Briefing du 14 au 17 septembre
1. combats à Masisi et Walikali et informations contradictoires
- Selon L’Avenir Nkunda, Serufuli et des troupes rwandaises prépareraient la contre-offensive à Masisi et Walikale
- Selon Misna Walikale serait dans les mains des mai mai ou presque,
- Les signaux de la 3ème guerre de l'Est
2. Depuis lundi 14 septembre Minova dans les mains des troupes de Mbuza Mabe et Mabe, Obed et Padiri en consultation à Kinshasa
- Nkunda s’est retiré sans combats de Minova
- La Monuc confirme la reprise par l'armée de Minova (est de la RDCongo)
- Les généraux Obeid, Budja Mabe et Padiri en consultation à Kinshasa
3. manœuvres contre le retour des Banyamulenge au Sud-Kivu
- Congolese refugees prepare to move to new camps in Burundi
- Uvira: marche de protestation contre la "multiplication" des Banyamulenge
- Sud-Kivu: selon la Monuc des mouvements massifs des populations depuis mai
4. Intégration des ex-FAZ dans les Fardc
- Sept officiers supérieurs des ex-FAZ regagnent la RDCongo
- Memorandum des militaires des ex forces armees zairoises a l’etranger
5. Affaire participation de l’UDPS aux élections et comédie du Potentiel
- Mpuila confirme : l’UDPS est reconnu
- Pourtant le Potentiel continue à faire de l’agitation : « Th.Mbemba renvoie l'Udps à la Cour suprême de justice »
- Arrestation du directeur de publication d'un journal de Kinshasa
6. Pygmées et vaudeville du MLC
- Cannibalisme: des pygmées demandent pardon à M. Jean-Pierre Bemba
- MLC exige la protection des témoins
- Sénateur Lambert Mende Omalanga : « Ce n’est pas devant la presse de Kinshasa qu’il faut se disculper. »
7. transition
- Le prochain conseil des ministres pourra se tenir à Kisangani
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En format PDF rapport sur le cannibalisme et les crimes de guerre
« Effacer le tableau »
Rapport de la mission internationale de recherche sur les crimes commis, en violation du droit international, contre les Pygmées bambuti dans l’est de la République démocratique du Congo
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1. combats à Masisi et Walikali et informations contradictoires
Selon L’Avenir Nkunda, Serufuli et des troupes rwandaises prépareraient la contre-offensive à Masisi et Walikale
Les forces coalisées de Nkunda Batware et de Serufuli ont ouvert mercredi dernier 15 septembre, vers 5 heures du matin, les hostilités contre les positions des patriotes Maï-Maï commandés par le colonel Akilimali et cela simultanément à Loashi entre Masisi centre et Niabondo et Ntoto dans le Walikale. Selon une source requerrant l’anonymat, ces attaques s’effectuent à la suite de la descente effectuée mardi sur Ngungu par Eugène Serufuli, avec pour objectif de moraliser leurs troupes dissidentes et ordonner les attaques dans le Nord- Kivu contre les éléments fidèles aux Fardc. La riposte contre les forces du général Mbudza Mabe serait en train de se préparer pour mettre Bukavu à feu et sang, indique la même source.
Les officiers Maï-maï de l’axe de Grand Nord dénoncent l’infiltration des 40.000 Rwandais au Nord Kivu au cours de l’audience qui leur a été accordée ce jeudi 16 septembre 2004 par le Vice-président, Yerodia Abdoulaye Ndombasi, qu’il y a infiltration des Rwandais au Nord-Kivu sous la 8e région militaire.
L’Avenir, 16 septembre 2004
Selon Misna Walikale serait dans les mains des mai mai ou presque
"Les Maï-Maï se trouvent à une dizaine de kilomètres du centre de Walikale, commandée par les forces de la 8ème région militaire congolaise" a déclaré à l'agence MISNA Jaqueline Chenard, porte-parole de la MONUC (Mission des Nations Unies en République Démocratique du Congo) à Goma, citant les témoignages recueillis par le commandant des casques bleus déployés dans la ville de Walikale. En réalité, depuis ce matin, la rumeur qui circule est que la ville, située à une centaine de kilomètres à l'ouest de Goma, est contrôlée par les Maï-Maï.
Selon la MONUC, les combats continueraient mais de manière sporadique. Il est difficile en réalité d'obtenir des informations certaines vu que le seul district de Walikale s'étend sur une superficie vaste comme la Belgique dans laquelle les communications et les infrastructures sont peu développées et où les forêts sont épaisses. La zone est le théâtre depuis ce week-end de combats entre groupes de Maï-Maï et des militaires dissidents. Il est encore difficile de comprendre si les insubordonnés sont des hommes fidèles au général Laurent Nkunda, protagoniste de violences à Bukavu, chef-lieu du Sud Kivu, entre mai et juin derniers, où s'ils sont issus des rangs de la 8ème région militaire de la nouvelle armée congolaise. Dans les deux cas, il s'agit d'anciens membres du RCD-Goma.
[CC] MISNA 16/9/2004 16:48
Les signaux de la 3ème guerre de l'Est
Ces dernières vingt-quatre heures, Il y a une avancée des troupes congolaises à la poursuite des insurgés qui avaient occupé les villages de Kirumba, Kashira, Malandja, Kazinga et Ndate. En se repliant, les insurgés se dirigent vers Masisi où se serait également rendu le général Nkunda, après avoir été délogé de Minova.
Devant cette situation préoccupante, les généraux Padiri, Mbuza Mabe et Obed séjournent à Kinshasa en vue d’évaluer les questions sécuritaires et arrêter une stratégie militaire commune avec le Haut commandement militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo.
des milliers de personnes se sont enfuies par crainte de nouvelles violences, abandonnant leurs habitations. Il y aurait au moins 25 mille personnes bloquées dans la zone de Bogoro, à mi-chemin entre Walikale et Mubi. Une zone couverte par la forêt dense et qui ne peut être approvisionnée que par des liaisons aériennes.
La présence des troupes rwandaises
Selon les mêmes sources, les troupes rwandaises qui s’étaient déployées depuis des mois le long de la frontière commune ont franchi le Rubicon en entrant par Masisi.
Plus grave, dans leur repli, les militaires de Nkunda ont entraîné de force la population civile. Ils s’en servent comme bouclier humain afin de retarder l’avancée des troupes loyalistes. Il s’agit tout simplement d’un crime contre l’humanité avec préméditation.
