Synthèse
des informations entrées pendant la semaine du 20 au 26 décembre
1.
Film des évènements au Nord-kivu
Vendredi
10 décembre 2004, nos troupes des Fardc débarquent
à Kanyabayonga. Ellesoccupent la paroisse saint Jean –Baptiste,
seul lieu où le réseau Celtel est imperturbable. De
l’autre côté à près de 8 km, campent
les troupes mixtes « rwando - banyamulenge ».
Samedi 11 décembre 2004, le commandant Fardc
qui est venu avec une centaine d’hommes demande aux forces
mixtes (APC sans armes, rwando-banyamulenge bien armées)
de quitter le campement.
Pour le colonel Fardc Lunyindula( venu de Gemena), la fameuse ANC
doit aller camper à Rutshuru et rejoindre le colonel Smith
et l’APC reculera jusqu’à Kasando,une mission
catholique. Les Fardc devraient alors occuper le camp. Ce camp de
Kabasha est perché et l’on peut observer toute la cité
à partir de là, voire le parc en direction de la Rwindi.
La centaine des Fardc qui voulaient entrer au camp se sont vu interdire
par le major Claude ; celui- là même qui avait fermé
l’aéroport à la délégation gouvernementale
en mai -juin à Goma.Le major Claude (nom de famille inconnu)
jurera que si un Fardc mettait ses pieds au camp, ses hommes ouvriront
le feu.
Les Fardc vont retourner à la paroisse. Le colonel Luyindula
Tino, le lieutenant- Colonel , le major John Tshibangu et le major
Faustin vont passer la nuit avec les hommes de troupes renforcés
par près de 3 mille hommes.
La nuit de samedi, la coalition rwando-banyamulenge
a tiré des balles dès 21heures 15’. Les Fardc
ont refusé de réagir aux tirs pour éviter la
catastrophe.
Dimanche 14 décembre à 11 heures 45’,
la coalition rwando-banyamulenge occupe le camp Rebois (entendez
reboisement) à coté de la paroisse à 10 mètres
des Fardc et coupe le chemin aux forces loyalistes les empêchant
d’aller puiser de l’eau à la source. Les armes
crépitent. Et c’était le début des combats.
De dimanche à lundi 15 décembre 2004,
les Fardc repoussent sérieusement la coalition, la délogent
de Kabasha jusqu’à Butalonga (près de 9 km)
et occupe toute la cité de Kanyabayonga. Lundi, les Fardc
sont repoussées alors qu’elles étaient prêtes
à prendre le pont Mabenga. Un hélicoptère de
couleur bleue à la queue blanche bombarde les positions des
Fardc et déposent les munitions.
Il y a autant de morts et de blessés, côté Fardc
qui vont reculer et céder une partie de Kanyabayonga. A qui
appartient cet hélicoptère escorté par un autre
de la Monuc ?
Toute la semaine, les Fardc vont fermer le verrou sur l’axe
Bunyatenge qui mène vers Pinga où la coalition subira
des revers sérieux. Vers Miriki, les Fardc ont empêché
la coalition de percer. La coalition va aligner 6 brigades et des
chars positionnés au domaine de Katale.
Les Coulisses dans FOMEKANEWS 21/12/04
Mercredi
15 décembre à Kisangani : l’état
major des opérations désormais opérationnel
Le quartier général opérationnel des Fardc
nouvellement installé à Kisangani est en pleine action.
