mardi, août 31, 2004

Briefing du mardi 31 août 2004

1. Mbeki à Kinshasa

  • Premier tête-à-tête Thabo Mbeki - Joseph Kabila
2. Azarias Ruberwa regagne Kinshasa dans un climat de fronde généralisée
  • Le gouvernement attend le rapport de mission de Ruberwa
3. La Frontière avec le Burundi fermée
  • Tirs de l'armée de RDC vers le Burundi: "un incident isolé", selon la Monuc
  • fermeture frontiere avec burundi, peur de nouvelles attaques aux camps de refugies
4. Congo, Rwanda et Burundi formaient une entité
  • Quand l’aéroport et le port de Bujumbura étaient financés par l’argent de la Rdc
5. débats au parlement sur nationalité et amnestie
  • Les Congolais ayant acquis la nationalité étrangères restent Congolais
  • Loi sur l’amnistie : querelle chez les députés
6. Agissements mobutistes
  • Ngbanda se profile comme le grand ombattant contre Kagame et annonce “des révélations” (sic) qu’il a d’ailleurs déjà annoncé il y a quelques semaines
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Sur le site vous trouverez encore aujourd'hui:
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1. Mbeki à Kinshasa

Premier tête-à-tête Thabo Mbeki - Joseph Kabila
Kinshasa , 30.08.2004
Le président sud-africain Thabo Mbeki est arrivé lundi matin à Kinshasa pour une visite de travail de 48 heures. Il a été accueilli par son homologue congolais, le Général-Major Joseph Kabila, avec lequel il a entamé les entretiens par un premier tête-à-tête au Palais de la Nation.
A côté des pourparlers avec son homologue congolais, le Général-Major Joseph Kabila, le président Thabo Mbeki s’entretiendra aussi avec les quatre vice-présidents de la République de la RDC, ainsi que les responsables des institutions et organes de la transition congolaise.
Mbeki la veille de son périple congolais : « Nous avons prédit il y a quelques mois qu’une paix durable serait instaurée sous douze mois en République démocratique du Congo. Nous restons optimistes et croyons que malgré les difficultés observées actuellement, le processus de transition en Rdc poursuivra son bonhomme de chemin jusqu’à l’organisation des élections libres et démocratiques ». Il ajoutera même que « La paix au Congo ouvrira certainement la voie à des perspectives économiques en Afrique australe ».
Le volet politique, bien que de grande importance dans la mission du président Thabo Mbeki, n’éclipsera donc pas pour autant les aspects de la coopération à propulser entre la RDC et l’Afrique du Sud.
L’Afrique du Sud se présente déjà en partenaire économique de premier plan pour la RDC. Depuis plusieurs mois les experts des deux pays étudient les dossiers portant sur les domaines de l’économie, de la santé, de la protection des investissements... Un accord général portant sur la création d’une commission bilatérale chargée de guider la coopération entre l’Afrique du Sud a été signé à cet effet le 14 janvier dernier à Kinshasa, lors du précédent voyage d’Etat du président Thabo Mbeki.
Un autre volet est celui de la Défense et de la Coopération militaire. L’Afrique du Sud a déjà signé avec la RDC un accord de coopération militaire, tout en participant aussi au programme de la Mission d’observation de l’Onu au Congo (Monuc).
| MMC

