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dfma.pdfseptembre 05, 2005
la rentrée scolaire 2005-2006 confirmée pour ce lundi 05 septembre sur tout le territoire national
Le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (Epsp) l’a déclaré ce dimanche sur les antennes de radio Okapi. Cette déclaration intervient au moment où les principaux syndicats des enseignants menacent de boycotter la reprise des cours.
(…) A ce sujet, le ministre Constant N’dom a dit que le salaire du mois de juillet 2005 est entrain d’être payé sur toute l’étendue du pays. « Nous avons vingt-quatre provinces éducationnelles dont vingt et une sont déjà payées, les trois provinces de Kinshasa restantes le seront incessamment parce que l’argent vient d’être débloqué », a-t-il laissé entendre.
Mais les revendications des enseignants des écoles publiques du pays concernent la transposition des grades et l’application du barème de Mbudi. Concernant la première condition, Constant N’dom a dit l’avoir remplie. « J’ai reçu les délégués syndicaux des enseignants, ils ont pu eux-mêmes pris connaissance des arrêtés ministériels portant sur la transposition de leurs grades », a-t-il indiqué.
Quant au barème de Mbudi, N’dom Nda Ombel estime qu’il concerne tous les fonctionnaires du pays et pas seulement les enseignants. Pour le moment, le dossier est sur la table des vice-présidents de la République, a-t-il ajouté.
« Vous voyez que sur tout ce qu’ils ont demandé, la régularisation ne relève pas de ma compétence. Sur quatre revendications, trois sont satisfaites, je confirme que la rentrée aura bel et bien lieu le 05 septembre 2005 », a conclu le ministre de l’Epsp
radio Okapi, 4 septembre 17h25
Rentrée scolaire : Le gouvernement pris entre deux feux
Lundi 5 septembre, c'est la rentrée des classes. D'aucuns avaient cru que le gouvernement allait reporter ladite rentrée. Rien n'a été fait dans ce sens. Toutefois, la mesure prise par le ministère de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel de ne pas supprimer officiellement les frais de prise en charge des enseignants par les parents d'élèves a été saluée avec effusion par les parents ;
(…) deux importants syndicats d'enseignants ont appelé au boycott de la rentrée des classes le 5 septembre. Ils réclament un salaire décent et équitable. C'est ce qu'indique un communiqué conjoint transmis à la presse vendredi.
En effet, Syeco (Syndicat des enseignants du Congo) et Synecat (Syndicat national des enseignants des écoles conventionnées catholiques) constatent "la non satisfaction des revendications : salaire décent et équitable, titularisation des grades" et décident "la non reprise de travail le 5 septembre jusqu'à la matérialisation des promesses par le gouvernement".
Ces deux syndicats affirment avoir transmis leurs revendications au gouvernement tout en soutenant qu'il ne saurait y avoir de bonne rentrée scolaire sans que le barème de Mbudi, c'est-à-dire le barème des salaires dans la fonction publique établi en 2004, n'est pas d'application.
Il s'agit d'un accord conclu entre le gouvernement et les syndicats de l'administration publique. Selon ledit accord, les salaires devraient être compris dans une fourchette allant de 208 à 2 080 dollars par mois. Les bénéficiaires croyaient pouvoir bénéficier des bienfaits de ce nouveau barème le plus tôt possible. Pourtant, le gouvernement se voulait plus pragmatique en optant pour l'application de ce barème par paliers. Entre temps, le fossé semble se creuser chaque jour entre les deux parties.
A ce jour, le salaire d'un enseignant équivaut à 20 dollars Us le mois. Il faut ajouter à cela une prime de transport d'environ 10 dollars. Et cette année, le budget prévoit une enveloppe de 30 milliards de Francs congolais à la paie des enseignants, soit plus de 60 millions de dollars. Ce montant constitue le double de l'enveloppe salariale de l'année 2004.
Cela est consécutif à la décision du gouvernement de reprendre ses responsabilités dans le cadre du financement des écoles et de la paie des enseignants. Il convient de noter que depuis 1993, un système de partenariat initié par l'Eglise catholique a été institué pour la charge des enseignants par les parents d'élèves.
Il se fait que dix ans après, l'Eglise catholique a évalué le système éducatif et conclu qu'il a fort régressé sous le régime de ce partenariat. Voilà pourquoi l'Eglise catholique a décrété la fin de cette pratique de prise en charge.
Toutefois à propos de cette décision, il convient de relever qu'elle n'a pas été suivie scrupuleusement par toutes les écoles conventionnées catholiques et il est apparu que les réalités différaient depuis lors au gré des provinces. (…)
L'Avenir, 3 septembre 2005
Le Syeco et le Synecat sont formels : Pas de rentrée scolaire le lundi 05 septembre
Les enseignants du secteur public, relevant du ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel (Fpsp), ont décidé de boycotter la rentrée scolaire 2005-2006 prévue pour ce lundi 5 septembre. Le mouvement est appelé à être suivi largement par tous les enseignants disséminés à travers le territoire national et oeuvrant dans ce secteur. Cette décision est consécutive au constat fait par les enseignants, relatif au manque de volonté politique dans le chef du gouvernement à répondre positivement à leurs revendications, au plus tard le 31 août 2005, date de l’expiration de l’ultimatum adressé à cet effet par le Syndicat des enseignants du Congo (Syeco) et le Syndicat national des enseignants des écoles Catholiques (Synecat). Ils ont également noté les menaces dont ils sont l’objet de la part du gouvernement.
Ces revendications comportent deux volets. Le premier concerne le paiement des salaires de juillet 2005 et l’application par le gouvernement du troisième palier des accords de Mbudi, allouant 208 dollars américains au huissier et 2.080 dollars Us au Secrétaire général de l’Administration publique à la paie du mois d’août 2005. Quant au second, il concerne la transposition effective des grades de tous les enseignants relevant du ministère de l’Epsp. Il y a lieu de noter que les enseignants ont levé cette option à l’issue de l’assemblée générale organisée conjointement hier jeudi 1er septembre par le Syeco et le Synecat. Et ce, à la demande de leurs affiliés et sympathisants.
Cette rencontre s’est déroulée en la salle paroissiale catholique Saint Alphonse de Matete, à Kinshasa. Saisissant cette occasion, les enseignants se sont engagés à poursuivre leur mouvement jusqu’à la matérialisation des promesses que le gouvernement leur a faites. L’union de tous à été recommandée pour prétendre atteindre le but escompté. De même que le courage dans la perspective d’éventuelles intimidations ou représailles dans le chef du gouvernement.
Les enseignants rappellent, par ailleurs, que le droit de grève et celui d’avoir un salaire réel et décent sont reconnus et garantis par la Constitution de la transition en ses articles 39 et 42 et par les statuts du personnel de carrière des services publics de l’Etat en son article 57. Enfin, le Syeco et le Synecat interpellent l’opinion tant nationale qu’internationale ainsi que tous les partenaires du système éducatif congolais, d’exercer une pression sur le gouvernement congolais afin qu’une solution urgente et satisfaisante soit trouvée à la crise qui secoue sérieusement le secteur de l’enseignement primaire, secondaire et professionnel.
FLORENT N’LUNDA N’SILU | Le Potentiel, 5 septembre
radio Okapi, 4 septembre 17h25 + L'Avenir, 3 septembre 2005 + FLORENT N’LUNDA N’SILU | Le Potentiel, 5 septembre
Posted by leonard at septembre 5, 2005 05:12 PM