCD
Les membres du RCD de Kinshasa appellent à une réunion de clarification
KINSHASA, 28 août (AFP) -
"Nous en appelons à la convocation sans délai du conseil politique national du parti - parlement de la formation - en vue de décider de nouvelles orientations et de nouvelles structures du RCD", indique le communiqué signé par le rapporteur du groupe des members du RCd restés à Kinshasa, Boniface Balamage N'Kolo, également député.
Les signataires du communiqué - membres du collège des fondateurs, du comité exécutif national, les présidents fédéraux, ministres, vice-ministres, députés et sénateurs - réaffirment leur volonté de poursuivre leur participation dans toutes les institutions de la transition conformément à l'accord global de gouvernement signé en décembre 2002 à Pretoria.
Pour eux, l'évaluation de la transition exigée par M. Ruberwa, "doit obligatoirement se faire au sein des institutions à Kinshasa".
Rcd : « La gestion du parti doit changer »
La prise de position de Kinshasa a donc été en flagrante contradiction avec le groupe de Goma. Serait-il prématuré de parler de scission?
L’avenir réserve bien des surprises. Nous apprenons déjà que le président national du Rcd s’apprête à prendre des sanctions à l’endroit des ministres, membres du Rcd, qui ont refusé d’effectuer le déplacement de Goma.
(...)Kabasele Tshimanga, sénateur et secrétaire général adjoint du Rcd, lequel n’avait pas effectué le déplacement de Goma : « Nous estimons qu’il est temps de changer la gestion du parti. C’est pour cette raison que la réunion de clarification revêt une importance particulière pour le parti. Il est inadmissible que ceux qui n’ont pas d’assises populaires puissent continuer à gérer le parti comme un bien privé. Nous devons redynamiser le Conseil politique national pour qu’il joue le rôle de « Parlement du parti ». Il est temps que le président du parti cesse de prendre des décisions unilatérales engageant le parti en notre nom. Bien plus, un parti politique ne peut pas se permettre de prendre des positions qui vont à l’encontre des attentes de la population. Et, enfin, un parti politique qui se prépare aux élections doit adopter un comportement conséquent ».
« Nous avons toujours privilégié un débat interne »
De Goma où il séjournait encore, Lola Kisanga, ministre du Travail et de la Prévoyance sociale, porte-parole du Rcd,: « La requête en vue d’une réunion de clarification est normale. Nous avons toujours privilégié un débat contradictoire interne au sein du parti. Personnellement, je ne vois aucun inconvénient, pourvu que cette démarche réponde aux règles statutaires. Nous croyons que les points de divergence doivent être débattus en toute sérénité en vue de régler tous les malentendus. Il nous faut arrondir les angles pour rebâtir l’unité du parti afin de regarder dans la même direction. Nous avons déjà eu des divergences tant sur le plan de la forme que du fond, et nous sommes souvent parvenus à un compromis » (...)
Le Potentiel, Edition n°3211 du lundi 30 août 2004
Mathieu Ntolo Mutatay, défenseur de Ruberwa
1. M. Ntolo, vous êtes secrétaire fédéral du Rcd/Kasaï Occidental chargé de la production. Comment votre Fédération a-t-elle réagi à la décision de votre parti de marquer une pause dans le processus de la Transition ?
notre fédération, en tant qu’organe central du parti au Kasaï Occidental, est ombilicalement relié à tous les autres organes et de façon privilégiée au Collège des Fondateurs. (...)et nous avons, (...)soutenu énergiquement la décision prise par le collège des fondateurs. (...)
2. au sein du Parlement des grosses pointures de votre parti ont visiblement désavoué votre président national, M. Ruberwa. Parmi eux il y a des ressortissants du Kasaï Occidental dont les noms ont été dernièrement publiés dans la presse. Qu’en pensez-vous ?
(...)aucun membre ne peut se détacher de l’ensemble du système sans s’auto-détruire. Donc, ou on est du Rcd, on en fait partie en tant que membre organique, ou on n’en fait pas partie, auquel cas on ne parle plus en son nom. (...)
Le vice-président de la République, Azarias Ruberwa l’a clairement noté : « soit ils sont en dehors de l’idéologie, soit ils ont été manipulés, soit encore, ils ont eu peur du pouvoir parallèle de Kinshasa ». (...)
(*) Secrétaire fédéral du Rcd/Kasaï Occidental chargé de la production et président de l’Association culturelle : « Les jeunes du Kasaï Occidental s’interrogent ? » (J.K. ?)
Le Potentiel, Edition n°3211 du lundi 30 août 2004
2. La visite de Mbeki
Compte rendu du gouvernement
Le Conseil des Ministres s’est réuni sans désemparer deux jours durant, le vendredi 27 et le samedi 28 août 2004 (...)
Placé sous la présidence du vice-président de la République (...) le Gouvernement a analysé et adopté les textes couronnant l’embellie diplomatique et les améliorations des rapports de coopération entre l’Afrique du Sud et la République démocratique du Congo.
