Briefing du jeudi 2 septembre 2004
1. La réforme de l’armée: loi et deux conceptions opposés sur l’armée
- Enfin, le Sénat dote l’Armée d’une loi organique
- Colonel Omba : « L’armée restructurée et intégrée ne sera ni nationale ni apolitique »
- Nécessité d’un conclave sur le secteur « Défense et Sécurité »
2. la crise du RCD
- Feuille de route de Ruberwa : Tshisekedi Premier ministre
- RCD lève la mesure de suspension
- Kin Kiey Mulumba rentre à Kinshasa dans la suite de Ruberwa
- Certains ministres et députés frondeurs seront limogés
3. situation à Goma
- Confrontation entre population et militaires à Goma
- Réunion entre Obeidi et chefs de quartier
4. accord de protocole avec le Zimbabwe
- Un protocole d’accord de coopération entre la Rdc et le Zimbabwe
5. la Monuc
- Les Pays-Bas demandent pouvoir participer au sein de la Monuc
- 22 militaires jugés pour crimes contre l'humanité en RDC (Monuc sceptique)
6. Aux Etats-Unis on parle aussi sur le Congo
- Kamerhe moissonne pour Joseph Kabila
- War and corruption keep Congo tottering
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A obtenir sur demande: envoyer un mail à contact@deboutcongolais.info
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- Le rapport de mission de la Comission Réconciliation et Vérite à Bukavu, Uvira, Baraka. Très intéressnt document sur les négociations entre les commandant Dunia, Masunzu et autres à Uvira.
- Rapport sur la présence et le sort des enfant-soldats chez les mutins Mutebusi et Nkudna avec témoignages.
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1. La réforme de l’armée: loi et deux conceptions opposés sur l’armée
Enfin, le Sénat dote l’Armée d’une loi organique
Après plusieurs semaines de travaux et débats houleux, quatre-vingt-dix sénateurs sur les 120 qui composent la chambre haute du parlement ont voté pour la loi comptant 139 articles. Quatre sénateurs se sont abstenus et ont expliqué le motif de leur abstention.
le point de vue du sénateur Mananga qui s’est abstenu de voter. «Elle accoucherait d’une armée prétorienne compte tenu de la décision de 15 mille militaires commis à la sécurité d’un seul individu », a-t-il laissé entendre.
le 1er vice-président du Sénat, Dr Emile Ilunga qui présidait le débat: il n’a été nullement fait allusion à la taille de la garde présidentielle. Question du reste élaguée du texte.
Jeef Ngoy, Le Potentiel, Edition n°3214 du jeudi 02 septembre 2004
Colonel Omba : « L’armée restructurée et intégrée ne sera ni nationale ni apolitique »
Membre de la première formation d’officier à l’école militaire de Bruxelles de 60 à 65, le colonel Omba Pene Djunga prestait dans l’armée congolaise. Il a quitté l’armée pour avoir été accusé de fomenter un coup d’Etat manqué contre Maréchal Mobutu. Il a été condamné à mort, heureusement pour lui, cette peine capitale ne lui a pas été appliquée. Il a écopé seulement quatre ans de prison ferme et après sa sortie, il a été contraint de quitter les rangs de forces armées. Aujourd’hui le colonel Omba est sénateur national de la transition ; marié et père des enfants.
le problème de l’Armée doit être traité non par les institutions de la transition , mais celles de la3è République issus des élections libres, transparentes et démocratiques.
Pour le colonel Omba Pene Djunga, le projet de loi sur la défense et les forces armées que le Sénat vient d’adopter pourra contribuer à la défense du pays, de sauvegarder l’intégrité territoriale, protéger les personnes et leurs biens. Cette loi pourra permettre à nos forces armées d’accomplir leurs obligations vis-à-vis du pays.
(...) Je voudrais que la population et les autorités de la République mènent leurs démarches autrement pour que les élections se passent dans le délai sans compter sur cette armée restructurée et intégrée qui viendra tout doucement pour des raisons multiples que je saurai pas développer dans ce cadre restreint. L’une des raisons, c’est le temps. (...)
Par exemple, une armée de 100.000 hommes qu’on veut mettre au point, un bataillon exige 4 à 6 mois. Un centre d’instruction, nous en avons un qui opère, c’est Kananga, peut former deux bataillons en une fois. Un bataillon comporte 1000 hommes. En un an, ce centre formera 4000 hommes. 100.000 diviser par 4000 font 25. Donc 25 ans pour former 100.000 hommes et en faire une armée c’est-à-dire même esprit, même trile ; même instruction, même corps. C’est pourquoi, je dis au peuple que c’est inutile d’attendre cette armée là. Nous demandons aux puissances amies et à l’Onu de nous aider à renforcer nos frontières de l’Est de manière à ce que les élections se fassent correctement. L’armée restructurée et intégrée ne sera ni nationale ni apolitique. Elle subira toujours les influences politiques. Que l’Onu nous aide à organiser les élections et l’armée capable de jouer son rôle sera organisée par la 3è République.
Le colonel Omba rappelle que depuis que la Force publique s’est mutinée 4 jours après l’inpendance, il n’y avait plus d’armée en Rdc. Dans l’instruction militaires on ne peut pas continuer avec une armée mutinée. Il faut la détruire et refaire une nouvelle avec de nouveaux recrus. Les anciens éléments sont démobilisés et remis à la vie civile. Pour preuve, notre pays n’a jamais gagné la guerre, il recourait aux pays amis comme la France, le Maroc etc.