Le Potentiel, Edition n°3227 du vendredi 17 septembre 2004
2. Depuis lundi 14 septembre Minova dans les mains des troupes de Mbuza Mabe et Mabe, Obed et Padiri en consultation à Kinshasa
Nkunda s’est retiré sans combats de Minova
BUKAVU (AFP 14/09/2004) - Les (FARDC) ont annoncé lundi soir avoir repris la localité de Minova. "Les soldats de Nkunda se sont repliés vers le nord, précisément à Goma et à Masisi (Nord-Kivu)", a déclaré à la presse le porte-parole de la 10ème région militaire des FARDC à Bukavu, le lieutenant Kasanda wa Kasanda.
Selon le lieutenant Kasanda, l'armée régulière qui progressait depuis vendredi vers Minova "n'a rencontré aucune résistance" dans la reprise de cette petite cité, "déjà abandonnée dimanche aux mains des combattants Maï Maï venus de Bweremana", à environ 25 km au sud de Goma (Nord-Kivu).
Le général Nkunda - dont on est sans nouvelles - et ses quelque 4.000 hommes s'étaient retranchés à Minova après la reprise le 9 juin de la ville de Bukavu qu'ils avaient brièvement occupée depuis le 2 juin.
La Monuc confirme la reprise par l'armée de Minova (est de la RDCongo)
KIGALI, 14 sept (AFP) - L'équipe de vérification envoyée à Minova mardi par la Monuc a décrit la situation dans la ville, qui devait compter quelque 40.000 habitants à l'époque où son économie était encore florissante, comme "calme".
Le Major Ndoyipi "n'a pas dit qu'il comptait aller plus loin (au nord de Minova)", selon Mme Chenard, précisant que cet officier s'est identifié comme l'un des commandants du front nord de la 10ème région militaire (sud-Kivu).
Immédiatement au nord de Minova commence la 8ème région militaire (nord Kivu), dirigée par le général Obed Rwibasira.
Les généraux Obed, Budja Mabe et Padiri en consultation à Kinshasa
où ils sont arrivés depuis le lundi 13 septembre 2004 sur instruction de la haute hiérarchie militaire.
Cette consultation est consécutive à la visite effectuée dernièrement dans ces points chauds de République par le lieutenant-général Kisempia Sungilanga Lombe, chef d’état-major général des Fardc.
Déjà, la première séance de travail entre ces trois commandants des régions militaires et le lieutenant-général Kisempia a eu lieu hier mardi 14 septembre. Au menu de leur entretien : la sécurisation de la partie est du pays.
Donatien Ngandu Le Potentiel, Edition n°3225 du mercredi 15 septembre 2004
3. manœuvres contre le retour des Banyamulenge au Sud-Kivu
Il paraît qu’une délégation du RCD aurait convaincu les réfugiés banyamulenge de ne pas retourner en RDc et d’accepter les propositions de s’éloigner plus loins au Burundi. Pour les réfugiés banyamulenges il s’agit d’un dillemme difficile.
Congolese refugees prepare to move to new camps in Burundi
GATUMBA, Burundi, Sept. 15 (UNHCR) - Last week, in a meeting attended by 300 refugees in Gatumba's school, UNHCR Representative Kaba Guichard Neyaga expressed sympathy to the Congolese for their terrible experience.
Government officials then explained that a new site had been prepared for the refugees at Gihinga, in Mwaro province, 50 km from Bujumbura. They said those who want to relocate should be ready to move soon. Registration for the transfers, which will take place with UNHCR assistance, is now open. Relocation will go on until the end of September.
The refugees asked about the practical aspects of moving to the new camp, and what life would be like there. One of their biggest concerns was the availability of schools for their children. Neyaga said that schools would be opened, and that all their practical needs - such as food and medical assistance - would be provided.
The refugees themselves are reluctant to move, saying that they want to be able to return to DRC as soon as the situation there improves.
Following last week's meeting, however, many of Gatumba refugees agreed that it was best for them to move to Gihinga. Located in the hilly Mwaro province, Gihinga is one of two new sites approved by the Burundian government to relocate Congolese refugees. The second site is Giharo, in Rutana province in the east of the country.
Refugees who do not wish to relocate to the camps can apply to the Burundian government to register for residency permits in the locality of their choice. Some of the refugees are also opting to return to DRC, where they feel the situation has improved enough to allow them to go back in safety. Rugombo, one of two transit centres in the northern province of Citiboke, was practically empty when UNHCR team visited the area last week. "They have gone back home," the few remaining refugees told the team. "Everyone is going back."
It is difficult to estimate exactly how many have left. UNHCR has not been granted access to the border in recent weeks by the Burundian military, saying the area is insecure.
De l’autre côté il y a aussi une agitation anti-banyamulenge à Uvira qui inévitablement influencera les banyamulenge de ne pas revenir en RDC
Uvira: marche de protestation contre la "multiplication" des Banyamulenge
Marche de protestation lundi à Uvira (Sud-Kivu, R.D.Congo). La population est descendue dans les rues pour protester contre le retour des réfugiés Banyamulenge. Ainsi, les écoles, les boutiques et les marchés n’ont pas fonctionné jusqu’à 13h00, heure de la reprise des activités, a indiqué Radio Maria Malkia wa Amani de Bukavu, le chef lieu du Sud-Kivu.
La population a protesté contre le nombre élevé des réfugiés Banyamulunge candidats au retour, a précisé la radio sud-kivutienne. Ce nombre est passé de 18 mille à 45 mille sans aucun motif. Contacté à ce sujet, le gouverneur du Sud-Kivu monsieur Augustin Bulaimu a dit que la marche est légitime car en démocratie, on ne peut pas l’empêcher mais qu’il faut éviter des débordements, a conclu Radio Maria de Bukavu.
FOMEKANEWS 15/09/04 IN1143FRA
Cette agitation pourrait bien être provoqué par la MONUC qui parle maintenant de 150.000 banyamulenge déplacés (un chiffre jamais cité au paravant)
Sud-Kivu: selon la Monuc des mouvements massifs des populations depuis mai
KINSHASA, 15 sept (AFP) - Citant le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), M. Bogna, le chargé de l'information humanitaire à la Monuc, a indiqué qu'environ 150.000 Congolais membres de la communauté Banyamulenge ont fui leurs habitations respectives dans cette région pour se réfugier dans les forêts. Ces départs ont eu lieu entre fin mai, juin et début juillet.
Il a également fait état du retour dans certaines contrées de la région, occupées auparavant par des soldats dissidents, d'au moins 725.000 déplacés, pour la plupart des autochtones, qui avaient fui leurs domiciles à cause de la présence des hommes du général Laurent Nkunda.
Ce retour, a-t-il dit, est facilité par le HCR en accord avec le gouvernement de transition de RDC qui en a plusieurs fait la demande.