2. Azarias Ruberwa regagne Kinshasa dans un climat de fronde généralisée

Le gouvernement attend le rapport de mission de Ruberwa
Le vice-président de la République en charge de la commission politique, défense et sécurité, Me Azarias Ruberwa, a regagné Kinshasa lundi dans la matinée à bord d’un avion de la Monuc. (...)
Notons que le président national du Rcd a été précédé le week-end dans la capitale par une première vague de membres de son parti qui l’avaient rejoint au chef-lieu de la province du Nord-Kivu pour le deuil tenu en mémoire de 160 Congolais. L’avion de la Monuc, qui l’a amené à Kinshasa, a atterri une heure après celui du président sud-africain Thabo Mbeki en visite de travail de 48 heures au pays.
Pour des raisons sécuritaires, c’est par hélicoptère de la mission onusienne en Rdc que le président national du Rcd a quitté l’aéroport international de N’djili pour gagner le centre-ville, en atterrissant sur le terrain de jeux de l’Athénée de la Gombe. De là, il a rejoint sa résidence, sous un dispositif sécuritaire impressionnant.
Ruberwa persiste et signe
(...)
Le président national du Rcd croit dur comme fer qu’il y aura des concertations entre son parti et les autres partenaires politiques autour de Thabo Mbeki en vue d’une évaluation de la transition. (...)
Aura-t-il gain de cause ? La réponse sera connue ce mardi au cours de la conférence de presse que va animer Thabo Mbeki
Le siège du Rcd à Kinshasa verrouillé : une distraction
Les premiers signes de dissensions internes ont été enregistrés le lundi même dans la matinée. Des sources crédibles nous ont confirmé que les bureaux du siège du Rcd , situé sur l’avenue Lukusa dans la commune de la Gombe, ont été verrouillés sur ordre du président national. Des militaires, puisés dans sa propre garde rapprochée, ont été placés en faction pour en interdire tout accès.
Ce qui laisse entendre que la rupture est consommée entre la haute direction du Rcd et les membres qui n’ont pas effectué le déplacement de Goma. Lesquels ont rejeté la décision prise par leur président national de suspendre la participation du parti dans les institutions de la transition.
Qu’est-ce à dire ? Le siège, cadre de rencontre des membres du parti, étant verrouillé, c’est à se demander où se règleront les contradictions survenues au sein du Rcd ? (...)
Le Potentiel, Edition n°3212 du mardi 31 août 2004

3. La Frontière avec le Burundi fermée

Tirs de l'armée de RDC vers le Burundi: "un incident isolé"
KINSHASA, 30 août (AFP) -
Lundi matin, l'armée burundaise a accusé des soldats de la République démocratique du Congo (RDC) d'avoir tiré en direction du poste-frontière burundais de Gatumba, depuis les localités congolaises de Kavinvira et de Kahorohoro.
"C'est un militaire tutsi congolais qui a vidé ses deux chargeurs en tirant vers le Burundi", a expliqué à l'AFP le porte-parole de la 10ème région militaire à Bukavu, le lieutenant Kasanda wa Kasanda, joint au téléphone depuis Kinshasa.
Le porte-parole de la 10ème région militaire dit "ignorer" les raisons qui ont poussé ce soldat à provoquer cet incident, mais il a été "maîtrisé et se trouve actuellement en soins".
L'armée congolaise a procédé lundi matin à des opérations de bouclage et de fouille dans plusieurs quartiers d'Uvira, ville située à 6 km de la frontière avec le Burundi, selon le même militaire.

fermeture frontiere avec burundi, peur de nouvelles attaques aux camps de refugies
La frontière entre la République démocratique du Congo et le Burundi a de nouveau été fermée. la décision a été prise après avoir reçu des informations sur la possibilité d'une nouvelle attaque rebelle contre les camps de réfugiés congolais présents sur le territoire burundais et situés non loin de la frontière. (...) Selon Radio Okapi, l'émetteur radio de la MONUC, la nouvelle attaque aurait dû avoir lieu dans le camp de Rugombo..
[VV] Misna, 30/8/2004 17:12

