Briefing du mardi 7 septembre
0. transition
- Le Conseil supérieur de la défense s’ést réuni pour la première fois samedi dernier
1. ballet diplomatique et prise de positions sur fonds de discussion qui traine sur le renforcement de la Monuc
- Débat sur l’augmentation des troupes de la Monuc continue
- "L'Europe doit être plus présente en RDC"
- Réchauffement de l’axe Kinshasa - Libreville
2. Les américains se battent en retrait
- Ambassadeur américain saufe la peau de Ruberwa parcequ’il a “ramené les huits députés de Goma”
- Le gouvernement américain accorde 108 millions de dollars à la RDC
3. Les mobutistes
- Nzanga Mobutu : « le Mpr, doit organiser un congrès qui ne sera pas un congrès-sanction mais plutôt le congrès de la réunification»
- Jean-Pierre Bemba indésirable à Bruxelles
4. Nkunda, piètre menteur
- Interview with rebel general Laurent Nkunda
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0. transition
Le Conseil supérieur de la défense s’ést réuni pour la première fois samedi dernier
Le potentiel, Edition n°3218 du mardi 07 septembre 2004
1. ballet diplomatique et prise de positions sur fonds de discussion qui traine sur le renforcement de la Monuc
Débat sur l’augmentation des troupes de la Monuc continue
Paris a depots un projet de résolution qui suggère de augmenter la force de la Monuc de 10.800 au 24.000. cela deviendra alors la plus grande et plus cher force de la paix de l’Onu. Selon l’agence reuters il n’est pas sûr que les Etats-Unis, qui financent la mission de la Monuc pour 25%, appuient cette proposition. Le cout de l’opération augmenterait avec 160 million de dollars par an. Le budget globale serait de 746 million $.
Traduit du standaard, du 6 septembre
La Dernière Heure, 06/09/2004
"L'Europe doit être plus présente en RDC"
"Des décisions fondamentales s'imposent", a affirmé M. De Gucht en marge de la réunion informelle des chefs de la diplomatie de l'Union européenne qui se terminait samedi à Valkenburg (Pays-Bas).
Les services du haut représentant pour la politique étrangère de l'UE, Javier Solana, ont pour leur part promis de préparer d'ici au 13 septembre un document sur la participation de l'Union à la Mission des Nations unies en RDC (Monuc).
(...) La Belgique n'exclut pas que l'UE prenne, si nécessaire, une initiative séparée afin de donner plus de "punch" à la Monuc, à laquelle elle ne contribue actuellement qu'avec cinq officiers.
Réchauffement de l’axe Kinshasa - Libreville
Kinshasa , 06.09.2004
Kabila a effectué une visite éclair dimanche 5 septembre 2004 à Libreville. Le président s’est entretenu sur place avec son homologue gabonais Omar Bongo Odimba. (...)
La visite du chef de l’Etat congolais à Libreville valait bien son pesant d’or. Le Gabon assure pour une année, la présidence de l’Assemblée générale des Nations Unies. (...)
D’autre part, des sources diplomatiques, l’on apprend que le Gabon soutient l’idée du secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan qui souhaite que le nombre des casques bleus en Rdc soit plus que doublé et porté à 23.900 militaires contre 10.500 actuellement.
(...)Joseph Kabila « Les élections auront lieu effectivement en juin 2005. Le gouvernement de transition travaille dans le sens de la tenue de ces élections dans le délai imparti ».
Conférence sur les Grands-Lacs
(...) « Nous regrettons ce qui se passe là-bas à l’Est du Congo. Les auteurs de ces actes, s’ils sont vraiment des Congolais doivent avoir honte », a déclaré le président Bongo avant de conclure: « Mais en tout état de cause, il faut aller doucement. Il faut faire preuve de patience. Et je crois que chacun comprendra où se trouvent les intérêts de la République démocratique du Congo ».