Selon lui, la nouvelle armée armée doit partir de zéro. C’est pourquoi nous demandons à la Monuc de nous aider à sécuriser l’Est du pays de façon que nous puissions voter correctement. Ensuite qu’elle nous aide à créer une nouvelle armée que nous pourrons créer avec nos enfants.
Propos recueillis par Octave M. Luamuele
L’Avenir, 1 septembre 2004
Nécessité d’un conclave sur le secteur « Défense et Sécurité »
Rapport du Par Dr. Jacques EBENGA
Directeur général de Labor Optimus
Centre d’Etudes Stratégiques et de Sécurité
Au-delà du contexte et de la manière avec laquelle le vice-président Ruberwa s’est exprimé sur la marche de la transition, les processus d’intégration et de réforme du secteur «Défense et Sécurité » ont bien un besoin urgent de treinstation.
L’exercice de revisitation n’est pas une remise en cause des Accords péniblement obtenus en Afrique du Sud, mais le ré-examen de leur pertinence pratique, et de la faisabilité de leur application.
L’exercice, qui pourrait être initié par un «conclave» de quelques jours, pourrait réunir les Commissions ad hoc du Parlement, les Ministères et les organes concernés, des organismes et experts nationaux et étrangers, et des bailleurs de fonds. Cela devrait conduire à 1'élaboration d’une «Feuille de Route du Secteur de la Défense et Sécurité», une sorte de guide-mode d’emploi pour l’application éclairée et programmée du volet ad hoc des Accords, en stipulant les étapes à atteindre avant les élections prochaines.
Le réajustement périodique des processus aussi délicats et de longue durée (plus de 10 ans) que ceux de l’intégration et de la transformation de l’Armée et de la Police est une nécessité à ne pas assimiler à 1’obstruction à leur réforme.
(pour le rapport complet de 9 pages, cliquer içi)
2. la crise du RCD
Feuille de route de Ruberwa : Tshisekedi Premier ministre
Kinshasa , 01.09.2004
Ruberwa a proposé une feuille de route dans laquelle le schéma 1+4 serait supprimé. On ferait recours radical au poste de premier ministre.
Ruberwa a proposé Etienne Tshisekedi au poste de premier ministre. Selon certaines indiscrétions, la rencontre entre Tshisekedi et le président Sud-africain, c’était l’un des points sur la feuille de route rédigée par Ruberwa. Le leader du Rcd/ aile Rwanda, s’est offert lui-même le poste de vice-ministre premier ministre en charge de la défense. Le vice-président de la République actuellement en charge de la commission Economie et finances est propose au poste de ministre d’Etat en charge de l’Economie. Les autres, Ruberwa les a mis en congé.
Nous apprenons de la même source que ceux qui n’ont pas soutenu Ruberwa dans son entreprise, auraient fait leur choix. Il y aura donc beaucoup de postes vacants dans le quota du Rcd. (...)
La désignation de Tshisekedi n’a pour but que d’attirer le leader de l’Udps. Ruberwa pense qu’une autre façon de revenir au pouvoir, c’est de se mettre sous le parapluie de Tshisekedi. C’est légitime. Mais Ruberwa fait de mauvais calculs. Ruberwa n’a plus devant lui un Tshisekedi très populaire. Il a perdu en misant sur un cheval qui a toutes les chances d’être un cheval non partant.
Transition à la burundaise
la préoccupation essentielle des Banyamulenge membres de ce parti reste leur devenir politique au lendemain des élections (...) Bizima Karaha, a conçu un plan de renégociations politiques. Celui-ci a pour finalité d’arracher une garantie internationale quant à l’existence et à la survie politique de cette composante sociologique.
Le projet consiste à transposer en RDC le modèle burundais de partage de pouvoir entre la majorité hutu (60% des postes) et la minorité tutsi (40% des postes). Dans le cas du Congo, les têtes pensantes de la communauté Banyamulenge voudraient obtenir des autres forces politiques Congolaises des postes de responsabilité aux niveaux national, provincial et local, quels que soient l’issue des prochaines élections.
A leurs yeux, les Banyamulenge constituent une minorité à protéger par un accord politique qui serait garanti par la communauté internationaler.
(FP) | L’Avenir/E.B.
RCD lève la mesure de suspension
LE 2 SEPTEMBRE 2004 | LESOFTONLINE.NET.
Ruberwa a annoncé son retour et celui de son parti, le RCD, aux institutions de la transition. La décision en a été prise le 1er septembre par son parti réuni en Collège des Fondateurs. (...)
Contrairement à ce qu’annonçaient certaines sources proches duPPRD, «il y a bien eu négociations» et «celles-ci avaient enregistré des avancées encourageantes», avait déclaré la veille 31 août Me Azarias Ruberwa.
Lors de la séance finale de signature du document final sanctionnant la fin de la visite de Mbeki, Me Ruberwa a refusé de se rendre au lieu d’une part parce qu’il était toujours en position de suspension et, d’autre part, parce que quatre membres RCD du Gouvernement y avaient pris place contrairement au mot d’ordre de leur chef de file.
«Le Collège des Fondateurs du RCD, sous la garantie internationale et sous la confiance quant au respect des engagements pris par les différents partenaires de la transition et spécialement le président de la République démocratique du Congo, décide de lever la mesure de supension», a déclaré à la presse la secrétaire permanente de cet organe, Mme Gertrude Kitembo également ministre des PTT.
Tous les responsables de l'ex-mouvement rebelle à l'exception du 1er Vice-président du Sénat, Dr. Émile Ilunga Kalambo et du général-major Jean-Pierre Ondekane, ministre de la Défense, celui-ci s’est fait «représenter» par un de de ses proches muni d’un «mandat», ont pris part à cette réunion qui a scellé, selon M. Azarias Ruberwa, l'unité de son mouvement.
