Briefing du 22 septembre
1. Kivu : nouveaux combats
- La 10ème région militaire attaquée à Numbi par des éléments non identifiés
- Sylvain Buki à Goma
- Bukavu : identification des policiers de la province du Sud-Kivu
- Quatorze morts dans une attaque en Ituri (RDCongo)
- Qui veut empêcher le retour des Banyamulenge au Congo ?
- Congolese refugees in Burundi demand to go home
- Théophile Mbemba révèle : 129 partis enregistrés et 120 dissous
- Banro plans $10-million (U.S.) Congo exploration
1. Kivu : nouveaux combats
La 10ème région militaire attaquée à Numbi par des éléments non identifiés
Kinshasa , 21.09.2004
Des violents combats ont été signalés hier matin à Numbi. Ces affrontements opposent les troupes régulières de la 10ème région militaire à des éléments non encore identifiés qui seraient venus du territoire de Masisi dans le Nord-Kivu.
Le chargé des opérations de la 10ème région militaire sur l’axe Bukavu-Goma, le colonel Mayala a déclaré qu’il s’agit là de trois bataillons qui ont attaqué les positions des troupes régulières. Les assaillants ont été mis en déroute.
Ces combats surviennent quelques jours après le séjour à Kinshasa des généraux Félix Mbuza Mabe, Obeid Rwibatshira et Padiri Bulenda.
Ces combats qui ont surgi hier ne peuvent qu’être attribués aux troupes du général Nkundabatware dont le positionnement est mal connu depuis sa fuite de la ville de Bukavu. Et comme ces éléments venaient de Masisi dans le Nord-Kivu, il n’est un secret pour personne que cette province sert de base arrière des hommes du RCD
| L’Avenir
Sylvain Buki à Goma
Le commandant de la Force terrestre, le général-major Sylvain Buki, est en tournée d’inspection depuis lundi dans l’Est du pays. Il est arrivé lundi à Goma où il tentera de mettre de l’ordre à Walikale, à Masisi et à Numbi en proie aux desordres créés par des soldats mutins.
Ces trois localités ont été envahies par les soldats du général Laurent Nkunda, après leur défaite, la semaine derrière, à Minova où l’officier avait installé son quartier général. Il en a été chassé par les soldats de la 10ème région militaire.
La tournée du général-major Buki prévoit également d’autres étapes comme Bukavu au Sud-Kivu et Kisangani en province Orientale. Il convient de souligner que la tournée du commandant de la Force terrestre intervient après le séjour à Kinshasa des généraux Félix Budja Mabe, Obeid Rwabetshira et Padiri Bulenda
La présence du commandant de la Force terrestre coïncide également avec la reprise lundi des hostilités dans l’Est du pays.
Il y aurait eu au moins 4.000 soldats insurgés de la 8ème région militaire derrière le général Laurent Nkunda lors de son aventure à Bukavu. Après leur retraite, la plupart de ces soldats avaient été signalés à Minova, à une centaine de kilomètres de Bukavu, ainsi que à Nyatibwe, Numbi et Buzibulenga.
Ces soldats se sont retirés apparemment sans combats devant l’avancée triomphale des troupes du commandant Budja Mabe, de la 10ème région militaire.
Les populations de Minova disent avoir vu ces colonnes des hommes de L. Nkunda prendre la direction de Ngungu, ou de Mushakiya en territoire de Masisi. D’autres militaires auraient pris la direction de Goma via le Lac Kivu.
Cette information est corroborée par les déclarations de certains habitants de Kisiro et des quartiers périphériques de Goma qui affirment avoir vu des militaires inconnus, en tout cas nombreux, passer près de Kikuku, au cours de la semaine.
D’autres soldats auraient été aperçus, toujours au cours de la semaine, à Nzilo, près de Goma où ils se seraient adonnés aux tracasseries de la population.