La Rdc au centre des entretiens entre Sassou Nguesso et Obansanjo
Le présidents Denis Sassou Nguesso du Congo/Brazzaville et Olusegun Obasanjo du Nigeria se sont entretenus samedi 4 septembre à Brazzaville. Le chef de l’Etat de la République démocratique du Congo, le général-major Joseph Kabila y a été représenté par le ministre Raymond Ramazani Baya des Affaires étrangères. (...)
Profitant de cette occasion, les deux chefs d’Etat présents et le ministre Ramazani Baya ont exhorté la classe politique congolaise et les Congolais à soutenir ce processus.
(Th) | L’Observateur/L-R Mbala Bemba/D.Munsala. Buakasa
2. Les américains se battent en retrait
Ambassadeur américain saufe la peau de Ruberwa parcequ’il a “ramené les huits députés de Goma”
Kinshasa , 04.09.2004
La réunion du collège des fondateurs du Rcd tenue le mercredi 01 septembre, a été de tous les dangers. (...) une somme importante en dollars américains de l’ordre de 1,5 millions aurait été également mis en jeu pour obtenir la tête d’Azarias Ruberwa et son départ de la vice-présidence de la République chargée de la commission politique, défense et sécurité.
Informé du plan de ce coup d’Etat de palais au sein du Rcd, le président national du Rcd-Kml, Mbusa Nyamwisi se serait impliqué pour jouer la médiation ultime entre les deux tendances du Rcd, (...)
(...) La déclaration des « loyalistes » était fin prêt où une motion de méfiance allait être votée à l’unanimité par les membres du collège des fondateurs et des cadres du Rcd. La transition aurait connu alors ses dernières heures d’agonie.
Les services secrets américains auraient alerté l’Ambassadeur américain, Meecce de l’implosion qui guettait le Rcd avec la formation de deux tendances aux positions diamétralement opposées.
Ruberwa a été obligé d’interrompre ses multiples réunions pour recevoir l’Ambassadeur des Etats-Unis en poste à Kinshasa porteur d’un message express du gouvernement américain.
Les deux personnalités se sont entretenues longuement.
Le diplomate américain aurait persuadé et conseillé le président national du Rcd à tenir la réunion à sa résidence. Il aurait convaincu la majorité des membres fondateurs du Rcd restés à Kinshasa d’obtempérer à leurs revendications et de reconsidérer leur plan de déchéance de leur président du Rcd.
L’effort de Ruberwa de ramener le groupe de huit députés dissidents du Rcd entrés presque en rébellion contre la politique de leur président national a été l’élément déterminant qui aurait poussé l’ambassadeur américain à apporter un soutien politique sans équivoque au vice-président de la République, Me Azarias Ruberwa.
(Jdn) | Le Révélateur/Jean-Busuku
Le gouvernement américain accorde 108 millions de dollars à la RDC
KINSHASA, 6 sept (AFP) - L'Agence américaine pour le développement international (USAID) a annoncé lundi avoir accordé une assistance d'une valeur de 108 millions de dollars au gouvernement de transition de RDC pour son programme de développement.
"Cette assistance permettra au gouvernement de soutenir des projets dans les domaines de la santé, de l'éducation, de la démocratie, de développement rural", a précisé le directeur exécutif de l'USAID, Andrew Natsios.
L'aide de l'USAID permettra en outre la réalisation du programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion des groupes armés, a encore ajouté M. Natsios, soutenant que ce processus "constitue un pas important dans la voie du rétablissement de la sécurité".
(...) Il a demandé aux dirigeants de la région de régler leurs différends par des voies diplomatiques, estimant que "l'instabilité dans la sous-région ne profite à personne".
L'USAID exécute plusieurs projets à caractère humanitaire dans la partie orientale de la RDC, la plus touchée par des guerres qui ont secoué le pays depuis 1996.
3. Les mobutistes: les uns se préparent aux élections, les autres sont déjà perdants
Nzanga Mobutu : « le Mpr, doit organiser un congrès qui ne sera pas un congrès-sanction mais plutôt le congrès de la réunification»
Sur Mobutu Sese Seko: “ Ce fut un père de famille, un chef politique et surtout un grand chef d’Etat.”