«La réunion que nous venons de tenir a connu la participation de tout le monde. Il n'y a donc pas de dissidence au sein du RCD», a déclaré M. Ruberwa, soutenant que «nous avons obtenu ce que nous cherchons peut-être pas à cent pour cent», en référence aux revendications politiques à la base de cette suspension.
Kin Kiey Mulumba rentre à Kinshasa dans la suite de Ruberwa
Le Phare (Kinshasa), 31 Août 2004
(...)C'est dans cette ambiance de bras de fer interne qu'Azarias Ruberwa ramène dans sa suite un ancien dissident du RCD, qui avait même créé le RCD-Congo. Kin Kiey Mulumba a été signalé dans la délégation rentrée hier avec notamment les ministres Faida et Gertrude Kitembo.
Certains ministres et députés frondeurs seront limogés et remplacés
Kinshasa , 01.09.2004
A en croire des personnalités proches de l’ex-mouvement rebelle pro-rwandais, les ministres Joseph Mudumbi, Emile Ngoy; Ondekane, le sénateur Emile Ilunga et les députés frondeurs devront être chassés du gouvernement, du sénat et de l’assemblée nationale.
Selon les mêmes sources, Joseph Mudumbi serait remplacé par le professeur Tryphon Kin-Kiey Mulumba; le général. Jean-Pierre Ondekane céderait sa place Adolphe Onusumba. Quant au vice président du sénat, l’honorable Emile Ngoy, il pourrait être remplacé par un rwandophone plus acquis à la cause banyamulenge.
Cette nouvelle court les rues de Goma et de Bukavu
La Référence Plus /A. Sumaili pene Ndjadi
3. situation à Goma
Confrontation entre population et militaires à Goma
Les habitants du quartier Kahembe à Goma ont connu le mardi 31 août dernier une matinée mouvementée.
Leur quartier a été envahi par de nombreux militaires. Cinq personnes ont été arrêtées pendant quelques heures avant d’être remises en liberté. Dans ce même quartier, la nuit dernière, un soldat avait été tué à coups de pierre par la population qui l’accusait de tracasseries.
(...) Pour rappel, le militaire Shafi a été tué dimanche dernier, lapidé par la population. Il avait été accusé de tracasseries. Des témoins affirment que la victime avait été surprise dans le quartier Kahembe en train de traquer les habitants.
Des responsables militaires locaux rejettent l’accusation de tracasseries. Pour eux, le soldat en patrouille aurait été victime de sa morphologie itutsi.
Le lundi 30 août dans la soirée, un important mouvement militaire a été signalé dans ce quartier. Prévenue par le maire de Goma, la Monuc a envoyé une patrouille. C’est après le retrait de la patrouille que la vague d’arrestations a commencé tôt le mardi matin. Le Potentiel, 2 septembre 2004
Réunion entre Obeidi et chefs de quartier
Le général Obeidi Rwibasira, commandant de la 8e région militaire, a réuni à la mairie de Goma l'ensemble des chefs de quartiers de la ville. Cette rencontre est consacrée à la recrudescence de l'insécurité au cours de ces dernières semaines.
Au cours de la réunion, les chefs de quartiers ont exigé le cantonnement des militaires qui circulent librement, arme à la main. (...) La police militaire ne disposerait que d’une seule jeep dans la ville de Goma. Par ailleurs, il y aurait des groupes bien organisés qui appellent au secours alors qu’ils tendent des embuscades aux troupes d’intervention, note encore la police militaire.
Le commandant de la 8e région militaire a pour sa part reconnu les bavures commises par des hommes en uniforme. (...) Il a pris une décision concernant ses hommes de troupe. Désormais, les militaires doivent avoir un ordre de mission pour circuler la nuit dans les rues Source : Radio Okapi, 1 septembre 14h
4. accord de protocole avec le Zimbabwe
Un protocole d’accord de coopération entre la Rdc et le Zimbabwe
Dans le cadre de la sixième session ordinaire de la commission mixte république démocratique du Congo (Rdc) Zimbabwe tenue le 25 août dernier à Harare, les deux parties ont signé un protocole d’accord de coopération dans les domaines de la géologie, des mines et de la métallurgie. (...)
l’article 2 du protocole d’accord de coopération technique met en exergue notamment, les échanges d’informations scientifiques et des services sur la géologie, l’activité minière et la métallurgie, l’établissement de joint venture, la collaboration dans le traitement des minerais et la mise sur pied du commerce des minerais, la collaboration dans les travaux géo-scientifiques, la réalisation d’investissements trans-frontaliers et la promotion des programmes d’investissements communs.
Il est prévu aussi l’échange des projets d’investissements communs. L’échange du personnel dans l’exécution des projets, l’établissement des programmes de formation de courte durée pour le personnel et le transfert de la technologie et du savoir- faire ont été pris en compte dans le protocole d’accord.
Godefroid Ngamys , Le Potentiel, 2 septembre 2004
5. la Monuc
Les Pays-Bas demandent pouvoir participer au sein de la Monuc
LA HAYE, 1er sept (AFP) - Le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Bernard Bot, a indiqué qu'il informerait le Parlement au cours du mois si les Pays-Bas envoient ou non des troupes dans la région dans le cadre de la Mission des Nations unies en RDC (Monuc).
Les centristes (D66), le plus important parti au sein de la coalition, ont demandé au gouvernement de se pencher sur les possibilités de participer à la mission de l'ONU.
M. Bot et son homologue à la Défense, M. Henk Kamp ont indiqué au Parlement que La Haye n'avait toujours pas reçu de requête de l'ONU pour envoyer des troupes.
