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cunter strik 1.3septembre 18, 2005
Laurent Nkunda révoqué des Fardc et traduit en justice
Le Président de la République, Joseph Kabila, par décret n° 05/076 du 8 septembre 2005, portant révocation d’un officier général des Forces armées de la République Démocratique du Congo a révoqué des Fardc le général de Brigade Laurent Nkunda, matricule 414655/K
Par cette révocation, ce militaire dissident est d’office traduit en justice. Cette décision intervient quelques jours après que quatre députés de la Société civile ont remis, le 27 août 2005 à Bukavu, un mémorandum au vice-Président de la République et président Rassemblement Congolais pour la Démocratie, Azarias Ruberwa, en séjour au Sud-Kivu. Il porte sur l’impunité dont semblent jouir des criminels de guerre, parmi lesquels le général Laurent Kunda et le colonel Jules Mutebusi.
Cinq jours plus tard, le conseil des ministres décide à Kinshasa de la « déchéance et la poursuite en justice de M. Nkundabatware », général mutin des Fardc ayant « occupé » en complicité avec le colonel Jules Mutebusi et le concours de 4.000 hommes venus de la 8ème région militaire (Nord-Kivu), la ville de Bukavu (siège de la 10ème région militaire) du 2 au 9 juin 2004.
(…) Il convient de noter que le Conseil des ministres a, au cours de la même réunion, décidé que, « désormais, les questions sécuritaires deviennent un point permanent » de son ordre du jour. Or, Azarias Ruberwa (responsable de la commission Politique, Défense et Sécurité) - pourtant présent dans la capitale - n’y a pas siégé !
En outre, la population de Bukavu, selon le mémorandum, aurait exprimé un sentiment de perplexité en voyant le vice-Président Ruberwa afficher « de manière ostentatoire » à ses côtés MM. Mazambi et Tomi Tambwe, vice-gouverneurs du Sud-Kivu lorsque s’étaient produits les événements sanglants de Bukavu en juin 2004. « A ce titre, ils présidaient le Conseil de sécurité provincial lorsque M. Mutebusi et M. Laurent Nkunda se sont livrés à des actes de grave criminalité et de haute trahison contre ce pays dont vous êtes supposé assurer la sécurité », rappellent les députés Joseph Gwamuharya, Enock Ruberangabo, Paulin Baplisi et Muhindo Mwamini.
Sanctionner sévèrement
« Le Rcd regrette que le général Laurent Nkunda s’inscrit sur la longue liste des officiers défaillants des Fardc qui demeurent malheureusement impunis par la justice militaire », a déclaré son secrétaire général.
Au terme d’une réunion tenue le 3 septembre 2005 à Kinshasa, le comité exécutif de ce parti a condamné « cette inertie » et a demandé au gouvernement de s’activer « pour juger les militaires et les hommes en armes qui sont impliqués » dans des événements qui se sont produits à Kinshasa et dans d’autres agglomérations du pays.
Le ministre belge des Affaires étrangères, Karel de Gucht, s’en est même inquiété dans une récente interview à la presse de Bruxelles, en dénonçant l’existence d’une milice de 30.000 éléments, faisant officiellement partie des Fardc, mais qui ne répondraient en réalité qu’aux seuls ordres de leur « chef », le gouverneur du Nord-Kivu. Une province à partir de laquelle Laurent Nkunda a de nouveau menacé de déstabiliser les institutions de la transition.
A ce propos, « la Monuc a informé le gouvernement de son entière disponibilité à coopérer pour l’arrestation éventuelle de M. Nkunda », a annoncé mercredi son porte-parole. Au cours de son point de presse hebdomadaire, M. Saiki a souligné que « de nombreuses enquêtes de la Division des droits de l’homme de la Monuc, lient Laurent Nkunda à des crimes de guerre ou contre l’humanité à Kisangani en 2000, 2001 et 2002 et Bukavu en 2004 ». Angelo Mobateli
| Le Potentiel, Kinshasa , 10.09.2005 |
Posted by leonard at septembre 18, 2005 04:09 PM