“La question du rapatriement de la dépouille du Maréchal Mobutu est un fait acquis et c’est pourquoi nous souhaitons que la transition aille jusqu’à son terme et que les élections se tiennent dans les délais. Ainsi, le premier gouvernement de la 3ème République et la famille Mobutu seront en mesure de mettre en place le programme du rapatriement.”
“Je me sens parfaitement à l’aise de militer au sein du Mpr et je suis également conscient du bilan mitigé de notre parti qui a dirigé le pays durant vingt-trois ans en tant que parti unique. Mais c’est également notre devoir de souligner les acquis du Maréchal Mobutu : l’unité nationale, le combat pour la paix, la stabilité et enfin l’intégrité territoriale. Au plan des réalisations nous sommes fiers de la construction du barrage d’Inga et du pont Maréchal Mobutu à Matadi. Je souhaite que le Mpr puisse apporter des transformations notables au niveau de ses structures internes afin de devenir le grand parti moderne auquel nous aspirons.”
“ notre parti doit organiser un congrès qui ne sera pas un congrès-sanction mais plutôt le congrès de la réunification. Ce sera également l’occasion de définir les principaux axes pour les échéances électorales.
Le congrès départagera notamment les différentes candidatures qui se présenteront face aux militants. “
Jean-Pierre Bemba indésirable à Bruxelles
Kinshasa , 06.09.2004
Monsieur Jean-Pierre Bemba Gombo, vice-Président de la République Démocratique du Congo, en charge de la commission économico- financière n’ira pas en Belgique.
En effet, M. Louis Michel, avait décidé d’inviter officiellement en Belgique tous les ténors de l’espace présidentiel. Après la visite quasi triomphale du chef de l’Etat
Joseph Kabila, l’autre personnalité invitée fut Jean-Pierre Bemba. Cette invitation officielle garantissait au vice-Président congolais, outre la jouissance des immunités et privilèges dus à son rang, un accueil digne de ce nom à Zaventem, et une escorte de la garde royale.
Mais Louis Michel fut remplacé par Karel De Gucht. Et que ce dernier voyait les choses autrement. Il a ainsi jugé, sans pour autant annuler le voyage de JP Bemba en Belgique, lui retirer tout son caractère officiel. (...) La forte délégation du MLC réunie comme par hasard sur place à Bruxelles, et comprenant les « poids lourds » du Parti, tels qu’Alexis Tambwe, Endundo Bononge, Olivier Kamitatu, Antoine Ghonda (réconcilié pour la circonstance avec le patron du MLC) ont dû abrégé bien malgré eux leur séjour dans la capitale de l’Europe et embarque pour certains d’entr’eux, tôt hier matin dans un régulier de Hewa Bora en route pour Kinshasa. Entre-temps, les militants qui avaient déployé banderoles et préparé moult chansons folkloriques en ont été quitte pour une visite à l’aéroport de Bruxelles Zaventem. La petite sauterie prévue, et pour laquelle un montant de près de 20.000 Euros avaient été réunies (sur cotisation des militants nous a-t-on assuré). Elle a été renvoyé sine die. (...)
L’ituri encore...
l’actuel patron de la diplomatie belge très proche des organismes des droits de l’homme, ne verrait pas d’un très bon oeil que des personnes déjà citées dans des dossiers traitants des violations des droits de l’homme soient traitées avec autant d’égards. Pour la petite histoire, on se souviendra que les dossiers de l’Ituri figure au menu de la Cour Pénale Internationale.
Outre le dossier de la CPI, le patron du MLC en tant qu’individu a encore maillé à partir avec la justice belge, pour une histoire d’esclavagisme moderne, affaire dans laquelle, il a été déjà condamné par défaut. Ces avocats ayant formé opposition, l’affaire sera sûrement rejugé d’ici quelque temps.