22 militaires jugés pour crimes contre l'humanité en RDC (Monuc sceptique)
KINSHASA, 1er sept (AFP) -
"La Cour militaire du Katanga a repris depuis le 26 août le procès qui met en cause 22 militaires congolais poursuivis pour crimes contre l'humanité, viols, pillages, homicides...", a affirmé M. Luc Henkinbrant, chef de l'unité d'appui à la justice de la section des droits de l'Homme à la Mission des Nations unies en RDC (Monuc), lors d'un point de presse.
Ce procès, le premier de ce genre dans l'histoire de la justice congolaise, avait été ouvert d'abord le 19 avril 2003 devant la Cour d'ordre militaire (COM), avant d'être suspendu cinq jours après à la suite notamment de la suppression de cette juridiction d'exception créée en 1998 au lendemain du déclenchement de la guerre d'agression contre la RDC.
Les 22 militaires, a précisé M. Henkinbrant, sont accusés d'avoir commis des crimes contre les populations civiles, du 10 au 18 novembre 2002 à Ankoro, localité située à environ 800 km au sud de Lubumbashi.
Ces exactions avaient été perpétrées lors d'affrontements opposant les soldats de la 95ème brigade des Forces armées congolaises (FAC), opérant sous le commandement du colonel Emile Twabangu, aux miliciens Maï Maï.
"Plusieurs dizaines de personnes ont été tuées, des milliers de maisons incendiées lors de ces affrontements", a rappelé M. Henkinbrant, espérant que ce procès sera "équitable et va garantir le droit à la défense".
La Monuc qui souhaite "plein succès" à ce procès est toutefois inquiète de l'absence de témoins qui puissent se constituer en partie civile.
6. Aux Etats-Unis on parle aussi sur le Congo
Kamerhe moissonne pour Joseph Kabila
Kinshasa , 01.09.2004 | Politics
Présent lundi à New York à la cérémonie officielle d’ouverture de la Convention Républicaine, Vital Kamerhe, Secrétaire Général du PPRD a déployé une intense activité politique. Son agenda de travail a en effet été marqué par de nombreux et fructueux contacts avec plusieurs personnalités en vue de la famille politique du président George W. Bush notamment des sénateurs et des membres du Congrès, ceux-là même qui représentent le collège de « grands électeurs » et dont le vote est déterminant, aussitôt après le verdict du souverain primaire.
Le Secrétaire Général du PPRD a mis la journée à profit pour s’entretenir également avec des têtes couronnées du Parti Démocrate. à titre d’exemple, Jessy Jackson. Il est prévu que les deux interlocuteurs se retrouvent dans un nouveau face à face le jeudi, le jour même de la clôture de la Convention Républicaine.
Après New York, Vital Kamerhe se rendra à Bruxelles, en Belgique, en vue d’échanger avec Elio Diripo, président du Parti Socialiste, est accompagné, dans sa balade politique, de ses pairs du Directoire du PPRD, Kikaya Bin Karubi et Mme Germaine Ibangu..
(FP) | Le Phare/Kimp
Le journal influent "International Herald tribune", n’écrit presque jamais sur la situation en RDC. Voici comment cette situation est décrite aux américains, après une année d’application d’un accoprd imposé aux congolais par les Etats_unis et leur allié L’Afrique du Sud
War and corruption keep Congo tottering
Carter Dougherty, International herald tribune, Thursday, September 02, 2004
GOMA, Democratic Republic of Congo After an unsuccessful attempt in 1965 to foment revolution in the newly independent Congo, the legendary Latin American guerrilla leader Che Guevara lamented the absence of visionary leadership in the enormous Central African country.
But he did wrap up his 1966 memoir, "The African Dream," with the hopeful comment that a new corps of leaders was "probably today somewhere inside the country, beginning to write the real history of the liberation of Congo."
But the dream is still just that. Nearly 40 years after Che wrote those words, leadership of any ideological stripe is a commodity in short supply.
Men who were children or not even born when Che slogged over the hills of eastern Congo in the name of anti-imperialist solidarity now run the various political parties, rebel movements and freewheeling bands of armed thugs who constitute Congo's ruling elite.
The country's supreme political leader is Joseph Kabila, whose father, Laurent-Désiré, was Che's principal Congolese ally in the 1960s.
In the capital of Kinshasa, the 33-year-old Kabila presides over a transitional government that was inaugurated last year in an effort to end a five-year civil war that has killed more than three million people through combat, disease and starvation. With its one head of state, four vice presidents and 65 ministers and vice ministers, some Congolese call the government "the G-70."
(...)
"The government is a market of people from different rebel groups trying to attain power," said Vital Katembo, a businessman in Goma.
"Something now has to come of this mess, and we will pay for it in blood."
Two weeks ago, the Rally for Congolese Democracy, militarily the most potent of Congo's rebel groups, thanks to backing from neighboring Rwanda, announced it was leaving the government.
(...)
"Month after month, week after week, day after day, we predicted that what has arrived would arrive," said Le Soft, a Congolese newspaper based in Brussels.
(...) Several weeks ago, Kinshasa hummed with the rumor that Kabila had given the order for his soldiers in the east to attack Goma, but the reality was that Congo's atrophied command-and-control system probably made the order impossible to enforce. In any case, local press reports quickly disclosed that $15 million meant for the army's sustenance had disappeared from the military's logistics section.
(...)
Corruption and war have delivered one blow after another to the average Congolese's standard of living, which the World Bank put at a staggering $90 per capita annually in 2002, a figure hardly consistent with the country's rich deposits of diamonds, gold, copper, timber and other resources.
