septembre 26, 2005

Nkundabatware continue à provoquer

Le général déchu Nkundabatware échappe de justesse à l’arrestation à Kitchanga !
Une mission conjointe entre la Monuc et les autorités civiles et militaires du Nord-Kivu s’est rendue jeudi dernier à Kitchanga, territoire de Masisi. C’est en ces lieux que le général déchu Laurent Nkunda aurait été perçu. Cette mission dont faisait partie les autorités de la Monuc, était conduite par le gouverneur du Nord-Kivu.
Eugène Serufuli et le commandant de la 8ème région militaire, le général Gabriel Amisi. En effet, après les dernières désertions dans les rangs des Fardc, ladite mission a tenu à s’enquérir des raisons qui seraient à la base de ces départs massifs des hommes en uniforme de la 8è région militaire. Ces militaires ne sont pas allés par quatre chemins. Basé à Rutshuru, ils veulent rester au Nord-Kivu pour ne pas se séparer de leurs parents dont ils entendent assurer eux-mêmes la sécurité.
Leur première crainte, c’est de se retrouver à la faveur du brassage dans d’autre province du pays, loin de leur communauté ethnique. Ainsi, les officiers parmi ces militaires d’expression Kinyarwanda ont exprimé leur volonté d’être attachés à la province du Nord-Kivu afin d’assurer la sécurité des leurs qui rentrent progressivement au pays, après plusieurs années d’exil au Rwandais.
Il estiment, à cet effet, que la présence des rebelle rwandais des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda toujours actifs dans cette partie de la république, constitue toujours une menace permanente pour la sécurité de leurs parents. Et pour motiver le refus du brassage, ces soldats disent que les conditions dans lesquelles leurs compagnons ont été places au à entre de brassage de Mushaki ont été des plus précaires. Ils ne voudraient donc pas se retrouver dans la même situation que ces derniers.
Nkundahatwarc échappe à l’arrestation
Cette mission de l’Onu en République démocratique du Congo (Monuc) et des autorités civiles et militaires du Nord-Kivu (Est) ont effectué jeudi une mission conjointe à Kitchanga (Est), ou a été vu récemment le général Congolais déchu Laurent Nkunda, a-t-on appris auprès de la Monuc
Cette mission a permis de confirmer la présence, il y a plusieurs jours, de cet officier dissident et recherché dans la zone de Kitchanga, une localité située à environ une cinquantaine de kilomètre au Nord-Ouest de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu a déclaré le lieutenant-colonel Thierry Provendier, porte- parole militaire de la Monuc.
Bien que visé depuis le 7 septembre par un mandat d’arrêt international pour « crimes de guerre et crimes contre l’humanité », le général déchu n’avait pas été inquiété par les militaires de la 83ème brigade de l’armée Congolaise basés dans la zone de Kitchanga.
Le commandant de la 83ème brigade, le major David Rugayi, lui-même arrive depuis deux jours à Kitchanga, a assuré qu’il n’avait eu aucun avertissement de la présence de Nkunda depuis plusieurs jours.
Serufuli et Amisi intransigeants
Les autorités politiques et militaires du Nord-Kivu sont catégoriques. Pour le gouverneur de cette province. Eugène Serufuli, les arguments avancés par les soldats déserteurs ne sont pas convaincants. Tous les militaires Congolais doivent passer par le processus du brassage
« Nous leur avons dit qu’ils doivent répondre au brassage, parce que c’est à l’issue de ce processus qu’ils auront tous les moyens pour combattre les inciviques, entre autres, Fdlr et Interahamwe », a-t-il expliqué. Serufuli estime d’ailleurs qu’en tant que militaires, ces éléments doivent exécuter les ordres donnés. « Nous n’avons même pas besoin de leur point de vue, les ordres donnés doivent être exécutés » a-t-il souligné. (...)
Emma Muntu | Palmarès, Kinshasa , 24.09.2005 |