Il s’agit de :
1. Protocole pour une Consultation Diplomatique Régulière entre le Gouvernement de la République démocratique du Congo et le Gouvernement de la République d’Afrique du Sud;
2. Protocole d’Accord sur la Coopération économique entre le ministère de l’Industrie, Petites et Moyennes Entreprises de la République démocratique du Congo et le Département du Commerce et Industrie de la République d’Afrique du Sud;
3. Accord entre le Gouvernement de la République d’Afrique du Sud et le gouvernement de la République démocratique du Congo sur la Promotion et la Protection Réciproques des Investissements;
4. Protocole d’Accord entre le gouvernement de la République d’Afrique du Sud et le gouvernement de la République démocratique du Congo sur la Coopération dans les Domaines de l’Administration publique;
5. Convention entre le Gouvernement de la République démocratique du Congo et le Gouvernement de la République d’Afrique du Sud en vue de la Prévention de la Double Imposition et de l’Evasion Fiscale en Matière d’Impôts sur les Revenus;
6. Convention entre le Gouvernement de l’Afrique du Sud et le Gouvernement de la République démocratique du Congo sur les questions de Santé.
Il vous souviendra qu’au mois de janvier 2004, le président de la République d’Afrique du Sud, Son Excellence Thabo Mbeki et le président de la République démocratique du Congo, son Excellence Joseph Kabila avaient signé un Accord général de coopération entre les gouvernements de deux pays.
Dans ce cadre général, se sont élaborés des accords spécifiques paraphés par des plénipotentiaires de deux gouvernements au mois de mars 2004.
Des autorisations ainsi obtenues permettront aux responsables des Ministères concernés de formaliser les accords au regard des procédures internes. (...)
Henri Mova Sakanyi
Ministre de la Presse et Information
Le Potentiel, Edition n°3211 du lundi 30 août 2004
Thabo Mbeki lundi à Kinshasa
JOHANNESBURG, 29 août (AFP) -
"Le président Mbeki se rend à Kinshasa pour le lancement officiel de la commission conjointe Afrique du sud/RDC lundi et mardi", a déclaré dans un communiqué le porte-parole des Affaires étrangères, Ronnie Mamoepa.
"La commission co-présidée par MM. Mbeki et (le chef de l'Etat congolais) Joseph Kabila, servira de mécanisme pour la régulation des relations économiques et politiques entre les deux pays" a-t-il ajouté.
Mbeki sera accompagné de sept ministres de son gouvernement, dont celui des affaires étrangères, Nkosazana Dlamini-Zima, de la santé, Manto Tshablala-Msimang, du Commerce et de l'Industrie, Mandisi Mpahlwa et de la Défense, Mosiuoa Lekota.
Pour M. Mamoepa, le but principal de la visite de M. Mbeki est effectivement de lancer la commission, mais "il est de la prérogative du président de rencontrer qui il veut" a ajouté le porte-parole.
La semaine de tous les enjeux
. Il y a d’abord l’arrivée du président sud-africain Thabo Mbeki. Kinshasa soutient qu’il s’agit d’une visite de travail prévue de longue date. Soit. Le compte rendu du dernier Conseil des ministres a démontré que la visite a un caractère prioritairement économique, au regard des accords signés ou à signer entre les deux pays. (...)« le président Mbeki se rend à Kinshasa pour le lancement officiel de la commission conjointe Afrique du Sud-Rdc lundi et mardi. Il est accompagné de sept ministres de son gouvernement, dont celui des Affaires étrangères, Nkosazana Diamini-Zuma, de la Santé, Manto Tshablala-Msimang, du Commerce et de l’Industrie, Mandisi Mpahlwa, et de la Défense, Mosiuoa Lekota.
(...) Autre enjeu : l’examen des lois essentielles au Parlement. La réponse de la Cour suprême de justice qui s’est déclarée incompétente (...) les parlementaires sont placés devant leurs responsabilités : ils devront examiner et adopter ce projet de loi. Il en est de même du projet de loi portant sur la nationalité. Ces deux projets de lois, dites sensibles, pourraient avoir des effets d’entraînement sur le dernier parcours de la transition. (...)
Voilà pourquoi la semaine qui commence mérite bien d’être qualifiée de semaine de tous les enjeux
Le Potentiel, Edition n°3211 du lundi 30 août 2004
3. ancien mobutiste parle au Potentiel
Konde Vila-ki-Kanda, président du Groupe parlementaire de l’Opposition politique et dirigeant de la démocratie chrétienne au Potentiel
Konde Vila-ki-Kanda : Je vais commencer par les massacres de Gatumba. Il s’agit là d’une cruauté animale, d’actes d’une horreur absolue impropre à la culture congolaise.
Il faut absolument que des enquêtes soient menées d’une manière indépendante pour que le peuple congolais connaisse la vérité et que les coupables soient châtiés.
Ce crime ne doit plus bénéficier de l’impunité comme l’ont été les massacres de Kisangani, de Mbandaka, de Libenge, de Makobola, de Kaseka, d’Ankoro, de Tingi-Tingi et que sais-je encore.
J’estime que le gouvernement a pris une bonne mesure en appelant à la mise en place de cette commission d’enquête indépendante.
Pour c e qui est de la décision prise par Ruberwa, je réitère la vigoureuse condamnation que le Groupe parlementaire de l’Opposition dont je suis le président a opposée à cette cabale contre le processus de transition en cours dans notre pays.
Ruberwa doit faire la part des choses entre les intérêts du Congo d’un côté et l’intérêt tribal et les intérêts des pays étrangers de l’autre. En prenant la décision de suspendre la participation du Rcd aux institutions de la transition, il a clairement fait son choix, celui de servir les intérêts des pays étrangers.
(...)
Le Potentiel : Avez-vous des pistes de solution pour que notre pays ne soit plus poursuivi par le signe indien et que, rapidement, il puisse se transformer, à l’image de ses immenses potentialités, en un pays moderne et prospère ?