Estimates based on figures from the International Monetary Fund have suggested that, even with a healthy rate of economic growth, the country would take more than 50 years to reach the same income levels that prevailed in 1960 upon independence.
(...)
Though Kabila has spoken loftily of rewriting the history of Congo "in letters of gold and not blood," it appears his partisans have other plans for Congo's blood and treasure. Yet successive United Nations investigations have accused the coterie of officials around Kabila of plundering state-owned diamond companies and other natural treasures.
(...) Even if a new group of honest and well-intended leaders really wanted to start afresh, the pressure of the existing order to lead a corrupt life on the backs of others remains immense.
"I don't know whether the half of these guys really want Congo's crisis to end," Sematuba, (researcher at Pole Institute) said. "If it does, they'll be unemployed."
International Herald Tribune
http://www.iht.com/bin/print.php?file=536906.html
1. La réforme de l’armée: loi et deux conceptions opposés sur l’armée
Enfin, le Sénat dote l’Armée d’une loi organique
Après plusieurs semaines de travaux et débats houleux, quatre-vingt-dix sénateurs sur les 120 qui composent la chambre haute du parlement ont voté pour la loi comptant 139 articles. Quatre sénateurs se sont abstenus et ont expliqué le motif de leur abstention.
le point de vue du sénateur Mananga qui s’est abstenu de voter. «Elle accoucherait d’une armée prétorienne compte tenu de la décision de 15 mille militaires commis à la sécurité d’un seul individu », a-t-il laissé entendre.
le 1er vice-président du Sénat, Dr Emile Ilunga qui présidait le débat: il n’a été nullement fait allusion à la taille de la garde présidentielle. Question du reste élaguée du texte.
Jeef Ngoy, Le Potentiel, Edition n°3214 du jeudi 02 septembre 2004
Colonel Omba : « L’armée restructurée et intégrée ne sera ni nationale ni apolitique »
Membre de la première formation d’officier à l’école militaire de Bruxelles de 60 à 65, le colonel Omba Pene Djunga prestait dans l’armée congolaise. Il a quitté l’armée pour avoir été accusé de fomenter un coup d’Etat manqué contre Maréchal Mobutu. Il a été condamné à mort, heureusement pour lui, cette peine capitale ne lui a pas été appliquée. Il a écopé seulement quatre ans de prison ferme et après sa sortie, il a été contraint de quitter les rangs de forces armées. Aujourd’hui le colonel Omba est sénateur national de la transition ; marié et père des enfants.
le problème de l’Armée doit être traité non par les institutions de la transition , mais celles de la3è République issus des élections libres, transparentes et démocratiques.
Pour le colonel Omba Pene Djunga, le projet de loi sur la défense et les forces armées que le Sénat vient d’adopter pourra contribuer à la défense du pays, de sauvegarder l’intégrité territoriale, protéger les personnes et leurs biens. Cette loi pourra permettre à nos forces armées d’accomplir leurs obligations vis-à-vis du pays.
(...) Je voudrais que la population et les autorités de la République mènent leurs démarches autrement pour que les élections se passent dans le délai sans compter sur cette armée restructurée et intégrée qui viendra tout doucement pour des raisons multiples que je saurai pas développer dans ce cadre restreint. L’une des raisons, c’est le temps. (...)
Par exemple, une armée de 100.000 hommes qu’on veut mettre au point, un bataillon exige 4 à 6 mois. Un centre d’instruction, nous en avons un qui opère, c’est Kananga, peut former deux bataillons en une fois. Un bataillon comporte 1000 hommes. En un an, ce centre formera 4000 hommes. 100.000 diviser par 4000 font 25. Donc 25 ans pour former 100.000 hommes et en faire une armée c’est-à-dire même esprit, même trile ; même instruction, même corps. C’est pourquoi, je dis au peuple que c’est inutile d’attendre cette armée là. Nous demandons aux puissances amies et à l’Onu de nous aider à renforcer nos frontières de l’Est de manière à ce que les élections se fassent correctement. L’armée restructurée et intégrée ne sera ni nationale ni apolitique. Elle subira toujours les influences politiques. Que l’Onu nous aide à organiser les élections et l’armée capable de jouer son rôle sera organisée par la 3è République.
Le colonel Omba rappelle que depuis que la Force publique s’est mutinée 4 jours après l’inpendance, il n’y avait plus d’armée en Rdc. Dans l’instruction militaires on ne peut pas continuer avec une armée mutinée. Il faut la détruire et refaire une nouvelle avec de nouveaux recrus. Les anciens éléments sont démobilisés et remis à la vie civile. Pour preuve, notre pays n’a jamais gagné la guerre, il recourait aux pays amis comme la France, le Maroc etc.
Selon lui, la nouvelle armée armée doit partir de zéro. C’est pourquoi nous demandons à la Monuc de nous aider à sécuriser l’Est du pays de façon que nous puissions voter correctement. Ensuite qu’elle nous aide à créer une nouvelle armée que nous pourrons créer avec nos enfants.
Propos recueillis par Octave M. Luamuele
L’Avenir, 1 septembre 2004
Nécessité d’un conclave sur le secteur « Défense et Sécurité »
Rapport du Par Dr. Jacques EBENGA
Directeur général de Labor Optimus
Centre d’Etudes Stratégiques et de Sécurité
Au-delà du contexte et de la manière avec laquelle le vice-président Ruberwa s’est exprimé sur la marche de la transition, les processus d’intégration et de réforme du secteur «Défense et Sécurité » ont bien un besoin urgent de treinstation.
L’exercice de revisitation n’est pas une remise en cause des Accords péniblement obtenus en Afrique du Sud, mais le ré-examen de leur pertinence pratique, et de la faisabilité de leur application.