L'insécurité provoquée depuis fin mai dans le Sud-Kivu par des soldats dissidents, issus de l'ex-rébellion du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), ont provoquée le déplacement de plus de 2.000.000 de personnes dans l'est, selon des statistiques fournies par le Bureau des Nations unies en charge de la coordination des affaires humanitaires en RDC (Ocha)
4. Intégration des ex-FAZ dans les Fardc
Sept officiers supérieurs des ex-FAZ regagnent la RDCongo
KINSHASA, (Xinhuanet 14/09/2004) -- Sept officiers supérieurs des ex-Forces armées zairoises (FAZ) sont rentrés dimanche à Kinshasa en provenance de Bruxelles au terme d'un exil volontaire de sept ans en Europeconsécutif à la chute du régime Mobutu, rapporte lundi l'Agence presse associée du pays.
Le groupe de sept officiers ex-FAZ est conduit par le général Gonji, non autrement identifié, et comprend en son sein le colonel Bushiri, ancien directeur des renseignements de l'ex-Division spéciale présidentielle.
Le gouvernement de transition congolais a décidé la semaine dernière de l'incorporation au sein des Forces armées de la RDCongo (FARDC) de tous les militaires ex-FAZ encore en état de servir physiquement et moralement sous le drapeau. Fin
Memorandum des militaires des ex forces armees zairoises a l’etranger
La crise actuelle en République Démocratique du Congo a atteint des dimensions et une complexité jamais connues, depuis son indépendance. (…)
Cette crise Congolaise risque de perdurer encore très longtemps (…)
Nous militaires des ex Forces Armées Zaïroises à l’étranger, ayant à l’esprit la souveraineté de notre pays, son intégrité territoriale et son identité citoyenne, conscients du fait que les erreurs des uns et des autres d’entre nous, ont pu tenir l’image des Forces Armées Zaïroises, ce dont nous demandons pardon au peuple Congolais ; (…)
Considérant que plusieurs démarches (…) auprès des autorités Congolaises, sont restées sans suite ;
Considérant qu’aux termes de l’accord global et inclusif, le pays est doté d’une constitution et qu’à son article 180 al 1er confirme la vocation nationale, républicaine et apolitique de l’armée ;
Constatant que la mise en place de l’Etat Major Général ainsi que des Commandements des Régions Militaires n’a pas entraîné l’intégration de toutes les unités combattantes;
Constatant l’absence de la volonté politique des acteurs de transition, matérialisée par l’exclusion des ex Forces Armées Zaïroises de l’accord global et inclusif dans le processus de la mise sur pied d’une armée républicaine ;
(…) Conscients des préoccupations patriotiques de Monsieur Honoré NGBANDA ZAMBO KO ATUMBA, ancien ministre de la défense de l’ex Zaïre, sur l’état de la situation sécuritaire du Congo ;
Au regard de sa vision politique de voir le Congo doté d’une armée républicaine capable d ‘assurer l’intégrité du territoire nationale, la sécurité des populations et de garantir la souveraineté du Congo ;
Demandons notre prise en compte effective dans le processus de la constitution de l’armée républicaine du Congo ; (…)
Pour le Comité de la Dynamique
Général Paul VOUMBO NDEBO
Président
(Congo-Media 15/09/2004)
5. Affaire participation de l’UDPS aux élections et vaudeville du Potentiel
Mpuila confirme : l’UDPS est reconnu
Communiqué de presse de l’UDPS/BELUX du 14 septembre 2004
Réf. : RBL/UDPS/DE/069/14/09/2004
Le Bureau de Représentation de l’UDPS Benelux porte à la connaissance de l’opinion que le Ministre de l’Intérieur du Gouvernement de Transition, M. Théophile Bemba Fundu, après un entretien qu’il a eu dans son bureau hier, lundi 13 septembre 2004 avec la Délégation de l’UDPS composée de MM. Remy Masamba ma-Kiese, Maître Mukendi Wa Mulumba et Valentin Mubake, respectivement Secrétaire Général de l’UDPS et Conseillers Politiques du Président National, a envoyé un émissaire remettre au Secrétaire Général de l’UDPS, M. Remy Masamba, tous les documents requis pour l’agrément et la participation de l’UDPS aux prochaines échéances électorales.
Fait à Bruxelles, le 14 septembre 2004.
Dr François Tshipamba Mpuila
Pourtant le Potentiel continue à faire de l’agitation : « Th.Mbemba renvoie l'Udps à la Cour suprême de justice »
Le décor d’une confrontation tant redoutée est planté. Aujourd’hui, 15 septembre 2004 à minuit, l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps) d’Etienne Tshisekedi sera déclarée hors-la-loi. Et ce, au motif que le parti, dépourvu à dessein du récépissé de reconnaissance que devait lui délivrer le ministère de l’Intérieur, (…)
Tout a l’air d’un coup monté subtilement (…)
S’adressant aux instances dirigeantes de l’Udps, le ministre de l’Intérieur reconnaît qu’ « il ne se pose aucun problème en ce qui concerne la reconnaissance de votre parti pour avoir été signataire de l’Accord global et inclusif et avoir déclaré son existence au ministère de l’Intérieur,… outre le fait d’avoir été reconnu sous l’empire de la loi de 1991 ».
Au paragraphe suivant, le ministre fait observer qu’il existe toutefois « un autre parti politique, ayant des membres et un siège différents mais se réclamant lui aussi de la même dénomination Udps, également enregistré sous l’empire du décret-loi n°194 du 26 janvier 1999».
Le ministre poursuit que « l’article 7 de cette même loi stipule qu’aucun parti politique ne peut adopter la dénomination, le sigle, les symboles et autres signes distinctifs d’un autre parti déjà enregistré ».Ce paragraphe, logiquement, devrait le pousser à en tirer toutes les conséquences légales. Mais, c’est là que le gestionnaire officiel des partis politiques va faire preuve d’absence de courage politique. Refusant de s’assumer, le ministre Théophile Mbemba va user de commisération, invitant l’Udps à comprendre ‘’aisément que devant ce genre de situation, un règlement interne ou juridictionnel soit envisagé conformément à la loi en vigueur ».
Or, d’expérience, personne n’ignore que la Cour suprême de justice s’est toujours déclarée « incompétente » pour juger des affaires à lui soumises relatives aux conflits surgis au sein des partis politiques. Les analystes ne se font pas d’illusions quant à l’ambiguïté de la correspondance du ministre de l’Intérieur. Anticipant sur les conséquences qui naîtraient de la confusion ainsi créée, dans le chef de très nombreux partisans d’E. Tshisekedi à travers la République et ailleurs, ils s’interrogent sur la rationalité du calcul fait par le ministre, son parti politique et leurs alliés.