Konde : Il faut absolument instaurer dans ce pays un Etat de droit où règne la force de la loi et non plus laisser la loi de la force comme nous avons vécu et continuons de vire maintenant. Un Etat de droit signifie soumission de tous les Congolais aux lois de la République, une justice réellement indépendante, affranchie de la « prison de la tribu, du clan, de la religion, et de la politique ».
(...)
Le Potentiel : Hier parmi les ténors du régime mobutiste, aujourd’hui parmi les grands animateurs de l’opposition politique dont vous êtes le président du Groupe parlementaire, vous sentez-vous bien dans votre nouvelle peau ?
Konde : J’assume et j’assumerai toujours mon passé mobutiste. Franchement, je n’ai pas honte des responsabilités que j’ai assumées dans ce passé-là. Je continue de soutenir que dans ce passé il y avait de choses condamnables, mais aussi de grandes réalisations à caractère politique, économique, social et culturel qui honorent le patrimoine national.
Souvent, lorsque l’on parle du barrage d’Inga, du palais du Peuple, du stade des Martyrs et tant d’autres grandes œuvres encore, on semble oublier que c’est Mobutu qui les a conçues et réalisées.
Comme tous les grands hommes, Mobutu a fait son propre piédestal, l’avenir doit se charger de la statue.
Aujourd’hui, je suis dans la composante Opposition politique ; bien plus, président du Groupe parlementaire de cette composante à l’Assemblée nationale. Je suis très bien dans ma peau, j’ai un discours.
(...)
Le Potentiel : Pendant longtemps gouverneur de province, vous retrouvez-vous dans la manière dont nos provinces sont gérées aujourd’hui ?
Konde : J’ai été gouverneur dans plusieurs provinces de notre pays, notamment le Bandundu, le Kasaï Occidental, le Kasaï Oriental, la province Orientale, le Nord-Kivu, le Katanga et enfin la ville de Kinshasa. Nous avons géré les provinces dans un contexte politique et économique tout à fait différent de celui d’aujourd’hui.
Je pense sincèrement qu’il faut accorder aux dirigeants actuels le bénéfice du doute, car ils n’ont pas les moyens de faire mieux. (...)
Propos recueillis par MArcel Lutete et Médard Muyaya
Le Potentiel, Edition n°3211 du lundi 30 août 2004
4. Pendant qu’ils exigent la libération de Atundulu, l’agitation mobutiste contre Kabila continue à partir de Bxl où se trouvent Kengo et Ngbanda.
Plaidoyer dans le Potentiel pour Atundu
Me Nlandu Mpolo sollicite l’acquittement d’Atundu Liongo
Me Nlandu a dit que le ministère public s’est abstenu de décrire un réel préjudice subi par qui que ce soit. Que ce soit le gouvernement ou un membre de celui-ci. (...)
« Nul n’ignore que la prise de Bukavu par le général Nkunda a éveillé le spectre de la troisième guerre de l’Est après celle de l’Afdl, des Rcd, du Mlc et d’autres groupes rebelles. Nul n’ignore que le peuple congolais est sans défense sûre, sinon celle assumée par ses leaders politiques courageux à qui la liberté d’expression n’est pas encore reconnue comme un droit réel au Congo. Les réquisitions du ministère public invitentent les Congolais au silence, ce qui rejoint le comportement de l’homme au pouvoir face aux velléités d’expression du peuple : l’arrestation du pasteur Ngoy le 14 août dernier, à cause des opinions sur la nationalité en est la meilleure illustration. »
De l’infraction d’outrage
Le journal Le Potentiel n° 3200 du 17 août 2004 intitulait à la Une « Massacre de Gatumba : l’incapacité d’anticipation du gouvernement » Va-t-on poursuivre Le Potentiel pour outrage face à un constat notoire du gouvernement à protéger le territoire et la population ? La transition est-elle un régime de dictature renouvelée ?
(...) L’outrage n’est-il pas représenté par toutes ces humiliations que ne cesse de subir le peuple congolais au fil des jours ?
(...) Toutes les exactions commises pendant la guerre par certains de ceux qui gouvernent le Congo non suivies de poursuites judiciaires, qui outrage qui ? Le non paiement de salaires aux fonctionnaires. Qui outrage qui ?
(...) Y aurait-il différence de sens quand c’est le gouvernement qui use d’un mot et M. Atundu ? N’y a-t-il pas crainte de verser le gouvernement dans le ridicule avec ce procès qui semble dirigé par une main invisible d’un homme au pouvoir ?
(...) C’est pourquoi acquitter Atundu participera de l’équité et de la justice avec grand « J ». Quel réconfort ça sera pour les faibles !
Donatien Ngandu Mupompa
Le Potentiel, Edition n°3211 du lundi 30 août 2004
Congondependant.com continue à employer Etienne Kabila pour attaquer le Président
Massacre de Gatumba: à qui profite le crime?
30 Août 2004
(...) En fait, le massacre de Gatumba est une absurdité que rien ne peut justifier si ce n'est la volonté de ceux qui oeuvrent pour la remise en question du processus de normalisation politique enclenché au Congo-Zaïre et pour la déstabilisation de la sous-région des Grands Lacs. C'est là une situation idéale pour que perdure le pillage des ressources naturelles et autres richesses de la RD Congo dont les auteurs (personnes
physiques et morales congolaises et étrangères) dénoncés à travers un rapport du panel de l'ONU, il y a une année, bénéficient de l'impunité qui ne peut qu'engendrer la récidive.