L’exercice, qui pourrait être initié par un «conclave» de quelques jours, pourrait réunir les Commissions ad hoc du Parlement, les Ministères et les organes concernés, des organismes et experts nationaux et étrangers, et des bailleurs de fonds. Cela devrait conduire à 1'élaboration d’une «Feuille de Route du Secteur de la Défense et Sécurité», une sorte de guide-mode d’emploi pour l’application éclairée et programmée du volet ad hoc des Accords, en stipulant les étapes à atteindre avant les élections prochaines.
Le réajustement périodique des processus aussi délicats et de longue durée (plus de 10 ans) que ceux de l’intégration et de la transformation de l’Armée et de la Police est une nécessité à ne pas assimiler à 1’obstruction à leur réforme.
(pour le rapport complet de 9 pages, cliquer içi)
2. la crise du RCD
Feuille de route de Ruberwa : Tshisekedi Premier ministre
Kinshasa , 01.09.2004
Ruberwa a proposé une feuille de route dans laquelle le schéma 1+4 serait supprimé. On ferait recours radical au poste de premier ministre.
Ruberwa a proposé Etienne Tshisekedi au poste de premier ministre. Selon certaines indiscrétions, la rencontre entre Tshisekedi et le président Sud-africain, c’était l’un des points sur la feuille de route rédigée par Ruberwa. Le leader du Rcd/ aile Rwanda, s’est offert lui-même le poste de vice-ministre premier ministre en charge de la défense. Le vice-président de la République actuellement en charge de la commission Economie et finances est propose au poste de ministre d’Etat en charge de l’Economie. Les autres, Ruberwa les a mis en congé.
Nous apprenons de la même source que ceux qui n’ont pas soutenu Ruberwa dans son entreprise, auraient fait leur choix. Il y aura donc beaucoup de postes vacants dans le quota du Rcd. (...)
La désignation de Tshisekedi n’a pour but que d’attirer le leader de l’Udps. Ruberwa pense qu’une autre façon de revenir au pouvoir, c’est de se mettre sous le parapluie de Tshisekedi. C’est légitime. Mais Ruberwa fait de mauvais calculs. Ruberwa n’a plus devant lui un Tshisekedi très populaire. Il a perdu en misant sur un cheval qui a toutes les chances d’être un cheval non partant.
Transition à la burundaise
la préoccupation essentielle des Banyamulenge membres de ce parti reste leur devenir politique au lendemain des élections (...) Bizima Karaha, a conçu un plan de renégociations politiques. Celui-ci a pour finalité d’arracher une garantie internationale quant à l’existence et à la survie politique de cette composante sociologique.
Le projet consiste à transposer en RDC le modèle burundais de partage de pouvoir entre la majorité hutu (60% des postes) et la minorité tutsi (40% des postes). Dans le cas du Congo, les têtes pensantes de la communauté Banyamulenge voudraient obtenir des autres forces politiques Congolaises des postes de responsabilité aux niveaux national, provincial et local, quels que soient l’issue des prochaines élections.
A leurs yeux, les Banyamulenge constituent une minorité à protéger par un accord politique qui serait garanti par la communauté internationaler.
(FP) | L’Avenir/E.B.
RCD lève la mesure de suspension
LE 2 SEPTEMBRE 2004 | LESOFTONLINE.NET.
Ruberwa a annoncé son retour et celui de son parti, le RCD, aux institutions de la transition. La décision en a été prise le 1er septembre par son parti réuni en Collège des Fondateurs. (...)
Contrairement à ce qu’annonçaient certaines sources proches duPPRD, «il y a bien eu négociations» et «celles-ci avaient enregistré des avancées encourageantes», avait déclaré la veille 31 août Me Azarias Ruberwa.
Lors de la séance finale de signature du document final sanctionnant la fin de la visite de Mbeki, Me Ruberwa a refusé de se rendre au lieu d’une part parce qu’il était toujours en position de suspension et, d’autre part, parce que quatre membres RCD du Gouvernement y avaient pris place contrairement au mot d’ordre de leur chef de file.
«Le Collège des Fondateurs du RCD, sous la garantie internationale et sous la confiance quant au respect des engagements pris par les différents partenaires de la transition et spécialement le président de la République démocratique du Congo, décide de lever la mesure de supension», a déclaré à la presse la secrétaire permanente de cet organe, Mme Gertrude Kitembo également ministre des PTT.
Tous les responsables de l'ex-mouvement rebelle à l'exception du 1er Vice-président du Sénat, Dr. Émile Ilunga Kalambo et du général-major Jean-Pierre Ondekane, ministre de la Défense, celui-ci s’est fait «représenter» par un de de ses proches muni d’un «mandat», ont pris part à cette réunion qui a scellé, selon M. Azarias Ruberwa, l'unité de son mouvement.
«La réunion que nous venons de tenir a connu la participation de tout le monde. Il n'y a donc pas de dissidence au sein du RCD», a déclaré M. Ruberwa, soutenant que «nous avons obtenu ce que nous cherchons peut-être pas à cent pour cent», en référence aux revendications politiques à la base de cette suspension.
Kin Kiey Mulumba rentre à Kinshasa dans la suite de Ruberwa
Le Phare (Kinshasa), 31 Août 2004
(...)C'est dans cette ambiance de bras de fer interne qu'Azarias Ruberwa ramène dans sa suite un ancien dissident du RCD, qui avait même créé le RCD-Congo. Kin Kiey Mulumba a été signalé dans la délégation rentrée hier avec notamment les ministres Faida et Gertrude Kitembo.