Certes, au moment où nous écrivons ces lignes, JP Bemba ne risque rien en se présentant en Belgique, où il peut se rendre n’importe quand. Car détenant un passeport diplomatique et n’étant pas encore sous coup d’une inculpation par le Procureur près la Cour pénale internationale pour l’affaire des pygmées de l’Ituri. Tandis que pour l’affaire devant la justice beige, celle-ci devant être rejugé ultérieurement. Mais pour combien de temps? Cette visite a ratée en Belgique n’est peut être qu’un signe avant coureur.
(TH) | Uhuru/Colette Tshomba
4. Nkunda, piètre menteur
Interview with rebel general Laurent Nkunda
GOMA, 2 Sep 2004 (IRIN) – (...)
“ When I went to Bukavu, I went to stop the first stage of a planned genocide. It started in Bukavu and it was completed in Burundi. They cannot condemn me because what happened in Burundi [the killing of 160 Congolese Tutsi on 13 August] proves me right. The same people we fought in Bukavu are the very ones who committed those atrocities in Burundi. We now have to look at means of ending this situation. My role in Bukavu was purely a humanitarian one, to protect innocent civilians who were being hunted down.”
Q: Why did you refuse to go to Kinshasa to be sworn in?
A: There were numerous loopholes in the [April 2003] Sun City [South Africa] agreement [under which the transitional government was set up]; especially as far as integrating the army is concerned.
When one is integrating soldiers who were belligerent there must be that aspect of building confidence reflected in clearly defined guidelines. When I asked for this, they referred to me as an indisciplined but I still stood by my principles because of my experience in the army. I could not join an institution that could not go far.
Q: You have also been accused of war crimes, especially in Kisangani [the capital of the northeastern Orientale Province]. Is this why you declined to join the army because you feared you could be prosecuted?
A: I have nothing to do with Kisangani situation. I was under the command of the (RCD-Goma) and the first people to be asked about such incidences are Azarias Ruberwa,Sylvain Buki [chief of staff of the land forces] and not me. I was under a command of a top officer and so I should not mention anything on this issue. Let my superiors answer that.
Q: But did you kill innocent civilians?
A: It's not even me who conducted this war. I was in Kisangani under a commander, and I know we did not kill civilians. But certainly there were civilians who were killed in the crossfire.
(...)
Q: Was your leaving the 8th Military Region, which is based in Goma, to invade Bukavu in the 10th military region not an act of indiscipline? Was this not a mistake on your part?
A: It was not a mistake because I invaded killers who were killing innocent civilians. It is my responsibility to protect people when they are targeted [for killing]. It was my responsibility as a general to intervene because Kinshasa could not come to protect them as it [the Kinshasa government] was siding with the killers. But I am still ready to receive a team of investigators to give them information regarding circumstances that led me to Bukavu.
Q: After the killing of the refugees at Gatumba camp in Burundi, you vowed to resume fighting. Do you still stand by your statement?
A: Yes, so far. If the government shows that it cannot protect us, we are going to assume that responsibility ourselves. We cannot accept to be killed like animals, even in national parks animals are protected. That’s why I am now asking my government to carry out an investigation and punish those responsible. Failure to do this will show that the government is interested in the continuation of ethnic cleansing. If the international community does not intervene then we will take up arms and defend ourselves.
Q: Have you issued an ultimatum regarding when you want the investigations to be completed?
A: I have not issued an ultimatum. I am giving them time. And I have come here [Goma] to meet Vice-President Ruberwa because he also said he was going to suspend his participation in the transitional process. We are still watching the situation but certainly we should not be taken for a ride.
Q: President Joseph Kabila wants you arrested and prosecuted while Ruberwa has been pushing for you to attend a military course in a foreign country. What do you think of these suggestions?
A: All two are not in my interest. The suggestion that I should go for a military course in a foreign country looks more like relegation. It is an excuse to throw me out of the country so that government forces [could] continue with their acts. It is not good for me to go leave my people being hacked to death on a daily basis. This is a problem with the peace process; government has taken a wrong path.
Q: What do you mean by this?
A: The peace process was not implemented like it was signed. The memorandum on the army and security was not discussed. That should have been the first thing to do before a government was formed in Kinshasa. We want them [the political leadership] to go back and discuss this memo on security and army integration; this is the only way the current problem can be solved. Failure to do this would mean continued war.