Outre cette donne de la prédation organisée, il y a une autre qui pourrait relever de la haute trahison au sommet de l'Etat congolais, à en croire Etienne Taratibu Kabila,ci-devant fils ainé de feu leprésident Laurent-Désiré Taratibu Kabila ka Makolo.
En effet, pour celui qui se réclame le premier d'entre les nombreux enfants du tombeur du maréchal Mobutu, Joseph Kabila Kabange, successeur "désigné" à L.D.Kabila, est en bonne intelligence avec le président Paul Kagame dont il serait compatriote de par ses parents biologiques, Marcelline et Christopher Kanambe,Tutsi rwandais.
L’assassinat de LD Kabila
Dans une lettre ouverte adressée aux Congolais, de son exil sud africain, daté de mars dernier, Etienne Kabila explique que l'actuel président de la RDC qui s'appellerait Joseph Hyppolite Kanambe est le commanditaire et le bénéficiaire de l'assassinat de LD.Kabila avec le soutien de certaines personnalités congolaises et étrangères(dont nous faisons mystère des identités).Il en veut pour preuve le fait qu'alors tous les aéroports du pays étaient fermés, Joseph Kabila avait pu quitter Lubumbashi pour rejoindre Kinshasa à l'appel du chef d'Etat-major de l'armée zimbabwéenne, le général Chirundze, présent dans la capitale de la RDC, et se faire introniser président de la République. Il relève d'ailleurs à ce sujet que le procès contre le colonel Eddy Kapend Irung et consorts destinés à faire la lumière sur l'assassinat de LD.Kabila n'a été qu'une mascarade comme l'a été le transfert à Harare au Zimbabwe de sa dépouille mortelle, opération visant, à l'en croire, à utiliser les empreintes digitales du président assassiné pour ouvrir son coffre-fort contenant de l'uranium, du diamant, de l'or et des centaines des millions de dollars américains. Ce qui tend à prouver que même président de la République, celui qui continuait à se réclamer rebelle après s'être emparé du pouvoir d'Etat n'avait pas perdu ses réflexes d'ancien trafiquant. En espérant qu'un jour un test ADN que ne cesse de réclamer Etienne Kabila(...) on ne peut ne pas relever le fait que certains indices sont aujourd'hui de nature à accréditer la thèse défendue par E. Kabila.
Gabriel Kyungu
C'est notamment le cas de la manifestation organisée en juin dernier à Lubumbashi au Katanga par des partisans de l'UNADEF (de Gabriel Kyungu wa Kumwanza), parti dont le président, Honoruis Kisimba Ngoy, est ministre de la Justice. Sur leurs pancartes et calicots, il était écrit que Joseph Kabila est rwandais à 100%.Naturellement, la marche avait été réprimée et certains manifestants arrêtés puis relâchés. Il est certes vrai que le ministre de la Justice avait dû prendre des distances avec son président provincial et présenter des excuses de son parti au président de la République. Mais des analystes notent que le fait que pareille manifestation de rue ait été organisée à Lubumbashi au Katanga, fief du kabilisme supposé ou réel, est un signe évident que bien de Congolais ont des doutes légitimes sur les origines de celui qui préside aux destinées de leur pays.
Raymond LUAULA ILUNGA
Congoindependant.com essait d’opposer Mbuze Mabe à Kabila
Joseph Kabila : un piètre communicateur
29 Aout 2004
(...) Ouf ! Onze jours après le massacre de Gatumba, le président Joseph Kabila est enfin sorti de son mutisme. Une sortie pour le moins timorée dans la mesure où le numéro un Congolais a cru bon de réunir, mercredi 25 août, au palais de la Nation, quelques journalistes de la « presse présidentielle ». Autrement dit, des confrères « fonctionnarisés », triés sur le volet. Questions : est-ce pour éviter des questions dérangeantes ? Kabila a-t-il conclu un pacte de « non agression médiatique » avec son homologue rwandais au point de bannir de ses propos toute allusion ou vocable équivoque susceptible de fâcher le général-président Paul Kagame? Pourquoi toutes ces prudences ? Moralité : la dernière sortie médiatique de Kabila est un véritable « flop ». Un non événement. (...)
L’armée sur pied de guerre
Au Sud Kivu, les militaires commandés par le général Budja Mabe sont sur pied de guerre face aux menaces précises formulées par les dirigeants rwandais et burundais d’envahir le Kivu pour pourchasser les membres de leur rébellion respective. La province du Nord Kivu échappe administrativement et militairement à l’imperium de Kinshasa. Peut-on franchement parler, comme l’a fait le chef de l’Etat, d’ « incidents » face à une situation aussi explosive qui menace l’unité physique de l’Etat congolais ? (...)
En tout cas, son long silence a troublé des esprits. « Commandant suprême » de l’armée, le successeur de « Mzee » n’a pas bronché pendant que « ses » hommes de troupe étaient accusée d’avoir participé à des tueries massives et que l’intégrité du territoire national et la sécurité des habitants du Congo étaient menacée par des voisins rwandais burundais et rwandais déterminés à en découdre avec les auteurs de ce crime.
B. Amba Wetshi
Document intéressant: nous avons publiée la traduction du kirundi du débat entre Masunzu, Ruhimbika, Ruberangabo, Nkunda et Ruberwa sur la BBC du 21 août.