Le Potentiel, 15 septembre
Arrestation du directeur de publication d'un journal de Kinshasa
KINSHASA, 14 sept (AFP) - Le directeur de publication du quotidien kinois "Le Potentiel", Freddy Monsa Iyaka Dugu, a été interpellé et placé lundi en détention provisoire par le parquet près le Tribunal de Grande instance de Kinshasa pour accusations "dommageables", selon un communiqué de son journal.
Selon Le Potentiel, le journaliste a été mis aux arrêts à la demande d'un des quatre vice-présidents du gouvernement de transition, Arthur Zahidi Ngoma, qui lui reproche d'avoir rapporté "un conflit foncier" qui oppose M. Zahidi Ngoma à une usine textile locale, Utexafrica.
6. Pygmées et vaudeville du MLC
Cannibalisme: des pygmées demandent pardon à M. Jean-Pierre Bemba
KINSHASA, 13 sept (AFP) - "Au nom de toute la communauté pygmée que nous avions engagée par nos déclaration (...), nous demandons pardon aujourd'hui à Monsieur Jean-Pierre Bemba ainsi qu'au MLC (Mouvement de libération du Congo) pour le tort que nous leur avions causé", a déclaré leur porte-parole, Angali Saleh lors d'un point de presse en présence des cadres et militants de l'ex-mouvement rebelle.
"Nous implorons le même pardon auprès du président Joseph Kabila et de l'opinion publique pour les avoir induits en erreur", a-t-il ajouté.
En janvier 2003, les mêmes pygmées avaient accusé des soldats du MLC - qui contrôlaient une partie de la province de l'Equateur (nord-ouest) - d'avoir tué et mangé les membres de leur communauté lors des combats. (…)
Ces trois pygmées - qui souhaitent rencontrer le président congolais - ont soutenu avoir été manipulés en janvier 2003 par "des politiciens" dans le but de "salir le nom de M. Bemba" dont les hommes ont été accusés de s'être livrés à des actes d'anthropophagie lors de ces combats pour le contrôle de l'Ituri.
"Aucun membre de notre communauté n'a été tué et mangé par les militaires du MLC à la suite de ces affrontements. Toutes les personnes (pour la plupart membres de leurs familles, ndlr) que nous avions déclarées à l'époque +tuées et mangées+ (...) sont bel et bien vivantes jusqu'à ce jour dans leurs cantonnements respectifs", a affirmé M. Angali, un pygmée d'environ 50 ans, ajoutant que sa communauté est prête à "les présenter physiquement".
Prenant acte de leur pardon, le secrétaire exécutif national du MLC, Thomas Luhaka, a dénoncé "la tentative de manipulation de nos compatriotes" et déploré "le discrédit et l'opprobre que cette campagne a portés à notre président national et à notre parti".
M. Luhaka a indiqué que son parti est prêt à poursuivre en justice les auteurs de cette campagne sans les citer.
Dans un rapport préliminaire remis au Conseil de sécurité en janvier 2003, des enquêteurs de la Mission des Nations unies en RDC (Monuc) avaient accusé à la mi-janvier les rebelles du MLC et du RCD-N (Rassemblement congolais pour la démocratie-national, allié du MLC) d'avoir commis de graves atrocités - assassinats, viols, mutilations, cannibalisme - lors des combats de 2002 à Mambasa après avoir interrogé 368 victimes ou témoins.
MLC exige la protection des témoins
KINSHASA, 14 sept (AFP) - "Le RCD-ML - transformé en parti politique - demande que les témoins des dossiers criminels soient protégés par l'Etat et la communauté internationale contre toute sorte d'abus de pouvoir, de chantage et de manipulation", indique le texte en réaction aux déclarations faites lundi à la presse par trois pygmées.
Sénateur Lambert Mende Omalanga : « Ce n’est pas devant la presse de Kinshasa qu’il faut se disculper. »
Kinshasa , 14.09.2004
Lambert Mende qui s’était occupé du séjour kinois des pygmées qui avaient confirmé avoir vécu les actes d’anthropophagie estime que « on pensait que ces choses sont passées mais on constate que chasser le naturel, il revient au galop! En notre qualité de porte-parole du RCD/K-ML, nous avions apporté des informations sur les viols, pillages aggravés de cannibalisme, commis par les éléments du MLC en guerre contre ceux du RCD/K-ML. Nous avons facilité la venue à Kinshasa du Dr Jackson Basikania, qui préside une association chargée de la protection des populations indigènes dans le Grand nord, (PAP/RDC). Dr Jackson Basikania a amené avec lui 7 pygmées victimes de ces atrocités, qui ont témoigné eux-mêmes sur ce qui s’est réellement passé. »
Pour l’ex-porte-parole du mouvement de Mbusa Nyamwisi, le MLC cherche à se disculper en vain. « Ce qui est important, c’est qu’en même temps que ces témoignages étaient donnés ici à Kinshasa, la commission des Droits de l’homme des Nations Unies a dépêché des équipes d’enquêteurs dans les villages, soutient-il, ajoutant que les rapports des enquêteurs onusiens se trouvent aujourd’hui au siège des Nations Unies et à La Haye. C’est sur base de ces documents que l’on va juger les responsables du MLC. Il faut rendre compte. On sent qu’il y a un sentiment de culpabilité. Le MLC veut se dédouaner maladroitement”
Et de s’interroger : « Pourquoi cette nouvelle agitation, alors qu’il y a eu procès à Gbado ? Il faut s’en prendre à ceux qui ont décidé de l’offensive “effacer le tableau” (…) Lambert Mende révèle que c’est Elysée Minembwe, ex- ministre MLC de l’Enseignement primaire et secondaire, qui a organisé le kidnapping de Amuzati lors de sa visite à Beni. « Nous savons que Amuzati a été kidnappé depuis plus de trois mois et sa famille le recherche. Curieusement, c’est le MLC qui le fait sortir à Kinshasa. En justice cela s’appelle la subordination des témoins. Malheureusement, il y a d’autres victimes et d’autres témoins. Les preuves ont été compilées déjà par l’équipe déployée par Julia Motoc, ex-rapporteuse spéciale des Nations unies pour les Droits de l’homme en RDCongo. C’est inutile de distraire la presse au Grand Hôtel Kinshasa.”
(Th) | Le Communicateur/L’Avenir
7. transition
Le prochain conseil des ministres pourra se tenir à Kisangani
Kinshasa , 16.09.2004
Le prochain conseil des ministres pourra se tenir à Kisangani et sera présidé personnellement par le chef de l’Etat, le Général-major Joseph Kabila. Le secrétaire général du gouvernement de transition, le prof Ntumba Luaba l’a révélé à la presse en séjour Kisangani le mardi 14 septembre dernier.