Q: Where are yours troops drawn from?
A: I mobilise the troops from the existing ones here. I was a divisional commander for North Kivu, a brigade commander in Kisangani and Kasai in RCD. These forces know me very well and when I mobilise, they certainly join. They see the problem like the one that was in Bukavu as being their problem also, because most are "Rwandaphone".
Q: So you use forces from the 8th military region?
A: Yes, and some from the 10th Military Region, I took a brigade from there.
0. transition
Le Conseil supérieur de la défense s’ést réuni pour la première fois samedi dernier
Le potentiel, Edition n°3218 du mardi 07 septembre 2004
1. ballet diplomatique et prise de positions sur fonds de discussion qui traine sur le renforcement de la Monuc
Débat sur l’augmentation des troupes de la Monuc continue
Paris a depots un projet de résolution qui suggère de augmenter la force de la Monuc de 10.800 au 24.000. cela deviendra alors la plus grande et plus cher force de la paix de l’Onu. Selon l’agence reuters il n’est pas sûr que les Etats-Unis, qui financent la mission de la Monuc pour 25%, appuient cette proposition. Le cout de l’opération augmenterait avec 160 million de dollars par an. Le budget globale serait de 746 million $.
Traduit du standaard, du 6 septembre
La Dernière Heure, 06/09/2004
"L'Europe doit être plus présente en RDC"
"Des décisions fondamentales s'imposent", a affirmé M. De Gucht en marge de la réunion informelle des chefs de la diplomatie de l'Union européenne qui se terminait samedi à Valkenburg (Pays-Bas).
Les services du haut représentant pour la politique étrangère de l'UE, Javier Solana, ont pour leur part promis de préparer d'ici au 13 septembre un document sur la participation de l'Union à la Mission des Nations unies en RDC (Monuc).
(...) La Belgique n'exclut pas que l'UE prenne, si nécessaire, une initiative séparée afin de donner plus de "punch" à la Monuc, à laquelle elle ne contribue actuellement qu'avec cinq officiers.
Réchauffement de l’axe Kinshasa - Libreville
Kinshasa , 06.09.2004
Kabila a effectué une visite éclair dimanche 5 septembre 2004 à Libreville. Le président s’est entretenu sur place avec son homologue gabonais Omar Bongo Odimba. (...)
La visite du chef de l’Etat congolais à Libreville valait bien son pesant d’or. Le Gabon assure pour une année, la présidence de l’Assemblée générale des Nations Unies. (...)
D’autre part, des sources diplomatiques, l’on apprend que le Gabon soutient l’idée du secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan qui souhaite que le nombre des casques bleus en Rdc soit plus que doublé et porté à 23.900 militaires contre 10.500 actuellement.
(...)Joseph Kabila « Les élections auront lieu effectivement en juin 2005. Le gouvernement de transition travaille dans le sens de la tenue de ces élections dans le délai imparti ».
Conférence sur les Grands-Lacs
(...) « Nous regrettons ce qui se passe là-bas à l’Est du Congo. Les auteurs de ces actes, s’ils sont vraiment des Congolais doivent avoir honte », a déclaré le président Bongo avant de conclure: « Mais en tout état de cause, il faut aller doucement. Il faut faire preuve de patience. Et je crois que chacun comprendra où se trouvent les intérêts de la République démocratique du Congo ».
La Rdc au centre des entretiens entre Sassou Nguesso et Obansanjo
Le présidents Denis Sassou Nguesso du Congo/Brazzaville et Olusegun Obasanjo du Nigeria se sont entretenus samedi 4 septembre à Brazzaville. Le chef de l’Etat de la République démocratique du Congo, le général-major Joseph Kabila y a été représenté par le ministre Raymond Ramazani Baya des Affaires étrangères. (...)
Profitant de cette occasion, les deux chefs d’Etat présents et le ministre Ramazani Baya ont exhorté la classe politique congolaise et les Congolais à soutenir ce processus.