-----------------------------------------------------------------------------------
1. Débat interne dans le RCD
Les membres du RCD de Kinshasa appellent à une réunion de clarification
KINSHASA, 28 août (AFP) -
"Nous en appelons à la convocation sans délai du conseil politique national du parti - parlement de la formation - en vue de décider de nouvelles orientations et de nouvelles structures du RCD", indique le communiqué signé par le rapporteur du groupe des members du RCd restés à Kinshasa, Boniface Balamage N'Kolo, également député.
Les signataires du communiqué - membres du collège des fondateurs, du comité exécutif national, les présidents fédéraux, ministres, vice-ministres, députés et sénateurs - réaffirment leur volonté de poursuivre leur participation dans toutes les institutions de la transition conformément à l'accord global de gouvernement signé en décembre 2002 à Pretoria.
Pour eux, l'évaluation de la transition exigée par M. Ruberwa, "doit obligatoirement se faire au sein des institutions à Kinshasa".
Rcd : « La gestion du parti doit changer »
La prise de position de Kinshasa a donc été en flagrante contradiction avec le groupe de Goma. Serait-il prématuré de parler de scission?
L’avenir réserve bien des surprises. Nous apprenons déjà que le président national du Rcd s’apprête à prendre des sanctions à l’endroit des ministres, membres du Rcd, qui ont refusé d’effectuer le déplacement de Goma.
(...)Kabasele Tshimanga, sénateur et secrétaire général adjoint du Rcd, lequel n’avait pas effectué le déplacement de Goma : « Nous estimons qu’il est temps de changer la gestion du parti. C’est pour cette raison que la réunion de clarification revêt une importance particulière pour le parti. Il est inadmissible que ceux qui n’ont pas d’assises populaires puissent continuer à gérer le parti comme un bien privé. Nous devons redynamiser le Conseil politique national pour qu’il joue le rôle de « Parlement du parti ». Il est temps que le président du parti cesse de prendre des décisions unilatérales engageant le parti en notre nom. Bien plus, un parti politique ne peut pas se permettre de prendre des positions qui vont à l’encontre des attentes de la population. Et, enfin, un parti politique qui se prépare aux élections doit adopter un comportement conséquent ».
« Nous avons toujours privilégié un débat interne »
De Goma où il séjournait encore, Lola Kisanga, ministre du Travail et de la Prévoyance sociale, porte-parole du Rcd,: « La requête en vue d’une réunion de clarification est normale. Nous avons toujours privilégié un débat contradictoire interne au sein du parti. Personnellement, je ne vois aucun inconvénient, pourvu que cette démarche réponde aux règles statutaires. Nous croyons que les points de divergence doivent être débattus en toute sérénité en vue de régler tous les malentendus. Il nous faut arrondir les angles pour rebâtir l’unité du parti afin de regarder dans la même direction. Nous avons déjà eu des divergences tant sur le plan de la forme que du fond, et nous sommes souvent parvenus à un compromis » (...)
Le Potentiel, Edition n°3211 du lundi 30 août 2004
Mathieu Ntolo Mutatay, défenseur de Ruberwa
1. M. Ntolo, vous êtes secrétaire fédéral du Rcd/Kasaï Occidental chargé de la production. Comment votre Fédération a-t-elle réagi à la décision de votre parti de marquer une pause dans le processus de la Transition ?
notre fédération, en tant qu’organe central du parti au Kasaï Occidental, est ombilicalement relié à tous les autres organes et de façon privilégiée au Collège des Fondateurs. (...)et nous avons, (...)soutenu énergiquement la décision prise par le collège des fondateurs. (...)
2. au sein du Parlement des grosses pointures de votre parti ont visiblement désavoué votre président national, M. Ruberwa. Parmi eux il y a des ressortissants du Kasaï Occidental dont les noms ont été dernièrement publiés dans la presse. Qu’en pensez-vous ?
(...)aucun membre ne peut se détacher de l’ensemble du système sans s’auto-détruire. Donc, ou on est du Rcd, on en fait partie en tant que membre organique, ou on n’en fait pas partie, auquel cas on ne parle plus en son nom. (...)
Le vice-président de la République, Azarias Ruberwa l’a clairement noté : « soit ils sont en dehors de l’idéologie, soit ils ont été manipulés, soit encore, ils ont eu peur du pouvoir parallèle de Kinshasa ». (...)
(*) Secrétaire fédéral du Rcd/Kasaï Occidental chargé de la production et président de l’Association culturelle : « Les jeunes du Kasaï Occidental s’interrogent ? » (J.K. ?)
Le Potentiel, Edition n°3211 du lundi 30 août 2004
2. La visite de Mbeki
Compte rendu du gouvernement
Le Conseil des Ministres s’est réuni sans désemparer deux jours durant, le vendredi 27 et le samedi 28 août 2004 (...)
Placé sous la présidence du vice-président de la République (...) le Gouvernement a analysé et adopté les textes couronnant l’embellie diplomatique et les améliorations des rapports de coopération entre l’Afrique du Sud et la République démocratique du Congo.