4. Congo, Rwanda et Burundi formaient une entité

Quand l’aéroport et le port de Bujumbura étaient financés par l’argent de la Rdc
Kinshasa , 30.08.2004
beaucoup de pays qui rendent la vie dure à la République Démocratique du Congo, oublient qu’à l’époque, c’est-à-dire avant l’indépendance du Congo-Kinshasa, ils étaient construits grâce au financement de ce dernier surtout que sa monnaie était forte et son sous-sol envié. Tel est le cas du Burundi qui, aujourd’hui, torpille notre pays par des guerres et autres humiliations de toutes sortes.
Les faits sont élucidés par la Conférence nationale souveraine, dont les archives restent encore précieuses.
D’après ces assises, l’aéroport international et le port de Bujumbura avaient été entièrement financés par l’argent du Congo.
A l’époque, Bujumbura est la ville où était installé le vice-gouverneur général de l’ex Congo-Belge et du Rwanda-Urundi.
En effet, pour faciliter la jonction entre le lieu de sa résidence et Bruxelles, il avait été décidé de construire un aéroport international à Bujumbura. Le Burundi étant placé sous la même administration coloniale que l’ex Congo-Belge, l’autorité belge eut recours au trésor du Congo-Kinshasa pour construire l’aéroport international de Bujumbura.
Constat : il résulte de l’attitude des gouvernements successifs de notre pays, une négligence et une indifférence coupables face à l’appropriation de fait de cet aéroport par le seul Burundi qui, aujourd’hui, malmène le Congo-Kinshasa.
Le Congolais lui-même ignore tous ces dossiers. (...)
Un autre scandale, c’est le port de cette même ville. L’autorité coloniale belge a réalisé la nécessité de désenclaver le Rwanda et le Burundi vers le port de Dar-es-Salaam via Kigoma. Un projet quelle exécuta par la construction du port du Bujumbura aux frais exclusifs de la RDC, pays nanti au regard du Burundi.
Et depuis, le gouvernement de ce pays n’a manifesté aucune intention de rembourser les frais engagés avec les fonds du Congo pour la construction du port de Bujumbura. Ce contentieux, qui reste toujours d’actualité, s’est surtout aggravé avec la confiscation de deux bateaux, propriétés de notre pays, trouvés au port de Bujumbura, au lendemain de l’indépendance, le 30 juin 1960.
C’est dans cette logique que les routes et même les bâtiments administratifs de la ville de Bujumbura ont été construits, avec les fonds appartenant au Congo-Kinshasa, placé lui aussi, sous l’autorité des colons belges. Ainsi donc, à l’accession du Congo à l’indépendance, il n’a jamais été fait de reddition des comptes entre notre pays et la Belgique, encore colonisatrice du Burundi.
Plus malheureux encore, les autorités de notre pays n’ont jamais entrepris aucun effort ni une simple négociation pour rentrer en possession de ces fortunes comme pour approuver l’enrichissement sans cause de ce pays.
(CP) | Elima/Tabassenge

5. débats au parlement sur nationalité et amnestie

Les Congolais ayant acquis la nationalité étrangères restent Congolais
La clôture de l’atelier parlementaire sur la nationalité et la future constitution organisé par l’Assemblée nationale avec le soutien et l’expertise de la Fédération congolaise de l’étranger (Fce) et le Pnu, a été sanctionnée, le week end dernier par des recommandations ponctuées d’un point de presse.
La participation des membres de la Fce à cette semaine organisée en faveur de Sénateurs et de Députés s’inscrivent dans le calendrier des activités initiées d’il y a trois ans par cette association pour réfléchir sur les questions d’intérêt national qui concerne notre pays, aux dimensions continentales situé au cœur de l’Afrique.
(...) S’agissant de la nationalité congolaise, source de conflits actuellement qui déchirent la Rd-Congo, les participants ont reconnu au distinguo établi par l’article 6 de la Constitution de Luluabourg entre la nationalité d’origine et celle d’acquisitions. A cet effet, ils ont défini la nationalité congolaise comme « une communauté des peuples et des citoyens exprimant la volonté de vivre ensemble pour forger un destin commun, dans la loyauté et le respect mutuel ».
Cette nationalité a pour principes la tolérance, l’ouverture sur le monde, la proximité de la personne avec sa communauté d’origine, tandis que ses modes d’attributions reposent sur le droit de sol, droit du sang, droit de nationalité.
« Etant entendu que la question de la double nationalité est renvoyée à la future législature, les Congolais ayant acquis la nationalité étrangère restent Congolais », ont-ils recommandés. (...)