C’était au cours d’un point de presse organisé après sa visite à la Sotexki (Société Textile de Kisangani.). Ntumba Luaba a signifié qu’il a reçu du chef de l’Etat la mission de venir voir la possibilité d’organiser ce conseil des ministres à Kisangani. (…)
La tenue à Kisangani du conseil des ministres sera un signal fort car c’est la première fois que les ministres et vice-ministres du gouvernement de transition vont se retrouver autour du président Joseph Kabila à Kisangani. Ce conseil est très significatif et pourra servir également d’accélérateur en ce qui concerne bon nombre de projets qui ont déjà été conçus pour la Province Orientale en général et la ville de Kisangani en particulier a-t-il enchaîné.
(Th) | L’Observateur/Joly’s
En format PDF rapport sur le cannibalisme et les crimes de guerre
« Effacer le tableau »
Rapport de la mission internationale de recherche sur les crimes commis, en violation du droit international, contre les Pygmées bambuti dans l’est de la République démocratique du Congo
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1. combats à Masisi et Walikali et informations contradictoires
Selon L’Avenir Nkunda, Serufuli et des troupes rwandaises prépareraient la contre-offensive à Masisi et Walikale
Les forces coalisées de Nkunda Batware et de Serufuli ont ouvert mercredi dernier 15 septembre, vers 5 heures du matin, les hostilités contre les positions des patriotes Maï-Maï commandés par le colonel Akilimali et cela simultanément à Loashi entre Masisi centre et Niabondo et Ntoto dans le Walikale. Selon une source requerrant l’anonymat, ces attaques s’effectuent à la suite de la descente effectuée mardi sur Ngungu par Eugène Serufuli, avec pour objectif de moraliser leurs troupes dissidentes et ordonner les attaques dans le Nord- Kivu contre les éléments fidèles aux Fardc. La riposte contre les forces du général Mbudza Mabe serait en train de se préparer pour mettre Bukavu à feu et sang, indique la même source.
Les officiers Maï-maï de l’axe de Grand Nord dénoncent l’infiltration des 40.000 Rwandais au Nord Kivu au cours de l’audience qui leur a été accordée ce jeudi 16 septembre 2004 par le Vice-président, Yerodia Abdoulaye Ndombasi, qu’il y a infiltration des Rwandais au Nord-Kivu sous la 8e région militaire.
L’Avenir, 16 septembre 2004
Selon Misna Walikale serait dans les mains des mai mai ou presque
"Les Maï-Maï se trouvent à une dizaine de kilomètres du centre de Walikale, commandée par les forces de la 8ème région militaire congolaise" a déclaré à l'agence MISNA Jaqueline Chenard, porte-parole de la MONUC (Mission des Nations Unies en République Démocratique du Congo) à Goma, citant les témoignages recueillis par le commandant des casques bleus déployés dans la ville de Walikale. En réalité, depuis ce matin, la rumeur qui circule est que la ville, située à une centaine de kilomètres à l'ouest de Goma, est contrôlée par les Maï-Maï.
Selon la MONUC, les combats continueraient mais de manière sporadique. Il est difficile en réalité d'obtenir des informations certaines vu que le seul district de Walikale s'étend sur une superficie vaste comme la Belgique dans laquelle les communications et les infrastructures sont peu développées et où les forêts sont épaisses. La zone est le théâtre depuis ce week-end de combats entre groupes de Maï-Maï et des militaires dissidents. Il est encore difficile de comprendre si les insubordonnés sont des hommes fidèles au général Laurent Nkunda, protagoniste de violences à Bukavu, chef-lieu du Sud Kivu, entre mai et juin derniers, où s'ils sont issus des rangs de la 8ème région militaire de la nouvelle armée congolaise. Dans les deux cas, il s'agit d'anciens membres du RCD-Goma.
[CC] MISNA 16/9/2004 16:48
Les signaux de la 3ème guerre de l'Est
Ces dernières vingt-quatre heures, Il y a une avancée des troupes congolaises à la poursuite des insurgés qui avaient occupé les villages de Kirumba, Kashira, Malandja, Kazinga et Ndate. En se repliant, les insurgés se dirigent vers Masisi où se serait également rendu le général Nkunda, après avoir été délogé de Minova.
Devant cette situation préoccupante, les généraux Padiri, Mbuza Mabe et Obed séjournent à Kinshasa en vue d’évaluer les questions sécuritaires et arrêter une stratégie militaire commune avec le Haut commandement militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo.
des milliers de personnes se sont enfuies par crainte de nouvelles violences, abandonnant leurs habitations. Il y aurait au moins 25 mille personnes bloquées dans la zone de Bogoro, à mi-chemin entre Walikale et Mubi. Une zone couverte par la forêt dense et qui ne peut être approvisionnée que par des liaisons aériennes.
La présence des troupes rwandaises
Selon les mêmes sources, les troupes rwandaises qui s’étaient déployées depuis des mois le long de la frontière commune ont franchi le Rubicon en entrant par Masisi.
Plus grave, dans leur repli, les militaires de Nkunda ont entraîné de force la population civile. Ils s’en servent comme bouclier humain afin de retarder l’avancée des troupes loyalistes. Il s’agit tout simplement d’un crime contre l’humanité avec préméditation.
Le Potentiel, Edition n°3227 du vendredi 17 septembre 2004
2. Depuis lundi 14 septembre Minova dans les mains des troupes de Mbuza Mabe et Mabe, Obed et Padiri en consultation à Kinshasa
Nkunda s’est retiré sans combats de Minova
BUKAVU (AFP 14/09/2004) - Les (FARDC) ont annoncé lundi soir avoir repris la localité de Minova. "Les soldats de Nkunda se sont repliés vers le nord, précisément à Goma et à Masisi (Nord-Kivu)", a déclaré à la presse le porte-parole de la 10ème région militaire des FARDC à Bukavu, le lieutenant Kasanda wa Kasanda.
Selon le lieutenant Kasanda, l'armée régulière qui progressait depuis vendredi vers Minova "n'a rencontré aucune résistance" dans la reprise de cette petite cité, "déjà abandonnée dimanche aux mains des combattants Maï Maï venus de Bweremana", à environ 25 km au sud de Goma (Nord-Kivu).
Le général Nkunda - dont on est sans nouvelles - et ses quelque 4.000 hommes s'étaient retranchés à Minova après la reprise le 9 juin de la ville de Bukavu qu'ils avaient brièvement occupée depuis le 2 juin.