Il s’agit de :
1. Protocole pour une Consultation Diplomatique Régulière entre le Gouvernement de la République démocratique du Congo et le Gouvernement de la République d’Afrique du Sud;
2. Protocole d’Accord sur la Coopération économique entre le ministère de l’Industrie, Petites et Moyennes Entreprises de la République démocratique du Congo et le Département du Commerce et Industrie de la République d’Afrique du Sud;
3. Accord entre le Gouvernement de la République d’Afrique du Sud et le gouvernement de la République démocratique du Congo sur la Promotion et la Protection Réciproques des Investissements;
4. Protocole d’Accord entre le gouvernement de la République d’Afrique du Sud et le gouvernement de la République démocratique du Congo sur la Coopération dans les Domaines de l’Administration publique;
5. Convention entre le Gouvernement de la République démocratique du Congo et le Gouvernement de la République d’Afrique du Sud en vue de la Prévention de la Double Imposition et de l’Evasion Fiscale en Matière d’Impôts sur les Revenus;
6. Convention entre le Gouvernement de l’Afrique du Sud et le Gouvernement de la République démocratique du Congo sur les questions de Santé.
Il vous souviendra qu’au mois de janvier 2004, le président de la République d’Afrique du Sud, Son Excellence Thabo Mbeki et le président de la République démocratique du Congo, son Excellence Joseph Kabila avaient signé un Accord général de coopération entre les gouvernements de deux pays.
Dans ce cadre général, se sont élaborés des accords spécifiques paraphés par des plénipotentiaires de deux gouvernements au mois de mars 2004.
Des autorisations ainsi obtenues permettront aux responsables des Ministères concernés de formaliser les accords au regard des procédures internes. (...)
Henri Mova Sakanyi
Ministre de la Presse et Information
Le Potentiel, Edition n°3211 du lundi 30 août 2004
Thabo Mbeki lundi à Kinshasa
JOHANNESBURG, 29 août (AFP) -
"Le président Mbeki se rend à Kinshasa pour le lancement officiel de la commission conjointe Afrique du sud/RDC lundi et mardi", a déclaré dans un communiqué le porte-parole des Affaires étrangères, Ronnie Mamoepa.
"La commission co-présidée par MM. Mbeki et (le chef de l'Etat congolais) Joseph Kabila, servira de mécanisme pour la régulation des relations économiques et politiques entre les deux pays" a-t-il ajouté.
Mbeki sera accompagné de sept ministres de son gouvernement, dont celui des affaires étrangères, Nkosazana Dlamini-Zima, de la santé, Manto Tshablala-Msimang, du Commerce et de l'Industrie, Mandisi Mpahlwa et de la Défense, Mosiuoa Lekota.
Pour M. Mamoepa, le but principal de la visite de M. Mbeki est effectivement de lancer la commission, mais "il est de la prérogative du président de rencontrer qui il veut" a ajouté le porte-parole.
La semaine de tous les enjeux
. Il y a d’abord l’arrivée du président sud-africain Thabo Mbeki. Kinshasa soutient qu’il s’agit d’une visite de travail prévue de longue date. Soit. Le compte rendu du dernier Conseil des ministres a démontré que la visite a un caractère prioritairement économique, au regard des accords signés ou à signer entre les deux pays. (...)« le président Mbeki se rend à Kinshasa pour le lancement officiel de la commission conjointe Afrique du Sud-Rdc lundi et mardi. Il est accompagné de sept ministres de son gouvernement, dont celui des Affaires étrangères, Nkosazana Diamini-Zuma, de la Santé, Manto Tshablala-Msimang, du Commerce et de l’Industrie, Mandisi Mpahlwa, et de la Défense, Mosiuoa Lekota.
(...) Autre enjeu : l’examen des lois essentielles au Parlement. La réponse de la Cour suprême de justice qui s’est déclarée incompétente (...) les parlementaires sont placés devant leurs responsabilités : ils devront examiner et adopter ce projet de loi. Il en est de même du projet de loi portant sur la nationalité. Ces deux projets de lois, dites sensibles, pourraient avoir des effets d’entraînement sur le dernier parcours de la transition. (...)
Voilà pourquoi la semaine qui commence mérite bien d’être qualifiée de semaine de tous les enjeux
Le Potentiel, Edition n°3211 du lundi 30 août 2004
3. ancien mobutiste parle au Potentiel
Konde Vila-ki-Kanda, président du Groupe parlementaire de l’Opposition politique et dirigeant de la démocratie chrétienne au Potentiel
Konde Vila-ki-Kanda : Je vais commencer par les massacres de Gatumba. Il s’agit là d’une cruauté animale, d’actes d’une horreur absolue impropre à la culture congolaise.
Il faut absolument que des enquêtes soient menées d’une manière indépendante pour que le peuple congolais connaisse la vérité et que les coupables soient châtiés.
Ce crime ne doit plus bénéficier de l’impunité comme l’ont été les massacres de Kisangani, de Mbandaka, de Libenge, de Makobola, de Kaseka, d’Ankoro, de Tingi-Tingi et que sais-je encore.
J’estime que le gouvernement a pris une bonne mesure en appelant à la mise en place de cette commission d’enquête indépendante.
Pour c e qui est de la décision prise par Ruberwa, je réitère la vigoureuse condamnation que le Groupe parlementaire de l’Opposition dont je suis le président a opposée à cette cabale contre le processus de transition en cours dans notre pays.
Ruberwa doit faire la part des choses entre les intérêts du Congo d’un côté et l’intérêt tribal et les intérêts des pays étrangers de l’autre. En prenant la décision de suspendre la participation du Rcd aux institutions de la transition, il a clairement fait son choix, celui de servir les intérêts des pays étrangers.
(...)