(…) Dans la journée d’avant-hier mercredi, des
navettes des autorités militaires et leurs escortes ont été
observées entre le centre ville et l’aéroport
de Bagboka qui abrite en partie une base militaire. Tard dans la
nuit, en dehors des heures de service de la station Fina, des véhicules
militaires se sont ravitaillés pendant plusieurs heures en
carburant devraient. Ils devraient prendre la direction de la route
de Lubiltu qui conduit vers le territoire de Walikale dans le Nord
Kivu. Chose peu ordinaire, des éléments du Groupe
spécial pour la sécurité présidentielle,
Gssp, ont été aperçus en patrouille dans les
rue de Kisangani. Trois colonnes militaires de la 9ème région
ont renforcé aussi des patrouilles à travers la ville
hier tard dans la soirée. Ce qui renforce et redessine la
carte sécuritaire de la ville. (…)
| Le Potentiel/LP , 17 décembre 2004
Vendredi
17 décembre quatre nouvelles :
- Les mutins du Nord-Kivu n'ont pas seulement renforcé
leur emprise sur la ville de Kanyabayonga, vidée de ses 25.000
habitants et dont ils ont entamé le pillage, ils ont affirmé
avoir repoussé l'armée gouvernementale à 25
km au nord de la ville.
Des témoins locaux ont souligné la faiblesse des forces
gouvernementales, qu'il s'agisse de l'équipement ou de l'organisation
: les soldats, peu ou pas payés, souffrent de la faim, des
commandants locaux, à Kisangani, à Bukavu, qui auraient
pu appuyer l'opération, n'y ont pas été associés.
(…)
il est douteux que l'armée congolaise puisse renverser la
situation à son avantage. (…) À défaut
de succès militaire, la seule issue de Kinshasa est diplomatique
: il a été décidé d'envoyer au Nord-Kivu
une délégation dirigée par Mgr Marini, président
du Sénat afin de tenter de donner satisfaction aux revendications
de la communauté d'expression rwandaise. COLETTE BRAECKMAN
dans Le Soir, Bruxelles, 17/12/2004
- Partie de Kinshasa hier jeudi 16 décembre 2004
pour Goma, la délégation mixte composée
des ministres, sénateurs et députés n’a
pas pu atteindre le chef-lieu de la province du Nord-Kivu. la délégation
n’a pas pu atterrir à Goma suite à un mauvais
temps. La délégation a préféré
se rendre à Kisangani pour passer la nuit.. Elle quitte le
chef-lieu de la province orientale ce matin à 7h15’
pour Goma. (…)Il convient de noter que la commission est composée
des plusieurs personnalités notamment Mgr. Marini Bodho,
chef de la délégation, des ministres Théophile
Mbemba de l’Intérieur, Kisimba Ngoy de la Justice,
Célestin Vunabadu du Portefeuille, le vices-ministre Thaarcisse
Habarugira de sécurité et ordre public, le vice-ministre
de la Défense Mohamed Bule. Parmi les sénateurs et
députés il y a les honorables Kamitatu, Massamba Moïse
Nyarugabo, Mr Lukiana Mufonkol, Uringi Patalo..
Dans l’entre-temps, les généraux Amisi Tango
Fort et Obeid eux sont effectivement arrivés à Goma
où ils ont été accueillis par le gouverneur
du Nord-Kivu Serufuli ainsi que des officiers militaires. | Philippe
Mbayi Wete /Jollys/L’Avenir, 17 décembre
- Les Fardc ont chassé les militaires rwandais de
Walikale
(…)3°. Nos forces armées dont on connaît
la force de frappe et la sagacité viennent de récupérer
ce soir l’aéroport de MUBI à Walikale, véritable
plaque tournante de l’exploitation et de l’exportation
du coltan congolais par les rwandais qui sont actuellement en débandade
dans les forêts de Walikale après avoir abandonné
sur le terrain trente cinq cadavres des leurs. (…) Enfin,
nous signalons que les Forces armées de la République
démocratique du Congo ont fait 6 prisonniers dont 2 Rwandais
qui sont la preuve éloquente de la présence des troupes
rwandaises en territoire congolais.
Fait à Kinshasa, la 16 Déc. 04 Pour l’Etat-Major
Général
Léon-Richard KASONGO Colonel Porte-Parole| Philippe Mbayi
Wete /Jollys/L’Avenir, 17 décembre
- Kinshasa privilégie une solution négociée
avec les mutins
"Nous pensons que ce n'est pas une solution militaire dans
l'immédiat, mais une formule de négociation et d'arrangement
qui devrait nous permettre de trouver une solution", a déclaré
à la presse le ministre des Affaires étrangères
de la RDC.