La Monuc confirme la reprise par l'armée de Minova (est de la RDCongo)
KIGALI, 14 sept (AFP) - L'équipe de vérification envoyée à Minova mardi par la Monuc a décrit la situation dans la ville, qui devait compter quelque 40.000 habitants à l'époque où son économie était encore florissante, comme "calme".
Le Major Ndoyipi "n'a pas dit qu'il comptait aller plus loin (au nord de Minova)", selon Mme Chenard, précisant que cet officier s'est identifié comme l'un des commandants du front nord de la 10ème région militaire (sud-Kivu).
Immédiatement au nord de Minova commence la 8ème région militaire (nord Kivu), dirigée par le général Obed Rwibasira.
Les généraux Obed, Budja Mabe et Padiri en consultation à Kinshasa
où ils sont arrivés depuis le lundi 13 septembre 2004 sur instruction de la haute hiérarchie militaire.
Cette consultation est consécutive à la visite effectuée dernièrement dans ces points chauds de République par le lieutenant-général Kisempia Sungilanga Lombe, chef d’état-major général des Fardc.
Déjà, la première séance de travail entre ces trois commandants des régions militaires et le lieutenant-général Kisempia a eu lieu hier mardi 14 septembre. Au menu de leur entretien : la sécurisation de la partie est du pays.
Donatien Ngandu Le Potentiel, Edition n°3225 du mercredi 15 septembre 2004
3. manœuvres contre le retour des Banyamulenge au Sud-Kivu
Il paraît qu’une délégation du RCD aurait convaincu les réfugiés banyamulenge de ne pas retourner en RDc et d’accepter les propositions de s’éloigner plus loins au Burundi. Pour les réfugiés banyamulenges il s’agit d’un dillemme difficile.
Congolese refugees prepare to move to new camps in Burundi
GATUMBA, Burundi, Sept. 15 (UNHCR) - Last week, in a meeting attended by 300 refugees in Gatumba's school, UNHCR Representative Kaba Guichard Neyaga expressed sympathy to the Congolese for their terrible experience.
Government officials then explained that a new site had been prepared for the refugees at Gihinga, in Mwaro province, 50 km from Bujumbura. They said those who want to relocate should be ready to move soon. Registration for the transfers, which will take place with UNHCR assistance, is now open. Relocation will go on until the end of September.
The refugees asked about the practical aspects of moving to the new camp, and what life would be like there. One of their biggest concerns was the availability of schools for their children. Neyaga said that schools would be opened, and that all their practical needs - such as food and medical assistance - would be provided.
The refugees themselves are reluctant to move, saying that they want to be able to return to DRC as soon as the situation there improves.
Following last week's meeting, however, many of Gatumba refugees agreed that it was best for them to move to Gihinga. Located in the hilly Mwaro province, Gihinga is one of two new sites approved by the Burundian government to relocate Congolese refugees. The second site is Giharo, in Rutana province in the east of the country.
Refugees who do not wish to relocate to the camps can apply to the Burundian government to register for residency permits in the locality of their choice. Some of the refugees are also opting to return to DRC, where they feel the situation has improved enough to allow them to go back in safety. Rugombo, one of two transit centres in the northern province of Citiboke, was practically empty when UNHCR team visited the area last week. "They have gone back home," the few remaining refugees told the team. "Everyone is going back."
It is difficult to estimate exactly how many have left. UNHCR has not been granted access to the border in recent weeks by the Burundian military, saying the area is insecure.
De l’autre côté il y a aussi une agitation anti-banyamulenge à Uvira qui inévitablement influencera les banyamulenge de ne pas revenir en RDC
Uvira: marche de protestation contre la "multiplication" des Banyamulenge
Marche de protestation lundi à Uvira (Sud-Kivu, R.D.Congo). La population est descendue dans les rues pour protester contre le retour des réfugiés Banyamulenge. Ainsi, les écoles, les boutiques et les marchés n’ont pas fonctionné jusqu’à 13h00, heure de la reprise des activités, a indiqué Radio Maria Malkia wa Amani de Bukavu, le chef lieu du Sud-Kivu.
La population a protesté contre le nombre élevé des réfugiés Banyamulunge candidats au retour, a précisé la radio sud-kivutienne. Ce nombre est passé de 18 mille à 45 mille sans aucun motif. Contacté à ce sujet, le gouverneur du Sud-Kivu monsieur Augustin Bulaimu a dit que la marche est légitime car en démocratie, on ne peut pas l’empêcher mais qu’il faut éviter des débordements, a conclu Radio Maria de Bukavu.
FOMEKANEWS 15/09/04 IN1143FRA
Cette agitation pourrait bien être provoqué par la MONUC qui parle maintenant de 150.000 banyamulenge déplacés (un chiffre jamais cité au paravant)
Sud-Kivu: selon la Monuc des mouvements massifs des populations depuis mai
KINSHASA, 15 sept (AFP) - Citant le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), M. Bogna, le chargé de l'information humanitaire à la Monuc, a indiqué qu'environ 150.000 Congolais membres de la communauté Banyamulenge ont fui leurs habitations respectives dans cette région pour se réfugier dans les forêts. Ces départs ont eu lieu entre fin mai, juin et début juillet.
Il a également fait état du retour dans certaines contrées de la région, occupées auparavant par des soldats dissidents, d'au moins 725.000 déplacés, pour la plupart des autochtones, qui avaient fui leurs domiciles à cause de la présence des hommes du général Laurent Nkunda.
Ce retour, a-t-il dit, est facilité par le HCR en accord avec le gouvernement de transition de RDC qui en a plusieurs fait la demande.
L'insécurité provoquée depuis fin mai dans le Sud-Kivu par des soldats dissidents, issus de l'ex-rébellion du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), ont provoquée le déplacement de plus de 2.000.000 de personnes dans l'est, selon des statistiques fournies par le Bureau des Nations unies en charge de la coordination des affaires humanitaires en RDC (Ocha)
4. Intégration des ex-FAZ dans les Fardc
Sept officiers supérieurs des ex-FAZ regagnent la RDCongo
KINSHASA, (Xinhuanet 14/09/2004) -- Sept officiers supérieurs des ex-Forces armées zairoises (FAZ) sont rentrés dimanche à Kinshasa en provenance de Bruxelles au terme d'un exil volontaire de sept ans en Europeconsécutif à la chute du régime Mobutu, rapporte lundi l'Agence presse associée du pays.
Le groupe de sept officiers ex-FAZ est conduit par le général Gonji, non autrement identifié, et comprend en son sein le colonel Bushiri, ancien directeur des renseignements de l'ex-Division spéciale présidentielle.