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L’ombre de Laurent Nkundabatware dans les environs de Goma au Nord-Kivu
(...) Actuellement visé par un mandat d’arrêt international délivré depuis le 7 septembre dernier pour « constitution d’un mouvement insurrectionnel, crimes de guerre et crimes contre l’humanité », Laurent Nkundabatware semble franchement se moquer des autorités de la transition. C’est ainsi qu’il se permet, d’aprés certains habitants de Kitchanga, d’apparaître toujours en tenue militaire avec ses galons de général. Aux dires d’es autochtones Nkunda ne dérange personne. Parfois même, il partage avec les villageois de la place la boisson locale. A en croire les informations livrées par Radio Okapi.
(...) on rapporte qu’il ne dérange pas la population. C’est une tactique qu’il a adoptée. Néanmoins, cette population vit dans la peur même si elle ne le manifeste pas. Certains d’entre eux ont déclaré dans l’anonymat que « Nous nous attendons à tout moment au pire depuis que Laurent Nkunda est dans notre secteur ».
Du côté militaire, cette présence de Laurent Nkunda dans cette partie du territoire de Masisi a été confirmée par un officier supérieur de la 8e région militaire (Nord-Kivu). « Tout le monde sait qu’il est à Kitchanga ou dans les environs, entre le Masisi et le territoire (voisin) de Walikale. Il bénéficie de complicités évidentes au sein de l’armée », a déclaré c et officier. Selon c e dernier, les troupes basées dans la région de Kitchanga sont issues de l’ex-rébellion du RCD. « Ils sont tous frères, ils se protégent mutuellement », a-t-il assure.
Rappelons que mandat d’arrêt délivré le 7 septembre vise Nkunda et un autre officier dissident, le colonel Jules Mutebusi, tous deux Tutsis congolais issus de l’ex-rébellion du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) soutenue par le Rwanda pendant la dernière guerre sur le sol congolais (1998-2003).
Jules Tambwe I./RADIO OKAPI.NE | Uhuru, Kinshasa , 21.09.2005 |

Emma Muntu | Palmarès, Kinshasa , 24.09.2005 | + Jules Tambwe I./RADIO OKAPI.NE | Uhuru, Kinshasa , 21.09.2005 |

Posted by leonard at 05:28 AM

déclaration du Collectif « La Conscience »

Kagame cherche à gagner les élections au Congo

Le collectif « La Conscience » est un cercle de réflexion et de lobbying politique. II comprend en son sein des intellectuels évoluant dans divers secteurs de la vie nationale : journalistes, avocats, artistes, ingénieurs, médecins, cadres des services publics, professeurs d’université. Dans la Déclaration reprise ci-dessous, il prend clairement position sur la situation politique de l’heure après en avoir dégagé quelques éléments d’analyse et d’ appréciation.