"Les contacts établis montrent bien qu'il y a de part
et d'autre la volonté d'arriver à un accord",
a ajouté M. Ramazani, qui s'exprimait à l'issue d'une
rencontre avec son homologue belge, Karel De Gucht.
"En cas d'échec, le pouvoir central n'aurait pas d'autres
choix que d'assurer le contrôle de l'ensemble du territoire
national et d'assurer la protection de toute la population",
a-t-il toutefois ajouté.- 24 décembre 2004 - AFP
Dimanche
19 décembre : deux nouvelles
- Les agresseurs prennent Kirumba et Kayna au dessus de
Kanyabayonga
The renewed fighting Sunday caused government soldiers to retreat
in eastern Congo. The rebels had advanced some 15 miles from the
previous frontline. They were consolidating their positions within
the town of Kirumba and on the hills surrounding it Sunday. - Kirumba,
Congo, Dec. 19 (UPI)
+ The dissident units from RCD-Goma took the settlements of Kayna
and Kirumba late on Sunday, pushing back the front line, officials
said.
"We were told by a local source that the fighting had stopped
as of this morning. There is no information on casualties,"
said Jacqueline Chenard, a U.N. spokeswoman in Goma, capital of
the eastern province of North Kivu.
"At the moment we are at a very serious stage," said a
U.N. military source in the capital Kinshasa. "The next few
days are going to be quite critical."
Congolese army trucks ferried wounded soldiers from the frontline
through Kayna over the weekend, witnesses said, describing morale
among government troops as depressed and anxious after they lost
ground to the dissidents last week.
(…) Pro-Kinshasa forces had been pushed back to Kashege, some
25 miles north of Kanyabayonga, the U.N.'s Chenard said. Mon Dec
20, 3:44 PM ET, By David Lewis GOMA, Congo (Reuters) -
- Kagame lève sa menace d'intervention au Congo-Kinshasa
Selon le ministre rwandais des affaires étrangères,
Charles Murigande, M. Kagame a pris la décision de ne plus
faire peser cette menace après avoir reçu des assurances
de «la communauté internationale» que les rebelles
seraient désarmés. M. Murigande n'a pas précisé
ce qu'il fallait comprendre par «la communauté internationale».
Il s'exprimait après une rencontre entre M. Kagame et le
commissaire européen au développement et à
l'aide humanitaire, Louis Michel. (…) KIGALI (AP) 19 décembre
2004 21:44
Lundi
20 décembre : Négociations à Goma : Les mutins
posent des conditions inacceptables
- Arrivés lundi à Goma, quatre chefs des mutins -
dont le colonel Smith Gihanga et les commandants Claude et Bonane
- se sont d’abord concertés à Kirumba avec Eugène
Serufuli et Gabael Amisi « Tango Fort » respectivement
gouverneur de province et nouveau commandant de la « région
militaire. Ils se sont ensuite entretenus, le même jour, avec
la délégation inter-institutionnelle venue de Kinshasa.
Hier, ils ont eu une séance de travail avec les membres du
Comité international d’accompagnement de la transition
(Ciat).
Tout au long des entretiens qu’ils ont eus, les chefs des
mutins (…) ont exigé le « retrait immédiat
et sans condition » du front de 10.000 soldats déployés
en renfort par le Conseil supérieur de la Défense,
faisant valoir que ces derniers auraient été chargés
de les « tuer ». En outre, les chefs des mutins réclament,
entre autres préoccupations, « de la considération
» envers la minorité rwandophone. Le potentiel, Kinshasa
, 22.12.2004 |
Mardi
21 décembre : trois nouvelles
- Le CIAT séjourne à Goma
Une délégation du Comité international dappui
à la transition (CIAT) est arrivée ce mardi à
Goma, chef-lieu de la province du Nord Kivu. Cette visite vient
renforcer l'action de la délégation inter-institutionnelle
venue de Kinshasa vendredi dernier. Radio Okapi, 21 décembre
- arrêt des combats
Sur le front des combats, les coups de feu ont cessé depuis
mardi, à la suite dit-on, des entretiens que les chefs des
mutins ont eus dans la journée de lundi (…). Seuls
quelques tirs d’armes légères ont été
entendus mardi.
