septembre 26, 2005
11è anniversaire de la naissance du CNDD : Le parti fait son bilan et s’engage dans une "opposition critique et responsable"
Dans son allocution marquant la célébration du onzième anniversaire de la naissance du CNDD, le président du parti, l’honorable Léonard NYANGOMA, en a brossé le bilan d’étape et l’a engagé dans une opposition critique responsable. En voici les principaux temps forts.
La naissance, le 24 septembre 1994, du CNDD et de sa branche armée, les Intagoheka FDD, répondait à l’appel du peuple Burundais à une résistance aux ennemis du pays et de la démocratie qui, près d’un an auparavant, avaient assassiné, le 21 octobre 1993, son Excellence Melchior NDADAYE et plongé le pays dans les affres d’une insécurité généralisée.
Commencée pratiquement les mains nues, la résistance populaire encadrée par le CNDD a forcé l’ennemi à s’asseoir à la table des négociations, à Rome, puis à Arusha, et a abouti aux acquis de l’Accord de paix malgré ses insuffisances. Parmi ces acquis : la fusion encore inachevée des forces belligérantes et le retour à la démocratie, même imparfaite.
Jetant un regard sur la transition et les élections qui l’ont couronnée, Léonard NYANGOMA a rappelé les injustices qu’a subi le CNDD : refus délibéré de légalisation, climat électoral marqué par la terreur, assassinat de ses militants, circulation anarchique des armes au sein de la population, entorses et vide juridiques, incuries de la CENI, corruption et achat des consciences, arrêts iniques de la Cour Constitutionnelle.
Le leader du CNDD a ensuite rappelé au nouveau pouvoir les préoccupations urgentes du peuple burundais : la sécurité encore fragilisée par l’absence de négociations avec les FNL, la circulation de près de 300 mille armes illégalement détenues, les assassinats quotidiens et l’indiscipline de certains agents des forces de l’ordre non sans tenue distinctive ; le retour des réfugiés, la santé, la corruption et l’enrichissement illicite, les prisonniers politiques, et les menaces sur la laïcité de l’Etat.
Ouvrant les perspectives d’avenir, Léonard NYANGOMA a endossé le costume de principal opposant. Il a appelé les membres de son parti à suivre de près la politique du pays. L’avenir nous appartient, a-t-il dit, s’engageant à renforcer leur formation politique et à renouveler démocratiquement les organes du parti. Il les a également invités à s’imprégner du programme du parti, et à s’impliquer pleinement dans la production et la vie associative.
En onze ans de lutte, le CNDD a atteint certains objectifs majeurs, même si beaucoup reste encore à faire. La division ethnique est en voie de disparition, et le régionalisme ne durera pas. Mais restons vigilants. L’échéance de 2010 n’est pas loin et c’est dès maintenant qu’il faut s’y préparer, insiste le CNDD. Certes, les problèmes ne manqueront pas, mais les responsables ne devront ni les étaler dans la rue ni les occulter, mais plutôt réserver, dans les ordres du jour des réunions, des moments de critique et d’autocritique. En faisant ainsi, la victoire est certaine en 2010 a conclu le leader charismatique du CNDD en souhaitant : Paix, dignité et développement pour tous. (TF)
@rib News, 24/09/05 - POLITIQUE
Posted by leonard at 05:29 AM
septembre 01, 2005
Burundi : nouveau gouvernement contesté et sous le controle de Kagame
Le CNDD-FDD gouvernera, le rôle de leadership de l’opposition revient implicitement au CNDD de Nyangoma.
Dominique Mbanza
Bujumbura le 31/08/05 (Burundi Réalités) - Le CNDD-FDD vient de former son premier gouvernement. Les personalités clef dans la formation de ce gouvernement sont Radjabu, le président du parti, Nkurunziza Pierre, le président du Burundi et protégé de Radjabu ainsi qu’Adolphe Nshimirimana qui jusque-là était le chef d’etat major adjoint, un rôle qui lui convenait très mal vu son niveau d’education.
Avant de former le gouvernement, Radjabu Hussein est parti consulter son guide, Paul Kagame le tout puissant président du Rwanda. L’octroi des ministères clef de la défense , de la justice et la première vice présidence à l’Uprona ainsi que l’octroi du ministère des relations exterieures à la femme de Jean Marie Ngendahayo et le redeploiement d’Adolphe Nshimirimana aux renseignements furent le résultat de cette visite de Radjabu au Rwanda de Kagame, un allié de l’Uprona. Kagame voulait un accès libre aux affaires étrangères, à la défense, et aux renseignements. Il vient de les réussir.
