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free porn movie downladseptembre 27, 2005
De nombreux parents soucieux de voir leurs petits rompre a
vec les vacances sont parfois choqués de constater que certains gestionnaires d’écoles - particulièrement catholiques - renvoient chez eux les élèves non en règle avec les frais signalés dans les billets de vacances. En plus, les uniformes sont à acheter obligatoirement auprès des directions d’écoles, à des prix exorbitants. C’est tout le contraire de ce que les décideurs politiques débitent à travers les médias.
Rabattement automatique des salaires
Derrière le refus des préfets, directeurs d’écoles et enseignants rémunérés par l’Etat de reprendre le travail à la rentrée scolaire 2005-2006 se cache le vrai fond du problème. Il s’agit du rabattement automatique de leurs salaires provoqué par la suppression du système de la prise en charge de leurs primes par les parents d’élèves. Grâce à cette pratique en effet, les taux de rémunération des enseignants à Kinshasa se situaient entre 100 et 150 dollars par tête tandis qu’en provinces, la fourchette variait entre 20 et 100 dollars.
Avec la décision du gouvernement de prendre totalement en charge les salaires et les primes des formateurs, une situation dramatique vient de frapper ceux-ci. En termes chiffrés, l’enseignant de Kinshasa ayant le titre de licencié et le grade d’attaché de bureau de 1ère classe ne peut espérer percevoir, avec la multiplication par deux de l’enveloppe salariale globale à l’Epsp, tout au plus que 13.000 Fc, soit 6.000 Fc au titre du salaire principal et 7.000 Fc en guise de prime. Son collègue de l’arrière-pays qui gagnait 2.500 Fc ne peut prétendre qu’à tout au plus 5.000 Fc.
Un petit exercice de calcul mental indique que les 13.000 FC représentent environ 28 dollars américains. Autrement dit, l’enseignant qui vivait avec 150 dollars US/mois grâce au régime de la contribution des parents doit à présent serrer la ceinture que son revenu mensuel est rabattu de 5 fois moins. C’est ce suicide social que les enseignants ne veulent pas assumer.
Au fait le gouvernement est allé vite en besogne en prenant la mesure salutaire pour les parents, mais assommante pour la profession enseignante de supprimer la rubrique du financement du secteur éducatif par les premiers cités. Certes un effort louable a été accompli en portant le budget des rémunérations de 15 à 30 milliards de francs congolais. Cependant, en éclatant les salaires par individu, les augmentations salariales paraissent dérisoires, voire insultantes pour les bénéficiaires.
Marche-arrière interdit
En l’état actuel de la situation, le gouvernement ne peut plus se dédire et réhabiliter la pratique de la participation des parents à la formation de l’enveloppe des primes à payer aux enseignants. Il lui faut se faire violence pour trouver un compromis avec ces derniers. Certains observateurs pensent qu’en réaménageant dans le sens de la baisse les frais de fonctionnement des institutions politiques de la République et les émoluments de leurs animateurs, il se serait possible de dégager des ressources financières susceptibles de soulager tant soit peut l’enseignement national.
Si rien n’est fait pour motiver les enseignants, la qualité déjà précaire de la formation des tout petits va baisser davantage. En conséquence, les universités et instituts supérieurs vont accueillir, dans les mois et années à venir, davantage d’étudiants à la tête vide. Le pari de l’avenir de notre jeunesse exige dès à présent des sacrifices de la part de ceux qui pèsent le plus au budget de la république, pour avoir eu le privilège de participer au Dialogue Intercongolais.
RJPS/Kimp | Le Phare
Posted by leonard at septembre 27, 2005 02:47 PM