le gouverneur Serufuli a déclaré à la presse
: « Les mutins ont accepté d’envoyer une délégation
à Goma pour rencontrer la commission afin de lui expliquer
comment les choses se sont passées. Ils ont accepté
de s’arrêter et nous avons l’intention aussi d’avoir
des contacts avec l’autre camp établi à Beni
(Fardc,) pour lui transmettre le même message ». Le
potentiel, Kinshasa , 22.12.2004 |
+ The dissident leaders agreed to travel the 150 km south to the
provincial capital, Goma, with Amisi and Serufuli, where they met
on Tuesday with a delegation of government ministers and parliamentarians
who came from the capital, Kinshasa. They met the special representative
to the UN Secretary-General, William Swing, who was also in Goma
on Tuesday heading a mission of international diplomats known as
the Comité international d'accompagnement de la transition.
(irin, 22 décembre)
- 8e région militaire : Obedi passe le flambeau à
Gabriel Amisi
Le général Gabriel Amisi dit Tango Fort a officiellement
pris ses fonctions de commandant de la 8ème région
militaire. Cétait lors de la cérémonie de remise
reprise ce mardi matin à Goma. Il remplace à ce poste,
le général Obedi Rwibasira muté à la
tête la 5e région militaire (Kasaï Oriental).
On a remarqué aussi la présence des commandants des
troupes qui saffrontent avec celles envoyées en renfort par
le gouvernement dans la région de Kanyabayonga. Ils sont
revenus de cette région hier pour des négociations
avec la délégation inter-institutionnelle à
Goma. Radio Okapi, 21 décembre
- La Monuc annonce la creation d’une zone de tampon,
Serufuili proteste
(IRIN - GOMA) - The UN announced on Tuesday (mardi 21 décembre)
that it was creating a 10-km buffer zone between the towns of Kanyabayonga
and Lubero.
"Two hundred blue helmets from the South African contingent
will temporarily protect the buffer zone to permit the humanitarian
community to reach thousands of displaced civilians in the area,"
M'hand Ladjouzi, the head of the North Kivu office of the MONUC,
said. (…)
However, the governor of North Kivu, Eugène Serufuli, said
the zone was not the answer. "It separates belligerents who
are members of the same army," Serufuli told IRIN. "Instead,
we need to search for ways of speeding up their integration."
OCHA's head of public information, Rachelle Scott, said that once
the buffer zone was in place, facilities would be set up at Kayna,
20 km northeast of Kanyabayonga, to provide aid to the displaced
population. IRIN, 22 décembrre
- La Monuc annonce qu’elle agit en concertation du
gouvernement congolais et en respect de la souverainité de
la RDC
"La Monuc ne s'oppose pas à l'action menée par
les FARDC (Forces armées de la République démocratique
du Congo) à Kanyabayonga" dans la province du Nord-Kivu
(est), a déclaré le colonel Patrick Colas des Francs,
chef d'état-major chargé de la planification à
la Monuc, lors d'un point de presse.
Quelque 250 Casques bleus ont commencé à se déployer
mardi dans la localité de Kanyabayonga, près de la
ligne de front, entre armée régulière congolaise
et soldats mutins qui s'affrontent depuis le 12 décembre.
"Il n'est pas question d'empêcher le déploiement
des FARDC dans la région.”
La zone tampon de la Monuc "devra permettre le libre acheminement
de l'aide humanitaire, de manière que cette assistance ne
tombe pas dans les mains des belligérants", a souligné
pour sa part la porte-parole de la Monuc, Eliane Nabaa.