Le Potentiel : Avez-vous des pistes de solution pour que notre pays ne soit plus poursuivi par le signe indien et que, rapidement, il puisse se transformer, à l’image de ses immenses potentialités, en un pays moderne et prospère ?
Konde : Il faut absolument instaurer dans ce pays un Etat de droit où règne la force de la loi et non plus laisser la loi de la force comme nous avons vécu et continuons de vire maintenant. Un Etat de droit signifie soumission de tous les Congolais aux lois de la République, une justice réellement indépendante, affranchie de la « prison de la tribu, du clan, de la religion, et de la politique ».
(...)
Le Potentiel : Hier parmi les ténors du régime mobutiste, aujourd’hui parmi les grands animateurs de l’opposition politique dont vous êtes le président du Groupe parlementaire, vous sentez-vous bien dans votre nouvelle peau ?
Konde : J’assume et j’assumerai toujours mon passé mobutiste. Franchement, je n’ai pas honte des responsabilités que j’ai assumées dans ce passé-là. Je continue de soutenir que dans ce passé il y avait de choses condamnables, mais aussi de grandes réalisations à caractère politique, économique, social et culturel qui honorent le patrimoine national.
Souvent, lorsque l’on parle du barrage d’Inga, du palais du Peuple, du stade des Martyrs et tant d’autres grandes œuvres encore, on semble oublier que c’est Mobutu qui les a conçues et réalisées.
Comme tous les grands hommes, Mobutu a fait son propre piédestal, l’avenir doit se charger de la statue.
Aujourd’hui, je suis dans la composante Opposition politique ; bien plus, président du Groupe parlementaire de cette composante à l’Assemblée nationale. Je suis très bien dans ma peau, j’ai un discours.
(...)
Le Potentiel : Pendant longtemps gouverneur de province, vous retrouvez-vous dans la manière dont nos provinces sont gérées aujourd’hui ?
Konde : J’ai été gouverneur dans plusieurs provinces de notre pays, notamment le Bandundu, le Kasaï Occidental, le Kasaï Oriental, la province Orientale, le Nord-Kivu, le Katanga et enfin la ville de Kinshasa. Nous avons géré les provinces dans un contexte politique et économique tout à fait différent de celui d’aujourd’hui.
Je pense sincèrement qu’il faut accorder aux dirigeants actuels le bénéfice du doute, car ils n’ont pas les moyens de faire mieux. (...)
Propos recueillis par MArcel Lutete et Médard Muyaya
Le Potentiel, Edition n°3211 du lundi 30 août 2004
4. Pendant qu’ils exigent la libération de Atundulu, l’agitation mobutiste contre Kabila continue à partir de Bxl où se trouvent Kengo et Ngbanda.
Plaidoyer dans le Potentiel pour Atundu
Me Nlandu Mpolo sollicite l’acquittement d’Atundu Liongo
Me Nlandu a dit que le ministère public s’est abstenu de décrire un réel préjudice subi par qui que ce soit. Que ce soit le gouvernement ou un membre de celui-ci. (...)
« Nul n’ignore que la prise de Bukavu par le général Nkunda a éveillé le spectre de la troisième guerre de l’Est après celle de l’Afdl, des Rcd, du Mlc et d’autres groupes rebelles. Nul n’ignore que le peuple congolais est sans défense sûre, sinon celle assumée par ses leaders politiques courageux à qui la liberté d’expression n’est pas encore reconnue comme un droit réel au Congo. Les réquisitions du ministère public invitentent les Congolais au silence, ce qui rejoint le comportement de l’homme au pouvoir face aux velléités d’expression du peuple : l’arrestation du pasteur Ngoy le 14 août dernier, à cause des opinions sur la nationalité en est la meilleure illustration. »
De l’infraction d’outrage
Le journal Le Potentiel n° 3200 du 17 août 2004 intitulait à la Une « Massacre de Gatumba : l’incapacité d’anticipation du gouvernement » Va-t-on poursuivre Le Potentiel pour outrage face à un constat notoire du gouvernement à protéger le territoire et la population ? La transition est-elle un régime de dictature renouvelée ?
(...) L’outrage n’est-il pas représenté par toutes ces humiliations que ne cesse de subir le peuple congolais au fil des jours ?
(...) Toutes les exactions commises pendant la guerre par certains de ceux qui gouvernent le Congo non suivies de poursuites judiciaires, qui outrage qui ? Le non paiement de salaires aux fonctionnaires. Qui outrage qui ?
(...) Y aurait-il différence de sens quand c’est le gouvernement qui use d’un mot et M. Atundu ? N’y a-t-il pas crainte de verser le gouvernement dans le ridicule avec ce procès qui semble dirigé par une main invisible d’un homme au pouvoir ?
(...) C’est pourquoi acquitter Atundu participera de l’équité et de la justice avec grand « J ». Quel réconfort ça sera pour les faibles !
Donatien Ngandu Mupompa
Le Potentiel, Edition n°3211 du lundi 30 août 2004
Congondependant.com continue à employer Etienne Kabila pour attaquer le Président
Massacre de Gatumba: à qui profite le crime?
30 Août 2004
(...) En fait, le massacre de Gatumba est une absurdité que rien ne peut justifier si ce n'est la volonté de ceux qui oeuvrent pour la remise en question du processus de normalisation politique enclenché au Congo-Zaïre et pour la déstabilisation de la sous-région des Grands Lacs. C'est là une situation idéale pour que perdure le pillage des ressources naturelles et autres richesses de la RD Congo dont les auteurs (personnes
physiques et morales congolaises et étrangères) dénoncés à travers un rapport du panel de l'ONU, il y a une année, bénéficient de l'impunité qui ne peut qu'engendrer la récidive.