Certains ministres et députés frondeurs seront limogés et remplacés
Kinshasa , 01.09.2004
A en croire des personnalités proches de l’ex-mouvement rebelle pro-rwandais, les ministres Joseph Mudumbi, Emile Ngoy; Ondekane, le sénateur Emile Ilunga et les députés frondeurs devront être chassés du gouvernement, du sénat et de l’assemblée nationale.
Selon les mêmes sources, Joseph Mudumbi serait remplacé par le professeur Tryphon Kin-Kiey Mulumba; le général. Jean-Pierre Ondekane céderait sa place Adolphe Onusumba. Quant au vice président du sénat, l’honorable Emile Ngoy, il pourrait être remplacé par un rwandophone plus acquis à la cause banyamulenge.
Cette nouvelle court les rues de Goma et de Bukavu
La Référence Plus /A. Sumaili pene Ndjadi
3. situation à Goma
Confrontation entre population et militaires à Goma
Les habitants du quartier Kahembe à Goma ont connu le mardi 31 août dernier une matinée mouvementée.
Leur quartier a été envahi par de nombreux militaires. Cinq personnes ont été arrêtées pendant quelques heures avant d’être remises en liberté. Dans ce même quartier, la nuit dernière, un soldat avait été tué à coups de pierre par la population qui l’accusait de tracasseries.
(...) Pour rappel, le militaire Shafi a été tué dimanche dernier, lapidé par la population. Il avait été accusé de tracasseries. Des témoins affirment que la victime avait été surprise dans le quartier Kahembe en train de traquer les habitants.
Des responsables militaires locaux rejettent l’accusation de tracasseries. Pour eux, le soldat en patrouille aurait été victime de sa morphologie itutsi.
Le lundi 30 août dans la soirée, un important mouvement militaire a été signalé dans ce quartier. Prévenue par le maire de Goma, la Monuc a envoyé une patrouille. C’est après le retrait de la patrouille que la vague d’arrestations a commencé tôt le mardi matin. Le Potentiel, 2 septembre 2004
Réunion entre Obeidi et chefs de quartier
Le général Obeidi Rwibasira, commandant de la 8e région militaire, a réuni à la mairie de Goma l'ensemble des chefs de quartiers de la ville. Cette rencontre est consacrée à la recrudescence de l'insécurité au cours de ces dernières semaines.
Au cours de la réunion, les chefs de quartiers ont exigé le cantonnement des militaires qui circulent librement, arme à la main. (...) La police militaire ne disposerait que d’une seule jeep dans la ville de Goma. Par ailleurs, il y aurait des groupes bien organisés qui appellent au secours alors qu’ils tendent des embuscades aux troupes d’intervention, note encore la police militaire.
Le commandant de la 8e région militaire a pour sa part reconnu les bavures commises par des hommes en uniforme. (...) Il a pris une décision concernant ses hommes de troupe. Désormais, les militaires doivent avoir un ordre de mission pour circuler la nuit dans les rues Source : Radio Okapi, 1 septembre 14h
4. accord de protocole avec le Zimbabwe
Un protocole d’accord de coopération entre la Rdc et le Zimbabwe
Dans le cadre de la sixième session ordinaire de la commission mixte république démocratique du Congo (Rdc) Zimbabwe tenue le 25 août dernier à Harare, les deux parties ont signé un protocole d’accord de coopération dans les domaines de la géologie, des mines et de la métallurgie. (...)
l’article 2 du protocole d’accord de coopération technique met en exergue notamment, les échanges d’informations scientifiques et des services sur la géologie, l’activité minière et la métallurgie, l’établissement de joint venture, la collaboration dans le traitement des minerais et la mise sur pied du commerce des minerais, la collaboration dans les travaux géo-scientifiques, la réalisation d’investissements trans-frontaliers et la promotion des programmes d’investissements communs.
Il est prévu aussi l’échange des projets d’investissements communs. L’échange du personnel dans l’exécution des projets, l’établissement des programmes de formation de courte durée pour le personnel et le transfert de la technologie et du savoir- faire ont été pris en compte dans le protocole d’accord.
Godefroid Ngamys , Le Potentiel, 2 septembre 2004
5. la Monuc
Les Pays-Bas demandent pouvoir participer au sein de la Monuc
LA HAYE, 1er sept (AFP) - Le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Bernard Bot, a indiqué qu'il informerait le Parlement au cours du mois si les Pays-Bas envoient ou non des troupes dans la région dans le cadre de la Mission des Nations unies en RDC (Monuc).
Les centristes (D66), le plus important parti au sein de la coalition, ont demandé au gouvernement de se pencher sur les possibilités de participer à la mission de l'ONU.
M. Bot et son homologue à la Défense, M. Henk Kamp ont indiqué au Parlement que La Haye n'avait toujours pas reçu de requête de l'ONU pour envoyer des troupes.
22 militaires jugés pour crimes contre l'humanité en RDC (Monuc sceptique)
KINSHASA, 1er sept (AFP) -
"La Cour militaire du Katanga a repris depuis le 26 août le procès qui met en cause 22 militaires congolais poursuivis pour crimes contre l'humanité, viols, pillages, homicides...", a affirmé M. Luc Henkinbrant, chef de l'unité d'appui à la justice de la section des droits de l'Homme à la Mission des Nations unies en RDC (Monuc), lors d'un point de presse.
Ce procès, le premier de ce genre dans l'histoire de la justice congolaise, avait été ouvert d'abord le 19 avril 2003 devant la Cour d'ordre militaire (COM), avant d'être suspendu cinq jours après à la suite notamment de la suppression de cette juridiction d'exception créée en 1998 au lendemain du déclenchement de la guerre d'agression contre la RDC.