Introduction
La République Démocratique du Congo négocie actuellement un tournant historique décisif. Au-delà des élections, c’est tout l’avenir du Pays qui se joue en ce moment. Les signataires de la présente Déclaration entendent interpeller le Peuple congolais, l’invitant à exercer sa conscience critique et à s’affirmer comme le seul artisan de son destin afin de prendre date avec l’histoire au sein de cet Etat qui n’a plus d’Etat que son nom.
Les signataires de la présente Déclaration invitent le Peuple congolais à agir de sorte qu’à partir de ce moment, ici et maintenant, la République Démocratique du Congo renaisse et marche résolument vers son avenir. A la même occasion, ils en appellent à la clairvoyance, au sens patriotique et de responsabilité de la classe dirigeante, au lieu qu’elle continue à se fourvoyer dans des manœuvres illégitimes et déloyales de conservation du pouvoir.
En effet, à cause de l’indigence morale, politique et intellectuelle, le Peuple congolais, pourtant dynamique, courageux, entreprenant et génial, croupit dans la misère noire, bien assis sur Ies riches ressources du sol et du sous-sol.
Il existe, au moins, quatre motifs qui justifient notre profonde angoisse quant à l’avenir du Pays et qui expliquent notre prise de position : - des élections problématiques; - l’invasion de la RDC par les populations rwandaises; - la Nouvelle Armée nationale et; - la gestion calamiteuse du Pays.
1. Des élections problematiques
La problématique des élections se pose en plusieurs termes dont notamment : * Des Institutions criminellement nombreuses, pléthoriques et hautement budgétivores. Tenez : une Présidence avec la fameuse formule 1 + 4; un Gouvernement de 60 membres (Les deux avec des cabinets éléphantesques); 5 Institutions d’ appui à la Démocratie pour appuyer une Démocratie qui n’existe nulle part.
Et il est des Institutions qui ont été installées à 7 mois de la fin de la période de 24 mois. Minées par des conflits internes, elles n’auront pas fonctionné. Au Parlement tout comme au sein des Institutions d’appui à la Démocratie, chaque Bureau compte 8 membres, soit au total 56 membres traités tout au moins comme des ministres. Et après tant de gaspillages, tout le Pays tend la main, comme un rustre mendiant, à la communauté internationale. * Dans ces conditions, les animateurs de la Transition qui s’étaient amusés pendant 20 mois, avaient prétendu réaliser le travail de 24 mois en 4 mois. En tentant de se lancer dans cette entreprise périlleuse, ils se sont trouvés menacés par l’indigestion politique. Ils se rendront à l’évidence de leur rêve. Sans honte, ils ont imposé, avec arrogance, au Pays la prolongation. Le Peuple est descendu dans la rue pour manifester son ras-le-bol. Personne au Pouvoir n’a pris en compte cette volonté populaire. Le Pouvoir s’est disqualifié de lui-même. Le Peuple a totalement perdu confiance en ce pouvoir. Et le Pouvoir a perdu toute sa légitimité. * Aujourd’hui, l’espoir d’organiser les élections au 30 juin 2006 s’estompe progressivement. Aux dires des officiels, en dépit de tous les tapages médiatiques, 30 % seulement de la population se sont enrôlés. Les avatars sont nombreux. Beaucoup d’observateurs estiment que le Pouvoir se trouve déjà comme dans l’impossibilité d’organiser les élections au 30 juin 2006. Dans ce cas, nous allons tout droit vers une nouvelle prolongation. Qui acceptera une pareille provocation? La Rdc n’est pas sortie de l’auberge!
II. Invasion et infiltration
Des efforts appréciables sont, certes, déployés pour neutraliser les forces négatives qui endeuillent la RDC. Mais l’Est est loin d’être pacifié. L’Ituri et le Sud-Kivu constituent des foyers des désordres toujours préoccupants.