Loi sur l’amnistie : querelle chez les députés
Kinshasa , 30.08.2004
Le vote par le Parlement congolais de la loi sur l’amnistie devrait consacrer la réconciliation nationale en RD Congo, qui sort de plusieurs années de guerre.
« Libérez les innocents. L’amnistie c’est quoi ? » Ces cris étaient scandés au début du mois d’août 2004 devant le Palais du peuple, siège du Parlement congolais, par un groupe des manifestants se réclamant des familles des présumés assassins de l’ancien président L-D. Kabila, incarcérées depuis plus de trois ans au Cprk (Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa, ex-prison centrale de Makala).
Ces manifestations ont eu lieu au moment où les députés entamaient les débats sur le projet de loi sur l’amnistie. Mais aussitôt engagées, ces discussions qui suscitent beaucoup de passion ont été suspendues le 12 août. (...)
La querelle qui a poussé les députés à suspendre les débats porte au fait sur la question oui ou non les personnes condamnées dans le procès de l’assassinat de L-D. Kabila devraient-ils bénéficier de la loi sur l’amnistie ? La Cour suprême de Justice, qui a été consultée pour donner son avis sur cette interrogation (infraction politique), s’est déclarée simplement incompétente sur cette matière. Ce qui oblige les députés à assumer pleinement leur rôle.
Au Parlement, certaines voix s’élèvent pour appeler les parlementaires à la raison, afin qu’ils débattent sans passion de cet important projet de loi. « Ce n’est pas en se focalisant sur les personnes condamnées pour l’assassinat d’un Chef de l’Etat qu’on peut décider d’une amnistie, déclare notamment le sénateur Nyabinungu Mwene Songa, qui est professeur de Droit pénal. C’est plutôt par la mise en place d’une loi générale, abstraite et impersonnelle qui profitera à tous... », précise-t-il, estimant qu’il est possible de réviser le procès des assassins de L-D. Kabila.
(...)
Oubli signifie-t-il impunité? Les Congolais aimeraient en effet que cette loi soit votée, mais sans qu’on laisse courir les auteurs des crimes de guerre, de génocide ou de crimes contre l’humanité. Dans le cas contraire, l’amnistie pourrait apparaître à leurs yeux comme « une prime pour camoufler les atrocités de guerre ». Historien, Georges Tshund’Olela : « Personne n’a jusqu’ici sollicité le pardon, dit-il. On ne voit pas la matérialisation du pardon comme ce fut en Afrique du Sud. Au contraire, ils se sont partages le pouvoir... »
Réconciliation sur le modèle sud-africain ?
Une Commission Vérité et Réconciliation (CVR) existe en effet. Elle fait partie des cinq institutions « citoyennes » ou d’appui à la démocratie, mises en place toujours selon l’Accord de paix de Pretoria, à côté de la Commission électorale indépendante, de la Haute Autorité des médias, de la Commission Ethique et lutte contre la corruption, et de l’Observatoire national des droits de l’Homme.
(..)
Un dilemme cependant : entre la volonté de se réconcilier et celle de ne pas laisser impunies des crimes commis, qui amnistier et à qui faire subir la rigueur de la loi ? Ce d’autant plus qu’au moment où est discuté le projet de loi sur l’amnistie, la Cour Pénal International (CPI) a ouvert au mois de juin 2004 une enquête sur les crimes commis en RD Congo, après avoir été saisie en avril par le président Joseph Kabila.
Un vieux sénateur congolais, Nzege Alaziambina, émet un avis modéré : « Des personnalités comme Nelson Mandela, Desmond Tutu ont joué un rôle important pour la réconciliation en Afrique du Sud, dit-il, avant de faire un constat et de donner un conseil. Chez-nous, il n’y a personne comme modèle. C’est pourquoi il ne faut par rouvrir la plaie. Repartons sur des nouvelles bases... »
Noël Obotela

Article produit dans le cadre du programme Medias pour la Paix en Afrique (MPA) de l’Institut Panos Paris, en collaboration avec l’agence de presse InterCongo media
(CP) | La Référence Plus