(Th) | L’Observateur/L-R Mbala Bemba/D.Munsala. Buakasa
2. Les américains se battent en retrait
Ambassadeur américain saufe la peau de Ruberwa parcequ’il a “ramené les huits députés de Goma”
Kinshasa , 04.09.2004
La réunion du collège des fondateurs du Rcd tenue le mercredi 01 septembre, a été de tous les dangers. (...) une somme importante en dollars américains de l’ordre de 1,5 millions aurait été également mis en jeu pour obtenir la tête d’Azarias Ruberwa et son départ de la vice-présidence de la République chargée de la commission politique, défense et sécurité.
Informé du plan de ce coup d’Etat de palais au sein du Rcd, le président national du Rcd-Kml, Mbusa Nyamwisi se serait impliqué pour jouer la médiation ultime entre les deux tendances du Rcd, (...)
(...) La déclaration des « loyalistes » était fin prêt où une motion de méfiance allait être votée à l’unanimité par les membres du collège des fondateurs et des cadres du Rcd. La transition aurait connu alors ses dernières heures d’agonie.
Les services secrets américains auraient alerté l’Ambassadeur américain, Meecce de l’implosion qui guettait le Rcd avec la formation de deux tendances aux positions diamétralement opposées.
Ruberwa a été obligé d’interrompre ses multiples réunions pour recevoir l’Ambassadeur des Etats-Unis en poste à Kinshasa porteur d’un message express du gouvernement américain.
Les deux personnalités se sont entretenues longuement.
Le diplomate américain aurait persuadé et conseillé le président national du Rcd à tenir la réunion à sa résidence. Il aurait convaincu la majorité des membres fondateurs du Rcd restés à Kinshasa d’obtempérer à leurs revendications et de reconsidérer leur plan de déchéance de leur président du Rcd.
L’effort de Ruberwa de ramener le groupe de huit députés dissidents du Rcd entrés presque en rébellion contre la politique de leur président national a été l’élément déterminant qui aurait poussé l’ambassadeur américain à apporter un soutien politique sans équivoque au vice-président de la République, Me Azarias Ruberwa.
(Jdn) | Le Révélateur/Jean-Busuku
Le gouvernement américain accorde 108 millions de dollars à la RDC
KINSHASA, 6 sept (AFP) - L'Agence américaine pour le développement international (USAID) a annoncé lundi avoir accordé une assistance d'une valeur de 108 millions de dollars au gouvernement de transition de RDC pour son programme de développement.
"Cette assistance permettra au gouvernement de soutenir des projets dans les domaines de la santé, de l'éducation, de la démocratie, de développement rural", a précisé le directeur exécutif de l'USAID, Andrew Natsios.
L'aide de l'USAID permettra en outre la réalisation du programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion des groupes armés, a encore ajouté M. Natsios, soutenant que ce processus "constitue un pas important dans la voie du rétablissement de la sécurité".
(...) Il a demandé aux dirigeants de la région de régler leurs différends par des voies diplomatiques, estimant que "l'instabilité dans la sous-région ne profite à personne".
L'USAID exécute plusieurs projets à caractère humanitaire dans la partie orientale de la RDC, la plus touchée par des guerres qui ont secoué le pays depuis 1996.
3. Les mobutistes: les uns se préparent aux élections, les autres sont déjà perdants
Nzanga Mobutu : « le Mpr, doit organiser un congrès qui ne sera pas un congrès-sanction mais plutôt le congrès de la réunification»
Sur Mobutu Sese Seko: “ Ce fut un père de famille, un chef politique et surtout un grand chef d’Etat.”
“La question du rapatriement de la dépouille du Maréchal Mobutu est un fait acquis et c’est pourquoi nous souhaitons que la transition aille jusqu’à son terme et que les élections se tiennent dans les délais. Ainsi, le premier gouvernement de la 3ème République et la famille Mobutu seront en mesure de mettre en place le programme du rapatriement.”
