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septembre 26, 2005

Le compte à rebours a commencé pour les rebelles Hutu rwandais

Diverses mesures de force sont envisagées contre la présence des rebelles Hutu rwandais dans l’est du Congo, a annoncé le directeur de l’information politique de la Monuc, M. Kemal Saiki lors du point de presse hebdomadaire tenu mardi à Kinshasa, précisant qu’il s’agira des « opérations de désarmement forcé » et de la mise en place de « sanctions ci-après » à l’expiration de l’ultimatum lancé fin août dernier contre les Fdlr pour la concrétisation de leurs engagements sur leur départ volontaire du territoire congolais d’ici le 30 septembre 2005, date après laquelle les trois pays de la région concernés par leur présence au Congo, en l’occurrence la RDC, le Rwanda et l’Ouganda, avaient convenu de leur désarment forcé.
Une réunion de la Commission tripartie, constituée par l’Ouganda, la RDC et le Rwanda – auxquels s’ajoute, depuis peu, le Burundi – a été organisée, le 16 septembre 2005, en marge du Sommet des Nations Unies d’Amérique et en présence de William Lacy Swing, patron de la Monuc en RDC, et a « passé en revue l’avancée des décisions prises quant à l’ultimatum lancé contre les combattants étrangers qui opèrent à l’Est de la RDC. Au vu du peu de résultats enregistrés dans les départs volontaires des combattants étrangers, la Tripartite a décidé d’adopter un ton plus ferme avec ces combattants Hutus rwandais. Diverses mesures sont envisagées, y compris des opérations de désarmement forcé et la mise en place de sanctions ciblées », a expliqué, le Chef de l’Information Publique.
Les Fdlr et les autres
(...) A la tripartite de New York, selon Antoine Ghonda ambassadeur itinérant de Joseph Kabila, les trois pays voisins, la Rdc, le Rwanda et l’Ouganda, sont tombés d’accord étendre l’ultimatum aux anciens officiers des Fardc, Laurent Nkunda et Jules Mutebusi, ainsi qu’à tous les autres fauteurs des troubles dans la région afin qu’ils soient mis hors d’état de nuire.
Pour Antoine Ghonda, cette rencontre a été modérée par les Etats-Unis, au nom de la communauté internationale et la tripartite ne devait pas se limiter au problème des Fdlr. Il était question d’évoquer tous les autres mouvements révolutionnaires et des miliciens opérant au Sud et au Nord-Kivu ainsi que dans l’Ituri.
L’International Crisis Group (ICG), un groupe de réflexion, basé à Bruxelles et animé par d’anciens hauts responsables américains, pense quant à elle, que c’est la communauté internationale qui doit « désarmer et rapatrier » les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), qui « terrorisent » les civils en République démocratique du Congo. (...)

François Yambu | La République Kinshasa , 24.09.2005 |

Posted by leonard at septembre 26, 2005 05:31 AM