A la faveur de la guerre et des perturbations qui en résultent, le Rwanda a transféré massivement ses populations sur le territoire national. Alors qu’avant la guerre de libération menée par l’Afdl, les populations dites banyamulenge n’atteignaient pas plus de 30.000 âmes dans leur ensemble, aujourd’hui le Rwanda officiel proclame la présence au Kivu de plus de 3.500.000 de rwandophones.
Cette déclaration est l’expression manifeste des ambitions des rwandais au Congo. A défaut d’avoir réussi l’éclatement du Congo pour annexer le Kivu et une partie de la Province Orientale au Rwanda, Kagame continue à se servir de toutes sortes de manipulations et d’instrumentalisations pour occuper le Kivu par la présence massive de ses populations et par le contrôle de toutes les Institutions politiques et militaires de la Rdc.
Le transfert de tant des populations rwandaises au Congo est stratégique. C’est à dessein que cette politique est conçue et exécutée avec précision et méthode. Le Rwanda prépare la prise du Pouvoir au Congo avec des sujets rwandais infiltrés au Congo en utilisant la Démocratie. Sur base de ces chiffres et de ces données, avec la boulimie des Congolais pour l’argent et le Pouvoir, on ne sera pas surpris de voir Kagame gagner des élections au Congo. Il faut absolument que les Congolais prennent l’exacte mesure du drame qui se joue aujourd’hui.
Il appartient à chacun d’entre-nous de décrypter les signaux fort éloquents émis tant par les vrais amis du Congo que par d’autres patriotes congolais à travers leurs avis, leurs critiques et leurs appels. Heureusement pour le Congo, les animateurs actuels de la Transition ont échoué. A quelque chose, malheur est bon.
Beaucoup d’hypothèques pèsent encore sur le Pays. Laisser organiser les élections par le Pouvoir actuel, totalement faible et largement soumis à l’étranger reviendrait à livrer le Pays, pieds et mains liés, à Kagame et à tous les vautours internationaux qui grouillent derrière lui. Cela reviendrait à compromettre, à jamais, la dignité, l’indépendance et l’avenir du Congo.
III. La nouvelle armee
L’objectif consiste à former une Armée Républicaine nationale, patriotique, efficace et entièrement au service du Pays. Mais le principe est connu. Une Armée qui se rebelle n’est plus une Armée. Elle est bonne à être reformée afin de verser tous ses éléments dans des entreprises civiles. Le mélange des différentes armées partisanes et des milices armées ne peut pas constituer une véritable Armée nationale qui puisse se montrer efficace et opérationnelle sur le terrain.
Dans tous les cas de figure, nous ne savons pas ce que sera demain cette Armée composée des fractions partisanes qui se sont combattues hier et que l’on est en train de brasser hâtivement pour le besoin électoral. En ce type d’armée, il manque l’esprit de corps et de hiérarchie militaire; et il y a inféodation des troupes et des cadres aux différents partis politiques; juste le contraire d’une véritable Armée.
Par ailleurs, en bons patriotes, nous ne devrions pas perdre de vue que : - l’Armée congolaise est truffée et infiltrée par de nombreux officiers rwandais injectés par le. truchement du RCD. (Les Nkundabatware et d’autres Mutebusi sont de ce cru); - depuis le début de la guerre jusqu’à ce jour, il a été organisé de successives sessions de formation d’au moins 6 bataillons composés exclusivement des Rwandais sous l’étiquette des Banyamulenge. Ces bataillons déjà injectés dans les troupes du Rcd, ont été intégrés dans la nouvelle Armée nationale congolaise. - la manœuvre d’exclusion d’une partie des militaires des ex-Faz prive les Fardc des éléments nationaux, nationalistes et qualifiés du genre du Général Mbuza Mabe aujourd’hui « relégué » à la base de Kitona!