Le gouvernement de transition congolais a décidé la semaine dernière de l'incorporation au sein des Forces armées de la RDCongo (FARDC) de tous les militaires ex-FAZ encore en état de servir physiquement et moralement sous le drapeau. Fin
Memorandum des militaires des ex forces armees zairoises a l’etranger
La crise actuelle en République Démocratique du Congo a atteint des dimensions et une complexité jamais connues, depuis son indépendance. (…)
Cette crise Congolaise risque de perdurer encore très longtemps (…)
Nous militaires des ex Forces Armées Zaïroises à l’étranger, ayant à l’esprit la souveraineté de notre pays, son intégrité territoriale et son identité citoyenne, conscients du fait que les erreurs des uns et des autres d’entre nous, ont pu tenir l’image des Forces Armées Zaïroises, ce dont nous demandons pardon au peuple Congolais ; (…)
Considérant que plusieurs démarches (…) auprès des autorités Congolaises, sont restées sans suite ;
Considérant qu’aux termes de l’accord global et inclusif, le pays est doté d’une constitution et qu’à son article 180 al 1er confirme la vocation nationale, républicaine et apolitique de l’armée ;
Constatant que la mise en place de l’Etat Major Général ainsi que des Commandements des Régions Militaires n’a pas entraîné l’intégration de toutes les unités combattantes;
Constatant l’absence de la volonté politique des acteurs de transition, matérialisée par l’exclusion des ex Forces Armées Zaïroises de l’accord global et inclusif dans le processus de la mise sur pied d’une armée républicaine ;
(…) Conscients des préoccupations patriotiques de Monsieur Honoré NGBANDA ZAMBO KO ATUMBA, ancien ministre de la défense de l’ex Zaïre, sur l’état de la situation sécuritaire du Congo ;
Au regard de sa vision politique de voir le Congo doté d’une armée républicaine capable d ‘assurer l’intégrité du territoire nationale, la sécurité des populations et de garantir la souveraineté du Congo ;
Demandons notre prise en compte effective dans le processus de la constitution de l’armée républicaine du Congo ; (…)
Pour le Comité de la Dynamique
Général Paul VOUMBO NDEBO
Président
(Congo-Media 15/09/2004)
5. Affaire participation de l’UDPS aux élections et vaudeville du Potentiel
Mpuila confirme : l’UDPS est reconnu
Communiqué de presse de l’UDPS/BELUX du 14 septembre 2004
Réf. : RBL/UDPS/DE/069/14/09/2004
Le Bureau de Représentation de l’UDPS Benelux porte à la connaissance de l’opinion que le Ministre de l’Intérieur du Gouvernement de Transition, M. Théophile Bemba Fundu, après un entretien qu’il a eu dans son bureau hier, lundi 13 septembre 2004 avec la Délégation de l’UDPS composée de MM. Remy Masamba ma-Kiese, Maître Mukendi Wa Mulumba et Valentin Mubake, respectivement Secrétaire Général de l’UDPS et Conseillers Politiques du Président National, a envoyé un émissaire remettre au Secrétaire Général de l’UDPS, M. Remy Masamba, tous les documents requis pour l’agrément et la participation de l’UDPS aux prochaines échéances électorales.
Fait à Bruxelles, le 14 septembre 2004.
Dr François Tshipamba Mpuila
Pourtant le Potentiel continue à faire de l’agitation : « Th.Mbemba renvoie l'Udps à la Cour suprême de justice »
Le décor d’une confrontation tant redoutée est planté. Aujourd’hui, 15 septembre 2004 à minuit, l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps) d’Etienne Tshisekedi sera déclarée hors-la-loi. Et ce, au motif que le parti, dépourvu à dessein du récépissé de reconnaissance que devait lui délivrer le ministère de l’Intérieur, (…)
Tout a l’air d’un coup monté subtilement (…)
S’adressant aux instances dirigeantes de l’Udps, le ministre de l’Intérieur reconnaît qu’ « il ne se pose aucun problème en ce qui concerne la reconnaissance de votre parti pour avoir été signataire de l’Accord global et inclusif et avoir déclaré son existence au ministère de l’Intérieur,… outre le fait d’avoir été reconnu sous l’empire de la loi de 1991 ».
Au paragraphe suivant, le ministre fait observer qu’il existe toutefois « un autre parti politique, ayant des membres et un siège différents mais se réclamant lui aussi de la même dénomination Udps, également enregistré sous l’empire du décret-loi n°194 du 26 janvier 1999».
Le ministre poursuit que « l’article 7 de cette même loi stipule qu’aucun parti politique ne peut adopter la dénomination, le sigle, les symboles et autres signes distinctifs d’un autre parti déjà enregistré ».Ce paragraphe, logiquement, devrait le pousser à en tirer toutes les conséquences légales. Mais, c’est là que le gestionnaire officiel des partis politiques va faire preuve d’absence de courage politique. Refusant de s’assumer, le ministre Théophile Mbemba va user de commisération, invitant l’Udps à comprendre ‘’aisément que devant ce genre de situation, un règlement interne ou juridictionnel soit envisagé conformément à la loi en vigueur ».
Or, d’expérience, personne n’ignore que la Cour suprême de justice s’est toujours déclarée « incompétente » pour juger des affaires à lui soumises relatives aux conflits surgis au sein des partis politiques. Les analystes ne se font pas d’illusions quant à l’ambiguïté de la correspondance du ministre de l’Intérieur. Anticipant sur les conséquences qui naîtraient de la confusion ainsi créée, dans le chef de très nombreux partisans d’E. Tshisekedi à travers la République et ailleurs, ils s’interrogent sur la rationalité du calcul fait par le ministre, son parti politique et leurs alliés.
Le Potentiel, 15 septembre
Arrestation du directeur de publication d'un journal de Kinshasa
KINSHASA, 14 sept (AFP) - Le directeur de publication du quotidien kinois "Le Potentiel", Freddy Monsa Iyaka Dugu, a été interpellé et placé lundi en détention provisoire par le parquet près le Tribunal de Grande instance de Kinshasa pour accusations "dommageables", selon un communiqué de son journal.
Selon Le Potentiel, le journaliste a été mis aux arrêts à la demande d'un des quatre vice-présidents du gouvernement de transition, Arthur Zahidi Ngoma, qui lui reproche d'avoir rapporté "un conflit foncier" qui oppose M. Zahidi Ngoma à une usine textile locale, Utexafrica.