Ils cherchaient à s’approvisionner. Le commandant de la 5ème brigade militaire de Goma, le colonel Mayanga, a déclaré avoir appris, lui aussi, des nouvelles faisant état de la présence des soldats de Laurent Nkunda aux environs de la ville. Il aurait ouvert une enquête pour en avoir le cœur net.
Le général insurgé, lui, ne fait plus signe de vie depuis que le vice-président de la République chargé de la Commission politique, défense et sécurité avait instruit les autorités du Nord et du Sud- Kivu de l’arrêter. Même son téléphone mobile ne passe plus.
J.M.Muteba K. le Potentiel, Edition n°3231 du mercredi 22 septembre2004
Bukavu : identification des policiers de la province du Sud-Kivu
L’identification des policiers du Sud-Kivu a commencé lundi dernier à Bukavu, chef-lieu de cette province. Cette opération intervient après la nomination des commandants de grandes unités de la Police nationale congolaise sur toute l’étendue du pays, il y a quelques mois.
On compte plus de 4 000 policiers sur toute l’étendue du Sud Kivu. Leur identification vient d’être terminée par les commandants des unités.
Selon l’inspecteur provincial adjoint de la police, chargé des opérations et de renseignement, le colonel Bolua, la grande difficulté aura été d’identifier les policiers qui viennent de la composante Maï-Maï.
Leur recrutement s’est passé de façon contestable.
Pour le moment, l’organisation de la police au Sud-Kivu a été adaptée à celle reconnue sur le plan national. La prochaine étape attendue est le brassage de troupes, a indiqué le numéro deux de la police au Sud-Kivu.
Monuc/LP le Potentiel, Edition n°3231 du mercredi 22 septembre2004
2. Ituri
Quatorze morts dans une attaque en Ituri (RDCongo)
KIGALI, 20 sept (AFP) - Quatorze personnes ont été tuées lundi lors de l'attaque d'un village près de Bunia, le chef-lieu du district de l'Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris auprès de la Mission de l'Onu en RDC (Monuc).
"L'attaque sur Lengabo (village à 8 km au sud de Bunia) a eu lieu à 02h00 (00h00 GMT)", a déclaré à l'AFP une porte-parole de la Monuc, Rachel Eklou, jointe à Bunia depuis Kigali (Rwanda).
Il y a eu quatorze morts, "quatre par balles et dix calcinés" et deux blessés graves qui ont été évacués par la Monuc, a-t-elle ajouté.
"L'attaque a été bien planifiée, bien organisée, toutes les maisons n'ont pas été brûlées", a-t-elle poursuivi.
"Les assaillants étaient des Ngitis (nom donné à l'ethnie lendue dans le sud de l'Ituri) et les victimes étaient de l'ethnie bira", a affirmé Mme Eklou, ajoutant ne pas connaître les raisons de cette attaque.
Les Bira sont réputés être les habitants indigènes de l'Ituri. Ils ont servi de victimes aux Hemas, sans forcément avoir de liens avec les Lendus.
"Les habitants de Lengabo ont affirmé qu'il s'agissait de la troisième attaque sur leur village" depuis novembre 2003, a poursuivi Rachel Eklou.
Beaucoup de résidents ont quitté le village lundi pour se rendre dans la périphérie sud de Bunia, a-t-elle ajouté, sans être en mesure d'avancer de chiffre.
Environ 4.700 Casques bleus sont déployés en Ituri pour tenter d'y rétablir la sécurité depuis un an. La Monuc a envoyé lundi 150 militaires à Lengabo.
3. Gatumba
Qui veut empêcher le retour des Banyamulenge au Congo ?
Le 16 septembre dix banyamulenge ont écrit une critique sur le rapport de HRW. L’esprit de cette “critique” se dévoile dès la première phrase dans lequel les auteurs dissent:
“Dans le premier paragraphe (page 1), on parle des Banyamulenge comme un groupe assimilé aux Tutsi au lieu de dire tout simplement que ce sont des Tutsi. L’idée derrière cette démarche est d’éviter de parler de génocide des Tutsi.”