Outre cette donne de la prédation organisée, il y a une autre qui pourrait relever de la haute trahison au sommet de l'Etat congolais, à en croire Etienne Taratibu Kabila,ci-devant fils ainé de feu leprésident Laurent-Désiré Taratibu Kabila ka Makolo.
En effet, pour celui qui se réclame le premier d'entre les nombreux enfants du tombeur du maréchal Mobutu, Joseph Kabila Kabange, successeur "désigné" à L.D.Kabila, est en bonne intelligence avec le président Paul Kagame dont il serait compatriote de par ses parents biologiques, Marcelline et Christopher Kanambe,Tutsi rwandais.
L’assassinat de LD Kabila
Dans une lettre ouverte adressée aux Congolais, de son exil sud africain, daté de mars dernier, Etienne Kabila explique que l'actuel président de la RDC qui s'appellerait Joseph Hyppolite Kanambe est le commanditaire et le bénéficiaire de l'assassinat de LD.Kabila avec le soutien de certaines personnalités congolaises et étrangères(dont nous faisons mystère des identités).Il en veut pour preuve le fait qu'alors tous les aéroports du pays étaient fermés, Joseph Kabila avait pu quitter Lubumbashi pour rejoindre Kinshasa à l'appel du chef d'Etat-major de l'armée zimbabwéenne, le général Chirundze, présent dans la capitale de la RDC, et se faire introniser président de la République. Il relève d'ailleurs à ce sujet que le procès contre le colonel Eddy Kapend Irung et consorts destinés à faire la lumière sur l'assassinat de LD.Kabila n'a été qu'une mascarade comme l'a été le transfert à Harare au Zimbabwe de sa dépouille mortelle, opération visant, à l'en croire, à utiliser les empreintes digitales du président assassiné pour ouvrir son coffre-fort contenant de l'uranium, du diamant, de l'or et des centaines des millions de dollars américains. Ce qui tend à prouver que même président de la République, celui qui continuait à se réclamer rebelle après s'être emparé du pouvoir d'Etat n'avait pas perdu ses réflexes d'ancien trafiquant. En espérant qu'un jour un test ADN que ne cesse de réclamer Etienne Kabila(...) on ne peut ne pas relever le fait que certains indices sont aujourd'hui de nature à accréditer la thèse défendue par E. Kabila.
Gabriel Kyungu
C'est notamment le cas de la manifestation organisée en juin dernier à Lubumbashi au Katanga par des partisans de l'UNADEF (de Gabriel Kyungu wa Kumwanza), parti dont le président, Honoruis Kisimba Ngoy, est ministre de la Justice. Sur leurs pancartes et calicots, il était écrit que Joseph Kabila est rwandais à 100%.Naturellement, la marche avait été réprimée et certains manifestants arrêtés puis relâchés. Il est certes vrai que le ministre de la Justice avait dû prendre des distances avec son président provincial et présenter des excuses de son parti au président de la République. Mais des analystes notent que le fait que pareille manifestation de rue ait été organisée à Lubumbashi au Katanga, fief du kabilisme supposé ou réel, est un signe évident que bien de Congolais ont des doutes légitimes sur les origines de celui qui préside aux destinées de leur pays.
Raymond LUAULA ILUNGA
Congoindependant.com essait d’opposer Mbuze Mabe à Kabila
Joseph Kabila : un piètre communicateur
29 Aout 2004
(...) Ouf ! Onze jours après le massacre de Gatumba, le président Joseph Kabila est enfin sorti de son mutisme. Une sortie pour le moins timorée dans la mesure où le numéro un Congolais a cru bon de réunir, mercredi 25 août, au palais de la Nation, quelques journalistes de la « presse présidentielle ». Autrement dit, des confrères « fonctionnarisés », triés sur le volet. Questions : est-ce pour éviter des questions dérangeantes ? Kabila a-t-il conclu un pacte de « non agression médiatique » avec son homologue rwandais au point de bannir de ses propos toute allusion ou vocable équivoque susceptible de fâcher le général-président Paul Kagame? Pourquoi toutes ces prudences ? Moralité : la dernière sortie médiatique de Kabila est un véritable « flop ». Un non événement. (...)
L’armée sur pied de guerre
Au Sud Kivu, les militaires commandés par le général Budja Mabe sont sur pied de guerre face aux menaces précises formulées par les dirigeants rwandais et burundais d’envahir le Kivu pour pourchasser les membres de leur rébellion respective. La province du Nord Kivu échappe administrativement et militairement à l’imperium de Kinshasa. Peut-on franchement parler, comme l’a fait le chef de l’Etat, d’ « incidents » face à une situation aussi explosive qui menace l’unité physique de l’Etat congolais ? (...)
En tout cas, son long silence a troublé des esprits. « Commandant suprême » de l’armée, le successeur de « Mzee » n’a pas bronché pendant que « ses » hommes de troupe étaient accusée d’avoir participé à des tueries massives et que l’intégrité du territoire national et la sécurité des habitants du Congo étaient menacée par des voisins rwandais burundais et rwandais déterminés à en découdre avec les auteurs de ce crime.
B. Amba Wetshi
0 Comments:
Post a Comment
<< Home