L’Uprona a donc quatre ministères tandis que le FRODEBU avec presque deux fois le nombre de députés n’obtient que trois ministères. Ceci est une défaite amère pour le quarto qui voulait destituer Minani Jean pour qu’ils se distribuent le butin. Il est à parier que le FRODEBU n’a même pas été consulté avant l’attribution de ces ministères. En parlant à ceux qui les connaissent, il est même difficile de considérer les ministres du FRODEBU comme des Frodebistes.
Le CNDD-FDD se montre généreux à l’égard de certains petits partis, partis tutsi en particulier. Le MRC qui a deux parlementaires obtient un ministère. La performance médiocre du MRC lui a ôté la chance d’avoir le poste de premier vice président qu’il convoitaient. Abassa, Inkinzo et le RPB qui n’ont même pas eu 2% des voix et ne controllent aucune commune obtiennent chacun un ministère. Le fait qu’ils n’ont rien les rend attrayant pour le CNDD-FDD. Ils ne peuvent gener le CNDD-FDD. Le Message est clair: ces petits partis qui de toute facon n’ont pas d’existence réelle sont désormais inféodés au CNDD-FDD. Le CNDD-FDD a par contre ignoré Kaze-FDD, le Palipe Agakiza et le Frolina dans la formation de ce gouvernement malgré que Karumba du FROLINA et Ndayikengurukiye de Kaze-FDD avaientt voué un soutien inconditionnel au CNDD-FDD.
La surprise est l’absence dans ce gouvernement du CNDD dirigé par Honorable Léonard Nyangoma malgré que cette organisation a 4 parlementaires et trois sénateurs. En ne le mettant pas au gouvernement, le CNDD est ainsi désigné comme le chef de file de l’opposition et l’adversaire politique le plus significatif du CNDD-FDD. Il sera libre de critiquer l’action du gouvernement Les membres du CNDD qui veulent être gouvernement sont ainsi notifiés qu’ils doivent travailler d’arrache-pied pour qu’après 5 ans ils puissent former un gouvernement. Avec le FRODEBU en debande, le CNDD pourrait emerger comme l’alternative au CNDD-FDD. Mais le CNDD ne maque pas de problème non plus car ainsi qu’on le sait Ntanyungu Festus a quitté le CNDD après sa defaite dans Bujumbura lors des élections passées.
Ce gouvernement du CNDD-FDD revèle aussi sa strategie à long terme : Privilegier un partenariat avec l’Uprona pour la gouvernance, phagociter les petits partis tutsis ainsi grignoter sur l’electorat tutsi et éventuellement affaiblir l'Uprona, et enfin frustrer les partis à dominance Hutu pour leur fermer l’accès à l’electorat Hutu. Pour cette raison, le FRODEBU et le CNDD ne peuvent pas s’attendre à ce que leur poids lourds aient des postes dans le gouvernement Nkurunziza. Malléabilité et attachement très légers à leur parti sont les mots de passe pour ceux et celles qui veulent des postes dans le gouvernement Nkurunziza.
« L’UPRONA avait droit à deux ministres, nous constatons malheureusement qu’il n’en a aucun », a déclaré le président de ce parti, Jean-Baptiste MANWANGARI.
Le nouveau président du Burundi, Pierre NKURUNZIZA, membre de la majorité ethnique hutue, a formé mardi son gouvernement qui est composé de 20 ministres (12 Hutus et 8 Tutsis).
La nouvelle Constitution du Burundi assure à tous les partis qui ont obtenu plus de 5% des voix aux élections législatives des postes de ministres, selon des proportions bien définies.
« Nous demandons au nouveau pouvoir de réparer le préjudice qui nous a été causé et de nommer les deux ministres issus de l’UPRONA comme l’exige la Constitution », a lancé M. MANWANGARI.
Sur les 20 ministres, 12 sont issus du parti présidentiel du CNDD-FDD et trois du FRODEBU. Deux petits partis tutsis, l’INKINZO et MRC, ont chacun un portefeuille, et les trois derniers ministres, dont celui de la Défense, sont des Tutsis membres, selon le gouvernement, de l’UPRONA.
Mais « nous avons cherché sur nos listes (d’adhérents), nous ne les avons vus nulle part », a affirmé M. MANWANGARI.
Pour sa part, le FRODEBU, par la voix de Jean de Dieu MUTABAZI, secrétaire exécutif de l’aile MINANI, a estimé qu’« avec 30 députés, nous aurions dû avoir cinq ministres », et non trois. Cette information a été confirmée de sources indépendantes.
« Nous avons formé un gouvernement d’union nationale, de large ouverture comme nous l’avions promis », a réagi le porte-parole du gouvernement, Karenga RAMADHANI. « Nous l’avons même élargi à des partis qui n’y avaient pas droit », a-t-il ajouté, en référence au MRC et à l’INKINZO.