Les Congolais lucides, le Ciat, la Monuc, l’Union Européenne et toute la Communauté internationale qui nous accompagnent et financent le processus, savent que de leur fameuse intégration ne peut sortir une Armée nationale digne de ce nom. A la moindre petite attaque de l’ennemi, cette Armée va voler en éclats. Il nous faut monter progressivement et sans précipitation une nouvelle Armée en partant de zéro. Et les acteurs actuels, à la fois partie et juge, ne peuvent pas, seuls, être capables d’une telle tâche. Dans ces conditions, la sécurisation du processus électoral serait assurée par une Force internationale neutre.
IV. Gestion du pays
La conduite de notre Pays dans son ensemble par les animateurs actuels de la Transition demeure dramatiquement caractérisée par un mode de gestion fondé sur l’amateurisme, l’incompétence, la fourberie, le cynisme politique et la prédatocratie, toutes choses qui ont pour résultat l’appauvrissement total des Congolaises et des Congolais.
L’Opinion publique, le Ciat ainsi que différents responsables de premier plan (le Président de la République lui-même et le Parlement) ont eu à dénoncer publiquement ce système de gestion prédatrice. Seul le silence de complaisance, de complicité et de l’impunité fait écho à ces cris de détresse.
Pour conclure, disons que la République Démocratique du Congo est à la recherche d’un nouveau creuset où doit se former une nouvelle race des femmes et des hommes qui puissent s’ériger en un véritable leadership de développement, capables de prendre en charge le destin de la nation; des femmes et des hommes qui tiennent parole et qui demeurent fidèles à leurs engagements; des femmes et des hommes pétris d’intégrité et de vertus démocratiques; des femmes et des hommes qui trouvent leur bonheur dans et à travers le bonheur des masses laborieuses; des femmes et des hommes défenseurs, avant tout, des intérêts supérieurs du Pays.
Les élections doivent avoir nécessairement lieu au Congo à condition qu’elles soient crédibles et suffisamment appropriées par les Congolais eux-mêmes. Nous tenons à affirmer, haut et fort, que le processus électoral doit être requalifié de manière à ce qu’il se réalise et se poursuive avec l’accord, la participation et l’appui de tous sans exclusion.
Le recensement devrait être corrigé pour savoir qui est Congolais et qui ne l’est pas, en toute indépendance. Il faudra recommencer à zéro pour doter le Pays d’une véritable Armée nationale, entièrement vouée au service du Pays. La gestion du Pays doit impérativement répondre à des critères de compétence, d’expérience, de moralité, de probité, d’honnêteté. La complaisance, la complicité et l’impunité doivent cesser de gouverner la société congolaise.
Ce serait là le début de la reconstruction du Pays. Et le Peuple doit s’assumer jusqu’au bout. Et dans les conditions actuelles, l’œuvre de la reconstruction de la Rdc est une montagne à soulever avec des mains nues. Un tel projet a tout d’un rêve. Mais justement, capacité de rêver et force d’agir constituent le fondement de grandes œuvres. Pour s’assumer et pour s’épanouir, chaque Peuple a besoin d’une terre promise.
Fait à Kinshasa, le 19 septembre 2005.
Les signataires 1. Loka ne Kongo, professeur d’université 2. Mukoka Nsenda, professeur d’université 3. Aloni Komanda, professeur d’université 4. Nsonsa Jean, professeur d’université 5. Nsuka Ivon, professeur d’université 6. Lubanza André, professeur d’université 7. Mwene Batende Gaston, professeur d’université 8. Munzadi Babole, professeur d’université 9. Ntumba Lukunga, professeur d’université 10. Epee Gambwa, professeur d’université 11. Kazumba Alphonse, chef des travaux 12. Kasongo Munsungo, chef des travaux 13. Kinalendele Lutumba, chef des travaux 14. Tshibwabwa Kudishimi, chef des travaux 15. Kaminar Nsiy, chef des travaux 16. Maître Miteu N, avocat, p.o. 17. Maître Lwamba K., avocat