Elle a précisé que la mise en place de la zone tampon
avait été décidé après concertation
avec les autorités congolaises. Liberation, 22 décembre
Samedi
25 décembre : Léger repli de l'armée et des
mutins à la demande de l'Onu
Les soldats mutins et les troupes gouvernementales se sont repliés
de 5 km de part et d'autre samedi à la demande de l'Onu,
a-t-on appris de sources militaires.
Les deux camps "sont en train de se replier suite à
la demande de la Mission de l'Onu en RDC (Monuc)", a indiqué
à l'AFP par téléphone le général
Gabriel Amisi, le chef militaire de la province du nord-Kivu. "Nous
nous sommes retirés de 5 kilomètres. Nous avons regagné
le centre de Kirumba (à environ 25 km au nord de Kanyabayonga),
a déclaré à l'AFP un officier mutin, sous couvert
de l'anonymat. Ce repli a commencé samedi après-midi,
a précisé un autre officier mutin.
Trois cent quatre-vingt Casques bleus étaient déployés
jeudi, selon la Monuc sur place. - 25 décembre 2004 - AFP
2.
massacre et pillage par les agresseurs
vendredi
17 et samedi 18 décembre : massacre contre des civils à
Buramba
Plus de quarante familles on ete massacrées a Buramba par
des militaires rwandais dans la nuit du 17 /12/2004 une localite
situe dans le groupement de binza sur la route d 'ishasha vers la
frontiere ugandaise a 36km de la cite de kiwanja . From: Rukora
Aloys bishingwe@yahoo.fr - Date: Wed, 22 Dec 2004 10:16:53 +0100
(CET)
+ Il sagit dune opération de représailles conduite
par des éléments de lex ANC du RCD dans ce village
situé à une centaine de kilomètres de Goma,
près de la frontière ougandaise. Ces militaires voulaient
venger trois des leurs, victimes des tirs des hommes armés
non identifiés. Le bilan n’est pas connu pour le moment.
Un journaliste d’une radio communautaire en tournée
à Buramba parle de 23 morts. Il est pour l’instant
difficile d’établir le bilan de l’opération.
Credho, une ONG de défense des droits de lhomme à
Goma dispose de noms de huit personnes tuées. Pour les rescapés
de Buramba ou de Nyamirima, le bilan de victimes pourrait être
beaucoup plus élevé.
Depuis samedi dernier, des éléments de lex ANC en
insurrection au Nord Kivu ont bouclé le village de Buramba,
interdisant toute entrée et sortie. Une opération
de ratissage avait été lancée pour traquer
des éléments Maï Maï actifs dans la localité.
Pour les militaires mutins, ce sont sans doute les Maï Maï
de connivence avec la population qui ont tiré sur la colonne
des éléments ex ANC de passage à Buramba. Mais
le témoignage dun rescapé est tout autre : «
Des militaires entrent dans les champs d’autrui pour se servir.
Suite à ces tracasseries, la population en a tué deux.
Ensuite, leurs compagnons qui étaient basés à
Dimilima sont montés à Buramba, perquisitionnant maison
par maison, jusqu’à Kanzanza. Ils ont tué des
gens à coup de machette, de baïonnettes et même
poursuivi ceux qui prenaient fuite dans la forêt. Moi, je
suis un rescapé »
Plusieurs personnes à Buramba ont fui dans la forêt,
d’autres auraient traversé la frontière vers
l’Ouganda. La Monuc prévoit une mission dans les prochains
jours dans cette localité. Radio Okapi, 21 décembre
Samedi
18 décembre : Kanyabayonga : après les combats, les
pillages
La cité de Kanyabayonga n’a pas été épargnée
malgré l’accalmie relative observée hier jeudi.