« Nous attendons de voir (le gouvernement) à l’œuvre », a déclaré M. MUTABAZI, alors que le président de l’UPRONA a estimé qu’il allait « le juger à son action ». (Source AFP)
@rib News, 31/08/05 - POLITIQUE
La composition du nouveau gouvernement est déjà contestée
(...) « Nous souhaitions cinq ministères, mais nous n’en avons obtenu que trois ce qui montre que le gouvernement n’est pas représentatif », a déploré Léonce NGENDAKUMANA, président d’une aile du FRODEBU, l’ancien parti au pouvoir confronté à une scission interne suite à sa cuisante défaite aux élections.
L’UPRONA, ex-parti unique, a également contesté la composition du gouvernement. « Notre parti n’a pas été consulté pour les nominations », a affirmé son président, Jean-Baptiste MANWANGARI, ajoutant qu’aucun de ses membres ne faisait partie du nouveau gouvernement nommé hier.
Le président, qui a fait entrer sept femmes dans le gouvernement, a confié le puissant ministère des Affaires étrangères à Antoinette BATUMUBWIRA, une Tutsie membre du CNDD-FDD et épouse de Jean-Marie NGENDAHAYO, lui-même ancien titulaire de ce portefeuille.
Bien que de la plupart des ministres tutsis soient issus de ses propres rangs, NKURUNZIZA estime que leur présence atteste de la représentativité du gouvernement. (TF et d’après Reuters)
@rib News, 31/08/05 - POLITIQUE
Nominations des cadres à la présidence de la République
- Chef de protocole d’Etat : M. Jérémie NGENDAKUMANA
- Chef de protocole d’Etat adjoint : Mme Elysée NIMPAGARITSE
- Chef de cabinet civil : M. Martin MBAZUMUTIMA
- Chef de cabinet civil adjoint : M. Melchiade NZOPFABARUSHE
- Chef de cabinet militaire : Lieutenant colonel Salvator NAHIMANA (Ex-FAB)
- Chef du service d’intendance : M. Athanase HATUNGIMANA
@rib News, 31/08/05 - POLITIQUE / SÉCURITÉ
Nominations des chefs de corps de Défense et de Sécurité
- Coordinateur général de la Documentation (Services secrets) : Général-major Adolphe NSHIMIRIMANA (Ex-FDD)
- Coordinateur général adjoint de la documentation : Colonel Léonidas KIZIBA (Ex-FAB)
- Chef d’Etat major des Forces de défense nationale : Général-major Samuel GAHIRO (Ex-FAB)
- Chef d’Etat major adjoint des Forces de défense nationale: Colonel Godefroid NIYOMBARE (Ex-FDD)
@rib News, 30/08/05 - POLITIQUE
Composition du nouveau Gouvernement burundais
- Mme Antoinette BATUMUBWIRA : Ministre des Relations extérieures et de la Coopération
- M. Salvator NTACOBAMAZE : Ministère de l'Intérieur et de la Sécurité publique
- Mme Clotilde NIRAGIRA : Ministre de la Justice et Garde des Sceaux
- Général Major Germain NIYOYANKANA : Ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants
- Mme Marie Goreth NIZIGAMA : Ministre de la Planification, du Développement et de la Reconstruction
- M. Joseph NTAKARUTIMANA : Ministre de la Bonne Gouvernance, de l’Inspection générale de l’Etat et de l’Administration locale
- Mme Odette KAYITESI : Ministre de l'Aménagement du territoire, de l'Environnement et du Tourisme
- M. Elie BUZOYA : Ministre de l'Agriculture et de l'Elevage
- M. Juvénal NGOWENUBUSA : Ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale
- M. Dieudonné NGOWEMBONA : Ministre des Finances
- Mme Denise SINANKWA : Ministre du Commerce et de l'Industrie
- Mme Françoise NGENDAHAYO : Ministre de la Solidarité nationale, des Droits de la personne humaine et du Genre
- M. Saïdi KIBEYA : Ministre de l'Education nationale et de la Culture
- M. Jean-Jacques NYENIMIGABO : Ministre de la Jeunesse et des Sports
- Dr Barnabé MBONIMPA : Ministre de la Santé publique
- M. Karenga RAMADHANI : Ministre de la Communication, des Relations avec le Parlement et Porte-parole du gouvernement
- M. Potame NIZIGIRE : Ministre des Travaux publics et de l'Equipement
- M. Jean BIGIRIMANA : Ministre des Transports, Postes et Télécommunications
- M. Herman TUYAGA : Ministre de l'Énergie et des Mines
- Dr Triphonie NKURUNZIZA : Ministre à la présidence chargé de la Lutte contre le Sida
le 31/08/05 (Burundi Réalités) + @rib News, 30/08/05 + AFP + Reuters 30/08/05
Posted by leonard at 07:27 AM