Le potentiel, 20 septembre 2005

Posted by leonard at 05:14 AM

septembre 18, 2005

Laurent Nkunda révoqué des Fardc et traduit en justice

Le Président de la République, Joseph Kabila, par décret n° 05/076 du 8 septembre 2005, portant révocation d’un officier général des Forces armées de la République Démocratique du Congo a révoqué des Fardc le général de Brigade Laurent Nkunda, matricule 414655/K
Par cette révocation, ce militaire dissident est d’office traduit en justice. Cette décision intervient quelques jours après que quatre députés de la Société civile ont remis, le 27 août 2005 à Bukavu, un mémorandum au vice-Président de la République et président Rassemblement Congolais pour la Démocratie, Azarias Ruberwa, en séjour au Sud-Kivu. Il porte sur l’impunité dont semblent jouir des criminels de guerre, parmi lesquels le général Laurent Kunda et le colonel Jules Mutebusi.
Cinq jours plus tard, le conseil des ministres décide à Kinshasa de la « déchéance et la poursuite en justice de M. Nkundabatware », général mutin des Fardc ayant « occupé » en complicité avec le colonel Jules Mutebusi et le concours de 4.000 hommes venus de la 8ème région militaire (Nord-Kivu), la ville de Bukavu (siège de la 10ème région militaire) du 2 au 9 juin 2004.
(…) Il convient de noter que le Conseil des ministres a, au cours de la même réunion, décidé que, « désormais, les questions sécuritaires deviennent un point permanent » de son ordre du jour. Or, Azarias Ruberwa (responsable de la commission Politique, Défense et Sécurité) - pourtant présent dans la capitale - n’y a pas siégé !
En outre, la population de Bukavu, selon le mémorandum, aurait exprimé un sentiment de perplexité en voyant le vice-Président Ruberwa afficher « de manière ostentatoire » à ses côtés MM. Mazambi et Tomi Tambwe, vice-gouverneurs du Sud-Kivu lorsque s’étaient produits les événements sanglants de Bukavu en juin 2004. « A ce titre, ils présidaient le Conseil de sécurité provincial lorsque M. Mutebusi et M. Laurent Nkunda se sont livrés à des actes de grave criminalité et de haute trahison contre ce pays dont vous êtes supposé assurer la sécurité », rappellent les députés Joseph Gwamuharya, Enock Ruberangabo, Paulin Baplisi et Muhindo Mwamini.
Sanctionner sévèrement
« Le Rcd regrette que le général Laurent Nkunda s’inscrit sur la longue liste des officiers défaillants des Fardc qui demeurent malheureusement impunis par la justice militaire », a déclaré son secrétaire général.
Au terme d’une réunion tenue le 3 septembre 2005 à Kinshasa, le comité exécutif de ce parti a condamné « cette inertie » et a demandé au gouvernement de s’activer « pour juger les militaires et les hommes en armes qui sont impliqués » dans des événements qui se sont produits à Kinshasa et dans d’autres agglomérations du pays.
Le ministre belge des Affaires étrangères, Karel de Gucht, s’en est même inquiété dans une récente interview à la presse de Bruxelles, en dénonçant l’existence d’une milice de 30.000 éléments, faisant officiellement partie des Fardc, mais qui ne répondraient en réalité qu’aux seuls ordres de leur « chef », le gouverneur du Nord-Kivu. Une province à partir de laquelle Laurent Nkunda a de nouveau menacé de déstabiliser les institutions de la transition.
A ce propos, « la Monuc a informé le gouvernement de son entière disponibilité à coopérer pour l’arrestation éventuelle de M. Nkunda », a annoncé mercredi son porte-parole. Au cours de son point de presse hebdomadaire, M. Saiki a souligné que « de nombreuses enquêtes de la Division des droits de l’homme de la Monuc, lient Laurent Nkunda à des crimes de guerre ou contre l’humanité à Kisangani en 2000, 2001 et 2002 et Bukavu en 2004 ». Angelo Mobateli

| Le Potentiel, Kinshasa , 10.09.2005 |

Posted by leonard at 04:09 PM

août 04, 2005

Un présumé commanditaire de meurtre arrêté à Bukavu

Un homme a été arrêté dans le cadre de l’enquête du meurtre de Pascal Kabungulu Kibambi, activiste des droits de l’homme, a annoncé ce mercredi le gouverneur de province du Sud-Kivu à radiookapi.net. Ce suspect est supposé être commanditaire de cette mort. (...)
Par ailleurs, la police criminelle a rassemblé des indices déterminants pour la suite de l’enquête. Le commandant Michel Bwana Kenge affirme que la police a récupéré huit armes et deux munitions. En plus, trois personnes ont été arrêtées. Il n’exclut pas que d’autres personnes soient appréhendées dans le cadre de l’enquête.
A l’auditorat militaire de Bukavu, on soutient que les ramifications sont complexes dans ce meurtre. L’enquête ne fait que commencer.

Okapi, 3 août 2005

Posted by leonard at 11:19 AM