Magasins et boutiques abandonnés par des particuliers qui
ont fui les combats, sont pillés. Les auteurs de ces pillages
ne sont autres que des militaires qui tiennent la ville et des civils
affamés qui retournent dans leurs habitations. Profitant
d’une accalmie relative après les violents combats
de mercredi, une partie de la population réfugiée
dans la forêt a commencé à revenir à
Kanyabayonga dès hier jeudi. Elle a constaté que tous
les magasins et boutiques ont été pillés. A
son tour, elle s’est mêlée aux pilleurs. A l’approche
des agents de la Monuc, il suffit de prétendre que l’on
est propriétaire de la boutique et que l’on cherche
à sauver ce qu peut l’être après les pillages
opérés par des militaires. Mais personne n’a
les clés de sa propre boutique. Radio Okapi, 18 décembre
180.000 réfugies
Eliane Nabaa, a UN spokeswoman. (…) the agency determined
the tally of the displaced after finding all towns and villages
abandoned on a trip along a 32-kilometre stretch of road north of
Kanyabayonga this week. "All were empty," she said, adding:
"Not only that, but we also saw hardly anybody on the road.
They have fled towards the forest." - AP December 20, 2004
- 2:04PM
- Recent fighting between rival units of DR Congo army has forcibly
displaced more than 180,000 civilians, raising the risk of a new
humanitarian disaster, Human Rights Watch (HRW) warned Tuesday.
"Forcing civilians to flee into the forest has been one of
the worst killers in the Congo wars," said Alison Des Forges,
senior Africa adviser to Human Rights Watch. "Fleeing civilians
are left without adequate food, water or medical aid."
HRW said all international humanitarian agencies had quit the area
of immediate combat, leaving most of the displaced with little hope
of urgently needed assistance.
"Many of the displaced are women and children. Some had fled
from one place to another four times in the last month, first displaced
by earlier fighting between rebel troops and Congolese soldiers
in Masisi, south of Kanyabayonga, and in Walikale, to the west,"
it added. HRW said the UN peacekeeping force in DR Congo, MONUC,
which has troops in the area and a mandate to protect civilians
at imminent risk of death, "have not yet intervened."
Angop, Dakar, Senegal, 12/22 –
Ajoutons
que selon OCHA, le Nord-Kivu était déjà la
province avec le plus de personnes déplacées à
l’intérieur du Congo. C’est à dire : selon
les données datant de janvier 2002 : 760.000 personnes.
3.
Déclarations remarquables
Le
porte-parole du FDRL à Bruxelles Anastase Munyandekwe
a fait deux declarations intéressants exigeant un dialogue
interrwandais et fustigeant le discours partial de la part de louis
Michel. Ce qui est remarquable c’est la qualité politique
de réponse aux accusations de Kagame. Nous citons cette passage:
“Les FDLR n’ont jamais attaqué le Rwanda
et n’ont aucune intention de le faire ; les Fdlr estiment
par contre que Paul Kagame cherche à exterminer les rescapés
du génocide des réfugiés Hutu rwandais par
application de la guerre préventive !
Quant aux Interahamwe et ex-Far, les Fdlr rappellent que les Interahamwe
les plus connus comme tel sont plutôt au top-sommet des l’hiérarchie
administrative rwandaise comme le ministre Bazivamo et le préfet
de Ruhengeri Boniface Rucagu tandis que les ex-Far sont à
la tête de l’Apr comme l’actuel ministre de la
Défense, le général Gatsinzi et le général
Paul Rwarakabije, ancien membre des Fdlr qui a aliéné
sa conscience en allant servir sans condition le régime dictatorial
et sanguinaire de Kigali pour être innocenté de tous
les maux dont il était accusé initialement par les
Autorités de Kigali.”
Voir les articles:
ICG
: Dans son dernier rapport, « Back to the Brinck in the Congo
» le International Crisis group, un think tank lié
aux gouvernements américain et européens, s’exprime
surtout pour une stratégie axé sur la élimination
militaire du FDLR.
