LETTRE OUVERTE A MONSIEUR GEORGES W. BUSH
PRESIDENT DES ETATS-UNIS D’AMERIQUE
RICC/AFRIQUE aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaKinshasa,
le 30 Mars 2003 Réseau International pour les cinq
Cubains / Zone Afrique
Notre combat, c’est pour sauver les vies humaines.
Tél : 0815044990
E-mail : isekombe@yahoo.fr
Objet : Libération de cinq cubains faits prisonniers politiques
aux Etats-Unis.Excellence Monsieur le Président,
A l’occasion de l’ouverture ce 30 Mars 2003 du
procès en appel de cinq cubains faits injustement prisonniers dans
votre pays, et surtout suite au traitement dégradant et inhumain dont
ils sont l’objet, nous avons l’insigne honneur d instruire votre
justice à travers cette lettre ouverte de libérer ; GERARDO
HERNANDEZ, RENE GONZALEZ, RAMON LABANINO,
ANTONIO GUERRERO et FERNANDO GONZALEZ.
 
En effet, ces cubains ont été mis aux arrêts
depuis le mois de septembre 1998; enfermés d’abord dans el hueco,
section des isolés de la prison de Miami, ils seront ensuite dispersés
dans différentes prisons des USA. Privés de toute assistance
judiciaire; on leur a fait subir un procès politique dont le procureur
instructeur du dossier, n’a pu démontrer les preuves d’accusation.
Et pire encore, ce scandaleux procès terminera par des très
lourdes peines à perpétuité en décembre 2001.
Par
ailleurs, Adriana Penez, l’épouse de Gerardo Hernandez, l’un
des accusés qui partait rendre visite è son mari, a été
illégalement retenue à l’aéroport de Huston, le
26 juillet 2002; soumise à un interrogatoire, elle sera ensuite renvoyée
au Cuba alors qu’elle détenait une autorisation pour entrer aux
USA. Ce fait montre à suffisance qu’il y a eu refus de leur rendre
visite
En plus, la requête de leurs avocats en vue de connaître
le contenu des documents classifiés de ce dossier, demeure jusqu’ici
lettre morte. Ce geste de la justice américaine est une obstruction
à la vérité.
Par
voie de conséquence, ces faits confirment la thèse qui dit :
« quand la politique entre dans la maison de la justice, les droits
disparaissent. »
Outre, si le monde entier a actuellement les yeux tournés vers l’Irak
qui est agressé malgré le refus de l’ONU, les nôtres
sont au contraire fixés sur l’ouverture du procès en appel
de ces cinq prisonniers cubains , qui est fixé au 30 Mars et 7 avril
2003.
Comme nous l’avions signalé ci-haut, ces cubains
sont éparpillés dans différentes prisons des USA : Gerardo
Hernandez; n° 58739-004, U.S. Prison centrale-Lompoc- Californie; Antonio
Guerrero: n° 58741-004, U.S.P. Florence-Colorado, Ruben campa; Fernando
Gonzalez : n° 58733-004, FC.I.Oxford-Wisconsin, Luis medina; Ramon Labanino
: n° 58734 –004, USP Beaumont prison fédérale Texas
et René Gonzalez : n° 58738 – 004, FCI, Edgfield, Caroline
du Sud.
De
tout ce qui précède, l’efficacité de la justice
d’un pays est un atout majeur démontrant l’existence d’un
Etat de droit. Mais, hélas, le dossier de ces cinq cubains ternit l’image
de marque de la grande Amérique.
Ainsi, la justice américaine qui autrefois semblait
être le modèle, doit comprendre que l’arrêt de ce
procès en appel dotera l’humanité d’une jurisprudence
référentielle.
En fait, une série de questions méritent d’être
posées en sachant que la jurisprudence est la base même de la
justice. Ainsi, à quelle jurisprudence les USA répondent-ils
lorsqu’ils condamnent les antiterroristes pour terrorisme? Comment les
USA justifient-ils le sens de sa lutte contre le terrorisme international
si aujourd’hui vous condamnez les antiterroristes ? Pourriez-vous démontrer
à l’opinion internationale la culpabilité de cinq héros
cubains ? A tout entendement, il faudra que votre justice éclaire l’humanité
entière sur la définition du concept « terrorisme »
pour justifier la détention criminelle de nos camarades cubains.
Nul n’ignore qu’en droit, toute personne préjudiciée
est autorisée de réclamer le dommage et intérêt;
alors il en est de même pour ces cubains qui en principe doivent être
dédommagés par le gouvernement américain suite à
cette détention injustifiée,s et comme les USA possèdent
la grande force militaire qui imposent sa logique tout en violant les prescriptions
des lois internationales, la libération de cinq cubains démontrera
encore combien les USA sont puissants.
La
puissance d’une nation ne se justifie pas dans la violation des droits
et surtout les droits élémentaires…C’est le cas
de le dire, l’agression de l’Irak par la coalition anglo-américaine
est une preuve en plus de votre super puissance en violation des droits. Et
même, le conseil de sécurité n’arrive pas à
se prononcer sur les massacres que les USA perpètrent à travers
le monde. Alors, la cause de la lutte de cinq cubains étant juste,
le Réseau International/Afrique pour leur défense, exige tout
simplement leur libération.
Excellence,
Pour votre gouverne, vous vous conviendrez avec nous que
malgré la puissance militaire dont dispose votre pays, l’ONU
reste l’unique cadre juridique pour régler les conflits entre
les Etats. Au cas où René, Antonio, Ramon, Fernando et Gerardo
ne sont pas libérés dans ce procès en appel, cette lettre
vous transmise et dont copie est déposée au Bureau du Haut Commissariat
des droits de l’homme de l’ONU constituera une plainte contre
la juge Joan Lenard et son procureur pour violation massive des droits de
l’homme. Il
est sans doute vrai que ces citoyens cubains ont été victimes
de violation de leurs droits lors du précédent procès;
c’est pourquoi, nous tenons à ce que le présent procès
soit équitable et équilibré.
Est-il juste et justice que les terroristes Horlando Bosch,
Posada Carriles, Paul Kagame, Président du Rwanda, Yuweri Kaguta Museveni,
Président de l’Ouganda, trônent encore au pouvoir sous
la couverture de votre pays et que les cinq cubains qui voulaient protéger
leur pays contre les attentats terroristes, croupissent encore dans vos geôles
? Alors, quelle image donnerait-on à la justice d’un Etat super
puissant comme le votre ?
Veuillez agréer, Excellence Monsieur le Président, l’expression
de notre certitude en la libération de nos cinq camarades.
Pour le RICC / AFRIQUE
Boswa Isekombe Sylvère
Président
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