“Je me sens parfaitement à l’aise de militer au sein du Mpr et je suis également conscient du bilan mitigé de notre parti qui a dirigé le pays durant vingt-trois ans en tant que parti unique. Mais c’est également notre devoir de souligner les acquis du Maréchal Mobutu : l’unité nationale, le combat pour la paix, la stabilité et enfin l’intégrité territoriale. Au plan des réalisations nous sommes fiers de la construction du barrage d’Inga et du pont Maréchal Mobutu à Matadi. Je souhaite que le Mpr puisse apporter des transformations notables au niveau de ses structures internes afin de devenir le grand parti moderne auquel nous aspirons.”
“ notre parti doit organiser un congrès qui ne sera pas un congrès-sanction mais plutôt le congrès de la réunification. Ce sera également l’occasion de définir les principaux axes pour les échéances électorales.
Le congrès départagera notamment les différentes candidatures qui se présenteront face aux militants. “
Jean-Pierre Bemba indésirable à Bruxelles
Kinshasa , 06.09.2004
Monsieur Jean-Pierre Bemba Gombo, vice-Président de la République Démocratique du Congo, en charge de la commission économico- financière n’ira pas en Belgique.
En effet, M. Louis Michel, avait décidé d’inviter officiellement en Belgique tous les ténors de l’espace présidentiel. Après la visite quasi triomphale du chef de l’Etat
Joseph Kabila, l’autre personnalité invitée fut Jean-Pierre Bemba. Cette invitation officielle garantissait au vice-Président congolais, outre la jouissance des immunités et privilèges dus à son rang, un accueil digne de ce nom à Zaventem, et une escorte de la garde royale.
Mais Louis Michel fut remplacé par Karel De Gucht. Et que ce dernier voyait les choses autrement. Il a ainsi jugé, sans pour autant annuler le voyage de JP Bemba en Belgique, lui retirer tout son caractère officiel. (...) La forte délégation du MLC réunie comme par hasard sur place à Bruxelles, et comprenant les « poids lourds » du Parti, tels qu’Alexis Tambwe, Endundo Bononge, Olivier Kamitatu, Antoine Ghonda (réconcilié pour la circonstance avec le patron du MLC) ont dû abrégé bien malgré eux leur séjour dans la capitale de l’Europe et embarque pour certains d’entr’eux, tôt hier matin dans un régulier de Hewa Bora en route pour Kinshasa. Entre-temps, les militants qui avaient déployé banderoles et préparé moult chansons folkloriques en ont été quitte pour une visite à l’aéroport de Bruxelles Zaventem. La petite sauterie prévue, et pour laquelle un montant de près de 20.000 Euros avaient été réunies (sur cotisation des militants nous a-t-on assuré). Elle a été renvoyé sine die. (...)
L’ituri encore...
l’actuel patron de la diplomatie belge très proche des organismes des droits de l’homme, ne verrait pas d’un très bon oeil que des personnes déjà citées dans des dossiers traitants des violations des droits de l’homme soient traitées avec autant d’égards. Pour la petite histoire, on se souviendra que les dossiers de l’Ituri figure au menu de la Cour Pénale Internationale.
Outre le dossier de la CPI, le patron du MLC en tant qu’individu a encore maillé à partir avec la justice belge, pour une histoire d’esclavagisme moderne, affaire dans laquelle, il a été déjà condamné par défaut. Ces avocats ayant formé opposition, l’affaire sera sûrement rejugé d’ici quelque temps.
Certes, au moment où nous écrivons ces lignes, JP Bemba ne risque rien en se présentant en Belgique, où il peut se rendre n’importe quand. Car détenant un passeport diplomatique et n’étant pas encore sous coup d’une inculpation par le Procureur près la Cour pénale internationale pour l’affaire des pygmées de l’Ituri. Tandis que pour l’affaire devant la justice beige, celle-ci devant être rejugé ultérieurement. Mais pour combien de temps? Cette visite a ratée en Belgique n’est peut être qu’un signe avant coureur.
(TH) | Uhuru/Colette Tshomba
4. Nkunda, piètre menteur
Interview with rebel general Laurent Nkunda
GOMA, 2 Sep 2004 (IRIN) – (...)