Il est clair que les services de propagande de kagame tiennent énormement au mythes etyhnicistes et qu’ils feront tout pour preserver cette mythe car c’est la justification essentielle de l’agression. A côté de ce document se trouve aussi un texte critique sur le rapport HRW de la part de l’institut Pole, au Nord-Kivu. On peut supposer que ces documents visent surtout à prêcher devant la base des forces kagamistes. Une delegation du RCD a insisté auprès des réfugiés à Gatumba de ne pas rentrer au Congo. Les dernièrs jours il y a beaucoup de pressions sur ces réfugiés pourqu’ils s’éloignent de la frontière et donc de la possibilité d’un retour rapide. Or ailleurs on annonce les premiers retours de groupes de réfugiés pour très bientôt. Lisez aussi la dépêche suivante:
Congolese refugees in Burundi demand to go home
21 Sep 2004 14:02:00 GMT
By Patrick Nduwimana
BUJUMBURA (Reuters) - Hundreds of Congolese refugees in Burundi refused on Tuesday to move to a U.N. camp deeper inside the country and said they wanted to return home after surviving a massacre last month.
The UNHCR mobilised trucks to transfer the refugees sheltered in schools at Gatumba to the new camp in Gihinga in Mwaro province, some 50 kilometres (30 miles) from the capital, an area believed to be more secure.
But the refugees refused to board UNHCR trucks saying they still feared for their safety and wished to go back to Congo.
"We think there is not enough security even in Mwaro. Those who came to massacre us here at Gatumba can still come for us inside the country," one Congolese refugee who refused to be named told Reuters.
"Political authorities in southern Kivu came to visit us on Monday and told us that security conditions were improving in Congo. So we prefer to go home instead of moving to other sites inside of Burundi."
"Many families were ready to go to Mwaro, but they have been threatened," said Christine Neveu, the chief of emergency operations at UNHCR in Burundi.
"This morning we went into different classrooms where the refugees sleep, and we saw some young people who were there to tell the families 'don't go'".
She said UNHCR did not want to return the refugees to Congo because security situation there remained a concern. Most of the refugees had escaped Congo, terrified of being targeted by government troops, local militia and civilians there.
"We do not recommend a return of refugees today. May be in coming days," she said, adding that the refugees who will choose to stay in the border area will not be assisted by the UNHCR.
"We will assist those who want to be assisted, that means the ones who will go to the new sites inside the country," she said.
Officials say about 10,000 Congolese refugees are still in border transit centres in west and northwest of Burundi.
4. Transition
Théophile Mbemba révèle : 129 partis enregistrés et 120 dissous
Kinshasa , 21.09.2004
sur les 249 partis politiques seulement sont, à ce jour, enregistrés à son département.
-118 partis politiques ont dépose leurs déclarations d’existence, conformément à la loi
- 86 partis politiques sont en règles
- A ces 86 partis politiques, il faut ajouter 11 partis politiques enregistrés sous le régime de la loi actuelle, soit au total 97 partis politiques en règle.
- 32 partis politiques doivent encore compléter leurs dossiers.
De ces 32 partis politiques, plusieurs cas d’homonymie se posent. C’est le cas, a dit Théo Mbemba ; de l’UDPS, du MPR, du Mouvement National Congolais Lumumba (MNCL), du Front des Patriotes, parti du travail (Front patriotique), de l’Union des fédéralistes indépendants (Uferi), du Mouvement Maï-Maï, du Mouvement du 17 mai « M17 ».
Le ministre de l’Intérieur a fait également savoir que parmis les partis politiques en conflit d’homonymie, il se trouve des partis dont la cour suprême de justice a déjà tranché de différente Nonobstant la décision judiciaire, ces partis ont été remis en selle par l’Accord global et inclusif.
Quant aux anciens mouvements politico-militaires, la loi leur demande de faire connaître leur existence au ministère de l’Intérieur et de se conformer à la loi sur les partis politiques en ce qui concerne le dépôt de leurs dossiers, la décision du conseil des ministres ayant été prise à titre provisoire, en attendant les conditions déterminées par la loi.