6. Pygmées et vaudeville du MLC
Cannibalisme: des pygmées demandent pardon à M. Jean-Pierre Bemba
KINSHASA, 13 sept (AFP) - "Au nom de toute la communauté pygmée que nous avions engagée par nos déclaration (...), nous demandons pardon aujourd'hui à Monsieur Jean-Pierre Bemba ainsi qu'au MLC (Mouvement de libération du Congo) pour le tort que nous leur avions causé", a déclaré leur porte-parole, Angali Saleh lors d'un point de presse en présence des cadres et militants de l'ex-mouvement rebelle.
"Nous implorons le même pardon auprès du président Joseph Kabila et de l'opinion publique pour les avoir induits en erreur", a-t-il ajouté.
En janvier 2003, les mêmes pygmées avaient accusé des soldats du MLC - qui contrôlaient une partie de la province de l'Equateur (nord-ouest) - d'avoir tué et mangé les membres de leur communauté lors des combats. (…)
Ces trois pygmées - qui souhaitent rencontrer le président congolais - ont soutenu avoir été manipulés en janvier 2003 par "des politiciens" dans le but de "salir le nom de M. Bemba" dont les hommes ont été accusés de s'être livrés à des actes d'anthropophagie lors de ces combats pour le contrôle de l'Ituri.
"Aucun membre de notre communauté n'a été tué et mangé par les militaires du MLC à la suite de ces affrontements. Toutes les personnes (pour la plupart membres de leurs familles, ndlr) que nous avions déclarées à l'époque +tuées et mangées+ (...) sont bel et bien vivantes jusqu'à ce jour dans leurs cantonnements respectifs", a affirmé M. Angali, un pygmée d'environ 50 ans, ajoutant que sa communauté est prête à "les présenter physiquement".
Prenant acte de leur pardon, le secrétaire exécutif national du MLC, Thomas Luhaka, a dénoncé "la tentative de manipulation de nos compatriotes" et déploré "le discrédit et l'opprobre que cette campagne a portés à notre président national et à notre parti".
M. Luhaka a indiqué que son parti est prêt à poursuivre en justice les auteurs de cette campagne sans les citer.
Dans un rapport préliminaire remis au Conseil de sécurité en janvier 2003, des enquêteurs de la Mission des Nations unies en RDC (Monuc) avaient accusé à la mi-janvier les rebelles du MLC et du RCD-N (Rassemblement congolais pour la démocratie-national, allié du MLC) d'avoir commis de graves atrocités - assassinats, viols, mutilations, cannibalisme - lors des combats de 2002 à Mambasa après avoir interrogé 368 victimes ou témoins.
MLC exige la protection des témoins
KINSHASA, 14 sept (AFP) - "Le RCD-ML - transformé en parti politique - demande que les témoins des dossiers criminels soient protégés par l'Etat et la communauté internationale contre toute sorte d'abus de pouvoir, de chantage et de manipulation", indique le texte en réaction aux déclarations faites lundi à la presse par trois pygmées.
Sénateur Lambert Mende Omalanga : « Ce n’est pas devant la presse de Kinshasa qu’il faut se disculper. »
Kinshasa , 14.09.2004
Lambert Mende qui s’était occupé du séjour kinois des pygmées qui avaient confirmé avoir vécu les actes d’anthropophagie estime que « on pensait que ces choses sont passées mais on constate que chasser le naturel, il revient au galop! En notre qualité de porte-parole du RCD/K-ML, nous avions apporté des informations sur les viols, pillages aggravés de cannibalisme, commis par les éléments du MLC en guerre contre ceux du RCD/K-ML. Nous avons facilité la venue à Kinshasa du Dr Jackson Basikania, qui préside une association chargée de la protection des populations indigènes dans le Grand nord, (PAP/RDC). Dr Jackson Basikania a amené avec lui 7 pygmées victimes de ces atrocités, qui ont témoigné eux-mêmes sur ce qui s’est réellement passé. »
Pour l’ex-porte-parole du mouvement de Mbusa Nyamwisi, le MLC cherche à se disculper en vain. « Ce qui est important, c’est qu’en même temps que ces témoignages étaient donnés ici à Kinshasa, la commission des Droits de l’homme des Nations Unies a dépêché des équipes d’enquêteurs dans les villages, soutient-il, ajoutant que les rapports des enquêteurs onusiens se trouvent aujourd’hui au siège des Nations Unies et à La Haye. C’est sur base de ces documents que l’on va juger les responsables du MLC. Il faut rendre compte. On sent qu’il y a un sentiment de culpabilité. Le MLC veut se dédouaner maladroitement”
Et de s’interroger : « Pourquoi cette nouvelle agitation, alors qu’il y a eu procès à Gbado ? Il faut s’en prendre à ceux qui ont décidé de l’offensive “effacer le tableau” (…) Lambert Mende révèle que c’est Elysée Minembwe, ex- ministre MLC de l’Enseignement primaire et secondaire, qui a organisé le kidnapping de Amuzati lors de sa visite à Beni. « Nous savons que Amuzati a été kidnappé depuis plus de trois mois et sa famille le recherche. Curieusement, c’est le MLC qui le fait sortir à Kinshasa. En justice cela s’appelle la subordination des témoins. Malheureusement, il y a d’autres victimes et d’autres témoins. Les preuves ont été compilées déjà par l’équipe déployée par Julia Motoc, ex-rapporteuse spéciale des Nations unies pour les Droits de l’homme en RDCongo. C’est inutile de distraire la presse au Grand Hôtel Kinshasa.”
(Th) | Le Communicateur/L’Avenir
7. transition
Le prochain conseil des ministres pourra se tenir à Kisangani
Kinshasa , 16.09.2004
Le prochain conseil des ministres pourra se tenir à Kisangani et sera présidé personnellement par le chef de l’Etat, le Général-major Joseph Kabila. Le secrétaire général du gouvernement de transition, le prof Ntumba Luaba l’a révélé à la presse en séjour Kisangani le mardi 14 septembre dernier.
C’était au cours d’un point de presse organisé après sa visite à la Sotexki (Société Textile de Kisangani.). Ntumba Luaba a signifié qu’il a reçu du chef de l’Etat la mission de venir voir la possibilité d’organiser ce conseil des ministres à Kisangani. (…)
La tenue à Kisangani du conseil des ministres sera un signal fort car c’est la première fois que les ministres et vice-ministres du gouvernement de transition vont se retrouver autour du président Joseph Kabila à Kisangani. Ce conseil est très significatif et pourra servir également d’accélérateur en ce qui concerne bon nombre de projets qui ont déjà été conçus pour la Province Orientale en général et la ville de Kisangani en particulier a-t-il enchaîné.
(Th) | L’Observateur/Joly’s
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