Voir l’article
Deux
soi-disant représentants de la communauté rwandophone
au Nord-kivu, DUNIA BAKARANI et FRANCOIS GACHABA, ont fait
une declaration qui est un exemple comment Kagame essait de mêler
deux problèmes qui n’ont rien à voir l’un
avec l’autre: c’est à dire le problème
de savoir quels rwandophnes sont congolais d’un côté
et de l’autre de savoir qui sont les traîtres et les
agents de kagame qui font des intrigues et des complots pour organizer
la guerre et l’annexxion du Kivu par le Rwanda. Il est clair
que cette stratégie de mêler ces deux problèmes
est le noeud meme de la stratégie de kagame et qu’il
faudra que les nationalists congolais seront capbales de les traîter
d’une façon differente et séparée.
Voire l’article
La
Monuc : après avoir insisté pendant trois
semaines qu’il était « impossible de confirmer
la présence des troupes rwandais », la monuc a «
avoué » le 16 et le 18 décembre qu’ils
étaient « presque sûr » de cette présence.
Un rapport de l’ONU datant du … 24 novembre cite des
nombreux témoins quii ont déclarés avori vu
passer les soldats rwandais…
Voir les articles :
La
CEEAC a tenue pour la première réunion des
ministres de la Défense et de la Sécurité de
la CEEAC qui a rassemblé l'Angola, le Cameroun, le Congo-B,
le Gabon, la Guinée équatoriale, la RDC, le Tchad
et la Centrafrique. Le Rwanda, le Burundi et Sao Tome et Principe
n'y étaient pas représentés, officiellement
à cause de problèmes de transports
Voir l’article
La
Belgique et l’Union Européenne ont annoncé
vouloir forcer la tenue des élections et menacent à
couper l’aide au gouvernement à Kigali
Voire les articles
Bemba
a tenue un meeting au stade des Martyrs de Kinshasa le samedi 18
décembre 2004. Il n’as pas hésité
de accuser le gouvernement auquel il appartient lui-même d’avoir
la responsabilité de l’échec des troupes envoyés
à Kanyabayonga.
Voire l’article
Toujours
au MLC: Lunda Bulula, grand mobutiste et criminel, sent
d’où vient le vent et quitte la navire coulante.
Voire l’article
La
Conférence épiscopale nationale du Congo(CENCO)
a denoncé l’agression rwandaise et demandé de
reorganiser le gouvernement congolais afin d’être à
la hauteur des defies qui se posent.
Voire l’article
4.
quelques informations précis
Kanyabayonga,
cité enviée par le Rwanda, voilà pourquoi :
Kanyabayonga est située à une altitude de 1958 mètres.
Elle est à près de 240 kilomètres de Beni et
de 170 kilomètres de Goma.
Kanyabayonga, c’est aussi la limite des territoires de Lubero
(nande) et de Rutshuru (rwandophones). Pour dire vrai, la cité
de Kanyabayonga appartient tout autant à ces deux territoires.
Car, chacun de ces deux territoires compte une partie de la cité
de Kanyabayonga.
La prise de cette cité rurale signifie pour les rwandophones
le plan de balkanisation du pays. Car, qui contrôle Kanyabayonga
peut percer sans obstacle ni anicroche sur Lubero (80 km), Butembo
(180 km) et Beni (235 km).
La cité de Kanyabayonga domine les escarpements de la Rwindi
et de Kabasha. Ce qui permet militairement d’avoir une vision
et une projection panoramique sur tout danger et de réagir
convenablement.
Kanyabayonga a toujours été un carrefour où
se trafiquent l’or de Miriki et de Pinga, les poissons Vitshumbi
et les prostituées de Kiwanja et Lubero. Kanyabayonga est
à la croisée de chemin et ouvre sur deux routes qui
vont à Goma. Il y a d’abord l’axe asphalté
Kanyabayonga-Rwindi-Rutshuru-Goma. Il y a enfin l’axe Mirangi
(chez Laurent Nkunda)-Nyanzele- Kibirizi-Lweshe (nobium- Somikivu)-
Mweso-Goma.
Les Coulisses dans FOMEKANEWS 21/12/04
Voici
une carte de la région :

Pour
une carte plus détaillée cliquez içi
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