Aux uns et aux autres, la loi dispose que ceux qui ne déclareraient pas dans le délai de six mois leur existence au ministère ayant les affaires intérieures dans ses attributions, seraient réputés dissous de plein droit.
Malgré le délai de dix mois accordé par la loi aux partis politiques pour déclarer leur existence, le Prof. Théophile Mbemba s’est dit étonné de constater que bon nombre des dirigeants des partis politiques n’avaient attendu que le dernier jour déposer leurs déclarations.
Pour rappel, les partis politiques, en RDC ont été régis successivement par : la loi n°90-007 du l8 juillet 1990 telle que modifiée et complétée par celle n°90-009 du 18 décembre 1990 ; le décret-loi n°194 du 29 janvier 1999 ; la loi n°001-2001 du l7mai 200l et actuellement, la loi n°04/002 du 15 mars 2004. A l’entrée de l’AFDL, les activités des partis politiques ont été suspendues.
Cette suspension a servi de prétexte à certains compatriotes pour prendre les armes, accusant le régime d’alors de peu démocratique, a argumente le ministre Mbemba, notant que cet état de chose a amené le président de la République, feu Mzee Laurent Kabila, à prendre le décret-loi n°194 du 29 janvier 1999 pour ouvrir l’espace politique. Ce texte de loi sera, à tort ou à raison, jugé par une certaine classe politique comme liberticide et anti-démocratique.
Avec l’avènement au pouvoir du général Major Joseph Kabila, le gouvernement a décrispé la tension politique créée par les effets du décret loi précité. C’est ainsi que sur instruction du chef de l’Etat, une commission paritaire Gouvernement-classe politique-Société civile s’est réunie au Palais du peuple pour élaborer le projet de loi pouvant régir les partis politiques.
Malgré le fait que cette loi a été discutée et élaborée de commun accord avec la classe politique, elle a été contestée par une partie de celle-ci, notamment les anciens mouvements politico-militaires et une frange de l’opposition non armée n’ayant pas participé aux travaux de la commission paritaire.
(FP) | La Référence Plus/Frank Ngyke
5. Economie
Banro plans $10-million (U.S.) Congo exploration
2004-09-20 08:22 ET -Stockwatch - News Release Mr. Peter Cowley reports
Banro Corp. is launching an aggressive exploration program on its properties within the Twangiza-Namoya gold belt located in South Kivu province in the Democratic Republic of the Congo.
The principal objective of the 2004-2005 exploration program will be to double the current 2.01-million-ounce (using a 1.0-gram-per-tonne-Au cut-off) measured and indicated resource categories on the properties.
The $10-million (U.S.) exploration program, scheduled to begin in October, will focus on the company's Twangiza, Kamituga, Lugushwa and Namoya properties. The helicopter supported program, in addition to the above mentioned exploration program, will include approximately 28,000 metres of core drilling.
In addition, the company plans to undertake metallurgical testwork and complete an initial scoping study on the Twangiza property during the second half of 2005.
The company holds a 100-per-cent interest in the four properties on the 210-kilometre-long Twangiza-Namoya gold belt, which the company believes is one of the most promising undeveloped gold districts in the world. The company has secured a favourable 25-year mining convention, which is renewable in 2027.
The 930-square-kilometre Twangiza property has a total measured and indicated resource base of 2.01 million ounces of gold (using a 1.0-g/t-Au cut-off) and an inferred resource base of 1.18 million ounces of gold (using a 1.0 g/t cut-off).
Commenting on the forthcoming exploration program, the company's president and chief executive officer, Peter Cowley, said: "With the proceeds of a recently completed financing, Banro is well funded and has recruited an experienced exploration team with a proven track record in Africa, led by Mike Skead, formerly of Ashanti Goldfields. Our office in Bukavu is currently being expanded with personnel and field equipment and we are pleased to be moving forward with our exploration program."