“ When I went to Bukavu, I went to stop the first stage of a planned genocide. It started in Bukavu and it was completed in Burundi. They cannot condemn me because what happened in Burundi [the killing of 160 Congolese Tutsi on 13 August] proves me right. The same people we fought in Bukavu are the very ones who committed those atrocities in Burundi. We now have to look at means of ending this situation. My role in Bukavu was purely a humanitarian one, to protect innocent civilians who were being hunted down.”
Q: Why did you refuse to go to Kinshasa to be sworn in?
A: There were numerous loopholes in the [April 2003] Sun City [South Africa] agreement [under which the transitional government was set up]; especially as far as integrating the army is concerned.
When one is integrating soldiers who were belligerent there must be that aspect of building confidence reflected in clearly defined guidelines. When I asked for this, they referred to me as an indisciplined but I still stood by my principles because of my experience in the army. I could not join an institution that could not go far.
Q: You have also been accused of war crimes, especially in Kisangani [the capital of the northeastern Orientale Province]. Is this why you declined to join the army because you feared you could be prosecuted?
A: I have nothing to do with Kisangani situation. I was under the command of the (RCD-Goma) and the first people to be asked about such incidences are Azarias Ruberwa,Sylvain Buki [chief of staff of the land forces] and not me. I was under a command of a top officer and so I should not mention anything on this issue. Let my superiors answer that.
Q: But did you kill innocent civilians?
A: It's not even me who conducted this war. I was in Kisangani under a commander, and I know we did not kill civilians. But certainly there were civilians who were killed in the crossfire.
(...)
Q: Was your leaving the 8th Military Region, which is based in Goma, to invade Bukavu in the 10th military region not an act of indiscipline? Was this not a mistake on your part?
A: It was not a mistake because I invaded killers who were killing innocent civilians. It is my responsibility to protect people when they are targeted [for killing]. It was my responsibility as a general to intervene because Kinshasa could not come to protect them as it [the Kinshasa government] was siding with the killers. But I am still ready to receive a team of investigators to give them information regarding circumstances that led me to Bukavu.
Q: After the killing of the refugees at Gatumba camp in Burundi, you vowed to resume fighting. Do you still stand by your statement?
A: Yes, so far. If the government shows that it cannot protect us, we are going to assume that responsibility ourselves. We cannot accept to be killed like animals, even in national parks animals are protected. That’s why I am now asking my government to carry out an investigation and punish those responsible. Failure to do this will show that the government is interested in the continuation of ethnic cleansing. If the international community does not intervene then we will take up arms and defend ourselves.
Q: Have you issued an ultimatum regarding when you want the investigations to be completed?
A: I have not issued an ultimatum. I am giving them time. And I have come here [Goma] to meet Vice-President Ruberwa because he also said he was going to suspend his participation in the transitional process. We are still watching the situation but certainly we should not be taken for a ride.
Q: President Joseph Kabila wants you arrested and prosecuted while Ruberwa has been pushing for you to attend a military course in a foreign country. What do you think of these suggestions?
A: All two are not in my interest. The suggestion that I should go for a military course in a foreign country looks more like relegation. It is an excuse to throw me out of the country so that government forces [could] continue with their acts. It is not good for me to go leave my people being hacked to death on a daily basis. This is a problem with the peace process; government has taken a wrong path.
Q: What do you mean by this?
A: The peace process was not implemented like it was signed. The memorandum on the army and security was not discussed. That should have been the first thing to do before a government was formed in Kinshasa. We want them [the political leadership] to go back and discuss this memo on security and army integration; this is the only way the current problem can be solved. Failure to do this would mean continued war.
Q: Where are yours troops drawn from?
A: I mobilise the troops from the existing ones here. I was a divisional commander for North Kivu, a brigade commander in Kisangani and Kasai in RCD. These forces know me very well and when I mobilise, they certainly join. They see the problem like the one that was in Bukavu as being their problem also, because most are "Rwandaphone".
Q: So you use forces from the 8th military region?
A: Yes, and some from the 10th Military Region, I took a brigade from there.
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