Les 22 militaires, a précisé M. Henkinbrant, sont accusés d'avoir commis des crimes contre les populations civiles, du 10 au 18 novembre 2002 à Ankoro, localité située à environ 800 km au sud de Lubumbashi.
Ces exactions avaient été perpétrées lors d'affrontements opposant les soldats de la 95ème brigade des Forces armées congolaises (FAC), opérant sous le commandement du colonel Emile Twabangu, aux miliciens Maï Maï.
"Plusieurs dizaines de personnes ont été tuées, des milliers de maisons incendiées lors de ces affrontements", a rappelé M. Henkinbrant, espérant que ce procès sera "équitable et va garantir le droit à la défense".
La Monuc qui souhaite "plein succès" à ce procès est toutefois inquiète de l'absence de témoins qui puissent se constituer en partie civile.
6. Aux Etats-Unis on parle aussi sur le Congo
Kamerhe moissonne pour Joseph Kabila
Kinshasa , 01.09.2004 | Politics
Présent lundi à New York à la cérémonie officielle d’ouverture de la Convention Républicaine, Vital Kamerhe, Secrétaire Général du PPRD a déployé une intense activité politique. Son agenda de travail a en effet été marqué par de nombreux et fructueux contacts avec plusieurs personnalités en vue de la famille politique du président George W. Bush notamment des sénateurs et des membres du Congrès, ceux-là même qui représentent le collège de « grands électeurs » et dont le vote est déterminant, aussitôt après le verdict du souverain primaire.
Le Secrétaire Général du PPRD a mis la journée à profit pour s’entretenir également avec des têtes couronnées du Parti Démocrate. à titre d’exemple, Jessy Jackson. Il est prévu que les deux interlocuteurs se retrouvent dans un nouveau face à face le jeudi, le jour même de la clôture de la Convention Républicaine.
Après New York, Vital Kamerhe se rendra à Bruxelles, en Belgique, en vue d’échanger avec Elio Diripo, président du Parti Socialiste, est accompagné, dans sa balade politique, de ses pairs du Directoire du PPRD, Kikaya Bin Karubi et Mme Germaine Ibangu..
(FP) | Le Phare/Kimp
Le journal influent "International Herald tribune", n’écrit presque jamais sur la situation en RDC. Voici comment cette situation est décrite aux américains, après une année d’application d’un accoprd imposé aux congolais par les Etats_unis et leur allié L’Afrique du Sud
War and corruption keep Congo tottering
Carter Dougherty, International herald tribune, Thursday, September 02, 2004
GOMA, Democratic Republic of Congo After an unsuccessful attempt in 1965 to foment revolution in the newly independent Congo, the legendary Latin American guerrilla leader Che Guevara lamented the absence of visionary leadership in the enormous Central African country.
But he did wrap up his 1966 memoir, "The African Dream," with the hopeful comment that a new corps of leaders was "probably today somewhere inside the country, beginning to write the real history of the liberation of Congo."
But the dream is still just that. Nearly 40 years after Che wrote those words, leadership of any ideological stripe is a commodity in short supply.
Men who were children or not even born when Che slogged over the hills of eastern Congo in the name of anti-imperialist solidarity now run the various political parties, rebel movements and freewheeling bands of armed thugs who constitute Congo's ruling elite.
The country's supreme political leader is Joseph Kabila, whose father, Laurent-Désiré, was Che's principal Congolese ally in the 1960s.
In the capital of Kinshasa, the 33-year-old Kabila presides over a transitional government that was inaugurated last year in an effort to end a five-year civil war that has killed more than three million people through combat, disease and starvation. With its one head of state, four vice presidents and 65 ministers and vice ministers, some Congolese call the government "the G-70."
(...)
"The government is a market of people from different rebel groups trying to attain power," said Vital Katembo, a businessman in Goma.
"Something now has to come of this mess, and we will pay for it in blood."
Two weeks ago, the Rally for Congolese Democracy, militarily the most potent of Congo's rebel groups, thanks to backing from neighboring Rwanda, announced it was leaving the government.
(...)
"Month after month, week after week, day after day, we predicted that what has arrived would arrive," said Le Soft, a Congolese newspaper based in Brussels.
(...) Several weeks ago, Kinshasa hummed with the rumor that Kabila had given the order for his soldiers in the east to attack Goma, but the reality was that Congo's atrophied command-and-control system probably made the order impossible to enforce. In any case, local press reports quickly disclosed that $15 million meant for the army's sustenance had disappeared from the military's logistics section.
(...)
Corruption and war have delivered one blow after another to the average Congolese's standard of living, which the World Bank put at a staggering $90 per capita annually in 2002, a figure hardly consistent with the country's rich deposits of diamonds, gold, copper, timber and other resources.
Estimates based on figures from the International Monetary Fund have suggested that, even with a healthy rate of economic growth, the country would take more than 50 years to reach the same income levels that prevailed in 1960 upon independence.
(...)
Though Kabila has spoken loftily of rewriting the history of Congo "in letters of gold and not blood," it appears his partisans have other plans for Congo's blood and treasure. Yet successive United Nations investigations have accused the coterie of officials around Kabila of plundering state-owned diamond companies and other natural treasures.
(...) Even if a new group of honest and well-intended leaders really wanted to start afresh, the pressure of the existing order to lead a corrupt life on the backs of others remains immense.
"I don't know whether the half of these guys really want Congo's crisis to end," Sematuba, (researcher at Pole Institute) said. "If it does, they'll be unemployed."
International Herald Tribune
http://www.iht.com/bin/print.php?file=536906.html
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