6. Agissements mobutistes

Ngbanda se profile comme le grand ombattant contre Kagame et annonce “des révélations” (sic) qu’il a d’ailleurs déjà annoncé il y a quelques semaines
Congoindepenant.com, 31 Août 2004
De Paris où il réside, l’ancien conseiller spécial en matière de Sécurité, Honoré Ngbanda Nzambo Ko Atumba a renouvelé ses accusations à l’encontre du numéro un du RCD-Goma qu’il accuse d’être un « agent du régime rwandais » chargé de torpiller le retour de la stabilité politique au Congo. Ngbanda accuse également le président Paul Kagame à qui il impute la conception et l’exécution du massacre de 160 Tutsi congolais de Gatumba. Selon lui, la situation en RD Congo est « très mauvaise et très dangereuse ». « Le massacre de Gatumba est une manœuvre orchestrée par Paul Kagame pour justifier le lancement d’une troisième invasion du Zaïre (Sic !) ». Ajoutant : « Cette fois, Kagame projette d’annexer les provinces du Kivu ».
« Kagame a une stratégie qu’il utilise depuis qu’il avait commencé la guérilla à partir de l’Ouganda. Cette stratégie consiste à sacrifier ses propres frères tutsis pour provoquer la psychose du génocide et lui fournir le prétexte pour frapper ses victimes ». Selon Ngbanda, Kagame avait utilisé ce stratagème en 1991 à « Bagogwe » en ordonnant à ses hommes d’attaquer le camp de réfugiés en procédant au massacre des Tutsi. Cette attaque fut imputée aux troupes du président Juvénal Habyarimana. Le même forfait a été récidivé le 6 avril 1994 à la suite de la destruction en vol de l’avion transportant le président Habyarimana déclenchant le massacre des Tutsi. Pour lui, « il faut que le peuple congolais sache que Ruberwa est un agent de Kagame infiltré au sein de l’espace présidentiel ». « Cet espace présidentiel et le gouvernement contiennent énorrmément des « traîtres » qui travaillent pour le compte de Kagame », assène Ngbanda qui promet de révéler, au cours des jours à venir, les noms de ces « éléments félons ». Pour l’ancien ministre de la Défense, « Ruberwa reçoit ses ordres directement de Kigali ». Et que le déclenchement de la « guerre d’invasion est très imminente ». Se fondant sur des documents en sa possession, il assure que des « réunions d’état-major » se tiendraient actuellement dans certains pays voisins. Sans autres précisions. Et que des opérations d’infiltration auraient lieu au sein de la 9ème brigade de l’armée congolaise basée à Uvira, au Sud Kivu. Objectif : décourager les soldats congolais par la corruption. « Au moment où je vous parle, il y a déjà 200 militaires qui ont déserté l’armée pour rejoindre le colonel Mutebutsi au Rwanda». Et d’ajouter qu’un contingent de mercenaires érythréens serait arrivé à Kigali en vue de renforcer leurs camarades chargés de protéger les mines de coltan à Walikale « pour le compte de Kagame ». Ngbanda s’étonne de voir les autorités congolaises se contenter de quelques déclarations oiseuses sollicitant l’aide de l’Union européenne, de ’ONU et de la France « au moment où le Rwanda et le Burundi sont occupés à déployer des troupes à leurs frontières avec le Congo ». L’ancien ministre dénonce le « refus » du gouvernement de transition de mobiliser les fils du pays capables de libérer le territoire national. « Ce refus sera considéré demain comme de la « haute trahison » au cas notre pays était attaqué et envahi », prévient-il avant d’inviter la jeunesse congolaise de se préparer à défendre le pays comme elle l’avait fait en juin dernier. Selon Ngbanda, les manifestations monstres des 3 et 4 juin ont fait échoué un plan d’attaque des villes de Goma et de Bukavu par les troupes rwandaises. « Je prends l’engagement d’informer le peuple congolais sur tous les détails du plan qui se prépare contre le Congo ». « Nous vaincrons dans cette bataille », a-t-il conclu en se disant « troublé » par le silence de la classe politique et du chef de l’Etat.
Nana Bitsho

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